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n° 09174Fiche technique12101 caractères12101
Temps de lecture estimé : 9 mn
28/05/05
Résumé:  31° sous abri, un couple se retrouve.
Critères:  volupté fmast fellation cunnilingu anulingus nopéné
Auteur : Yourka      

Concours : Les préliminaires
Retour sous un tropique

La saison des pluies aux Antilles, c’est la Bretagne sous les tropiques. Le vert est devenu gris et la mer est noire. Seule la chaleur indique encore que nous sommes dans les Caraïbes…

Le jour tombe. Il a fait très mauvais et j’attends Claire, l’avion de Miami s’est posé à l’heure. Pour une fois, la compagnie aérienne s’est appliquée à me faire ce plaisir. J’entends le taxi rouler sur le chemin de la résidence, bordé de palmiers royaux. Je ne sais pas, quelle attitude adopter, comment l’accueillir. Prendre un air détaché, pour masquer mon impatience ou plutôt rester naturel. Quoique je fasse, j’ai le sentiment que j’aurai l’air d’un collégien maladroit.


Elle apparaît, sortant du taxi sous une pluie fine, régulière. Je m’avance dans l’allée et je la regarde marcher vers moi. Elle est, là, brune et souriante, les cheveux mouillés par la pluie. Sa robe aussi, peu à peu, s’imprègne d’eau. La pluie ruisselle sur ses épaules et glisse le long de ses bras, de sa poitrine, en une multitude de gouttes. Lorsqu’elle marche vers moi, ses chevilles sont un peu éclaboussées par la terre ocre du jardin, soulevée par la pluie. Elle porte des chaussures plates, plus à l’aise pour voyager, sans doute. Ses jambes lisses brillent sous la lumière qui perce les nuages.


Nous entrons à l’abri, un premier baiser, simple, sans fougue, un baiser de bienvenue. J’attrape une serviette et je la passe dans ses cheveux, sur ses épaules. Nos visages sont proches, elle sent la pluie, la moiteur du soir. Le temps de préparer de quoi boire et nous parlons un peu de son voyage, du temps que j’ai trouvé long. Des doutes qu’elle avait, lorsqu’elle m’a dit de venir, sur l’idée de ma présence ici à cette période. Elle est au début de la quarantaine, cet âge où les femmes belles sont encore plus belles. Cet âge où elles savent très bien, ce qu’elles ne veulent pas ou ne veulent plus. Cet âge où elles peuvent même parfois écraser les hommes, tant leur charisme est assumé, leur confiance affirmée. Celles que l’on n’ose pas grossièrement contredire, négliger. Celles qui résistent à des hommes, un peu moins sûrs de leur pouvoir, devenant bien moins arrogants, lorsqu’elles les croisent.


Je l’écoute parler, regardant le mouvement de ses lèvres, l’arrête de son nez régulier. Ses yeux bruns brillent de malice. J’embrasse doucement ses lèvres qui me sourient. Son corps humide contraste avec ma peau plus sèche, quand ses doigts viennent sur ma nuque pour m’attirer contre elle. J’aime l’embrasser, laisser nos langues se découvrir, se souvenir des premiers baisers, en retrouver lentement les saveurs. Elle s’assoit sur le canapé de la terrasse et finit d’éponger son visage et son cou, devant moi, assis tout près, face à elle. J’aime la regarder, ses gestes amples et ses cheveux qui volent sous ses doigts me projettent quelques embruns sur le visage. Elle rit, se détend, prend le temps de se poser. Je meurs d’envie de la serrer contre moi, mais je sens qu’il faut laisser les choses se passer sans hâte.


Je saisis un pied, le déchausse, il apparaît, chaud dans mes mains. Je masse la plante, lentement, allant jusqu’à étirer ses orteils, dans mes doigts fermes. Mon autre main sur sa cheville, le bas du mollet. Elle est appuyée, relâchée, ses mains de part et d’autre de ses cuisses. Elle se laisse faire, les yeux presque clos. Elle déchausse son autre pied et le passe

le long de ma jambe, je sens sa chaleur à travers le tissu de mon pantalon de toile. La robe remonte naturellement à mi-cuisses sous le mouvement de sa jambe et laisse entrevoir l’ombre d’un jardin dissimulé. Je me penche et j’approche son pied de mes lèvres entrouvertes. Il est lisse, sent le cuir chaud, un parfum un peu fort, enivrant. J’embrasse, par touches éparses, dessus, dessous, chaque centimètre de peau. Mes lèvres s’ouvrent sur ses orteils, je les happe, je les lèche, un par un, donnant à chacun le même baiser lent, m’imprégnant de leur goût particulier. Je la sens réagir, bouger entre mes lèvres, comme pour m’inviter à les engloutir entiers… Ce que je fais, sans me lasser. De ma cuisse, le pied remonte vers mon ventre et glisse sous ma chemise, chaud, délicat dans sa caresse. Mon ventre frissonne à son contact, sensible au mouvement habile qu’elle entame. Nous nous regardons, un désir partagé éclaire nos yeux. De ces regards, qui attisent si bien l’envie.


