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Temps de lecture estimé : 20 mn
28/04/05
Résumé:  Suite des aventures érotico-théâtrales de Valérie avec ses élèves
Critères:  fh fhh fplusag jeunes copains profélève école volupté fetiche fellation fsodo journal
Auteur : Restif  (J'aime les mots et les femmes)            Envoi mini-message

Série : Les lundis de Cendrillon, ou le grand théâtre du désir

Chapitre 05
Les lundis de Cendrillon, ou le grand théâtre du désir (5)

Note de l’auteur : ceci n’est pas une histoire pornographique, mais un récit érotique. Il n’est pas fait pour les impatients. Que ceux qui veulent bien me donner ma chance aient la gentillesse de commencer par le commencement (le premier chapitre) et de lire les épisodes dans l’ordre ; que ceux qui sont en quête d’un assouvissement rapide se consolent avec d’autres auteurs plutôt que de perdre leur temps avec moi. J’accueillerai tous les commentaires avec plaisir.




« Indépendamment de ce qui arrive, n’arrive pas, c’est l’attente qui est magnifique. »

André Breton




Le sujet : Valérie, prof de philo, a accepté de jouer dans une pièce de théâtre écrite par un de ses anciens élèves (Franck), avec Hélène et Chérifa (deux anciennes élèves également) et Stéphane (qui suit encore ses cours au lycée). Elle découvre, troublée, que le sujet de la pièce est quelque peu scabreux. Les répétitions ont lieu une fois par semaine, le lundi soir. La seconde a bien failli dégénérer quand Valérie a été soumise aux caresses de Franck et Stéphane. Valérie, cependant, mi-consentante, mi-réticente, ne dit pas la moitié de la vérité à son mari, pourtant très compréhensif…La semaine suivante, tout commence à se dérégler : Stéphane lui adresse une torride déclaration au beau milieu d’une dissertation de philo, et Valérie, lors de la troisième répétition, se laisse aller à ne rien porter sous sa robe, acceptant de son élève les caresses les plus intimes.

Cela fait plus de trois semaine, maintenant, que l’aventure est engagée ; la quatrième répétition se prépare.




Chapitre V




Le 29 septembre 2004



« Comment pourrais-je oublier, Madame, que vous avez joui sous mes caresses ? C’était le plus beau jour de ma vie. »

« Etes-vous nue, aujourd’hui, sous votre robe ? »

« Madame, me croirez-vous si je vous dis que, toute la nuit, j’ai couché avec le souvenir de notre étreinte ? »

Ce ne sont là que quelques-uns des mots que, cette semaine, Stéphane s’est arrangé pour me communiquer en classe, toujours avec la plus extrême discrétion, car il est, par-dessus tout, fort bien élevé… Jeudi soir (23 septembre), n’y tenant plus, je l’ai de nouveau convoqué à la fin du cours.



Stéphane se rapprocha à quelques centimètres de moi, ce qui me mit mal à l’aise.



Cette fois-ci, il s’était collé à moi et je n’avais pas la force de reculer. Il me tenait par les hanches et me fixait dans les yeux. Il aurait peut-être suffi d’un rappel à l’ordre, d’un regard sévère pour qu’il batte en retraite, mais j’étais incapable de faire quoi que ce fût. Je sentais que je m’étais prise moi-même au piège, enfermée dans la gueule du loup… Il me saisit le visage, me força à le regarder en face, approcha ses lèvres des miennes :



Collée contre la porte, je sentis à nouveau ce corps dur et jeune plaqué contre ma chair qui, depuis l’autre soir, n’avait pu songer à lui qu’en rougissant.



