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Temps de lecture estimé : 9 mn
22/01/05
Résumé:  Louise dans les vies d'un autre homme.
Critères:  fh jeunes voir fmast
Auteur : Lecluse  (Jh)      
Louise



Malgré mes réticences et mon extrême angoisse à ne serait-ce qu’évoquer dans mon esprit le souvenir de Louise, je savais en ce début de soirée que ce parcours pédestre parisien allait invariablement m’approcher de son domicile. Un lieu où nous avions tous deux vécu, dans les pièces les plus hautes, trois années d’un amour exclusif et unanime. Nous n’avions hélas qu’une vingtaine d’année et – soudainement épris d’une passion fugace – j’ai banalement déserté ce trop idéal quotidien pour une bancale historiette. Depuis, et malgré nombre d’aventures délectables, rien ni personne ne parvient à dissiper cette mélancolie d’un absolu éventé.


Le boulevard, au mois de juin, déploie de hauts platanes qui assombrissent rapidement les trottoirs dans cette fin de jour. Je marche encore paisiblement ; quelque part dans mon esprit, l’idée du non-retour a déjà porté ses fruits. Je ne croise personne : Paris, parfois, tient de l’incomparable steppe urbaine. Les vitrines s’illuminent petit à petit ; les voitures signalent leur présence par des freinages sporadiques, tandis qu’un un léger souffle tiède soulève la poussière de l’asphalte.


Plus haut sur le boulevard, un couple silencieux avance. À cette distance, je n’aperçois que des silhouettes ; l’homme est assez grand, et il semble avoir passé un bras autour des épaules de la fille. Nos allures différentes me rapprochent d’eux à chaque foulée. Bientôt, j’arrive à discerner des détails. La main de l’homme disparaît à intervalles réguliers dans la chevelure vénitienne de la fille puis en ressort, ses phalanges écartées rejetant les longues mèches sur sa nuque. Elle penche parfois la tête de côté, variant la cadence de ses pas en fonction de la caresse de cet homme. D’un coup, l’évidence crue me pénètre ; un profond malaise s’empare de moi. Ce profil, ce dos, cette allure, ce maintien, je les reconnaîtrais entre mille : c’est Louise. Ne sachant comment contenir ce désarroi qui s’amplifie, je sors fébrilement une cigarette, l’allume non moins fébrilement, et finis d’observer ce qui maintenant s’avère être une insoutenable réalité : c’est bien Louise qui chemine devant de moi, la nuque maintenue par la main d’un homme, les hanches collées aux cuisses de ce dernier. Mais, surtout, leurs pas les mènent en direction de son domicile.


Aurais-je dû tourner les talons et me persuader de l’inexactitude de cette vision ? Aurais-je dû repartir de suite rejoindre quelque fille avec qui j’aurais pu assouvir l’excitation malsaine provoquée par cette soirée confuse ? Mes pieds me portent, détachés de ma volonté, et poursuivent la courte robe d’été que Louise avait revêtue ; mon regard fixe ses talons, remonte en passant par les chevilles, s’impatiente sur l’arrière de ses genoux nus, passe sur la toile de coton qui couvre ses cuisses, s’attarde sur la cambrure de ses fesses, glisse sur sa taille et s’arrête sur la nudité de ses omoplates. Le temps de parcourir les étapes de ce corps, le couple est parvenu au porche qui les engloutit prestement. Louise habite au dernier étage d’une maison située dans l’arrière-cour d’un immeuble haussmannien ; cet immeuble est habituellement occupé, mais – en ce début d’été – je le soupçonne d’être quasiment déserté. L’appartement de Louise possède une minuscule terrasse, d’accès facile si l’on passe par l’escalier de la construction mitoyenne.


En composant le code de la porte cochère, je ne songe même pas à l’acte que je commets ; je me sais pertinemment entraîné dans une suite d’événements douloureux. J’évolue dans l’obscurité du hall ; j’entrouvre la porte de l’arrière-cour, m’assurant discrètement de l’absence du couple. Aucun mouvement ne trahit une quelconque présence. Je longe l’immeuble et enjambe un muret ; l’escalier de l’autre maison n’est qu’à quelques mètres de moi. J’en gravis les premières marches et agrippe soigneusement le parapet de la terrasse. Je me hisse non sans peine jusqu’à son rebord et bascule sans bruit sur le ciment de la plate-forme. Un fourmillement fiévreux envahit la peau de mon visage : j’y applique l’extrémité gelée de mes doigts. La porte-fenêtre est là… Un rideau masque les trois quarts de la pièce, mais l’espace est suffisant pour apercevoir cette chambre-salon où j’ai vécu pendant trois ans. Pour l’essentiel, il n’y a pas trop de changements ; les meubles ont conservé leur disposition : un gros fauteuil trône toujours au centre de la pièce, et un large bureau de bois fait face au lit recouvert de draps blancs.


