| n° 08528 | Fiche technique | 25676 caractères | 25676Temps de lecture estimé : 15 mn | 25/01/05 |
| Résumé: Rencontre avec un homme aux doigts et à la langue d'or... dans un harem. Rencontre et récit véridique et non romancé. | ||||
| Critères: fh fffh couleurs asie couple collection volupté fsoumise hsoumis voir init | ||||
| Auteur : Jeff Envoi mini-message | ||||
Contrairement à d’habitude, je ne vous dresserais pas aujourd’hui le portrait d’une femme qui peut éprouver un plaisir solitaire intime, dans un lieu inhabituel. Non ! Aujourd’hui, je voudrais tracer le portrait d’un homme, enfin, d’un Être qui consacre sa vie, toute sa vie, aux femmes.
Au cours d’un de mes nombreux voyages à travers le monde, je me suis arrêté dernièrement, dans un petit sultanat du Moyen Orient, à l’invitation amicale du jeune Sultan qui y règne. Les quelques touristes qui viennent là, disent que c’est encore un des rares paradis terrestre. Situé en bordure d’une mer chaude, toujours vert émeraude, les jardins y sont fleuris toutes l’année, l’eau abondante. La vie semble donc douce et paisible en ces lieux où il n’y a ni impôts, ni voleurs. Mais c’est aussi un des derniers lieux où l’on trouve encore une véritable vie coutumière et ancestrale.
Le Sultan y dispose d’un magnifique palais, doté de tout le confort moderne, avec profusion de serviteurs ainsi qu’un harem avec … vingt-sept femmes !
A la question de ce chiffre de vingt-sept, il m’a d’ailleurs très gentiment répondu que ce chiffre représentait le nombre de jours d’une lunaison …
Pour gouverner ce harem, car un harem se gouverne, il ne fait confiance qu’à son fidèle Abdul.
Abdul est un garçon d’une trentaine d’années, le crâne rasé, le biceps puissant, l’œil noir toujours rieur mais à l’affût des moindres mouvements qui peuvent surgir dans son environnement. Glabre, Abdul est très fier de sa haute fonction au sein du Palais, de sa puissance et de la confiance que lui accorde son Maître. Il règne sur le harem en patron despotique et régente d’une "main de fer dans un gant de velours" les vingt-sept jeunes femmes, toutes plus belles les unes que les autres, originaires de nombreuses nationalités mais toutes volontairement recluses dans ce palais et toutes épousées légitimement au cours de noces qui se firent en grand cérémonial.
Mais vous pouvez demander à Abdul si, de temps en temps, il n’est pas tenté ou si l’une de ces jeunes femmes ne cherche pas à le séduire, il vous répondra alors dans un grand éclat de rire qu’elles peuvent toujours essayer mais que cela ne serait d’aucune utilité, car Abdul est … eunuque !
Et de rire encore plus largement de sa réponse qu’il trouve toujours très drôle, sans compter, généralement, l’effet que cette annonce produit sur le visage de son interlocuteur, ahuri et confus !
Oui, Abdul est eunuque et heureux de son état !
Très peu de personnes ont la possibilité de le rencontrer.
D’abord parce qu’il ne sort jamais du harem. Ensuite, parce que personne, ou presque, ne pénètre dans le harem. Enfin parce qu’il n’aime pas quitter son antre. Mais, avec la longue amitié qui me lie au jeune Sultan, j’ai eu l’occasion non seulement de visiter le harem, marque d’une extrême confiance, même si cette visite s’est faite en présence et sous l’autorité d’Abdul, mais elle m’a surtout permis de le rencontrer et de développer une relation amicale et surtout de confiance avec ce personnage si particulier.
Abdul est issu de la même tribu que le sultan régnant. Et il sait que c’est un grand honneur qui lui a été fait, que d’avoir été choisi pour devenir et accéder aux fonctions d’eunuque.
Bien sûr, raconte-t-il avec beaucoup d’humour et un brin de nostalgie dans la voix, le moment le plus désagréable a été l’opération, réalisée à Londres par un célèbre gynécologue, au frais du Sultan qui l’a transformé en eunuque. Mais cela aurait pu être pire …
Abdul m’a d’ailleurs raconté qu’au début du siècle, les eunuques du sultanat - il y en avait plusieurs à ce moment là - étaient opérés sur place, par un Imam, après avoir été saoulé et sans être endormis … alors, lui s’estime heureux.
Il a aussi pu recevoir une éducation supérieure, payée par le Sultan … non seulement il est allé à l’université de Riyad, en Arabie Saoudite, où il a étudié la littérature et les langues étrangères mais il a pu aller faire des études en Angleterre, pour suivre les cours de la fameuse école de Maître d’Hôtel ("The Butler High School") de Londres ainsi que l’école des Masseurs d’Ankara.