Qui étais-je à ce moment-là ? La comédienne, la prof, l’amante, ou une petite garce pleine de fièvre ? Toujours est-il que la réponse qui sortit de moi me surprit comme si une étrangère l’avait prononcée :


« Je vais vous le jurer, mais à ma manière… », et ce disant, je passai ma main par-dessus sa braguette, éprouvant à chaque pression la forme rigide de son sexe. Depuis des jours, j’avais fantasmé sur ce sexe, cette queue qui s’affolait à mon contact, que j’avais sentie tout contre moi l’autre soir et que je pouvais maintenant, pour la première fois, caresser à loisir. Stéphane avait compris : il avait posé ses mains sur mes épaules, et accompagnait mon corps qui descendait jusqu’à… J’ouvris la braguette en tremblant… Ici, dans ce lieu, me commettre avec un élève… Si quelqu’un entrait… Mais voilà, je ne fais pas ça pour Stéphane, je le sais bien, je fais ça pour moi, pour mettre fin à un désir qui me taraude… Même hier, quand j’ai fait l’amour avec mon mari, c’est à ça que je pensais. Mais le résultat passe mes espérances. La queue de Stéphane est énorme et belle. L’idée que je suis à l’origine de ce gonflement, de cette ivresse de son sexe, ravive en moi la fontaine… Je la caresse d’abord avec mes deux mains, je la sens vivre comme un animal, gonfler encore ; le gland est rouge, luisant, la peau est sombre. J’ai descendu entièrement le pantalon de Stéphane, pour jouir d’une vue plus complète de ce beau corps, de ces jambes d’athlète…


Je délaisse un moment ce membre pour en explorer les contours… Je soupèse ces bourses que je sens pleines à craquer, je l’entends déjà qui respire de plus en plus fort. J’aime à passer mes mains sur ses fesses musclées et presque imberbes, dures comme tout le reste de ce corps tendu vers moi. Je caresse l’entrejambes. Le bougre n’a toujours pas débandé, il insiste… Sa verge pointe, dilatée, impatiente. Je me rapproche et je sens cette odeur mâle, saturée d’hormones et de vigueur. Cette odeur unique me pénètre et me soûle.


Je pointe le bout de ma langue, malicieusement, j’effleure le gland pour attiser le désir… Je touche, je me retire, je lape furtivement, je me retire, une deuxième fois j’effleure la hampe avec ma bouche, et je me retire à nouveau. Il va devenir fou, il implore : « Oh, Madame, je vous en prie… ».


Je continue la torture. Je porte à nouveau ma langue à son sexe, et cette fois je reste un peu plus longtemps : deux trois secondes ; je reviens pour lécher encore, déposant une salive abondante sur le sommet du gland. Aussitôt je fais machine arrière, il a peur, peur que j’arrête ; il me connaît mal. Si ces petits harcèlements le rendent fou, ils me tournent les sens à moi aussi. Je continue ce jeu, une, deux, dix fois. Je suis tout émue, mon slip est trempé, trempé !


Une idée : je passe ma main dans ma culotte, je caresse, éponge, enfouis mes doigts entre mes lèvres pour en recueillir l’incroyable lubrification… et aussitôt je la répands comme un onguent sur la queue tendue à rompre de mon élève… Premier contact imprévu et indirect de sa grosse queue et de mon sexe ! L’odeur de ma cyprine sur ce membre achève de me faire perdre le nord. Cette fois, goulûment, je happe cette jeune verge fougueuse : d’abord je m’attarde à garder le gland dans ma bouche, à en caresser la base avec ma langue, à en sentir la dilatation délectable ; puis, je l’enfouis de plus en plus profondément dans ma gorge. Je veux qu’il sente, au bout de sa queue, le contact de mon palais ; je veux qu’il sente, tout autour, l’écrin étroit et humide de ma bouche, je veux qu’il sache et sente que j’ai oublié toute pudeur pour ne plus être qu’à lui. Tout en serrant fort mes joues et ma langue contre sa queue, tout en éprouvant dans ses moindres nuances, sa respiration et son battement en moi, je caresse ses bourses, je les palpe, je laisse mon autre main se frayer un chemin entre ses deux fesses que je sens se crisper. Je commence alors à actionner, en avant, en arrière, ma petite bouche le long de sa tige. Je goûte, en même temps qu’à son sexe, l’odeur et la saveur de ma propre intimité que j’ai répandues sur lui et dont il est désormais imprégné… Je commence à sentir moi-même des secousses électriques de plus en plus difficiles à contenir, et lui qui gémit doucement, qui prie, qui m’aime : « oh oui, je vous désire, c’est inouï, c’est un bonheur, oui… oui… s’il vous plaît, non, oui, continuez, je vais… Attention, je vais… »


