- — Bon, Vincent, on y va ? On est déjà à la bourre, on avait dit à Fred qu’on passerait chez lui vers minuit et on a déjà une demi-heure de retard.
- — Ouais, j’arrive, c’est la fin de la scène, elle est en train de tout ramasser en pleine tronche.
- — Mais t’en as pas marre de regarder ces conneries ? C’est tout le temps la même chose en plus. Trouve-toi une copine, comme ça t’auras plus besoin de regarder ces films à la con.
- — T’en as de bonnes toi, tu crois pas que je préfèrerais ! Mais y en a aucune qui veut ; pourtant je suis pas difficile, je suis prêt à sauter sur tout ce qui se présente… C’est le cas de le dire ! ajoute Vincent tout fier de son calembour pourtant peu reluisant. Et puis là je regarde juste par habitude, j’ai même pas ouvert ma braguette… Mais tu peux parler, toi, t’en ramènes pas souvent toi non plus, des gonzesses !
- — Certes, répond Stéphane quelque peu vexé, mais moi au moins je passe pas mes journées devant la télé à me branler devant des films de cul !
- — Mais moi non plus, puisque je viens de te dire que je me branle pas ! Et d’ailleurs, si tu es abonné à Canal, je suppose que c’est un peu à cause du film de cul du samedi soir, avoue ?
- — Si je suis abonné à Canal, mon couillon, c’est pour regarder le rugby et le foot – d’ailleurs t’en as bien profité aujourd’hui, donc la ramène pas trop – et aussi pour les films, "normaux" évidemment… Allez putain, grouille-toi !
- — Voilà voilà, ça va, j’ai éteint la télé, t’es content ? En plus, je suis sûr que ça allait être un super film, et toi tu me fais éteindre juste au moment où l’intrigue se nouait et où le suspense prenait corps ! Je saurai jamais si Mike va se taper Samantha ou Pamela.
- — Qu’est-ce que tu peux être con ! À mon avis, il va se taper les deux, et en même temps en plus ! conclut Stéphane avant de fermer à clé la porte de son appartement et de descendre l’escalier menant à sa voiture.
- — Ah ouais, tu l’as déjà vu ou quoi ? Ça aurait pu être intéressant. Je vois déjà les deux meufs à quatre pattes, avec Mike qui arrive par derrière et…
- — Ta gueule !!!!
- — Ok ok, n’empêche que louper un chef-d’œuvre pareil pour aller dans un endroit sombre, bruyant, enfumé et où on peut pas passer dix secondes sans se faire bousculer par des attardés qui bougent dans tous les sens et qui croient que la techno c’est de la musique, faut vraiment avoir envie !
- — Bin personne te force, et puis je te signale que c’est dans les boîtes qu’on a le plus de chances de choper, donc critique pas trop.
- — Ouais mais bon, pour rentrer bredouille encore une fois, autant aller passer la soirée dans un bar tranquille.
- — Mais sois pas si pessimiste, c’est en forgeant qu’on devient forgeron ! À force d’insister y en a bien une qui va vouloir ! souligne Stéphane comme pour se persuader lui-même.
- — Mouais, mais en attendant d’avoir mon diplôme de forgeron, je m’y fais bien chier dans ces boîtes à la con !
Un quart d’heure plus tard, et après un passage rapide chez Frédéric, le troisième de la bande, tout ce beau monde se retrouve sur le parking du Macumba, petite discothèque ordinaire située en périphérie de la ville.
Comme d’habitude, Vincent et Stéphane, tous deux 19 ans, prennent rapidement place près du bar avec un demi ; comme d’habitude, ils reluquent sous toutes les coutures la moindre fille qui passe, peu habitués à voir une telle concentration de personnes de sexe féminin dans leurs classes de préparatoires scientifiques ; et, comme d’habitude, ils se lamentent en se disant qu’avec un peu plus d’audace, ils pourraient peut-être revenir avec une de ces charmantes demoiselles sous le bras ; et, comme d’habitude, ils regardent Frédéric, 20 ans et camarade de classe de nos deux acolytes, en pleine action, danseur insatiable et surtout dragueur chevronné.
