Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 08988Fiche technique11826 caractères11826
Temps de lecture estimé : 8 mn
29/04/05
Résumé:  Les turpitudes d'une jeune fille relatées dans son journal intime
Critères:  f cérébral zoo init journal
Auteur : Furinkazan      
Cahier intime




Ce manuscrit a été « trouvé » lors d’un séjour de vacances, dans l’appartement de personnes qui habitaient le premier étage et louaient le rez-de-chaussée de leur immeuble. Les passages permettant d’identifier l’auteur, ainsi que ceux relatifs à des événements ordinaires ont été volontairement retranchés. Les dates ont été effacées, certains noms modifiés, mais les autres paragraphes, jugés plus intéressants, sont fidèlement retranscrits. Pour la compréhension de ce qui suit, il suffit de savoir qu’il s’agit d’une étudiante en histoire. Pour le reste, je vous laisse juger vous-même des fantasmes et des turpitudes d’une jeune fille qui narre ses propres expériences, avec un véritable luxe de détails !


Mardi (…)


(…) Mes recherches sur le monde médiéval piétinent, je désespère. (…)


Jeudi (…)


Alors que je lisais un traité sur l’histoire de l’Eglise au Moyen-Âge, un passage m’a particulièrement troublée. Il s’agissait des questions que les prêtres posaient quelquefois lors des confessions. Parmi celles-ci figure, à l’attention des jeunes femmes de l’époque, cette étrange interrogation : « Avey-vous déjà disposé de la mie d’un pain sur vos parties intimes afin que quelque animal ne s’en délecte ? » Quelle idée ! C’est dégoûtant ! Pourtant, au fur et à mesure que je lisais le reste du récit (par simple curiosité), je sentais une certaine excitation physique. Comment une telle idée pouvait m’exciter ? Je ne sais pas. Je me sens honteuse et coupable.


Vendredi (…)


(…) J’ai essayé d’aborder le sujet de la masturbation féminine au Moyen-Âge avec Justine. J’aurais voulu qu’elle me parle du passage relatif à la zoophilie. J’aurais aimé avoir son avis (et pourquoi pas ses impressions ?). Je n’ai pas osé lui en parler directement. (…)


Dimanche (…)


Je viens d’avoir une longue discussion avec Justine au téléphone. En fait, elle connaissait à fond le sujet. Elle m’a expliqué que de nombreuses pratiques déviantes, comme la bestialité, étaient condamnées par l’Eglise. Cela pouvait aller beaucoup plus loin, certaines femmes se faisant, parait-il, prendre par leur chien. (…) Selon elle, la seule chose qui pouvait inciter à un tel comportement, ce n’est pas la présence du diable dans le corps des gens, comme on pouvait le penser à l’époque, c’est le plaisir intense que cela pouvait procurer. Des interdits trop lourds inciteraient à une recherche pervertie du plaisir. Elle m’a bien fait comprendre que pour elle, la remarque n’a rien perdu de son actualité. À la façon dont elle m’en a parlé, j’avais bien l’impression qu’elle avait eu plusieurs fois l’envie d’essayer ! Quand je lui ai fait remarquer son enthousiasme pour le sujet, elle a souligné que c’est en réalité moi qui avais de telles pensées. Je me suis sentie un peu mal à l’aise. Je lui ai dit que de toutes façons, je n’avais pas de chien. Elle a du trouver ça suspect comme justification et elle a changé de sujet.(…) Je suis toujours dégoûtée par la zoophilie, mais de plus en plus curieuse, qu’est-ce qui peut bien pousser à de telles pratiques ? (…)


Lundi (…)


(…) Après quelques brèves recherches, j’ai découvert que Louis XI était zoophile. Je n’ai rien trouvé sur le plaisir particulier que ça peut procurer. (…)



Samedi (…)


(…) La nuit dernière, je me suis réveillée, j’ai eu un orgasme. Dans mon rêve il y avait des chiens. (…) Je suis inquiète, j’espère que je ne deviens pas perverse. (…)


Dimanche (…)


(…) J’ai de plus en plus de mal à regarder les chiens sans avoir des pensées qui m’échappent. Mes lectures, les remarques de Justine, mon rêve bizarre de la dernière fois font que je regarde les chiens avec un peu d’appréhension. J’ai peur d’avoir des envies étranges, de ne plus être normale.