Attention quoi ? A la différence de bien des femmes, j’aime le goût du sperme. Il a la saveur, la consistance, l’odeur du désir que nous inspirons à l’homme. Plus il est fort, épais, entêtant, plus je triomphe. Au moment où je sens Stéphane pris de ces convulsions que je connais bien, je le tiens plus fort encore contre moi, pour qu’il ne m’échappe pas, pour que rien de sa jouissance ne m’échappe, parce que cette jouissance est ma victoire ! Il gicle soudain en moi, je sens ma bouche secouée par chacune de ses convulsions libératrices, oh oui… j’entends qu’il se retient de hurler pour ne laisser sortir que des cris étouffés, « Hooooooo… hooooo… ! », onomatopée magique qui dit tout ensemble : le désir, la plainte, la jouissance, l’animalité et le sublime… Jouis, mon bel amant, jouis dans la bouche de ta maîtresse… Et moi, et moi, moi aussi, devant cette jouissance, je chavire, je chancelle, je m’abîme… Faire jouir l’autre, c’est jouir de soi-même. Je t’aime, je m’aime infiniment…


Combien de temps s’est écoulé avant que je ne revienne à la surface, que je ne remonte au niveau de son visage… ? « Cela reste entre nous, n’est-ce pas, Stéphane ? Même… même aux autres, n’est-ce pas, vous ne direz rien ? » Il ne prend même pas la peine de me répondre. Il me tient par le cou, m’attire à lui, et c’est un long baiser, où se confondent nos parfums et nos sécrétions, où nous nous épousons l’un l’autre.


Il nous reste à sortir, à dix minutes d’intervalle, du lycée, en évitant si possible de croiser Madame le Proviseur…


Que vais-je dire à Frédéric, ce soir, en le retrouvant ? Rien évidemment. Depuis le début de cette aventure, son manque de curiosité me sidère. Je ne lui ai jamais autant menti, autant caché ; il n’a jamais été aussi aimant, aussi respectueux de mon jardin secret. Je m’en vexerais presque. Mais je sais qu’il fantasme, ses petits mots, la nuit, quand nous faisons l’amour, me le disent assez ; je sais que le simple fait de me savoir entourée de quatre jeunes gens l’excite démesurément. Je ne lui ai avoué que des miettes, des bribes. Sur le dernier soir de répétition, je n’ai pas dit un mot. Le sent-il ? Fait-il semblant de ne rien vouloir savoir ? Je ne sais. Mais je ne me vois pas lui faire de pareilles confidences. Mes lundis sont nimbés d’un silence dont il s’est fait le complice. Mais s’il découvre la vérité ? S’il apprend jusqu’où je suis déjà allée ?


Rassemblons nos idées…

Lundi 27 septembre, donc, répétition numéro quatre. Décidée à recouvrer toute ma décence perdue, j’arrive avec une tenue très sobre, presque neutre. Un ensemble noir, jupe sagement fendue, chemisier blanc, dessous sobres, élégant mais sans provocation.

Mon premier saisissement a lieu dès mon entrée chez Franck. À la différence des premiers soirs, je n’entends pas une seule voix, pas un murmure, lorsque Franck vient m’ouvrir la porte. Stéphane est dans le salon. Où sont les deux autres ?


« Cherifa et Hélène ont prévenu qu’elles ne viendraient pas ce soir… Un empêchement… Cherifa est souffrante, Hélène est prise par un devoir… »


Je me sens tout à coup bien fragile sur mes jambes. C’est le soir et je suis seule avec deux jeunes hommes.


« Et pourquoi ne m’avez-vous pas prévenue, Franck ? Il aurait été facile de reporter la répétition. »



« Mais tout d’abord, enchaîna-t-il, je dois vous avouer que votre numéro de la dernière fois est à l’origine de cette scène…



Je jetai des regards désespérés vers Stéphane. Mais après ce qui s’était passé entre nous, étais-je vraiment crédible en jouant les prudes ?


