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Temps de lecture estimé : 11 mn
02/05/05
Résumé:  Pauline, légèrement entravée, s'offre à Floriane. Pauline raconte.
Critères:  ff frousses rousseurs amour volupté intermast anulingus fdanus jeu aliments attache glaçon
Auteur : Elvea            Envoi mini-message

Série : Floriane et le Miroir des Souvenirs

Chapitre 05
Une fraise à la bouche PARTIE 2 De Pauline

Enfin Floriane revenait. Elle m’avait littéralement abandonnée dans la chambre pour aller je ne sais où. J’avais tellement besoin qu’elle revienne. Son petit jeu, en plus, commençait à m’agacer. Non : à m’énerver, à me rendre folle. Un peu comme si mes nerfs étaient saccagés et que la moindre stimulation, la moindre parole, voire le moindre son, allait me faire perdre conscience. Mon corps n’était que tension. J’avais l’impression que ma peau était électrique. Elle en devenait douloureuse à chaque endroit que Floriane explorait. Cet adorable être me prenait pour son jouet et ça m’agaçait. Je savais pertinemment qu’elle ne me considérait absolument pas comme un jouet en tant que tel mais elle cherchait à me posséder encore plus depuis quelques jours. Je n’étais pas vraiment esclave de son désir, ce soir, mais elle me gardait quand même réellement à sa merci. Son idée de m’attacher m’avait séduite. Je savais que je ne risquais rien, elle ne serait pas méchante comme pouvait le devenir je suppose, un homme ou un partenaire sexuel. Je savais que le seul risque que j’avais était d’avoir l’orgasme de trop, celui qui m’épuiserait pour des jours. Floriane ne pouvait pas être violente ni agressive. Je l’aimais sincèrement, d’un amour sûrement démesuré, qui me rongeait chaque jour, et il en était de même pour elle à mon égard. Nos longues discussions permettaient de sonder nos esprits respectifs et je connaissais presque parfaitement le moindre recoin de sa pensée. Elle communiquait tellement librement avec moi que je savais ce à quoi elle aspirait.


Nous étions deux filles qui nous consacrions essentiellement à nos âmes. Nous réfléchissions à nos esprits, chacune apportant à l’autre ce qui lui manquait.


J’avais découvert en Floriane l’unique clef de mon existence. Une humaine illimitée dans les relations corporelles, qu’elles soient physiques ou psychiques.


Ce soir, après le restaurant, j’avais envie de l’aimer. De lui laisser libre utilisation de mon être et de mon organisme tout entier. Lors de nos ébats habituels, chacune commandait à tour de rôle, au hasard. Je savais que Floriane adorait me donner du plaisir et la réciproque était vraie.


Elle aurait volontiers arrêté la relation sexuelle juste après que j’ai atteint le septième ciel, en se contentant de me regarder. J’avais appris ceci de nombreuses fois et j’étais obligée de me consacrer aussi à elle, pour lui rendre la pareille. Chose que je faisais avec délectation. Imaginer les sensations de ma petite chérie me comblait de bonheur. Penser que ce qu’elle ressentait était ce que j’avais ressenti m’apprenait son plaisir et j’en étais fière et heureuse.


Je savais que ce soir, elle voulait me capturer. J’avais envie de la voir m’utiliser un peu. Après, sans doute, les rôles s’inverseraient et j’en ferais de même.


Nous nous étions fixé une règle : ne pas chercher à obtenir autant d’orgasmes l’une que l’autre durant nos ébats, si l’autre se contentait de ce qu’elle avait eu. Je respectais la règle. Elle aussi. Ce n’était pas un donné pour un rendu , je savais me montrer patiente, et non pas capricieuse, si Floriane venait d’atteindre l’orgasme alors que je l’attendais encore.


Elle m’avait bandé les yeux avec ma propre écharpe. Elle avait entravé mes mains à la tête de mon lit. J’avais envie de me donner et de tout connaître d’elle ce soir. Et enfin, après les caresses de tout à l’heure, elle revenait.