Louise apparaît rapidement, seule. Pour la première fois, j’entrevois son visage. J’en contemple les traits, abasourdi : une beauté angevine. Ses cheveux entourent le dessin délicat de ses yeux, ses joues veloutées, sa bouche exquise… Sa robe souligne les courbes d’une poitrine ronde ; je devine son ventre sous le tissu un peu lâche… D’un geste assuré, Louise attache sa chevelure et fait glisser ses mains sur son cou. Elle semble attentive, fixant son regard sur ce que je pense être un miroir. Elle sourit, fait pivoter son corps sans que ses yeux se détournent de la glace. Ses mains se promènent sur les contours de son corps ; parvenues au bas de la robe, elles la soulèvent légèrement ; le sourire de Louise s’accentue, puis elle relâche l’étoffe. Je m’approche de la vitre, me tapissant dans l’obscurité. La porte s’ouvre.


Voilà qu’entre l’homme ; il est à peu près de ma taille. Je constate entre son visage clair et régulier et le mien de stupéfiantes similitudes : l’œil marine et les cheveux châtain, ainsi qu’une certaine arrogance dans le contour des lèvres. Louise se retourne immédiatement et s’approche de lui ; sa bouche articule des sons que je ne peux entendre. Puis le mouvement des lèvres s’atténue, semblant laisser place à un babil mutin. Avant de l’atteindre, Louise change de direction et lui tourne le dos. Le garçon ne détourne pas son regard de la robe ; il recule d’un pas et s’assoit à même le sol. Je devine son regard qui suit le même chemin ascendant que celui que j’avais parcouru quelques minutes auparavant dans la rue.


Arrivée à la table, Louise prend appui sur son rebord et tire jusqu’à elle la chaise de bureau. Sa croupe recule un peu sur le sous-main et, les yeux vissés au regard du garçon, elle lève posément sa jambe gauche jusqu’à poser son pied nu sur le dossier de la chaise. Le tissu de la robe masque encore l’intérieur de ses cuisses ; mais, par un mouvement des genoux, elle le tend afin de révéler lentement la blancheur de son aine.


Le menton de Louise a imperceptiblement tressailli. Ses yeux ont désormais la profondeur trouble du désir ; les mouvements de ses mains se font ondulations, comme gagnés par la grâce de l’excitation. Sa paume repose au sommet du genou gauche, tandis que le garçon s’enfonce plus encore dans la contemplation de ce corps écorché d’impatience. Louise laisse à présent descendre l’extrémité de ses doigts le long de sa cuisse ; ils dessinent de larges arabesques sur la peau de sa jambe. L’autre main prend appui sur la table ; la nuque de Louise se cambre alors que ses doigts parcourent le tissu qui voile encore son sexe. Je ne sais s’il s’agit d’une culotte finement échancrée ou d’un string mais, à voir deux doigts s’appliquer sur son sexe, je puis deviner le sillon de ses lèvres gonflées de désir. Elle s’évertue à ne caresser que légèrement le voile de sa lingerie, insistant cependant sur les coutures contiguës. L’expression de son visage s’est enhardie… Sa bouche entrouverte souligne le souffle qui agite sa poitrine, mais rien ne vient dissiper l’attention qu’elle porte au garçon.


Le temps que je remarque cela, Louise a glissé un premier doigt sous la bordure du tissu ; un frisson parcourt ses jambes… Une phalange qui s’agite tend la surface de coton. Je sais qu’elle longe sa fente ; je sais qu’elle ne s’attarde ni sur son clitoris ni sur les abords de son vagin : l’idée de jouir trop hâtivement force ses gestes à mesurer leur allant. Ce corps de vingt ans joue de lui-même… Soudain, elle suspend son mouvement, retire vivement ses doigts, et ôte son pied du dossier de la chaise. Louise attend, la robe retombée à mi-cuisses, les mains jointes sur son ventre.


