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n° 08914Fiche technique7560 caractères7560
Temps de lecture estimé : 5 mn
21/04/05
Résumé:  Une femme a du mal à faire le deuil d'une liaison impossible.
Critères:  fh extracon amour volupté revede fellation cunnilingu pénétratio ecriv_f
Auteur : Lolo            Envoi mini-message
Fin d'une Histoire


Elle ne l’a pas vu depuis plusieurs jours.

Elle pense à lui sans cesse.

Il hante ses nuits et ses jours.

A chaque instant, son image flotte à côté d’elle…

Mais l’histoire est finie, il ne veut plus d’elle.

Elle sait qu’elle ne devrait plus penser à lui. Se contenter de classer leur jolie histoire au rang des agréables souvenirs.

Mais de cette liaison sans lendemain est né chez elle un véritable sentiment amoureux qu’elle a du mal à maîtriser.

Pourquoi faut-il qu’elle se soit entichée de lui.

Ce n’est vraiment pas juste.

Elle n’a rien à reprocher à son mari légitime pourtant; rien en tous les cas qui justifie la moindre trahison.

D’ailleurs elle se sent plus coupable de sentir se développer en elle cet amour, que d’avoir été infidèle physiquement.

La trahison du coeur est bien plus profonde que celle du corps.

Pauvre mari… C’est vraiment injuste.

Pourquoi ne peut-on commander à ses penchants amoureux ?

Ah le fameux "enfant de bohème qui n’a jamais connu de loi…"

Son mari a toutes les attentions dont une femme rêverait. Pire, il a parfois exactement les mots, les gestes ou les actes dont elle rêve; mais ce n’est pas le bon protagoniste…

Pourquoi, quand son mari lui dit qu’il l’aime, qu’elle est belle quand elle s’offre à lui, pourquoi n’en éprouve-t-elle aucun contentement alors que si lui, son amant, en disait ne serait-ce que le quart elle serait déjà en pâmoison ?

Elle ne peut même pas reprocher à son mari de mal lui faire l’amour… Il connaît son corps par coeur, il sait la faire jouir par des caresses habiles et il y a cette confiance réciproque, cette capacité à bannir toute pudeur et à s’abandonner qu’on ne trouve que chez des couples unis de longue date…

Pourtant, si la technique est bonne, si elle jouit souvent, c’est à l’autre qu’elle pense.

Elle rêve de ses mains, de sa bouche, de son regard…

Ah s’il pouvait avoir ce même regard amoureux vis-à-vis d’elle…

Il y a comme une erreur de casting…


Elle meurt d’envie de l’avoir près d’elle : sentir ses doigts parcourir son corps, pétrir ses formes, se faufiler dans tous les orifices disponibles.

Mais il n’est pas là. Plus jamais il ne sera là.


Elle voudrait pouvoir le sentir, le toucher, goûter le sel de sa peau, respirer son parfum.

Elle repense à leurs étreintes.

Déboutonner sa chemise et découvrir son torse : la toison brune, les tétons rouge et minces, un nombril tout mignon… Caresser lentement des deux mains en veillant à être la plus douce possible. Effleurer à peine les poils; caresse aérienne; faire naître le plaisir par paliers.


Elle repense à lui et là voilà qui chauffe à nouveau. Elle aimerait tant qu’il soit là et embrasse le bout de ses seins, les tète, les mordille.

Mais elle est seule.

Elle descend une main le long de ses cuisses. Le liquide qui coule n’est pas innocent. Elle mouille. Encore.

Encore et toujours en pensant à lui.

Elle passe ses doigts sur le mont de Vénus tout épilé; c’est drôle ce contact; elle n’est pas encore habituée; une peau tendre et grasse comme celle d’un bébé et un duvet dur qui pointe comme une barbe naissante; drôle de contraste entre la maturité et l’enfance.

Ce sexe où la vie commence et où parfois on s’abîme dans la «petite mort ».