Je l’entendis s’approcher sans un mot. Elle s’agenouilla sur le lit. J’attendais ses mains ou sa bouche et elle posa quelque chose sur ma bouche. C’était frais, légèrement humide et velouté. Un fruit. Je ne pus réfréner un cri de surprise et ma bouche s’aventura dans un « Hé ! » sincère, venu du fond du cœur. J’arrachai un morceau du fruit en refermant mes incisives dessus. Le contact émoustillait ma chair et je sentais le feu prendre à mon visage. Mon ventre n’était qu’un torrent chaud en ébullition. Des vagues naissaient dans mes entrailles, s’échouaient sur ma peau tandis que je frissonnais, et s’en allaient en arrière pour mieux gonfler ensuite. Floriane maîtrisait l’art de créer les vagues à merveille. C’était une fraise. Nous en avions acheté ce midi, sans que je me doute un seul instant qu’elles seraient objets sexuels. J’adorais la fraise. Offerte par Floriane qui plus était. Ma lèvre inférieure fut tachée du jus rouge sang dans une délicate coulée d’arômes. C’était sucré et légèrement acide. L’excitation du jeu me délivra encore une décharge d’hormones. Floriane balayait ma lèvre avec la fraise comme elle l’aurait fait avec une plume. Effleurement délicat seulement. Elle chatouillait mon palais à distance, les picotements naissaient partout sur mes joues. Je lui dis « Ma grenadine, ça me rend folle la caresse de ça ! ». Elle n’écoutait rien et recommença son agaçant manège. J’essayai deux fois de m’en saisir d’un coup de dent, menaçant de lui mordre le doigt. Je ne voulais pas lui faire mal. Elle était plus rapide et possédait un avantage. Elle, au moins, pouvait me voir.


Le bandeau me donnait chaud, il couvrait mon front et mes yeux ainsi que le haut de mon nez. J’avais essayé, pour m’amuser, de délivrer mes mains. Souhaitant ne pas réussir pour ne pas embêter Floriane, mais désirant tout de même être sûre de ne pas être vraiment captive. Pourtant c’était le cas, et cette idée me fit trembler un instant. J’étais attachée. Tant pis, Floriane me détacherait bien un jour.


Je me concentrai sur les sensations de son jeu ; m’attendant une nouvelle fois à la fraise. Pourtant ce fut autre chose, infiniment plus angoissant. Contact frais et totalement désordonné. Quelque chose de petit. Je poussai deux cris d’effroi et de surprise « Ah ! Ah ! ». Elle chatouillait mon nez. Je ne savais pas avec quoi et ça m’angoissait terriblement. Tout mon visage fut cible de ses attaques, ainsi que mon cou. J’essayai de me contrôler mais je ne pus m’empêcher de haleter, sentant ma respiration s’enflammer et mon ventre durcir un peu plus. Elle allait me faire jouir juste par les contacts infimes qu’elle m’offrait. Je me concentrai sur la sensation, localisée, tendre et irritante. Ça me rendait folle. Soudain elle stoppa. J’écoutai sa respiration et le bruit de sa bouche. Elle approcha son visage du mien, la chaleur s’intensifia et elle déposa quelque chose sur mes lèvres. Une framboise. Ecrasée mais délicieuse. J’avalai le fruit. C’était donc ceci l’objet de mes cris.


Elle s’affaira près de moi. À cet instant, le moindre contact d’une partie de son corps avec mon sexe m’aurait terrassée. Heureusement il n’en fut rien, je voulais continuer. Elle déposa quelque chose sur ma bouche, j’ouvris les lèvres et, à ma grande surprise, une averse douce tomba sous ma langue. Du sucre en poudre. Elle continuait d’en verser à l’aveuglette dans ma bouche offerte. J’en avalai péniblement, en raison de ma position allongée ; les cristaux chatouillèrent ma gorge, j’aurais pu étouffer à cet instant, en toussant. Je manquai de m’étrangler et paniquai. Toutefois, je fis un effort et le sucre passa sans problème après quelques déglutitions. J’embrassai Floriane la délicieuse, riant en même temps de son audace dans le jeu ! Le sucre était inattendu à cent pour cent.