Le garçon se lève, avance en direction de Louise. Elle semble parler. Il se saisit de ses poignets et lui écarte les bras. L’espace qui sépare les deux visages diminue jusqu’à ce que les langues s’effleurent ; leurs lèvres ne s’unissent pas encore. Louise a baissé ses paupières ; tout, dans l’abandon de son corps, trahit la totale servilité qui la lie désormais à ce garçon. Leurs lèvres scintillent d’un filet diaphane de salive, l’un étanchant son désir à la bouche de l’autre.


D’un coup, il se recule en prononçant quelques mots ; dans la seconde qui suit, Louise relève sa robe le long de ses cuisses et descend doucement le sous-vêtement qui se roule sur lui-même. Elle ne retire pas ce qui s’avère être un tanga. Le garçon se penche et parle ; Louise se retourne, et pose ses mains sur la table. Il s’accroupit, empoigne les chevilles de Louise, et embrasse l’arrière d’un genou. Louise tremble… S’emparant de l’élastique du tanga, il remonte le sous-vêtement le long des cuisses, passe sous la robe, semblant rhabiller de la courte étoffe le sexe de Louise. Ses bras entourent ses formes galbées ; sa tête s’est approchée de la chair et en baise les contours. Ses bras encerclent maintenant les longues cuisses et soulèvent inexorablement la robe. Louise saisit alors le revers du vêtement et le remonte d’un coup bien au-dessus de ses fesses.


Le tanga habille merveilleusement le cul de Louise : son échancrure arrondie dessine en miroir les formes généreuses de sa croupe. Elle écarte les jambes ; j’aperçois l’ourlet de ses lèvres intimes derrière l’étoffe légèrement maculée de cyprine. Le garçon, d’un geste, empaume son cul, et lèche la fine fente qui sépare les fesses. Louise cambre son bassin ; sa tête se relève et ses doigts se crispent. La langue de l’homme s’insinue sous le tanga, puis s’enfonce profondément à l’intérieur de ses chairs. Louise touche presque le bureau de ses seins ; son visage me paraît tendu ainsi qu’immensément excité. Sa bouche est largement ouverte, découvrant ses dents. Elle est effroyablement belle…


Les mains de l’homme ont repris possession de l’étoffe pour retirer le tanga. Empoignant les hanches de Louise, il lui écarte encore plus les jambes ; ses mains s’insèrent sous le sexe féminin puis, amenant ses paumes sur chacune des fesses, il les écarte au maximum… Il lui baise l’anus !


Un déhanchement incontrôlable soulève le corps de Louise et agite son cul ; plaquée contre la table, ses pieds ne touchent plus le sol. Les chevilles repliées sur les cuisses, elle tente de s’écarter encore plus. La bouche de l’homme alterne succions, coups de langue et baisers sinueux. Il évolue entre l’anus détrempé qui doucement se dilate, et l’entrée du vagin qu’il lape d’une langue experte.


Se relevant, il retourne Louise et lui retire sa robe ; il l’assoit sur la table, le dos bien cambré. Sur la poitrine ferme de Louise pointent deux tendres mamelons cerclés de fines aréoles rosées ; le garçon y joue longuement de sa langue tandis que Louise lui tient la tête, le guidant sur les courbes de ses seins. Le sexe rasé de Louise attire cette langue ; deux doigts viennent en écarter les lèvres tandis qu’une coulure de cyprine noie la bouche du garçon. Les genoux de Louise tremblent de façon chaotique ; son souffle devient désordonné sous les assauts de cette langue. Il suce chaque recoin de la vulve, allongeant sa langue pour agacer le sillon, sa pointe virevoltant autour du clitoris ; des flots de cyprine s’écoulent vers l’anus frémissant…


Louise va de soubresauts en tremblements ; elle crispe tour à tour chaque muscle de son corps, sa poitrine se durcit et bientôt elle geint dans une expiration sauvage. Louise jouit durant de longues secondes. Je la regarde, nue, jouir de la bouche d’un autre homme.


Une larme, en roulant, atteint le revers de ma lèvre sèche et la sensation douloureuse d’une érection puissante parachève ce malaise. J’ai la certitude de n’assister qu’aux prémices car j’entrevois à présent Louise qui, se relevant, déboutonne le pantalon du garçon, le visage empourpré et le sexe suintant de mouillures.



FIN DE LA PREMIERE PARTIE



J’attends vos commentaires, et particulièrement ceux des jeunes femmes et des jeunes couples. Je vis en couple à Paris ; j’ai une vingtaine d’années. Pour savoir si cet épisode dont vous ne connaissez pas encore la fin s’est réellement produit… contactez-nous !