- — Eh Vincent, regarde-le cet enfoiré de Fred, il est en train d’en ferrer une ! Il leur raconte deux trois conneries, et paf, c’est plié. À mon avis, celle-là non plus ne va pas résister longtemps !
- — Faut dire aussi qu’il a la classe, regarde-le faire, il se la pète comme c’est pas permis avec ses cheveux gominés et ses fringues qu’il a payés je sais pas combien, et toutes ces greluches elles tombent à ses pieds !
- — Eh ouais, le style ça fait tout, nous on est en jean et chemise, classique quoi, et on chope rien. Faudra que je lui emprunte ses fringues un de ces quatre. Bon bin encore une fois, il lui a fallu moins d’une demi-heure pour avoir une touche !
- — Pffff, ça m’exaspère. Faut dire aussi qu’il a plus de chances de choper sur la piste qu’en restant accoudé au bar. Bon, un autre demi pour finir de bien se chauffer, et après on part à la chasse nous aussi, ça te dit ? À force, on finira bien par en trouver une. Et puis tant qu’à se faire chier, autant se mettre une bonne mine.
- — Ah non, je conduis après, donc ça sera un Coca. Surtout que cet après-midi on a pas donné notre part au chien, on a déjà ce qu’il faut dans la musette, je pense !
- — Quel petit joueur ! Si t’es pas chaud, tu pourras jamais faire du rentre-dedans. Regarde Fred, il était déjà à moitié bourré en arrivant, et paf, il y va la tête en avant sans réfléchir !
- — Ouais bin, j’ai pas envie de rentrer la tête en avant sans réfléchir dans un platane au retour, donc je ferai comme je peux, de toute façon j’ai essayé à jeun, bourré, chaud mais encore lucide, et y’a rien à faire, ça marche quasiment jamais. Ce qui marche le mieux, c’est encore de faire boire la fille, mais d’une : ça revient cher, et de deux : ça marche pas à tous les coups non plus. Dès fois elles ont un éclair de lucidité juste quand tu t’approches, et ça te fout la soirée en l’air ! Et puis si elles sont trop beurrées, elles passent la nuit dans les chiottes ! En fait tout est une question de dosage, il faut la faire boire, mais pas trop : elle doit perdre sa lucidité, mais elle doit quand même garder l’équilibre ; en gros, c’est vachement balaise, c’est scientifique même, car en plus les quantités d’alcool à fournir diffèrent selon les filles ! En vérité je te le dis, faire boire une fille, c’est scientifique ! SCIENTIFIQUE…
- — Ouais, je crois que t’as raison, t’es déjà à moitié plein en fait ! ironise Vincent. Tu fais bien de calmer sur l’alcool.
Sur ces bonnes paroles, Frédéric rejoint les deux énergumènes avec le sourire aux lèvres :
- — Ah tiens, tu t’es fait jeter ?
- — Ah non, c’est tout le contraire justement, elle m’invite à sa table là-bas, vous la voyez ?
- — Ouais… Hé, mais elle a l’air d’être bien accompagnée dis donc !
- — Ouais, y a une copine à elle, sa sœur avec son copain, et une copine à sa sœur. Vous suivez ?
- — Bin, je sais pas trop qui est qui, en plus on y voit pas trop, il fait trop noir dans cet endroit pourri, peste Vincent qui n’en finit pas de râler. Et dans le tas, y en a qui sont libres ?
- — Affirmatif, mais venez avec moi, je lui ai dit que j’étais venu avec deux potes, vous êtes invités aussi. Par contre, pas touche à la mienne, elle s’appelle Virginie. Pour le reste, vous faites ce que vous voulez, sachant évidemment que sa sœur, la blonde avec le haut blanc, et qui s’appelle Stéphanie je crois, n’est pas libre, à moins que son gars soit large d’esprit, et puis elle a 26 ans, soit le même âge que la copine à côté, la brune en débardeur, vous la voyez ? Apparemment elle est venue seule, enfin je veux dire sans mec… Ça fait un peu vieux, surtout pour des inexpérimentés comme vous, mais par contre, la copine à Virginie, qui s’appelle Céline, est libre, ça je le confirme, c’est Virginie qui me l’a dit. Elles ont 19 ans toutes les deux et elles sont en fac de droit. De loin, elle a l’air pas trop mal, mais ça en fait une seule pour deux, désolé, ça sera au meilleur la guirlande, si elle veut bien d’un de vous deux évidemment.