Floriane fouilla un peu près du lit et je sentis le bruissement de son corps près du mien. Du métal glacé et doux, arrondi et apaisant vint caresser ma bouche . Pendant des minutes qui me parurent des heures, elle promena ma cuillère entre mes lèvres. Chaque collision de l’objet avec mes dents provoquait une petite douleur diffuse dans la gencive, ainsi qu’un son métallique cristallin.


Je mordillais la cuillère pour perturber Floriane. Elle s’attardait surtout à retrousser ma lèvre inférieure sur mon menton avec le dos de l’instrument, ce qui m’agaçait prodigieusement. J’aurais pu crier, si je n’avais pas été totalement concentrée sur ce qu’elle faisait, ne pouvant ainsi pas ouvrir la bouche. L’excitation qui sommeillait encore en moi se réveilla et s’ajouta à celle qui m’envoûtait déjà. Toute l’agitation dont mon corps était capable était de sortie. Je sentais mon ventre palpiter, mon sexe luire de cyprine. Des gouttes de sueurs s’échouèrent sur mon flanc, en provenance de mon aisselle droite. Le bandeau collait à mon front, lui aussi couvert de perles de sueur. J’aurais eu envie que Floriane me caresse, qu’elle mette ses doigts dans mon ventre, je lui demandai : « Floriane, je ne peux pas, ça me rend dingue, je t’en supplie petite peste délivre-moi ou donne-moi ta main entre mes cuisses. Franchement je vais défaillir ! »


Dans un ultime espoir, j’essayai de me délivrer, agitant les jambes, pensant que cela allait sans doute arracher mes liens. Je me retournai à droite, puis à gauche, me tortillant comme une furie. Soudain, Floriane m’enveloppa de sa chaleur, elle s’était allongée sur moi. Ses cuisses logées de chaque côté à l’extérieur des miennes ; ses bras dans le creux de mes aisselles Elle se tenait sur les coudes. Elle colla ses seins aux miens puis fit en sorte qu’ils se placent un peu plus bas que ma poitrine. Elle colla son ventre contre le mien. Elle m’écrasait sous son poids. Son visage s’approcha du mien. Je pouvais respirer son haleine parfumée de framboise et saturée d’excitation. Ses lèvres gonflées et humides happaient les miennes. Nos langues s’emmêlaient dans un baiser mille fois rejoué, mais aussi excitant à chaque fois. Elle agaçait mon palais avec sa langue. Nous échangeâmes de longs baisers passionnés pendant une éternité. Elle s’arrêta soudain, nos salives formaient des fils humides unissant nos bouches quand elle se retira. Elle ne cessa de se lover contre moi mais fit atterrir un liquide acide sur ma bouche. Le goût répugnant du citron. Elle savait que ça me faisait frissonner. Son manque total de gentillesse me fit rire. Elle savait que je détestais le citron, pour des raisons obscures, mais avait désobéi. Je lui pardonnai bien vite, recrachant son offre baignée de salive. Elle lécha mon menton avidement. Pressant encore le citron, elle ne se décolla de moi, je tentai d’arracher mes liens. Le pantalon ne cédait pas. J’articulai son prénom d’un ton méchant « Floriane ! Floriane ! ».


Elle balaya mon cou et attrapa l’attache de ma lingerie. Mon soutien-gorge délivra mes seins durs. J’avais envie d’elle. J’implorai « Floriane ma Grenadine, caresse-moi entre les cuisses, s’il te plaît, sincèrement j’en ai marre, ne m’abandonne pas ! Caresse-moi mon sexe ! »


Soudain mon sein droit s’électrisa. Jamais je n’avais connu pareille sensation brutale sur le téton. Je ne pus que laisser échapper un « Oh ! » d’un souffle court. Elle utilisait sûrement un glaçon, la garce. Mon sein gauche connut le même traitement affligeant. Je n’en pouvais plus, j’avais envie qu’elle plonge sa langue dans mon intimité, qu’elle arrache la peau de cet endroit obscur pour m’escorter au ciel.


