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n° 08601Fiche technique17200 caractères17200
Temps de lecture estimé : 10 mn
06/02/05
Résumé:  Marjorie, contre toute attente, va nous aider...
Critères:  ff forêt campagne jardin massage intermast cunnilingu
Auteur : Fabienne  (Fabi)

Série : De découvertes en découvertes

Chapitre 12 / 12
Comment nous échapper ?



Le soleil commençait à descendre et je ne me sentais pas bien. Je crois que sous le coup de l’excitation, j’étais allée trop loin. Je me sentais honteuse, honteuse d’avoir aimé ça. Anne me serrait toujours dans ses bras et cela me procurait un réconfort indispensable. Je proposais à Anne de prendre une douche pour nous remettre de nos émotions et nous gagnâmes la salle de bains après avoir remis la caméra où nous l’avions trouvée. Débarrassées de nos vêtements souillés, nous nous sommes retrouvées sous la douche, enlacées. Anne m’a fait l’amour doucement avec beaucoup de tendresse. Je me sentais mieux et pourtant j’avais une impression bizarre. Anne le remarqua :



Et après avoir trouvé des vêtements propres et presque décents nous commençâmes notre exploration du parc. Suivant le sentier après la tonnelle, nous arrivâmes en bordure d’un pré. Anne me montra une grange sur la droite et nous y pénétrâmes. Anne était aussi éberluée que moi, nous nous attendions à trouver une grange plus ou moins classique et nous nous trouvions dans une véritable salle de torture, digne des pires séries B. Des croix, des roues, des chaînes, des crochets, des poulies. Estomaquée, je me sentais de plus en plus mal, Anne plus hardie alla regarder de près les objets puis fit mine de s’installer sur une roue. Ça ne me plaisait plus du tout.



L’air qui se rafraîchissait me fit du bien, Anne, sentant mon angoisse me pris dans ses bras et m’enlaça tendrement. Un bruit dans les branches nous fit sursauter. On entendait quelqu’un qui nous faisait signe à voix basse.



Anne et moi nous nous dirigions vers l’endroit convenu, l’air de rien. Je sentais que ma compagne était moins sûre d’elle à présent. Nous retrouvâmes Marjorie sous le couvert des arbres. À notre grande surprise, elle était vêtue d’un jogging noir et de baskets.



Anne serrait ma main dans la sienne, elle comprenait maintenant ce qui m’inquiétait. Marjorie nous tendit un sac avec des vêtements nous invitant à les passer. Anne et moi nous nous déshabillâmes rapidement pour enfiler un survêtement noir. Marjorie nous demanda de rester sous le couvert des arbres tant qu’il ne ferait pas nuit. Je lui demandais ce qu’elle allait faire. Marjorie sourit :




Sur ce, Marjorie prit son portable, composa rapidement un numéro. Son correspondant ne tarda pas à répondre. Elle lui indiqua qu’il fallait aussi prendre la cassette se trouvant dans la caméra et raccrocha, rassurée.




Nous nous sentions mieux et presque en sécurité. Néanmoins j’étais impatiente de me retrouver chez moi, avec Anne. Je demandais à Marjorie ce qu’elle avait prévu de faire pour la suite et lui proposais de venir avec nous au chalet avant de nous séparer le lendemain matin. Personne ne connaissait l’adresse ou le chemin de notre retraite et elle semblait s’imposer d’elle-même. Marjorie accepta avec joie de nous suivre. Puis soudain elle se renfrogna.



Et nous lui racontâmes notre journée en faisant l’impasse sur les cassettes qui la concernaient. À la fin de notre récit, Marjorie nous traita de dévergondées, de nymphomanes, de cochonnes perverses en riant. Puis elle ouvrit la tirette de son survêtement. C’était le signal, Anne et moi nous nous sommes jetées sur sa poitrine, couvrant ses seins et sa gorge de baisers. Marjorie caressait nos cheveux, elle pouvait être douce aussi, et je découvrais ce que j’espérais être son vrai visage. Elle ondulait sous nos caresses. Anne défit le noeud de son pantalon et le baissa révélant un string qui ne tarda pas à rejoindre le sol. Je me déshabillais à mon tour et enlaçais Marjorie, Anne nous caressant toutes les deux. Je me retournais pour embrasser Anne à pleine bouche tandis que Marjorie lui ôtait ses vêtements. Nues, nous nous sommes lancées dans un fabuleux baiser à trois, nos langues se touchant, nos corps se serrant. Dans la pénombre nous ne savions quelle langue nous léchait, quelle main nous caressait, quel doigt nous pénétrait.


Soudain un craquement nous tira de notre plaisir. Aux aguets et silencieuses, nous tentions de percer l’obscurité pour connaître la source du craquement. Après de longues minutes d’attente, Marjorie sauta dans son survêtement et nous nous dépêchâmes de faire de même. Toujours en silence nous nous approchions de la lisière des arbres. La nuit commençait à tomber, et nous ne tarderions plus à quitter cet endroit. Marjorie chuchota



Nous attendîmes quelques instants dans le silence. Les bruits de la forêt nus paraissaient de ce fait amplifiés. Un bruit de moteur nous informa qu’Alia avait démarré la voiture. Le bruit se rapprochait, nous ne voyions aucune lumière, elle conduisait feux éteints. Elle mit un certain temps à venir, le chemin étant étroit et mal entretenu. Il faisait noir, de nombreux nuages masquaient les étoiles et nous avions de plus en plus de mal à distinguer les formes qui nous entouraient. La voiture s’arrêta doucement près de nous, Majorie nous précéda et ouvrit les portières le plus discrètement possible. Nous nous engouffrâmes toutes les trois dans la voiture qui avança vers le fond du pré. Sans un mot, Alia conduisait. Elle avait une combinaison noire et une cagoule. Nous étions en plein James Bond. Et Alia, d’après ce que nous avions vu de son corps faisait une James Bond Girl tout à fait crédible. Anne serrait ma main dans la sienne.


Elle arrêta la voiture devant une haute clôture de barbelés et Marjorie sortit du véhicule, et à l’aide d’une grosse pince, elle coupa les fils de fer rouillés créant un passage pour notre voiture. Quelques instants plus tard, nous étions sur un chemin de terre, cahotant dans le noir, nous avancions doucement et prudemment, Alia obliqua dans une direction opposée à la maison. Retrouvant une route goudronnée, elle alluma les phares et s’arrêta près d’une camionnette de location. Nous sortîmes toutes les quatre de la voiture. Marjorie nous présenta Alia qui enlevant sa cagoule nous révéla une splendide crinière. Anne sans hésiter, lui déposa un rapide baiser sur la bouche et pour ne pas être en reste, je fis de même. Elle nous invita à ne pas traîner et Marjorie lui expliqua que nous pourrions nous retrouver au chalet. Alia accepta et je lui expliquai rapidement le chemin pour que nous n’ayons pas à nous suivre de trop près.


Anne sauta dans la voiture, la camionnette démarra et soulagées, nous prîmes la route de la maison. Anne posa sa tête sur mon épaule et soupira.