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Temps de lecture estimé : 14 mn
24/01/05
Résumé:  Rencontre chaude d'une jeune artiste au plaisir et à la sensibilité à fleur de peau ...
Critères:  ffh inconnu magasin collection volupté voir fetiche fmast init
Auteur : Jeff            Envoi mini-message

Série : Colette, le plaisir à fleur de peau

Chapitre 01 / 02
Colette, le plaisir à fleur de peau... (1)



Je vous l’ai peut-être déjà dit, mais j’aime flâner dans les rues de Paris, regarder le spectacle qui s’y déroule, suivre des yeux les jolies filles, épier les jeunes amoureux, contempler avec tendresse les vieux couples qui déambulent, main dans la main. J’aime aller de vitrine en vitrine, découvrir les nouveautés, repérer les nouvelles devantures.


C’est au cours d’une de mes promenades que, rue de Seine, je tombe en arrêt devant celle d’une des galeries qui borde cette longue rue consacrée aux Arts.

Elle est là, immense, hiératique, imposante, luisante, sombre de son bronze neuf, polie grossièrement et pourtant si détaillée.

Je la contemple durant de longues minutes. Je recule, puis m’avance.

Les passants me bousculent mais je n’y fais pas attention, tant je suis absorbé par la vision de cette statue de femme nue, qui me fascine, m’hypnotise.

Elle représente une femme sortant de son bain et s’essuyant le pied gauche.

Assise sur un hypothétique rebord de baignoire, elle a une pose lascive de la femme surprise dans sa toilette intime. Elle est saisie, arrêtée, figée, coulée dans le métal pour l’éternité, dans ce geste naturel, plein d’élégance, de grâce et trop souvent secret.

Le bras gauche lui sert d’appui. La main, fine, est largement ouverte sur le rebord.

Le buste, légèrement tourné vers le spectateur -voyeur, offre une lourde poitrine aux tétons pointus qu’on a envie d’empaumer des deux mains. Ces seins sont une invitation tactile. On n’a pas seulement envie de les toucher, de les sentir remplir le creux de sa main, on voudrait en palper les bouts, les rouler entre les doigts. On voudrait en éprouver la chaleur, la douceur, le moelleux. On souhaiterais les sentir palpiter sous sa main, leurs faire connaître du plaisir, du bonheur, de la jouissance.

La jambe droite, musclée, le pied bien à plat, supporte l’autre jambe. Posée sur le genou, le tibia en équilibre fait mollement pendre le pied en parti couvert par une serviette qui sert à le sécher, au niveau de la cheville. Les orteils sont frappants de réalisme, les lunules des ongles, nettes, la plante présente ses imperfections et ses détails intimes.


La main, perdue dans les plis de la serviette évoque la caresse douce et chaude d’un lourd tissu éponge.

Plus haut, le ventre, légèrement rebondi, affiche son satiné et cache les ombres naissantes d’une intimité suggérée et mystérieuse qui apparaît dans l’entrejambe. Là, un doux friselis, buisson de poils pubiens taillés et entretenus, invite l’œil à une descende vertigineuse dans une intimité que l’on imagine plus qu’on ne la voit.

Les détails sont frappants de réalisme.

On dirait un moulage…

Mais cette femme sortant du bain dispose d’un cou, et après … plus rien ! Le vide.

Pas de visage, pas de figure, pas de tête. Rien ! Seulement un cou déchiré, aux bords déchiquetés, lacérés, pointus, coupants, comme si avec rage, l’artiste avait volontairement et dans un geste de colère, ôté la tête en l’arrachant d’un coup d’un seul. Quelques lambeaux de boucles de cheveux, sortes d’anglaises, sont restés, accrochés aux épaules, dans un mouvement figé à tout jamais, comme si elles avaient été pétrifiées par la soudaineté et la brutalité du geste, …

Impression étrange de ce corps de femme, anonyme, qui offre sa nudité, son intimité quotidienne à qui veut la voir et se refuse de présenter son visage, sa tête.