J’ai posé mes mains en arrière sur la table basse, où je suis assis. Ses pieds me caressent, me font frissonner, mon désir grandit, sans que je puisse le contrôler ou le dissimuler. Elle a légèrement glissé vers le bord de la banquette et sa robe remonte sur le haut de ses cuisses. Elle porte une simple culotte fine, qui me laisse apercevoir son pubis noir sous le tissu blanc. Je me redresse et je viens reprendre ses lèvres, nos bouches se joignent dans un baiser profond. Nos corps se rapprochent, je suis à genoux entre ses cuisses et mes mains se plaquent dans son dos, puis en caresses, le long de sa nuque jusqu’à ses reins. Le grain de sa peau est fin, sans aucune aspérité, sans le moindre petit relief. J’embrasse son cou, ses épaules, faisant glisser les bretelles de sa robe. J’entends un murmure d’acquiescement, à peine audible, presque soufflé. Et ses seins apparaissent, encore à demi cachés dans un soutien-gorge soyeux. Je l’écarte d’un geste lent. La peau plus blanche encore de ses seins me fait penser, qu’elle ne les montre pas à tout va. Cette peau tendre, où mes lèvres vont butiner, je la parcours de baisers attentifs, à mille lieues de me précipiter. Je ne veux pas risquer de gâcher cet instant.


Ses jolis seins qu’elle me laisse apprivoiser, ses ongles doucement plantés dans mes cheveux. Et encore ce murmure léger, qui prononce quelques mots d’invitation à poursuivre. Les pointes se réveillent entre mes lèvres. Elle fait glisser sa robe, naturellement, sans que ses hanches ne la retiennent plus d’une seconde. Un déhanchement gracieux fait le reste, la robe tombe à terre. Et moi, je reste comme figé devant une sculpture, jusqu’à ce qu’elle me tire contre elle. Mes baisers n’ont plus de remparts, sinon cette culotte. Je savoure ce moment, lorsque je descends vers son ventre, de ma langue qui ne cesse de mouiller sa peau en la léchant doucement, tournant lentement sur son nombril, tandis que son corps commence à onduler sous mes baisers. Ses pieds moites viennent se caler dans mon dos et mon visage s’enfouit entre ses cuisses. Elle a un parfum assez dense, plus intime, envoûtant. J’écarte sa culotte et je peux atteindre le plus secret des jardins. Je l’entends souffler, quand je commence à la happer entre mes lèvres, à parcourir les siennes du bout de ma langue. Elle est déjà humide, avant même que ma salive ne vienne s’ajouter à son miel parfumé. Mes mains sous ses fesses, je la goûte entière, sans retenue. Elle est offerte à ma bouche, à mes yeux quand je m’écarte pour contempler son corps, luisant de désir.


Nous glissons, par terre, sur le bois du deck et elle m’enjambe, enlevant sa culotte en un éclair, et, cuisses ouvertes, se pose sur ma bouche en appuyant son sexe sur mes lèvres, me commandant dans un soupir de la lécher encore. Son sexe est brun, comme ses cheveux, son pubis taillé, sans plus, pas rasé comme le veut la mode de cette époque. Un jardin fin, sans broussailles, juste ce qu’il faut pour habiller des lèvres fines, roses. Ses pieds contre mes épaules, elle se baisse en avant vers mon ventre et me déshabille d’un geste précis. Je ne porte rien d’autre que ce pantalon et je sens mon sexe libéré d’un coup, puis effleuré par des lèvres d’une douceur très tendre. Ces frôlements me font trembler, mon ventre brûle, je sens la moiteur de nos peaux, je perçois le son de ses baisers. Abandonné entier dans ses lèvres, lui dire que je suis comblé de plaisir n’est pas nécessaire. Sa bouche le sait, quand elle me prend dans des allers-retours rapides et serrés. Ses mains sur mes cuisses, elle me donne un plaisir immense, sans relâcher la pression de ses reins sur mon visage. C’est elle qui me demande si j’aime sa façon de me prendre. C’est elle qui glousse en petits rires entre ses deux lèvres serrées. C’est elle qui veut savoir si ses fesses offertes à mes yeux me plaisent. Elle veut me l’entendre dire. Elle veut que mes mots soient plus explicites. Sa bouche m’entoure, me presse, me caresse dans un simple mouvement mécanique. Et pourtant rien de banal dans la sensation de ses lèvres qui m’avalent. Parfois, elle me fait sentir une légère morsure, juste supportable, si bien dosée pour ne pas blesser, mais rendre l’envie plus forte.