C’est que les fonctions qu’il remplit auprès de son Seigneur et Maître d’abord et de ses dames ensuite l’oblige non seulement à connaître les us et coutumes des pays dont sont originaires les épouses du Sultan, mais de faire régner l’ordre et la discipline parmi elles, d’occuper les temps d’attentes et de loisirs de jeunes épouses et de les servir avec un rang de "princesses". Bref, des attentions de tous les instants qui demandent de nombreuses qualités. "Pire et mieux qu’un mari !" s’exclame-t-il.
Dès lors, Abdul, endosse toutes ses fonctions, moins celle du plaisir. Mais il reconnaît que des liens d’attachements forts le lie avec toutes les jeunes femmes du harem. Malheureusement, je n’ai pu les interroger pour leur demander si ce sentiment était partagé.
C’est lui, qui les a toutes accueillit au sein du harem.
De la Première épouse à la dernière entrante. Il connaît tout de ces dames. Age, préférences alimentaires, vestimentaires, loisirs, lectures. Ce qu’il n’avoue pas immédiatement c’est qu’il connaît aussi leur corps. C’est lui qui les masse, les oint, les pétrit ou prépare les jeunes épouses pour la nuit de noce, et tous les soirs, lors de leurs tours de rôles.
Il vit au milieu des jeunes épouses recluses dans le gynécée.
Elles y déambulent nonchalamment, à travers les coursives, se promènent dans leurs jardins réservés, au milieu des fleurs et des orangers. S’allongent, nues au soleil, sur le bord de la piscine ou sur les bancs de pierre du hammam où elles passent de longues heures. Et le soir venu, après que le choix du maître des lieux se soit arrêté sur une favorite, Abdul organise une veillée, traditionnelle, où il développe ses talents de conteur pour occuper l’esprit des dames et leur faire oublier à la fois leur solitude et leur réclusion.
Ensuite, à l’heure où la lune monte dans le quart du ciel et lorsque apparaît Véga, l’étoile des Bédouins, Abdul fait rentrer chaque femme dans ses appartements privés, les ferme à clef après avoir contrôlé qu’aucun intrus ne se soit introduit dans le harem et il va se coucher, le trousseau autours de son cou puissant.
Ainsi va la vie réglée du harem, sous la férule d’Abdul.
Au matin, un peu avant l’heure de la première prière, c’est aussi lui qui va chercher la jeune épouse qui vient d’honorer la couche de son mari, s’assurant auprès du Maître de sa satisfaction puis la ramène dans ses appartements. Là, selon un rite immuable et ancestral, c’est lui qui donne les ablutions matinale à la jeune femme de "sortie de la couche du Maître et mari", car si jamais elle devait avoir été fécondée, il ne doit pas être question qu’un accident, qu’une "mauvaise manipulation" puisse interrompre le processus naturel, engagé par le seigneur et Maître. Or, une simple servante – bien que nombreuses dans ce lieu de vie clos et si particulier – pourrait être soudoyé par une autre favorite et causer un regrettable accident à un potentiel et futur descendant mâle.
Voilà pourquoi, la toilette de retour de la couche du Maître est toujours confiée à l’eunuque.
Selon les dires d’Abdul, il n’existe ni rébellion, ni récriminations de la part des jeunes femmes.
Elles disposent non seulement de tout le confort moderne, y compris la télévision par satellite, mais peuvent entretenir des relations avec leur famille, leurs amies, mais uniquement des femmes. Toutefois, tout le courrier entrant et sortant, est sous la haute surveillance d’Abdul qui peut le censurer. Elles disposent de vastes jardins, qui leur sont entièrement réservés ainsi que de la piscine, d’un tennis, d’une salle de gymnastique et du hammam. Une importante bibliothèque est à leur disposition et maintenant, elles peuvent aussi faire leurs courses et passer des commandes sur Internet, mais n’accèdent ni aux messageries ni aux système de Chats. Bref, volontaires, heureuses, elles semblent vivre là des jours heureux et plein de félicité.
Pourtant, après une longue, très longue mise en confiance, Abdul reconnaît que la vie n’est pas toujours simple pour ces femmes.
La promiscuité est quelque fois source de conflits, mineurs, mais des conflits qui peuvent naître d’un rien, d’une broutille et dégénérer en véritables guerres internes avec alliances, création de clans, actes de vengeances, voire – assure-t-il - pouvant aller jusqu’au meurtre ! Alors Abdul veille au grain. Sans compter que l’impossibilité de sortir hors du harem peut entraîner quelques troubles chez certaines.
Mais ce qui préoccupe souvent Abdul, c’est aussi et surtout la condition physique de ses protégées. Non pas qu’il veuille qu’elles soient prêtes à courir un cent mètre ou à soulever de la fonte, mais la condition de leur sexualité.