Mardi (…)


J’ai discuté avec Justine de mes pulsions incontrôlées et de mon malaise. Elle m’a rassurée. Au fond, il est normal de fantasmer sur certaines choses. J’ai trouvé ça cool de sa part, c’est vraiment une amie. (…)


Dimanche (…)


Ce midi on est allé manger chez mes grands-parents. C’est la première fois que j’étais aussi contente de voir leur labrador. Lorsque j’ai vu arriver Tex, j’ai eu une sensation étrange. J’ai senti mon cœur palpiter, un grand vide à l’intérieur de moi, comme si je flottais. Je devais avoir l’air bête. Le sang battait mes tempes, je devais faire une drôle de tête. Pendant l’apéritif, j’ai fixé Tex comme si je ne l’avais jamais vu. En fait, ce n’est pas lui que je regardais, c’était sa langue. J’ai senti alors ma chair enfler et déborder le tissu de ma culotte. J’imaginais que la langue souple de Tex pourrait s’insinuer dans les moindres recoins de mon anatomie. À cette idée, je mouillais davantage et je me sentais mal à l’aise, car je n’étais pas seule. Je tentais de distraire mes propres pensées. L’impression revenait malgré tout avec encore plus de force : je voulais qu’il tapisse avec sa langue toute mon intimité. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti autant d’envie. Je suis allée aux toilettes. J’ai passé de l’eau sur mon visage pour me calmer. (…) Je crois que mon imagination s’est un peu trop développée ces derniers temps, j’espère que ça me passera. (…)


Mercredi (…)


(…) Je bosse pas mal ces derniers temps, il faut que je m’évade. Je discute avec Justine qui n’en mène pas large côté mecs en ce moment. Elle s’est moquée de moi à propos de la dernière fois et elle s’est amusée à me décrire une scène entre une femme et un chien. Je l’ai écoutée en silence et elle m’a interpellée. Je trouvais sa description tellement intéressante, qu’à mon insu, mon souffle s’était nettement accéléré, mon cœur battait plus fort. (…) J’ai honte d’être à ce point bouleversée par la pensée d’un chien. Le problème c’est que je trouve ça attirant. Mais je ne pense pas qu’il s’agisse d’une véritable tentation, c’est juste mon petit délire. (…)


Jeudi (…)


(…) Hier soir, j’ai refait un rêve assez trouble. Sans doute à cause de la discussion avec Justine. J’ai gardé certaines visions assez nettes. Je les trouve un peu perverses, mais j’en garde paradoxalement un souvenir agréable. Je crois que j’ai besoin de décrire ce flot décousu de sensations, pour me libérer de certaines images plutôt obsédantes. J’ai rêvé que je me concentrais sur ma respiration haletante, comme celle d’une chienne. Je serrais fort entre mes jambes un gros chien noir. Ses poils me semblaient soyeux. Il lapait avec vigueur mon bas-ventre et j’aspirai par la bouche de grands bols d’air, j’avais une impression aiguë de fusion. Je me sentais en osmose avec sa langue, elle s’allongeait rythmiquement pour pénétrer à l’intérieur de mon vagin. Elle claquait contre ses parois. C’était doux, chaud mais assez rugueux pour que chaque repli de ma chair profite des bienfaits de ces incursions. Je tortillais mon bassin pour varier les angles. J’étais consciente de mon propre plaisir qui montait lentement. Je m’immergeais peu à peu dans un bain d’eau chaude. Je voulais partir et me cacher, mais je ressentais une terrible dépendance, ce qui m’en empêchait et m’excitait davantage. Petit à petit, j’ai senti ma peau se tendre du bout de mes pieds jusqu’à mon front. Je me suis réveillée. Ma chemise de nuit était moite de sueur. (…) Je suis un peu inquiète par l’ampleur et surtout la nature de mes désirs (…).