Je la veux aussi, à moi, lui rendre ses baisers. Ma langue parcourt ses reins, jusqu’à trouver l’objet de mon désir, si étroit. J’aime l’instant où ma langue cherche à s’y glisser, sans hâte, en salivant pour mieux attendrir, pour mieux atteindre son but. Mes mains viennent ouvrir ses fesses sur ma bouche, elle les sent, elle se contracte comme pour laisser croire qu’elle refuse ce baiser. Mais non, elle cède, elle se donne. Je peux glisser en elle et me nourrir de cette autre saveur. Ce ne sont plus des murmures que j’entends. Ses fesses se resserrent autour de ma langue, s’offrent dans l’ondulation de ses reins. La danse excitante de cette croupe ronde, juste pour moi, seul spectateur chaviré. Mes doigts courent sur ses cuisses, se fixent dans sa chair.


Elle bouge si fort sur moi, presque violemment, avec des soupirs qui deviennent plus rauques. Et puis elle se détache de moi et redressée, se frotte partout sur moi, assise, me chevauchant, glissant sur mon torse, mon ventre, me laissant admirer ses reins offerts, son sexe trempé. Je sens sa main qui me saisit, tendu, si sensible à ces nouvelles caresses. Son mouvement est doux, mais appuyé, me tenant fort dans ses doigts. Son autre main vient masser mes bourses lisses. Ses caresses me rendent fou et je suis si tendu, que je sens le sang cogner dans mon sexe. Sa bouche revient me prendre, me léchant avec une avidité torride, j’entends le bruit de sa salive qui me mouille entier. Je n’ai pas cessé de la lécher, elle coule sur ma langue et je respire son odeur mélangée de miel et de sueur, ses cuisses moites serrant ma tête pour ressentir plus loin ma langue qui la fouille. Elle se dégage encore et se retourne face à moi, assise, dévoilant entièrement son sexe. Là, sans contrôle, sans aucune limite à son plaisir, elle se caresse en oubliant mon plaisir. Elle ne pense plus qu’à elle. Je m’approche, je veux la prendre maintenant, la sentir jouir autour de mon sexe. Elle me repousse, presque agressivement, partie dans son désir, loin de tout partage. Là, elle gémit doucement, ses lèvres se pincent, son souffle est saccadé. Je la regarde jouir, couverte de sueur, ses cheveux en mèches collées autour de son front. Elle ne crie pas, sa voix joue une musique longue, une sorte de feulement. Ses yeux sont enflammés, lumineux. Elle tombe sur le dos, ouverte, sa chatte exhibée sans pudeur. Je suis appuyé sur les coudes, étendu sur le dos. Elle respire fort, reprend haleine, les yeux mi-clos. Belle, frissonnante. Elle verse de l’eau sur son visage, la tête inclinée, comme une icône.


Puis elle me sourit, me parle doucement en s’asseyant face à moi. Puis elle approche ses pieds de mon ventre, appuyant ici et là. Ils sont doux, glissent sur mon torse jusqu’à mon cou, puis mes joues, mes lèvres. Ils sont irrésistiblement excitants. Lorsqu’ils repartent vers mes cuisses, je ferme les yeux. J’aime le moment, où humides et tendres, ils se saisissent de mon sexe. Elle me caresse en me défiant du regard, puis elle salive sur ses orteils. Je les sens contre moi, mouillés, incroyablement agiles. La sensation est nouvelle, la texture de la peau différente sous la plante de ces pieds qui me prennent mieux qu’une main. Sans cesser son mouvement, je la vois poser ses mains sur ses seins, comme si elle avait négligé cette caresse dans sa jouissance. Au moment où je suis proche de jouir, elle le ressent, le devine et abandonne ses caresses. Elle s’étend sur moi et s’ouvre doucement. C’est elle qui va me posséder. Et je n’ai surtout pas envie de contester.