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n° 08651Fiche technique9301 caractères9301
Temps de lecture estimé : 6 mn
11/02/05
Résumé:  Parenthèse érotique dans la vie d'un homme stressé
Critères:  fh amour volupté massage fellation tutu ecriv_f
Auteur : Lolo      Envoi mini-message
Je ne peux pas t'offrir beaucoup



Je t’ouvre la porte de chez moi.

Entre et assieds-toi. Viens, rien qu’un instant, poser tes soucis et tes petits bobos sur mon épaule.

Je veux être ton refuge : amène-moi ton corps endolori par les mille épreuves quotidiennes de ta vie,

Apporte-moi ton âme fatiguée des tracas de tous les jours et viens te ressourcer entre mes bras.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Juste une pause tendresse dans ta vie galopante.

Un moment où tu déposes au seuil de mon appartement ton armure et tes armes et tu viens te blottir et oublier le monde, rien qu’une heure durant.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Juste une écoute attentive, des caresses : du temps et de l’attention.

Viens, étends-toi sur le canapé.

Tu poses ta tête sur mes genoux et tu commences par vider ton esprit de ce qui le mine.

Parle, fais sortir tout ce qui te tracasse pendant que, doucement, je te masse la nuque, le crâne et les épaules par des effleurements très doux et réguliers.

Voilà. Libère-toi, évacue les tensions accumulées au travail ; les angoisses, les rancœurs ; laisse-les filer…

Juste pour un instant ; oublie-les ; elles te rattraperont plus tard.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Alors profite de cette parenthèse.

Ecoute ! Déjà tes muscles se détendent et ton élocution se fait plus lente.

Tu as dit l’essentiel.

Sens comme, une fois énoncés, tes soucis s’éloignent un peu et relâchent l’étau qui l’heure d’avant t’étreignait dangereusement.

Là… Je sens ton cou souple sous mes doigts et ton pouls bat à un rythme plus lent.

Je plie soigneusement tes lunettes et te masse du bout des doigts les arcades sourcilières, les pommettes.

J’aime te caresser autour de la mâchoire, sentir les plis se décrisper.

Fais-moi confiance, ferme les yeux et laisse-toi guider par mes mains

Je te caresse derrière les oreilles, à peine, comme un souffle ; et toi, tu t’es arrêté de parler sans même t’en rendre compte. Le cerveau est en mode veille et tu te laisses aller au gré du trajet de mes doigts sur ta peau.

La sensibilité de ton corps s’exacerbe, tandis que ton esprit s’envole. J’en profite pour dénouer ta cravate.

Un à un, je défais les boutons de ta chemise.

J’aime l’odeur de ta peau, arrosée d’un nuage d’Hermès.

Je commence à bien te connaître : l’emplacement des grains de beauté, la courbure ou la couleur des poils sur ton torse, ce fin duvet sur tes épaules, dans le dos.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Laisse-toi aller, mon amour.

Je cale ta tête sur un oreiller et je descends au bas du canapé pour te débarrasser de tes chaussures. Je défais les lacets précautionneusement : une puis deux, te voilà en chaussettes.

Je te masses les pieds à travers le fil d’Ecosse. On néglige trop souvent les orteils qui nous portent chaque jour si fidèlement.

Détends-toi. Tu peux même t’endormir si tu veux.

Je m’enduis les mains d’une huile parfumée et mes paumes se promènent sur ton buste.


Sais-tu à quel point je t’aime ?


J’aime chaque petit bout de ta peau ; chaque creux, chaque bosse, chaque pli me parle.

Je te masse depuis les épaules jusqu’à la ceinture en gestes amples et réguliers.

Je nourris ta peau avec le liquide aux senteurs musquées et avec toute la tendresse que j’essaie de faire passer dans mes attouchements.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Ta respiration est profonde et lente.

Peut-être dors-tu ?

J’ôte tes chaussettes et entreprends de huiler tes pieds ; ton soutien quotidien, c’est eux ; il faut en prendre soin.

Je passe mes doigts entre les orteils, je les caresse de la base au bout de l’ongle.

Puis, je remonte sur les chevilles et je sens tes mollets qui frémissent.

Je commence à avoir envie de toi, très fort.

Je sens que les soins que je te prodigue m’ont mis en émoi ; à la naissance des cuisses, mon microclimat est humide. Mais je ne veux pas me détourner de ma mission.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Je veux que tu te sentes le plus détendu possible.

Que tu prennes l’habitude de venir me trouver quand tu sens que la pression est trop forte et que tu viennes déposer les armes chez moi : le repos du guerrier entre mes bras ; une récréation volée à la vie, un pied de nez aux convenances, un délicieux moment hors du temps, hors de tout, juste de la tendresse, de la chaleur et du plaisir.