Dimanche (…)


(…) J’ai comme des flashs alors que je suis totalement éveillée. (…) Bien des choses sont un prétexte pour que mon esprit s’échappe : lorsque j’entends des halètements de chien, je me surprends à essayer de suivre leur rythme ; la dernière fois, j’ai vu la gamelle de Tex chez mes grands-parents et je me suis imaginée nue, à quatre pattes à côté du chien. (…) Inconsciemment, j’ai bien l’impression que mon cerveau gravite autour d’une idée fixe. Elle m’angoisse et me fait peur et pourtant je la trouve étrangement familière. (…) Ce qui me dérange le plus est cette espèce de bien-être que j’éprouve en dépit de mes pensées assez dégoûtantes voire sales. (…)


Dimanche (…)


J’étais en train de m’ennuyer à mourir ; lorsqu’on a sonné, j’ai tout de suite compris que c’était mes grands-parents qui nous rendaient visite. Je me suis précipitée pour répondre, sous l’œil mi-étonné mi-amusé de ma mère. J’ai salué Tex en premier, il m’a léché le creux de l’oreille. J’ai trouvé ça tellement agréable… je ne sais pas pourquoi, mais à ce moment même, j’avais besoin de savoir. Cette visite inattendue avait réveillée quelque chose de puissant en moi, je repensais à tous mes rêves, ils défilaient devant moi à toute vitesse. Je n’avais pas l’impression de contrôler tout ce que je faisais. C’est sûr, je m’étais excitée toute seule, je sentais que je mouillais abondamment. J’ai prétexté quelque chose que personne n’a écouté pour aller dans ma chambre. J’ai emmené Tex avec moi. Il avait l’air heureux de m’emboîter le pas. À ce moment, je me suis dit que j’étais une fille raisonnable et que je ne ferais rien d’abominable. Je voulais juste voir un petit instant qu’est-ce que ça faisait le contact de sa langue, sans pour autant me livrer entièrement. Je ne savais pas comment m’y prendre. Tex était devant moi et remuait la queue. J’ai fermé la chambre à clé. J’ai retiré ma culotte et gardé ma robe. J’avais l’impression de revivre un de mes rêves. Je me suis approchée de lui. J’étais drôlement excitée. Il s’est approché et a commencé à renifler près des plis de ma robe. Je n’ai rien fait pour l’en empêcher. L’odeur devait l’attirer : il s’est montré plus entreprenant. J’ai senti l’humidité de sa truffe contre l’intérieur de ma cuisse. Je sentais le sang circuler dans tout mon être. Comme je restais immobile, Tex a commencé à lécher mes lèvres. Je croyais que j’aurais pu essayer juste cinq secondes, pas plus. En fait, la puissance de sa langue, chaude, douce et violente à la fois me procura un tel bien être, qu’à l’instant même j’avais fermé les yeux en soupirant longuement. Sans que je comprenne nettement la suite des événements, je me suis retrouvée allongée sur le lit, les jambes grand écartées, offrant aux léchouilles de Tex toute la possibilité de s’exprimer. C’était fort et terriblement intense, chaque centimètre carré de mon corps se gorgeait de plaisir. J’ai saisi Tex derrière les oreilles pour le plaquer contre mon sexe. Les mouvements de sa langue redoublèrent de force. À peine ai-je pu avoir l’idée que ce que je faisais était dégoûtant que des bouffées de chaleur envahissaient tout mon corps. En un éclair, j’arrivais à l’orgasme. Il était si intense que pour m’empêcher de crie,r je me suis mordue les doigts. (…) Je me demande si je parlerai de tout ça à Justine. (…) J’ai peur d’avoir envie de recommencer (…) Je ne sais pas si j’ai bien agi, en tout cas, c’est un début de soirée dont je me souviendrais. (…)



Extraits choisis par Furinkazan