- — Hé ! Ta gueule d’abord, on fait ce qu’on peut ! Bon allons-y alors ! Je commanderai ma binouze au serveur, en même temps qu’on offrira la tournée.
Sans plus tarder, le trio rejoint la table et s’installe de façon tactiquement parfaite : Frédéric trouve adroitement une place sur la banquette à côté de Virginie, tandis que Vincent et Stéphane parviennent à infiltrer leur chaise respective autour de Céline, la célibataire de leur âge. Aussitôt, tout ce beau monde fait connaissance, et si Frédéric et Virginie ont tôt fait de repartir s’isoler au milieu de la foule de la piste de danse, Stéphane use de toutes les ficelles possibles pour essayer d’intéresser Céline, tandis que Vincent, tout à l’heure si motivé à l’idée de conquérir le cœur de la belle Céline, semble plutôt prendre part à la discussion des trois autres personnes du groupe, pourtant âgées de vingt-cinq ans ou plus, soit des gens d’une autre époque pour des adolescents de 19 ans. Ce comportement plutôt inhabituel, bien que favorisant les desseins de Stéphane, a tôt fait de l’intriguer, si bien que quelques demis plus tard, et à l’occasion d’une vidange aux toilettes, ce dernier en touche deux mots au bizarre individu préférant la compagnie de trois "vieux" à une jeune fille plutôt canon de leur âge :
- — Eh bin qu’est-ce qui te prend ? Tu trouves pas Céline à ton goût ? Je sais pas ce qu’il te faut mais c’est une bombe pourtant ! T’as vu comment elle est foutue ! Et blonde aux yeux bleus en plus.
- — Ouais, mais bon je suis grand seigneur, je te la laisse.
- — T’es sûr ???? Ok, de toute façon t’avais aucune chance car j’ai la super touche avec elle. Mais faudra quand même que tu me dises ce qui t’arrive, car d’habitude tu fais pas autant la fine bouche.
- — Ouais mais là je sais pas, j’ai envie de discuter de trucs intéressants pour une fois, ils ont vachement plus de conversation que ta Céline, elle, elle me saoule et en plus elle a un accent parisien qui me crispe. Et puis, de toute façon elle est trop grande pour moi, avec mon mètre soixante-dix, j’aurai l’air ridicule si je danse avec elle. Par contre je sais pas si t’as fait gaffe, mes les deux meufs sont pas mal aussi, surtout Marie, la brune qui est venue seule. Elle est super bien foutue elle aussi, peut-être même mieux que Céline, et puis elle est brune aux yeux verts, ça lui fait un regard de fou ! En plus, permets-moi de te dire qu’elle a vachement plus de classe que Céline.
- — Quoi? Tu vas quand même pas me dire qu’elle t’a tapé dans l’œil ! Et puis depuis quand tu cherches des filles qui ont de la conversation ? Certes c’est sûr qu’elle est pas mal, mais vu son âge, t’as aucune chance. Et puis, à mon avis, elle attend pas après nous si elle cherche un mec.
- — Je me doute bien, d’ailleurs, je sais même pas si elle a un copain, mais je la drague pas, j’ai pas envie d’être ridicule, je discute juste tranquille. Tu sais, tu devrais t’intéresser aux filles pour autre chose que leur cul dès fois ! En plus elle adore Brassens, ça nous fait déjà une sorte d’ami en commun. C’est pas avec les grognasses de 19 ans du style de Céline que je vais pouvoir discuter de Brassens ! Si j’avais ma guitare, je lui jouerais quelques morceaux, ça l’épaterait sûrement !
- — Ah, c’est cool, si t’as trouvé quelqu’un à qui jouer tes trucs de vieux, ça t’évitera de nous saouler à nous !