Je lançai mon bassin vers elle, creusant mon dos au maximum, faisant ressortir ma poitrine vers le plafond de la chambre. Mes galipettes avortées serraient involontairement mes cuisses l’une contre l’autre. Ceci provoqua une sorte de mini-orgasme. Je jappai comme un petit chien apeuré. Soudain je ne sentis plus rien. Elle ne me touchait plus. J’allai l’implorer de recommencer quand elle enveloppa mon sein dans un duvet semblable à un nid de plume. Ma peau se tendait, mes sens me faisaient mal ; renvoyant à mon cerveau un excès de stimulations, les messages se trouvaient désordonnés et incompréhensibles. Je ne savais pas ce qu’elle faisait, ce que je ressentais. Elle glissa ses doigts sous l’élastique de ma culotte, la fit courir sur mes jambes et m’en libéra. Je tentai d’emprisonner son cou avec mes chevilles mais ne trouvai que le vide !


Enfin, enfin elle posa ses doigts dans mon petit écrin intime et écarta mes chairs. Elle pataugeait dans mon humidité, j’allais jouir, c’était certain. La sensation orgasmique qui m’assaillait s’intensifia. Je tirai mes liens comme une forcenée ; si par bonheur ils sautaient, je me propulserais en avant pour entraîner Floriane sur la moquette et je la dévorerais c’était certain. Mais rien ne cédait !


Mon ventre renvoya une sensation géniale. Inédite. Un liquide visqueux, chaud et apaisant ruisselait sur ma peau. Je hurlai : « Aahh, Floriane ça suffit cette fois ! T’as encore combien de choses à essayer ! J’en peux plus, tu veux me faire mourir, je veux que tu me caresses, vite, vite ! »


Mon ventre se contracta. Tout mes organes devaient exploser, j’en étais certaine. Mon utérus, mon vagin, tous mes viscères hurlaient. Les longues contractions d’un orgasme m’enflammèrent. Je mordis ma lèvre inférieure jusqu’au sang pour me taire. Elle versait le liquide bizarre dans mon nombril. Je ne voulais plus rien d’elle. Je n’en étais plus capable ; qu’elle s’en aille ! Je la détestais tout autant que je me détestais. Capable de jouir sans qu’elle ne mette sa main dans mon sexe ! Je me sentais coupable d’atteindre l’orgasme par ces stimulations. J’avais honte d’être si affamée, de ne pas tenir assez longtemps sans avoir le moindre orgasme ! Je lui annonçai, penaude « J’ai joui, excuse-moi… », pensant qu’elle allait me martyriser encore plus, me dire que j’aurais pu l’attendre. Elle posa ses paumes douces et rassurantes sur mon ventre et m’enivra de calme pendant de longues minutes. Ma respiration s’apaisait. Les papillons qui dansaient derrière mes yeux s’estompaient. Je redemandai : « Flo, je veux que tu me délivres. Je veux me rattraper et te toucher aussi ».


Elle fit couler son liquide mystérieux entre mes cuisses. Il enveloppa mon clitoris. Je ne pus m’empêcher d’émettre de sourds grondements. J’étais hagarde, vidée de toute énergie, et pourtant le contact de ce liquide m’excitait encore. Ça me prouvait que la Femme dispose encore d’une réserve d’énergie quand elle croit que tout est fini. Je demandai, implorante : « C’était bon, c’était bon, Floriane, c’est quoi, refais-moi ça ».


Rien. J’attendais de goûter encore à la douceur de cette substance mais rien n’arriva. Elle glissa quelque chose de dur entre mes cuisses. La cuillère certainement. C’était insupportable, un nouvel orgasme arrivait. J’intimai « Cesse de faire ça immédiatement ! »