« Valérie, reprit Franck d’un ton très doux. Croyez-vous que nous ne vous respections pas ? Ne comprenez-vous pas que tout ce que nous faisons, depuis le début, c’est vous qui nous l’avez appris et inspiré ? Vous ne courez aucun risque avec nous : nous vous aimons, vous êtes notre centre, notre astre. Vous ne pouvez pas déchoir. Et tout ce que j’ai écrit n’est qu’une maladroite tentative pour vous signifier notre… ferveur… Rappelez-vous, Gide : « Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur. » C’est vous qui me l’avez appris, Valérie. Tout cela, c’est pour vous dire merci ! Me comprenez-vous, maintenant ? »


Que répondre à cela ? Je m’étais encore absurdement raidie contre ce que je savais être inéluctable : j’étais « embarquée », où que me mène cette drôle de barque…


« Eh bien, je présume qu’il n’y a rien à ajouter… Que dois-je faire ?



Franck chercha dans son tiroir un morceau de tissu que d’abord je n’identifiai pas et qui se révéla une nuisette. Une nuisette ! Courte, et naturellement passablement transparente ! Les mots s’étranglèrent dans ma gorge. « Eh bien, retournez-vous, s’il vous plaît… » Galants, les deux garçons s’exécutèrent pendant que je procédais au déshabillage. J’étais morte de honte et de peur. Au moment d’enfiler la nuisette, j’eus une hésitation : s’attendaient-ils que j’ôte mes dessous avec le reste ? Non, impossible, ce serait pire qu’être nue. « Et maintenant ? » Les deux garçons se retournèrent, se regardèrent ; Franck sourit et me fixa dans les yeux : « Le reste aussi, s’il-vous-plaît… » et il ajouta : « C’est indispensable, indispensable… » La mort dans l’âme, je dégrafai mon soutien-gorge, laissant pointer sous la fine dentelle mes seins qui ne m’avaient jamais paru aussi indécents ; puis, mordant mes lèvres, cramoisie sans doute, je descendis ma culotte. Pour me protéger de leurs regards, je m’assis aussitôt, serrai les genoux, bloquai mes bras devant ma poitrine : ainsi, ils ne verraient pas grand-chose…


« Allongez-vous sur le canapé…! »


« Je ne peux pas, je ne peux pas. » L’ai-je pensé, l’ai-je dit ? Tout ce que je sais, c’est que je me suis retrouvée allongée sur le ventre, que Franck est venu s’asseoir juste à côté de moi, qu’il a pris mes jambes et les a posés sur ses cuisses. Je frémissais à l’idée du spectacle indécent qui s’offrait à lui et à Stéphane, qui se situait dans le même angle. Ils me voyaient là, de dos, les jambes nues, les fesses en transparence ; un simple revers de main et ils pouvaient tout découvrir…


« Vous vous souvenez, évidemment, du début du Mépris ? Brigitte Bardot est nue, sur le lit, avec Michel Piccoli… Et elle passe son corps en revue…



Franck, pendant que je parlais, avais levé ma jambe droite qui reposait sur sa cuisse, pour porter la plante de mon pied à quelques centimètres de son visage.


« Si j’aime tes pieds, Sofia ? Mais tout ton corps est dans tes jolis pieds ! Ton pied à des hanches, ma beauté, et c’est le galbe de ta plante. Ton pied a des fesses, ma chérie, et ce sont tes talons roses. Ton pied a des seins, ce sont les petits coussinets qui forment la base de tes orteils. Ton pied a des jambes et des pieds, aussi, et ce sont ces longs doigts qui gigotent sous ma langue… Et ton pied est un sexe, nu et rose, parfumé et humide, c’est le creux de ta plante que je baise à présent… »


Mon Dieu, pourquoi ne se retenait-il pas, pourquoi m’infligeait-il pareil tourment ? Je sentais, sans me retourner, sa langue humide me faire tout le bien du monde, et je n’avais pas la force de l’interrompre. C’est lui qui eut la présence d’esprit de me relancer : tout en me baisotant, il me souffla : « Continuez, Valérie, la suite, la suite… »


« Et mes seins, tu aimes mes seins ?… Tu les trouves jolis, mes seins ?, murmurai-je, en les protégeant, comme instinctivement, de mes deux mains.