En m’approchant au plus près, on peut lire "Colette, sortie de bain. C. 2004" …

Ainsi, cette femme sans visage, sans tête a-t-elle un nom, enfin, un prénom, celui si évocateur de… Colette !

Par curiosité, je pousse la porte et entre dans l’univers, froid et dépouillé, de la galerie …

Contre les murs, des bronzes représentent des morceaux de corps de femmes … paires de seins, paires de fesses … ventres … ventres déchiquetés au niveau des cuisses et sous les seins … mains … bras et mains … pieds, pieds et jambes. Mais, pas de visage, jamais aucun visage.

Que des morceaux ! Toujours amputés, mutilés, lacérés sur les bords par un geste de rage ou de furie d’un amant éconduit et qui veut oublier, jeter, détruire, faire mal, par procuration ….

Un frisson de froid, presque morbide me parcourt le dos. J’ai la sensation de pénétrer dans un coin d’une morgue où l’on conserve des morceaux de cadavre de femme, mis en pièces par un maniaque.

Dans un coin, sereine, sous une lampe bureau, une jeune femme, aux grandes anglaises blond cendré, lit un livre. À mon approche, elle lève les yeux, me sourit et m’accueille.



Je reste un instant interloqué, coi.



Je m’approche de la statue que j’admire sur son envers.

Le dos est musclé, les fesses pleines, le sillon qui les sépare invite le regard à le suivre vers d’improbables zones cachées et attirantes.

J’approche ma main et touche du bout du doigt le métal froid et lisse.



Je sursaute. Je n’avais pas entendu la jeune femme se déplacer, ni senti son arrivée dans mon dos.



Elle part d’un grand rire …



Prenant cette dernière remarque comme une invitation, je pose carrément ma main sur le dos de bronze.

Le contact froid me fait d’abord frissonner. Mais vite, très vite, la chaleur de ma main se transmet au métal et j’ai l’impression qu’il vit sous ma paume. Je caresse lentement, de bas en haut le dos, sentant sous mes doigts, à moins que ce ne soit mon imaginaire, les muscles tendus de la jeune femme…

La jeune galeriste s’est déplacée à mes côtés et tend elle aussi sa main vers le flanc de la statue … la pose dessus.



Puis elle commence à me livrer ses petits secrets, ceux d’abord de son art … de fondeur … et de sculpteur. Au fur et à mesure qu’elle me parle, la main toujours au contact du bronze, je la regarde, je la détaille.

Ses anglaises. Lourdes, blond cendré, qui descendent sur ses épaules … D’un œil j’observe la statue sans tête, contemple un instant les restes de boucles et de mèches posées sur le haut du dos, immuables, éternelles … puis par une suite d’une rapide vision, aller retour entre la statue et la jeune femme qui se dresse, là, devant moi, je me rend compte que se sont … Non ! …Mais si ! … Se sont bien les mêmes personnes … Impossible de me tromper.

La surprise de cette découverte, me trouble.

Machinalement, je joue de mes doigts sur les boucles figées dans le bronze … tout en regardant la jeune femme, qui parle et me sourit en même temps.

Ses yeux, en amande, couleur noisette, deviennent eux aussi rieurs. Ses pommettes, hautes et saillantes se teintent d’une légère rougeur. Sa bouche, étroite, aux lèvres charnues, est délicatement ouverte.

Ses paroles m’arrivent alors, comme étouffées, amorties. Je n’ose plus bouger mes doigts, mes mains… Maintenant, je sais qu’elle est son propre modèle.

Le trouble m’envahit et elle finit par le remarquer.



J’ai du mal à reprendre mon souffle. La situation me rend gauche, plus que je ne le voudrais. Prestement, je retire ma main de la statue.



Je la regarde fixement, sans comprendre ce qu’elle vient de dire.



Je reste de plus en plus bête. J’avoue, que je n’ai jamais connu pareille situation.