- — Va te faire mettre, sale bâtard ! T’y connais rien à la musique !
- — Ha ha ha, bon allez je te laisse finir de vidanger tes binouzes, et je repars m’occuper de Céline avant que quelqu’un me la prenne.
S’ensuit alors une soirée tout à fait ordinaire : le premier slow est à peine entamé que Frédéric et Virginie s’échangent des baisers baveux et langoureux ; il ne faut guère beaucoup plus de temps à Céline pour se retrouver dans les bras de Stéphane, tout heureux pour une fois d’avoir pu conclure, et en un temps record en plus de ça. Vincent, quelque peu jaloux de la réussite de ses deux collègues, reste néanmoins sans émotion apparente et continue sa très enrichissante discussion avec Marie et ses amis.
Quelques slows et quelques roulages de pelles plus tard, alors que Frédéric et Virginie ont déjà déserté les rangs depuis un petit moment, Stéphane et Céline reviennent vers la table, et tandis que Céline rassemble ses affaires, Stéphane annonce à Vincent son intention de quitter les lieux dans les secondes qui suivent pour raccompagner Céline chez elle. Vincent, pourtant peu enclin à s’éterniser dans ce genre d’endroit, fait cependant la moue à l’idée de se séparer de Marie, dont il ne finit pas d’apprécier la compagnie au fil des minutes.
- — T’es sûr que tu veux partir de suite ? demande-t-il à son chauffeur.
- — Ouais, mais sinon trouve-toi quelqu’un pour te faire ramener, tu dois bien connaître des gens ici, y a tout le bahut dans cette boîte ! Et, entre nous, j’aimerais bien rentrer tout seul avec Céline, si tu vois ce que je veux dire, ajoute-t-il en aparté.
- — Ouais, mais bon t’es lourd, et puis entre ceux qui n’ont pas le permis, ceux qui n’ont pas de caisse, et ceux avec qui j’ai des relations quasi-inexistantes, je sens que je vais devoir rentrer à pied ! Encore heureux qu’il fasse pas trop froid !
- — T’as raison, en plus la marche c’est excellent pour la santé, et puis ça te permettra d’évacuer tes binouzes ! Et puis pour une fois que j’arrive à pèch’ une meuf !
- — Ok, pas de problème, je vais me débrouiller, t’en fais pas.
- — Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas, intervient alors Marie, mais je peux peut-être te ramener si ça te dit ? propose-t-elle à Vincent.
- — Ah, c’est pas de refus, ça m’arrangerait bien vu que l’autre boulet me laisse tomber.
- — Hé ! Déjà bien content que le boulet t’ait emmené jusqu’ici ! Bon, puisque t’as trouvé quelqu’un pour te ramener, je vais vous laisser, à la prochaine !
- — Ouais c’est ça, casse-toi, faux frère !
Stéphane et Céline quittent donc l’assemblée, bras dessus bras dessous, en essayant de se frayer un chemin jusqu’à la sortie, tandis que Vincent reprend sa conversation, tout heureux de la proposition de Marie, le cœur battant et avec déjà mille scénarii heureux pour le dénouement de sa soirée. Stéphane, quant à lui, a tout juste le temps de refermer la portière de sa voiture que Céline lui saute au cou pour l’embrasser fougueusement, tout en faisant lentement remonter sa main, initialement posée sur le genou de son nouveau petit copain, vers son entrejambe. Stéphane, peu habitué à une telle fougue, sent déjà son membre viril se déployer, ce dont Céline, grâce à sa main baladeuse, a tôt fait de s’apercevoir. Loin de s’en étonner, car ayant, contrairement à son partenaire, une expérience non négligeable dans les plaisirs de la chair, la jeune demoiselle entreprend un massage très localisé sur l’objet de ses désirs, massage qui ne tarde pas à produire l’effet escompté, à savoir un raidissement complet dudit objet. Tout en continuant sa vive embrassade, Céline parvient, malgré quelques difficultés liées à l’étroitesse du lieu et aux boutons de braguette du jeans, à extraire le sexe fièrement dressé de son prince charmant, et elle le branle délicatement pour en tester la raideur et la douce et chaude texture.