  • — Tes seins, dis-tu ? Mais tes seins ne sont pas à toi, ils sont comme deux gamins espiègles qui ont décidé de te compromettre. Toi, si pudique, toi, si réservée, ma Sofia, toi qui voudrais faire oublier ton corps, tes seins ne cessent de te trahir. Tu fais ce que tu peux : tu les couvres, tu les recouvres, tu cherches à les masquer, mais ils sont là, qui saillent, qui gonflent quand tu respires, qui se soulèvent et se balancent quand tu marches, et tu ne peux empêcher aucun regard de se poser sur eux, aucun désir de s’accrocher à leur forme, de s’attarder à leur volume, et tu ne peux interdire à aucun homme de rêver sur eux et d’arracher en pensée cette robe qui les dissimule si maladroitement. Tes seins, c’est la nature tout entière qui se trahit en toi, qui se moque de tes scrupules, se rit de tes pudeurs et te force à avouer : je suis femme. »



J’étais femme, en effet, je l’étais même de plus en plus, et c’était même de plus en plus inquiétant, parce que cette féminité commençait à me submerger, à me liquéfier, sous l’effet de ces déclarations vibrantes et juvéniles. Je poursuivis le jeu :


« Et mes jambes, tu les aimes, mes jambes ?


  • — Tes jambes, ma reine, sont des sentiers doux et soyeux, que j’aime à parcourir de haut en bas et de bas en haut, parce que je sais qu’ils me conduisent au paradis : ces lianes où mon désir se suspend me mènent à tes pieds, à ton sexe, à tes fesses. Tes jambes sont des sortilèges et des leurres, Sofia, qui dévient ma route, qui me dévoient. Je voudrais suivre un autre chemin, je voudrais emprunter le chemin de la sagesse et du travail et du devoir, et elles me piègent, elles me happent, je ne vois plus qu’elles et c’en est fini de la sagesse et du travail et du devoir et je suis envoûté. Tes jambes, Sofia, sont le piège de ma liberté. »



Disant cela, tout en continuant à plonger son visage dans mes pieds, Franck avait placé sa main entre mes deux cuisses, caressant cette zone où la peau est plus chaude, plus fine, plus sensible. Stéphane, lui, n’en perdait pas une miette. Le spectacle allait commencer, je le pressentais, à devenir franchement indécent, et je n’avais plus aucun moyen de faire marche arrière. La main de Stéphane, à la fin de la tirade, était remontée très haut, soulevant une partie de ma nuisette.

Je sentis qu’il hésitait, hésitait, n’attendait qu’un mot de moi, que je n’étais plus en mesure de lui refuser :


« Et mes fesses, tu aimes mes fesses ? »


Il releva entièrement ma nuisette sur mes reins, découvrant à lui-même et à son ami, pour la première fois, ce qu’ils n’avaient vu jusque-là qu’en transparence. Pas seulement mes fesses d’ailleurs, mais bien pire : dans la position où j’étais, ils ne pouvaient pas manquer de voir ce que Frédéric appelle affectueusement mon petit abricot : rose, appétissant, et, à ma grande confusion, luisant d’humidité. Cette vue devait les avoir figés de stupeur, car pendant quelques secondes, je ne les entendis plus. Mais bientôt je sentis la main de Franck reprendre son ouvrage, se posant d’abord sur mes fesses : mon ventre devint encore plus chaud, mes mains plus moites… N’entendant toujours rien, je répétai, les larmes aux yeux, comme dans un appel de détresse : « Et mes fesses, tu aimes mes fesses ? » Qu’il fasse cesser cette torture, cette attente ! Toujours pas un mot, mais je sentis sa main descendre le long de ma raie et atteindre aux régions obscures ; ses doigts coururent le long de mes lèvres, coulissèrent avec sadisme le long des parois détrempées, comme pour jouir de ma confusion.