Car Abdul est aussi le gardien de leur vie secrète. Il connaît toutes les dates de ces dames, fait attention à ce que les moments propices à la fécondation soient connus de son Maître afin qu’il puisse honorer les jeunes femmes comme il se doit dans ces moments là. Il veille aussi à ce qu’elles soient toujours disponibles, inventives, prêtes à assouvir désirs et fantasmes de son Seigneur et Maître … Mais rien ne filtre sur ces désirs et ces fantasmes, Abdul reste non seulement discret mais aussi muet.
Aux détours de conversations avec Abdul, on peut aussi apprendre que son rôle d’eunuque en fait un confident très particulier, vis-à-vis de ces jeunes femmes. Souvent très jeunes, juste pubères, elles se retrouvent enfermées et promise à une vie dévolue à l’attente et à l’amour d’un seul et unique homme. Et Abdul, qui est aussi là pour les éduquer, se retrouve alors propulsé au rang d’ami, de confident … et ce d’autant plus volontairement que les filles savent qu’en principe elles n’ont rien à craindre de lui … ni geste déplacé, ni ragots de quelques sortes.
Autrefois, m’a raconté Abdul, lorsque les harems comptaient plusieurs dizaines de femmes, les eunuques étaient souvent rendus volontairement muets afin qu’ils ne puissent rien dire à l’extérieur ou ne puissent révéler aucun secret. Mais cette coutume barbare, selon Abdul, a disparu depuis de nombreuses décennies.
Cependant, n’essayez pas d’interroger Abdul sur les fantasmes des femmes du harem, fantasme dont il est le dépositaire. À la suite de cette question, il vous regardera du haut de son mètre quatre vingt dix, vous toisera, vous soupèsera de son regard et d’un geste de la main fera mine de vous faire comprendre qu’il n’a pas compris votre question et que tout ça …pff ! Se sont des affaires de bonnes femmes. Point à la ligne. Et d’un regard à vous glacer le sang, vous fera simplement comprendre qu’il n’y a pas à revenir là dessus ! Et vous n’en n’aurez pas envie.
Mais si vous êtes très sympathique à Abdul, peut-être vous confiera-t-il quelques secrets dont il est aussi le dépositaire. Et Dieu sait, enfin, Allah, sait qu’il en connaît des secrets … des petits, des grands, des lourds …
Il connaît tout sur la teinture au henné, quand il faut la fabriquer, quand il faut la poser, quand il faut rincer les cheveux et avec quelle eau puis quelle lotion à base d’huile et de Benjoin il vous faudra alors appliquer. Il sait tout sur l’art de fabriquer la pâte à épiler à base de miel et de citron, les proportions des ingrédients, quand et comment l’appliquer, comment arracher d’un coup sec les poils et quels onguents il faut appliquer pour que la peau reste douce et ne soit pas irriter. Il a aussi appris à parfaitement maîtriser l’art du massage : le tonifiant, le relaxant, le massage préparateur à la nuit de noce, ceux qui déclenchent les règles, ceux qui en calme les douleurs…
Abdul, même si ses origines sont Arabes, connaît tous les points d’acupuncture, tous le système de drainage lymphatique. Et si il dispose de temps dans sa journée, laissez vous masser par ses mains puissantes et douces !
Vous sortirez de ce moment au bord de l’extase, prêt à affronter une seconde journée même et surtout si celle que vous venez de vivre a été épuisante.
D’ailleurs, le jeune Sultan m’a confirmé que bien souvent, Abdul pratique sur lui cet art du massage pour le détendre après une journée de travail harassante … afin de le préparer à passer une nuit des plus confortable et des plus chaude…
Au cours de cette rencontre, alors qu’Abdul nous avait préparé une tasse de thé à la menthe et à la citronnelle, après de longues heures de discussion, il commençait à laisser transpirer quelques informations intéressantes sur la vie du harem.
Ainsi, j’ai pu découvrir que le rôle d’initiateur, de masseur et confident de ces jeunes femmes pouvait aller très loin.
Véritable professeur d’amour et d’érotisme, l’eunuque se devait de préparer toutes les femmes du harem à exercer les plus délicates caresses à l’Homme pour l’amener à son plaisir. Ainsi enseignait-il l’art de la fellation, des caresses des mains et des pieds, du baiser. Il apprenait à ces jeunes femmes le corps de l’homme et leur donnait de précieuses indications sur les points faibles des mâles. En échange, il leur apprenait aussi à découvrir leur corps, la subtilité d’une caresse clitoridienne, le baiser vaginal qui est l’art de contracter les muscles du vagin en appliquant l’entrée de l’utérus sur le bout du sexe de l’homme et y déposer un "baiser" des plus affolant.
Abdul, un soir plus chaud que les autres soirs, en vaine de confidences, m’a aussi parlé de son propre plaisir.