Elle aime quand il jouit en elle ou par elle.

La respiration qui s’accélère, le souffle qui devient court, des petits gémissements qui s’échappent et l’explosion pour l’abandon final.

Finalement quand l’homme jouit, elle se sent plus mère que femme, heureuse d’avoir comblé ses désirs comme si elle avait calmé sa faim en le nourrissant au sein.

L’homme qui vient de jouir et qui s’effondre, comblé, ce n’est qu’une reproduction du bébé rassasié, les yeux qui partent dans le vague puis qui se ferment et le bébé qui sourit aux anges, repus après la tétée.

Elle aime procurer plaisir et contentement, elle se sent utile. Son plaisir passe alors par la réalisation de celui du partenaire. Nulle jouissance s’il ne s’agit d’une relation partagée.


Mais pour l’heure elle rêve de sa langue sur son sexe. À cet instant elle vendrait père et mère pour le sentir, sa tête enfouie entre ses cuisses, léchant avec ardeur son intimité. Elle écarte les grandes lèvres avec ses doigts, elle se cambre, sa tête part en arrière et elle se rappelle comment il promène sa langue sur toute la longueur de sa fente, faisant des allers et retours incessants qui lui arrachent des gémissements de plaisir. Après, il remonte au clitoris et le prend très délicatement en bouche; il le lape avec une grande douceur puis elle le guide quand elle en veut plus : « Encore; plus fort; plus vite. Oui; comme ça » Et en petit soldat obéissant il lèche où on lui dit comme on lui dit; il rentre ensuite sa langue dans la fente comme si elle était un sexe et est récompensé par un flot de mouille et un râle de plaisir. Il léche la paroi interne, il sent la moiteur chaude de sa chair, il glisse tout le long; c’est tiède, c’est doux. Lui aussi sent le plaisir monter; son sexe se dresse, enfle, commence à jalouser la menteuse dont il voudrait prendre la place; il a envie de la pénétrer violemment, de s’enfoncer profondément en elle. Mais elle, elle est tout au plaisir de sa langue. Comme c’est bon de se faire lécher la chatte; elle adore cette caresse amoureuse.

Comme elle aimerait pouvoir sentir encore une fois ce soir cette langue.

Elle le veut; il lui manque tant.

Son sexe dans sa bouche : lui sucer le gland en le branlant lentement, faire courir sa langue sur tout son membre, pétrir ses couilles, lécher encore, caresser la naissance des cuisses tout en ayant fermement en bouche sa virilité prête à cracher et rendre les armes; sentir la sève monter le long de la tige, le sexe gonfler; l’entendre dire qu’il va venir et sentir sa bouche se remplir de semence tandis qu’il se laisse aller à sa jouissance…

Elle aime aussi s’empaler sur lui : sa chatte mouillée qui descend lentement et enfile son sexe long et dur.

Puis chevaucher de plus en plus vite, bouger, onduler, vibrer, tourner : les cuisses, les hanches qui dansent en rythme autour de son bassin; plonger son regard dans le sien et le sentir présent, aimant, bandant…

S’arrimer à ses épaules quand le plaisir commence à monter : monter et descendre encore sur son sexe qui gonfle, tandis qu’elle sent une vague de plaisir monter et prête à déferler.

Mais c’est fini…

Elle l’aime; il lui manque.

Le temps finira sans doute par amoindrir puis effacer son souvenir.

Pourtant elle le sent tellement vulnérable sous sa carapace; au-delà de la maîtresse et du sexe, elle a des instincts de protection et une si grande tendresse pour lui. Elle ne veut pas que la vie l’égratigne. Elle voudrait être là, partager son quotidien, ses petits bobos et ses grands chagrins; elle voudrait être celle sur qui il se repose et s’appuie.

Mais leur histoire est un rendez-vous manqué; chacun a sa vie déjà tracée qu’il ne faut pas basculer.

Pas assez de courage, pas assez d’amour

Tant pis.