Soudain, Stéphane sortit de sa réserve. Oubliant de toute évidence que nous étions « au théâtre », il acheva de relever ma nuisette. Je ne me défendis plus : à quoi bon, puisque mon corps était passé aux aveux avant moi ? Consentante, je soulevai mon ventre du canapé pour aider les deux amis à m’ôter l’hypocrite tissu qui me couvrait encore, puis je retombai sur le ventre, mais nue cette fois, entièrement nue, offerte à deux jeunes hommes qui ne faisaient même plus semblant de chercher leur texte. Leur texte, ce soir-là, c’était moi !


Ce fut alors un ballet de mains et de caresses sur mon dos, mon cou, mes jambes, mes fesses. Celles-ci, cette fois, ne se contentaient plus de recevoir : elles s’étaient mises à demander, à quémander, à provoquer. À réclamer non plus des mots, mais des mains, non plus des textes, mais des sexes : en silence, je m’étais positionnée d’une manière effroyablement impudique ; j’avais relevé mes fesses, je les offrais à leur convoitise sans vergogne. Franck et Stéphane s’étaient déshabillés, n’y tenant plus. « Je vous en prie, je vous en prie… ! » Dernier appel au secours ou ultime prière : épargnez-moi ou possédez-moi, mais faites quelque chose !


Je ne sus pas, d’abord, si le sexe que je sentis pénétrer en moi, s’enfoncer si profondément et si aisément dans ma caverne humide, était celui de Franck ou de Stéphane. D’une certaine manière, je ne voulus pas le savoir. Cette incertitude même m’affolait et m’excitait, me rendait plus dévergondée, plus débauchée encore à mes propres yeux. Je n’étais plus qu’une machine désirante, avide de sensations électriques et de jouissances interdites. Je m’imaginai un instant avec mon mari, sous ses yeux, en train de le défier : « Vois donc là où tu m’as conduite, là où tu m’as encouragée à aller… Vois ce que tu as fait de ta femme : une petite garce qui se fait tringler par deux jeunes hommes vigoureux, une allumeuse qui aime sentir le sexe des hommes durcir en elle, une irrésistible putain qui jouit de se faire baiser par deux élèves… » Mais Frédéric n’était pas là, et je ne pouvais rien lui dire. À mes amants, oui, à mes amants je pouvais parler : « Oh oui, ouiii, je vous en prie, prenez-moi, jouissez de moi, oooohh, encore, en moi, encore, c’est délicieux, j’aime vous donner du plaisir, vous donner du désir… j’aime être belle pour vous… ohh oui, oui…, j’aime être à vous, être bonne pour vous, pour vos queues en moi, je… oh nooon, comme j’aime ça, mes amants, mes beaux amants… ! »


C’était cela le poème, le vrai poème de ma chair, le vrai cantique de mon désir, celui qu’aucune pièce ne pouvait dire à ma place.

J’avais déjà joui une première fois quand la queue qui m’avait pénétrée se retira de moi. Je les vis alors tous les deux nus, le sexe tendu vers moi, le visage grave, sérieux comme le désir, joyeux comme le plaisir, beaux comme la jeunesse. Je pris le sexe de Franck dans la bouche, m’ouvrant au désir de Stéphane, lui offrant ce que, cet après-midi, il avait voulu prendre… Je le sentis qui me labourait, pendant que le membre de Franck grossissait sous l’effet des caresses de ma langue. La queue de Stéphane était épaisse, j’avais l’impression qu’elle me remplissait totalement, que j’étais pleine ; ses mains m’avaient saisi les deux seins, s’amusant à en faire dresser les mamelons sous l’effet d’une excitation que je contrôlais de moins en moins.