Je défais ta ceinture. Tiens ? Tu ouvres un œil.

Boutons, agrafes.

Je fais glisser la braguette silencieusement.

Tu es aux aguets.

Tu lèves insensiblement les fesses quand je fais descendre le pantalon sur tes jambes et l’ôte pour te laisser en boxer.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Mais toi, tu m’offres déjà un sexe à demi-dressé sous le tissu bleu marine.

J’approche mes mains. Tu frissonnes.

Après l’instant câlin, tu es prêt à aborder un autre style d’activité récréative et divertissante.

Mes doigts écartent tes jambes.

J’effleure à peine tes cuisses, redescends aux mollets ; l’huile s’imprègne.

Une odeur tenace et assez érotique a envahi la pièce, à moins que ça ne soit de l’autosuggestion de ma part.

J’aime tes jambes à la carnation claire et leurs grains de beauté.

Ton shorty se déforme sous la tension de ton sexe.

Je viens placer mes mains de chaque côté de ton vit et pétris doucement la chair chaude et ferme de tes cuisses.

Mon souffle tiède sur tes bourses.

Ma bouche qui les effleure au travers du sous-vêtement.

Tu écartes largement les jambes.

Et moi, j’écarte le pan de coton pour glisser ma langue par-dessous et lécher les boules douces et rondes qui s’y cachent.

Ma langue travaille avec ardeur pour les baiser de tous côtés. Mes mains tiennent tes hanches.

Puis, je fais glisser ton boxer.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Juste un petit moment de désir et de plaisir. Loin du tumulte de nos vies.

Le temps qui s’arrête.

Ton sexe en érection devant moi.

Mes mains qui maintiennent tes jambes repliées, talons contre fesses. Bourses offertes à mes coups de langue.

Je pétris tes fesses. Ta respiration s’accélère ; le désir monte ; tu as envie que j’engloutisse ta bite qui est pleine de sève et de désir contenu.

J’abandonne tes testicules et viens embrasser la base de ton sexe. Je lèche.

Je remonte lentement.

Et toi, tu te redresses de tout ton corps


Tandis que je sens à quel point j’inonde ma culotte de mon envie de toi.

J’ai les seins durs : les bouts sont arrogants, dressés et vindicatifs. Tu les saisis.

Mais je ne te laisse pas faire.

C’est ta parenthèse ; c’est ton moment. Profite de ma bouche et de ma langue, de mes doigts qui viennent d’empoigner ta verge.

Ça y est, j’approche ma langue de l’extrémité de ton membre.

Il me fait si envie. Il est grand, fort ; j’ai envie de le combler de tendresses.

Je le prends en bouche

Tu soupires d’aise.

L’attente était longue.

Je m’en donne à cœur joie.

Je suce, je lèche, j’embrasse, j’avale.

Mes doigts se mêlent à ma langue.

Tu sens ton sexe sollicité en plusieurs endroits à la fois : au sommet, à la base, sur ses flancs… Et même tes boules reçoivent encore l’hommage de mes doigts par moments.

Je suis toute excitée de sentir comme tu réagis à mes caresses.

Tu gémis, tu soupires ; toi d’ordinaire si discret.

Laisses-toi aller mon amour.

Donnes-moi ta sève, prend du plaisir.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Mais une bonne pipe, c’est dans mes cordes.

Alors, ne sois pas gêné et va au bout de ton plaisir.

Apprécie la délicatesse de mes jeux de langue et laisse-toi guider par elle.

Viens ! Sens, comme je titille ton gland, comme je branle bien ton sexe de bas en haut et de haut en bas.

Tu prends ma tête entre tes mains, imprime la cadence.

Nous travaillons ensemble vers ton plaisir.

Il monte.

Je le sens qui va déferler.

J’aime tes mains sur mes cheveux, ton sexe dans ma bouche, et enfin ta liqueur dans ma gorge.

Voilà, ta tête retombe sur l’oreiller. Tu as donné.

Ton esprit était soulagé et ton corps est maintenant vidé, détendu lui-aussi.

Là, mon bébé, là ; laisse-toi aller tout contre moi.

J’amène une serviette tiède pour te nettoyer.

Je te rhabille comme un enfant.

Tu termines : les lacets et le nœud de cravate ce n’est pas mon fort.

Tu vas passer le pas de la porte et repartir dans le monde réel, un peu plus zen.

Reviens-me voir.


Je ne peux pas t’offrir beaucoup.


Mais je t’aime.