Stéphane, tout heureux que pour la première fois une fille veuille bien toucher la partie la plus intime de son anatomie, n’en reste pas moins quelque peu inquiet de partir aussi brusquement dans l’inconnu, qui plus est dans un lieu inhabituel pour ce genre de choses, et n’ose plus bouger de peur de se laisser submerger par ses émotions. À l’inverse, Céline, totalement maîtresse de la situation, profite de la passivité du jeune homme pour se laisser lentement glisser le long du siège et pour goûter avec un plaisir non feint la bite à sa disposition.
Après quelques secondes à savourer les talents buccaux et linguaux de sa dévouée, Stéphane reprend quelque peu ses esprits grâce à un moteur de voiture qui brise la douce mélodie de succion féminine, et se dit avec raison que l’endroit est plutôt inopportun pour s’adonner en toute quiétude à ce genre d’occupations pourtant fort plaisantes :
- — Euh… Tu crois pas qu’on risque de se faire gauler ? demande-t-il inquiet.
- — Mmmmmh, parvient à articuler Céline tout en lâchant sa proie, moi je m’en fiche, personne me voit de toute façon, mais si tu veux pas faire trop ridicule tout seul dans ta caisse, prends ton portable et fais semblant de téléphoner, ça fera moins louche.
- — Wouah, pas con, t’es super maligne !
- — Normal, Céline ça rime avec maligne ! Non, en fait c’est un ex qui m’avait filé la combine, ça marche assez bien, sauf qu’il faut pas que quelqu’un approche trop près de la bagnole quand même, sinon je me fais repérer ! Bon, sur ce j’y retourne, j’en ai trop envie !
Stéphane en profite alors pour sortir son téléphone portable et fait de son mieux pour imiter le mec qui téléphone dans sa voiture, ce qui n’est guère facile vu l’attention dont il fait l’objet. Par bonheur, le parking est peu éclairé, ce qui limite les chances de se faire repérer, et il est peu fréquenté étant donné l’heure relativement peu avancée de la nuit. Cependant, cette situation malgré tout guère dangereuse suffit à exciter grandement l’inexpérimenté Stéphane, pour qui cette légère exhibition revêt la forme d’un exploit. Céline, quant à elle, bien que plus habituée à ce genre de choses, se trouve elle aussi en état d’excitation assez avancé et soumet le sexe de Stéphane à rude épreuve. Ce dernier, bien que submergé par tant d’émotions et de facteurs défavorables, parvient, grâce à l’aide de Céline qui lui ménage des plages de repos, à lutter contre une éjaculation trop précoce qui ruinerait à coup sûr sa toute nouvelle relation, en même temps que sa réputation auprès des autres filles. Grâce à une concentration sans faille aiguisée sans doute grâce à sa passion pour le jeu d’échecs, Stéphane parvient à encaisser les assauts linguaux, buccaux et manuels sans exploser, et tout en prenant un maximum de plaisir.
Pourtant, après de longues minutes de louables efforts de la part du jeune homme, Céline, pas avare d’efforts elle non plus mais sans doute usée par sa position inconfortable, met fin à l’attente de Stéphane en branlant à allure un peu plus soutenue la verge déjà prête à exploser. Ce léger changement de rythme suffit à le hisser un peu plus encore vers l’extase suprême. Sentant l’irréversible se produire, il parvient à articuler un à peine audible "ça vient" de politesse, qui provoque un léger recul de Céline, en même temps que sa branlette gagne en vigueur et en intensité. Stéphane se lâche alors complètement et expulse dans le chaos le plus total quelques millilitres de sperme qui finissent leur course, au gré des mouvements saccadés de Céline, sur sa chemise, sur le siège, sur la portière et sur sa bienfaitrice branleuse, qui n’avait pas pris soin de se mettre assez à l’abri, ce qui cependant n’était guère facile étant donné l’exiguïté du lieu.