Me voilà, entrain de caresser une statue, en bronze, froide et luisante, un objet ! Oubliant que je suis dans une vitrine qui donne directement sur la rue, où les badauds défilent, dont certains s’arrêtent pour regarder à l’intérieur de la galerie d’art. À mes côtés le sculpteur et modèle ! Sans compter, j’espère que cela ne se voit pas, qu’une terrible érection est entrain de monter dans mon entrejambe.

Sentant ma gêne, la jeune femme d’un rapide coup d’œil sur son poignet fin, regarde sa montre.



Et joignant le geste à la parole, elle s’éloigne de quelques pas et se dirige lentement et majestueusement vers la porte, donne un tour de clef, tire un store opaque couleur papier Kraft et d’une main experte, déroule une ficelle qui libère un grand rideau du même genre qui vient s’interposer entre la statue et la vitrine.

La matière, légèrement translucide, laisse filtrer la lumière, et nous rend invisibles de la rue.

Sous cette lumière naturelle, chaude, filtrée, le bronze se teint lui aussi d’une aura orangée qui accentue les contours, met en reliefs les détails.

Instinctivement, je me déplace légèrement sur le côté et mes doigts se posent langoureusement sur le bras qui tient la serviette.


Colette, s’est retournée et m’observe.

Le bout de mes doigts, électrisé par le contact, remonte et descend le long des muscles du bras, coulés dans le bronze, tandis que mes yeux font la navette entre la statue et Colette, modèle vivant qui est là, à deux pas de moi, me sourit et m’observe.

Quelle sensation bizarre, étrange.

Je caresse cette statue tout en ayant l’impression de caresser le modèle vivant.

Colette appuie ses épaules contre le pan de mur qui sépare la porte d’entrée de la vitrine. Elle place ses mains, derrière ses fesses, les appuyant elles aussi contre le mur. Les deux pieds bien à plat sur le sol, légèrement en avant. La tête appuyée sur le mur, tournée vers moi, elle m’observe.

Dans la douce pénombre qui a envahi l’espace, je distingue son regard. Un regard qui a quelque chose de narquois, de moqueur, d’ambiguë.

Alors commence, entre elle et moi, entre elle, moi et la statue un étrange ballet, fait d’effleurements, d’affleurements, de caresses, plus ou moins appuyées, plus ou moins osées.

Seules mes mains touchent la statue. Je ne la regarde plus avec les yeux, seulement avec la peau de mes doigts, de mes paumes de mains … Je plante mes yeux dans ceux de Colette qui a … quatre pas de moi, accroche mon regard et ne le quitte plus.

Mes doigts vont et viennent sur le bras, remontent au creux du biceps, abordent la rondeur de l’épaule, descend sur l’accroche du sein. La main s’y fait enveloppante, câline, douce. Les doigts, excités par le jeu et le contact un peu rugueux, par endroits ou lisse en d’autres, cherchent le téton. Éternellement dur, il tend sa pointe grenue à mes doigts, qui se dépêchent de le presser, le pincer, le vriller, le rouler, comme si il allait réagir, je cherche à l’exciter.

Colette, au touché de mes doigts sur la statue, pince le nez, entre ouvre légèrement sa bouche et je perçois une respiration qui se ralentit, devient plus sifflante…

Elle tire sa main de dessous ses fesses et sur ses vêtements, du bout de ses doigts longs, fins, manucurés, elle refait, imite, copie et reproduit mes gestes sur son corps …

La pointe des seins surgit, dure, sous la dentelle de son soutien-gorge. La respiration se fait encore plus haletante, sifflante. Sa main est mienne. Si je vrille la pointe, elle se tord le bout de son téton; pâlit, gémit sous l’emprise des pinces de mes doigts qui s’acharnent sur la statue et doivent déclencher de longues ondes de plaisir dans son corps vivant.


Je reste un long moment à jouer avec mes doigts sur leur poitrines … Oui, leur poitrines … Situation originale … je caresse le bronze et entend la respiration du modèle vivant … Mes doigts jouent avec le bronze froid et immobile et déclenchent, à distance, par procuration, du plaisir à la chair chaude, du modèle.