Nous étions tous les deux, assis sous un oranger en fleur qui, à la nuit tombée, laisse exalter toutes ses odeurs et nous prenions un traditionnel thé à la menthe et à la citronnelle.
Comme je semblais interloqué par sa remarque, je l’interrogeais directement.
Décidément, Abdul était un "Etre" étrange … qui ce soir-là, m’a donné un véritable cours d’éducation sexuelle … international.
Il a commencé par évoquer les différences qui existent entre les femmes … pas seulement la différence entre celles qui ne jouissent que du vagin ou que du clitoris … Non, celles aussi qui existent entre les blondes, les brunes, les rousses, les blanches, les noires, les asiatiques, les arabes … Pour lui, chaque femme est un univers à découvrir, à parcourir.
Ainsi, m’a-t-il expliqué, une rousse n’apprécie pas les mêmes sensations sur la peau qu’une blonde ou qu’une brune.
Cela est principalement dû à la sensibilité de la peau, réceptrice de la chaleur.
Une rousse est très fragile, très sensible à la chaleur. Par contre une brune a la peau plus épaisse, les caresses vont devoir être plus appuyées, plus fermes.
Une rousse, m’explique-t-il, a une odeur corporelle forte et rares sont celles qui apprécies de longs léchages corporels, car cela les gênent plus que ça ne les existent, d’autant que le mélange de la salive de l’homme peut aussi déclencher des odeurs plus fortes. Il m’explique aussi que les asiatiques, souvent complexées par leurs poitrines menues, n’apprécient guère que les hommes leur pelotent les seins, mais elles aiment les caresses sur le ventre, les fesses et le haut des cuisses. Par contre, les jeunes femmes d’origine arabe ont l’entrejambe particulièrement sensible à la caresse des doigts de leur partenaire parce qu’elles s’épilent depuis les premiers poils et conservent dès lors une peau très sensible au moindre frottement.
Sans retenue, il me parle du contact des mains. Le contact de la peau sur la peau, me rappelant que c’est là l’un des premiers gestes que l’Homme et la femme s’échange.
Comme je lui jetais un œil à la fois interrogateur et incrédule, il ajoute.
Je contemplais les mains d’Abdul. Deux grandes mains, fortes, musclées, aux doigts larges, presque palmés à la fin. J’avais du mal à les imaginer "aériennes". Abdul, perdu dans ses pensées continue.
Comme il voyait que je fixais ses mains, il s’interrompt un instant pour reprendre.
Un long frisson me parcoure le dos, à l’évocation de ce dernier exercice.
S’interrompant un instant, Abdul fait couler de longues rasades de thé dans les verres avant de continuer.
En prononçant ce mot, il sort un morceau de langue, la fait claquer, joue sur ses lèvres, imite le caméléon qui gobe une mouche.
Là, aussi, m’explique-t-il, la langue doit s’exercer quotidiennement … elle doit être comme tous les muscles du corps, musclée, dure, adaptable, infatigable.
Je restais silencieux car un peu interloqué par ces propos, cette forme de leçon qui m’était donné par un eunuque … Et tant de questions qui venaient soudain à mon esprit …
Abdul, silencieusement me toise de son regard noir avant de répondre.
Et baissant la voix, il ajoute.
Voilà une explication qui éclairait plus ma lanterne de béotien sur l’art de diriger un harem et qui peut expliquer aussi que bon nombre de nos femmes européennes prennent un amant quand nous ne sommes pas assez disponibles pour elles.
Notre soirée se serait bien continuée, mais nous avions besoin de sommeil tous les deux.
Le lendemain, discrètement, j’interrogeais le jeune Sultan sur le rôle de son eunuque.
Je restais abasourdi par ces dernières remarques, me disant que c’était là une vision très machiste de la société et que tout jeune Sultan qu’il était, envoyé dans les meilleures universités occidentales, ayant vécu de nombreuses années à Paris, son système de pensé restait profondément et indiscutablement macho.
Je plaignais, in petto, ces vingt sept jeunes femmes, même si elles étaient volontairement recluses, elles n’étaient rien d’autres à ces yeux et son esprit que des "réceptacles fécondables, dévouées corps et âmes à leur Seigneur et Maître, pour son bon plaisir qui devait être le plus intense possible pour assurer une optimisation de la reproduction et donc assurer la descendance" et non un plaisir partagé, comme celui qu’on nomme … Amour.
Triste, mais conservant par devers moi ces sombres pensées, je quittais mon hôte en le remerciant pour sa grande et généreuse hospitalité. Je saluais une dernière fois Abdul et le remerciais pour ses informations sur le "plaisir au harem", avant de prendre un avion qui me ramenait vers Paris … et vers vous, ami(e)s lecteurs, lectrices.
En lisant ses lignes, ayez une pensée pour Abdul, l’eunuque au service de la reproduction et surtout pour les recluses du harem …