Elle arrêta. J’attendais. Soumise. Soudain elle glissa ses doigts au plus profond de moi, butant sur les parois de mon vagin. Je ne sentais pas ses ongles. C’était affreusement curieux. Peut-être ses doigts étaient-ils remplacés par quelque chose ? Elle fouilla en moi avec fureur et se retira. J’attendais encore. Que faisait-elle !? Soudain, ses mains heurtèrent mon crâne. Elle arracha mon bandeau. Mes yeux piquaient de sueur. Des larmes jaillirent. Elle était belle. Ses cheveux blonds durs tombaient devant son visage. Ses yeux marron pleuraient aussi. Ses lèvres si aimantes tremblaient. Ses petites taches de rousseur la rendaient superbe. Ses longs cils recourbés semblaient vibrer eux-aussi. Elle détacha mes mains. Je me sentis revivre. Je me redressai, le dos endolori de crampes et m’accrochai à elle, souhaitant la renverser par terre. Nous étions trop loin du bord et je n’arrivai qu’à saisir son dos, à l’incliner sans la pousser. Qu’à cela ne tienne ! Comme une imbécile, sans réfléchir, j’enfonçai mes ongles dans sa peau brûlante. Je griffai ses omoplates. Je saisis son visage à deux mains, ainsi que des poignées de cheveux. Je plongeai ma langue dans sa bouche, fouillant entre ses dents et sa joue, ainsi que sous sa langue. Sa lèvre inférieure était légèrement plus épaisse que l’autre. Je mordis la chair sauvagement. Un goût de fer envahit ma bouche. Je lançai mes jambes autour de ses hanches, l’attirant encore plus à moi. Elle fit la même chose. Nous tanguions d’avant en arrière sur le lit. La balançoire humaine. Soudain, ses doigts violèrent mes cuisses. Son pouce, son index, son majeur. Ces trois doigts-là, de chaque main m’envahirent. Je décidai d’enfin la prendre aussi. Mes mains parcouraient ses muqueuses. Agrippaient les plis de son sexe. Je plantai les ongles dans la peau molle pour griffer. J’allais faire mal. Qu’elle me pardonne. Si j’avais pu déchirer sa peau pour mieux la soigner après, je l’aurais fait, je pense. Elle cria. Je cessai. Elle me fit perdre conscience un instant en m’appelant Floriane. Je me demandai pourquoi et soudain j’eus la réponse. Elle voulait se faire l’amour par mon intermédiaire. Adjugé. Elle me demandait de m’allonger sur le ventre. Mes cuisses la délivrèrent et je me retournai. Les seins écrasés contre le matelas, j’attendais en murmurant « Pauline, ma Pauline d’amour »


Mes mots l’excitaient. Elle posa sa bouche sur mes petites fesses. Zones de mon anatomie que je détestais, en dépit de ses remarques. Sa langue força le passage. Elle dévorait sans complexe l’endroit le plus ignoble de mon corps. Que ressentait-elle ? Elle glissa un doigt dans mes chairs. Ce n’était pas lubrifié. Ma peau s’accrochait. J’avais mal. Elle enfonça quelque chose d’infâme. Glacé. Je tentai de serrer les fesses, mais c’était peine perdue. La chose, un glaçon de toute évidence, s’enfonça d’un coup dans mon anus. J’essayai de le saisir mais il glissait. Il s’enfonça plus profondément. Mes doigts s’aventurèrent où je n’étais jamais allée, mais le glaçon gagna. J’en aurais pleuré. Plus que je ne le faisais déjà.


Elle cessa de me chevaucher, je me retournai sur le dos. Elle m’embrassa tendrement, comme le ferait deux amies seulement. Elle se crispa, serra mes mains, enlaçant ses doigts autour des miens. Elle partait, je le savais. Elle avait un peu peur et avait envie que je l’accompagne. Je jouis une nouvelle fois. Une jouissance infernale, qui ne cessa pas à mon ventre, mais s’aventura dans mes cuisses et mes jambes. Je tenais sa main fermement, ses petits doigts aussi.


Elle murmura « Pauline ». Je répétai son prénom, inlassablement, ne me concentrant que sur ça, pendant qu’un nouvel orgasme psychique déchirait mon corps.


Inertes, nous retombâmes. Elle me serra. J’en fis de même. Quelques minutes après, nous éteignîmes la lumière. Il faisait noir, le vent soufflait. Je pris son oreille dans ma bouche et murmurai « Floriane. Floriane. Floriane. Floriane. Floriane. Floriane. Floriane. Floriane. Dors ma chérie, endors-toi ma petite cerise. Chut, je suis là, tout va bien. »


Et c’était vrai. J’étais là, en face de moi. Dans cette blondinette brûlante. Et tout allait bien. Ca, c’était vrai aussi.




Elvea. elveaparadise@yahoo.fr