Mes jeunes amants se comportaient avec moi sans vulgarité : ils baisaient leur prof, mais ils rendaient aussi un culte à leur idole, leur idole de chair. Stéphane hurla de bonheur en se répandant en moi, je reçus au même moment dans ma bouche l’hommage de Franck, une semence chaude et épaisse dont je ne perdis pas une goutte et dont je sentais encore l’odeur mâle lorsqu’à mon tour, je me brisai convulsivement, me tordant sur le canapé, traversée de milliers d’ondes, submergée par un raz-de-marée de plaisir…



Nous voilà tous trois, affalés sur la moquette, nus et pensifs, silencieux. Qu’est-ce que j’avais fait, quelle folie m’étais-je laissé entraîner à commettre ? Mais est-il seulement possible de le regretter ? je me sentais si bien, si mystérieusement bien, entre ces deux jeunes hommes nus à qui j’avais donné du bonheur… Nous nous tenions la main, provisoirement éloignés de nos fièvres, sans parler. Mais, quand une dizaine de minutes se furent écoulées dans ce recueillement, je ne pus m’empêcher de demander, lançant ma question en l’air pour qu’elle retombe sur mes deux amants :


« Ce sera la première et la dernière fois, n’est-ce pas ? »



Les deux garçons s’étaient de nouveau collés à moi. À dix-huit ans, un jeune homme n’est pas long à recouvrer sa force, et je sentais déjà contre mes cuisses et sur mes hanches les verges revigorées de Franck et de Stéphane.


« Déjà… ? », soufflai-je, mi-taquine, mi-coquine. Mais que pouvez-vous encore désirer ?



Il était monté sur moi, me caressait le visage en parlant, avait placé son sexe entre mes deux cuisses, que je serrai comme un étau…



Plaisantait-il ou était-il vraiment en colère ? J’eus soudain peur qu’il parle sérieusement, je me levai à mon tour pour lui demander de m’excuser… « Non, ce n’est pas ce que je voulais dire, Franck… » Je n’avais pas besoin de m’expliquer ; plus rusés que je ne le présumais, ils avaient parfaitement compris. C’est moi qui, debout, me retrouvai soudain prise en étau : Stéphane face à moi, Franck dans mon dos. Sa queue contre mon joli petit cul. Et maintenant ? Et maintenant ? La main de Franck commençait déjà à écarter mes fesses. Effrayée par mes propres désirs, je voulus me libérer.


« Je ne peux pas, je ne peux pas… mon mari… seulement mon mari… »



Stéphane, lui, avait compris. Il me tira avec lui vers le canapé, s’assit. Je me mis à genoux face à lui, penchai mon visage vers sa queue dont je m’emparai. Lui tenait fermement mes poignets, me donnant l’illusion nécessaire que j’étais prisonnière, que je n’avais pas le choix, que… Ooooh ! Il a osé ! Franck a osé ! Il est en moi, dans mon petit cul, il s’enfonce en moi et j’ai mal mais je suis captive, mais je suis captivée, Stéphane me tient, je n’y peux rien, je ne peux que sucer la queue de Stéphane et tendre mes fesses à Franck, serrer mes fesses sur la queue de Franck profondément entrée en moi, et pousse, et pousse, et plus rien ne l’arrête, il a violé mon sanctuaire et je n’en peux plus, je suis une sale putain qui se fait délicieusement enculer, qui a chaud, qui se pâme et qui aime sentir dans son cul gourmand le pieu dilaté de son élève, de son élève qui l’aime tout entière, qui la lève, la soulève, l’enlève, et la ravit, et cette belle queue dans ma bouche, d’un autre garçon à qui je me donne aussi, et je ne sais plus où je suis et qui ils sont, et après moi le déluge, le déluge et ohhh oui la libération soudain il n’a pas pu se retenir il s’est répandu en moi il s’est dilaté éclaté il est mort en moi de joie dans un cri rauque et je n’en peux plus et je ne suis plus rien qu’un néant qui s’abîme dans le désir de l’autre…




L’auteur ayant décidé de cesser la publication de ses textes sur le site, il invite ceux de ses lecteurs qui désirent connaître les épisodes futurs de la série à lui en adresser la demande par courrier électronique.