Mon excitation, mon érection qui débutait il y a un instant est maintenant largement développée. Mon sexe, pressé, coincé, palpite. Je n’ose le toucher tant il me semble sensible, réceptif, sur le point d’exploser.

Et le jeu continu, de plus en plus provocateur, de plus en plus osé, de plus en plus dangereux …

Sans quitter la prunelle de Colette je suis, en vision marginale, sa main qui joue avec son corps, au rythme de mes caresses sur son autre corps statufié.

Ma main abandonne les seins de bronze, descend avec une lenteur contenue et mesurée vers le ventre. Bien à plat, elle caresse et épouse sa rondeur, en éprouve la tension, en cherche la contraction des muscles avant de glisser vers les profondeurs de l’entrejambe.

Mes doigts s’infiltrent sur son intimité, contact froid et râpeux du métal grossièrement ciselé, non poli. Pourtant, mes doigts semblent y chercher des zones précises. À l’aveugle, ils caressent, s’étirent, tournent, furètent, s’approprient les lieux, les investissent. Ils voudraient aller plus loin, trouver ce clitoris, bouton à déclencher le plaisir, la jouissance. Ils voudraient ouvrir cette vulve, à peine esquissée, pour la pénétrer, sentir son humidité, éprouver sa chaleur, lui donner du plaisir, la faire jouir.

Tandis que mes doigts s’énervent dans l’ombre des jambes éternellement entre ouverte sur une esquisse d’intimité, la main de Colette a investit son entrejambe vivant. Sur son pantalon de toile grège, les genoux légèrement fléchit, la main dessine des arabesques, identiques à mes gestes. Elle énerve son mont de Vénus, descend vers sa vulve, protégée par les tissus… et d’un doigt en dessine le contour, suit le sillon des lèvres, remonte vers le clitoris, le frotte.

Colette, se mord les lèvres. Sa respiration se fait plus difficile.

J’aperçois sa main, calée sous ses fesses, contre le mur, qui se forme en un poing fortement serré, avec ses phalanges qui blanchissent.


Déjà, elle ahane, elle geint à chaque passage de son doigt sur son clitoris. Doucement, elle se laisse glisser le long du mur et s’accroupie, les jambes largement écartée, accentuant la pression de ses caresses.

La tête appuyée sur le mur, les yeux fermés, elle pousse de longs soupirs de plaisir alors que sa main va-et-vient sur son sexe de plus en plus vite et que de l’autre, elle a empoigné son sein dont elle triture le mamelon avec force.

A regret, je laisse le corps de bronze de la statue et m’approche de Colette, assise sur ses talons.

Elle lève vers moi son regard noisette, lâche son sein et tend sa main vers mon sexe, tendu et compressé. D’une main agile, rapide et pressée elle défait mon pantalon et je sens ses doigts courir sur ma hampe dure qui palpite à ce premier contact.

Du bout des ongles, elle l’agace, l’excite, lui fait relever la tête. Puis, elle le sort et se redresse légèrement pour le porter à sa bouche.

Le contact des lèvres autours du bout de mon sexe, rapidement avalé, la dureté de la langue qui en fait le tour, vient le titiller et me lécher, m’envoie de longues décharges électriques dans les reins, le ventre. Mes deux mains se plaquent sur les côtés de la tête de Colette et je lui imprime un mouvement de va-et-vient qui amplifie mon désir et me met au bord de la jouissance. Avec ses doigts, elle caresse mes bourses. Elle les presse. Elle les fait rouler entre elles et déclenche un cataclysme dont elle s’empresse de tout ingérer.

Ma jouissance est rapide, fulgurante. Mon sexe, secoué de soubresauts de plaisirs reste excité dans l’antre chaude et humide de la bouche de Colette qui continue à s’activer pour en entretenir la raideur.

Après de longs instants, Colette se lève, me dépose un long et profond baiser. Nos salives se mêlent. En arrière goût, je retrouve celui de mon sperme, alors que mes mains explorent enfin son corps vivant, chaud aux muscles tendus et au plaisir à fleur de peau.