Son forfait accompli, Céline se saisit d’un paquet de mouchoirs pour réparer les dégâts dont elle est, il faut bien l’avouer, la principale instigatrice, et en tend un à son partenaire de jeu qui se remet à peine de toutes ses émotions. Puis, après un bref nettoyage des lieux, Stéphane met le moteur en route et met le cap vers chez Céline, pour une nuit qu’il pressent inoubliable…
De son côté, Vincent continue sa causette un bon moment, avant de décider, d’un commun accord avec Marie, de rentrer, tandis que Stéphanie et son copain n’ont pas d’autre choix que de rester un peu plus longtemps, étant donné qu’ils attendent toujours la réapparition de Virginie qu’ils doivent ramener, et qui au vu de la mine renfrognée de Stéphanie, risque de se prendre un bon soufflon.
- — Au fait, demande Marie à Vincent, et Frédéric, il va rentrer comment? Il faut peut-être que je le ramène ?
- — Non non, il va se débrouiller. Il habite pas trop loin, il pourra rentrer à pied. Ça sera pas la première fois qu’il rentre à pied, il a l’habitude, surtout qu’il connaît du monde, à mon avis, il trouvera à se faire ramener si vraiment il a la flemme.
Sur ce, Vincent se dépêche de plier bagages, dès fois que Frédéric ressurgirait et voudrait se faire ramener par Marie, dont il ne veut partager la voiture avec personne. Pourtant, le trajet est vite accompli et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il se retrouve au bas de son immeuble.
- — Bon, merci beaucoup de m’avoir ramené, ça m’a évité une bonne demi-heure de marche. Et merci pour la compagnie, c’était… très agréable.
Puis, tout penaud d’avoir osé faire un compliment à une fille, Vincent détache sa ceinture de sécurité et ouvre la portière, sans un simple coup d’œil pour la conductrice dont il n’ose affronter le regard.
- — Au r’voir, parvient-il à murmurer de façon à peine audible.
- — Hé ! T’échappe pas ! Moi quand je dis au revoir à quelqu’un que je connais, je lui fais la bise, pas toi ?
- — Ah, euh… oui, moi aussi, désolé, bafouille-t-il en s’approchant d’elle et en l’embrassant (trop chastement à son goût) sur chacune de ses joues.
- — En plus, il faut que tu me laisses ton numéro de téléphone, tu m’as promis un concert privé, j’espère que c’était pas des paroles en l’air.
- — Bien sûr que non, tu passes quand tu veux, mais je te préviens je joue juste comme ça pour le fun. Mais tu peux monter maintenant, pour avoir juste un aperçu ! tente Vincent comme un geste de survie pour retarder l’heure de la séparation.
- — Et je suis sûre que tes voisins apprécieraient, n’est-ce pas ?
- — Ah c’est vrai, j’y avais pas pensé ! Par contre, si t’avais un papier et un crayon pour le numéro ?
- — Je te donne ça de suite.
Alors, tandis qu’il note avec application son numéro de téléphone, Marie tente d’apaiser la déception légitime du jeune homme :
- — T’inquiète pas, on verra ça une autre fois, en plus je suis crevée, j’ai plus l’habitude de sortir si tard !
- — Bon j’y vais, n’hésite surtout pas à appeler quand tu veux passer, j’essaierai d’être à la hauteur de tes attentes.
- — Ça marche ! À la prochaine, et bonne nuit !
- — Toi aussi, au r’voir.
Sur ce, Marie continue sa route, tandis que Vincent, à peine rentré chez lui, se précipite sur son ordinateur, et après quelques clics de souris, une jeune femme, complètement nue, aux cheveux blonds et raides, et munie de seins disproportionnés, apparaît sur l’écran, entourée de trois belles bites d’un fort beau calibre qu’elle suce et branle avec vigueur… Alors Vincent baisse son pantalon et son caleçon, et se branle lui aussi avec vigueur pour évacuer son trop plein d’émotions, en pensant très fort à Marie, dont il sent qu’il est en train de tomber amoureux… Et tout en s’astiquant machinalement pendant que la blonde subit les assauts successifs des trois mâles en rut, il s’interroge sur les sentiments de Marie à son égard…
À suivre…