Lentement, mes mains explorent son buste. Sous mes doigts je sens palpiter sa peau, j’apprécie la chaleur et le moelleux de sa chair. Mes mains descendent sur les fesses, fermes, tendues, nerveuses. Au contact de ma main, ses hanches se mettent en mouvement. Son ventre se colle au mien. Elle roule des hanches et coince mon sexe entre nous deux, le triturant, le massant par son mouvement lascif et provocateur.

Mon nez dans ses cheveux, je respire l’odeur poivrée de son parfum, mélangé à une sueur aigrelette et excitante. En embrassant son cou, en remontant vers le lobe de ses oreilles, mes mains furètent sa taille à la recherche des entrées. Elles s’énervent et finissent par faire céder boutons et fermetures. Le pantalon glisse, je sens la chaleur de ses cuisses, le velouté de sa peau se coller à moi. D’une main plus adroite, je fait rouler les cordons de son string et explore enfin son intimité, brûlante, humide, ouverte.

Les soupirs, les gémissements qu’elle émet excitent mes sens.

Sous mes doigts, j’effleure son clitoris, petite excroissance de chair vivante qui tressautante. Je lui arrache de longs mugissements de plaisirs qui lui font planter ses ongles dans la peau de mon dos qu’elle laboure de plaisir.

D’un bout du doigt curieux j’explore les lèvres grasses de plaisir et son sexe l’aspire naturellement, déclenchant un long spasme de jouissance qui la fait coller à mon torse et tendre sa bouche goulue que je baise longuement, lentement et profondément.

Excitée, feulant de plaisir, elle se détache de moi, se retourne, appuie ses mains sur le pan de mur, entre la porte d’entrée et la vitrine, tend vers moi sa croupe rebondie, callipyge.



Je m’empresse de lui obéir, de la satisfaire et m’enfonce en elle par petits à-coups qui me font entrer dans un univers volcanique, humide et serré.

Après quelques va-et-vient lents et profonds, elle crie son plaisir et appuyant sa tête sur son bras, en le mordant et de son autre main elle caresse son clitoris.

Sa jouissance monte de plus en plus vite et aide mon sexe à investir tout le sien.

Dans un coup de rein plus violent que les autres, j’éclate en elle alors qu’elle rugit de bonheur … et nos corps se soudent pour se suspendre dans un plaisir partagé et que l’on voudrait … éternel.

Durant un long, très long moment, nos corps restent soudés, l’un à l’autre. Personne n’osant bouger de peur de rompre le charme et l’harmonie qui s’est fugacement installé entre nous, dans nous. Ce long moment de repos aide à récupérer ses sens, à revenir sur terre.

Quand, enfin, nos corps se sont calmés, les spasmes du plaisir suffisamment atténué, nous arrivons à nous détacher l’un de l’autre, elle m’offre une fois encore sa bouche gourmande pour un long baiser langoureux.



Malheureusement je l’ai quitté, car un rendez-vous de travail m’attendait, en nous promettant de nous revoir.

En rentrant chez-moi, ce soir-là, devant ma porte, elle m’attend.

Elle est entourée de papier bulle, de Kraft et enrubannée de collant marron. Posée sur une palette roulante.

Je m’empresse de lui faire franchir le seuil de mon appartement, tirant sur elle comme un forcené et comme un gamin, me dépêche de lui ôter ses emballages qui serrent son corps, compriment ses seins, entravent ses jambes.

Devant moi, elle est là !

Muette. Hiératique. Accomplissant à jamais son geste intime qu’elle expose à la vue et au su de tout le monde. Du plat de la main, je caresse le corps de bronze et devine sous ma paume, la chaleur du corps de Colette, entend sa respiration, ses cris de plaisir … et mon sexe se tend… L’absence de visage, de tête ne me dérange plus … je sais que je peux lui adjoindre, maintenant, celui de sa créatrice et modèle …

La sonnerie du téléphone strie le silence de l’appartement et interrompt ma caresse…



(À suivre).