Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 08446Fiche technique70505 caractères70505
Temps de lecture estimé : 36 mn
10/01/05
Résumé:  Une partie de poker. Un joueur, trois joueuses. Au début, on mise des allumettes. Petit à petit, la partie s'enflamme.
Critères:  fh ff ffh fffh fbi volupté voir exhib strip intermast jeu
Auteur : J Philippe  (Vous prendrez bien encore un peu de piment... rose ?)      
Strip poker




- 1 -





Elle s’écarta pour le laisser entrer. Oh merci, t’es fou, je t’avais dit de ne rien amener… Ajouta-t-elle lorsqu’il lui tendit le bouquet de roses.



Elle lui indiqua du doigt, le salon. Un divan et deux fauteuils de cuir lui tendaient les bras. Il hésita une seconde puis se dirigea vers le canapé.


L’intérieur était charmant.

Tout était dans les tons pastel, quelques cadres, des lithographies originales, des photos de famille et d’amis, des plantes vertes, tout était vivant, chargé d’histoires. Tout était personnel et pourtant présenté sans emphase, sans ostentation. L’appartement était à l’image de sa propriétaire, accueillant, sincère et chaleureux.


Il observa Jennifer, occupée à couper les tiges des fleurs. Elle avait une silhouette magnifique, toute en longueur, mais pourtant, on la devinait sportive et tonique. Ses longs cheveux blonds attachés, à l’arrière, en un chignon compliqué mais lâche lui donnaient un air sérieux, pas vraiment austère, juste un peu hautain. Il prit le temps de la détailler.

Sa robe rouge, décontractée mais à la coupe parfaite épousait la moindre des formes de son corps de rêve. Un médaillon en or et saphir se balançait à la naissance des ses seins. Le décolleté était simplement ensorcelant.

Ses yeux suivirent la courbe parfaite de ses reins et se posèrent sur les fesses rondes et merveilleusement dessinées.

Tout en elle lui plaisait, l’attirait, l’attisait.

Au travail, il ne l’avait jamais vue sous cet angle, jamais remarquée sous ce jour.

En fait, il ne la connaissait pas vraiment. Leur rencontre avait été fortuite. Une sombre histoire de marché raté dans la société où Jennifer est secrétaire de direction. Quand il l’a vue, la première fois, c’était dans le bureau du directeur. Il avait surpris une discussion orageuse où il semblait qu’elle était en train de perdre sa place à cause d’une erreur impardonnable.

Pour elle, c’eût été une véritable catastrophe. Une secrétaire de direction licenciée pour faute grave n’augure rien de bon et d’optimiste dans le cadre d’une recherche d’emploi future. Sans compter les échéances de l’appartement acheté depuis peu …

Travaillant lui-même dans un autre service, très éloigné des bureaux, il avait entendu parler de cette histoire. Mais devant la mine accablée de cette jolie blonde, il était entré dans le bureau et s’était porté seul responsable de ce navrant épisode. Une erreur grossière, un fax maladroit, un fournisseur incompétent, il avait joué sur les grosses ficelles et avait, finalement, tout à fait disculpé la belle.

Et provoqué son licenciement, à lui, par la même occasion.

Romanesque ?

Pas vraiment. Ayant trouvé un nouvel emploi plus intéressant, il était venu justement pour négocier son départ.

En sauvant l’emploi de Jennifer, il faisait d’une pierre deux coups.

Et c’était très bien comme ça.


Elle l’avait chaleureusement remercié. Son visage avait su exprimer mieux que tous les mots la gratitude et le soulagement.

Pour lui, l’affaire était classée.

Mais elle l’avait rappelé, la veille, pour l’inviter à dîner.



Il avait protesté pour la forme. En fait, la perspective d’une soirée en tête-à-tête avec une si jolie personne l’avait enchanté. Et elle n’avait pas eu besoin d’insister beaucoup.



Sa plaisanterie fut interrompue par le carillon de la porte d’entrée.



A peine la porte s’ouvrit-elle que des rires joyeux envahirent le couloir.



Puis elle se tourna vers Mickaël et, en bonne maîtresse de maison, fit les présentations.



La bonne humeur des nouvelles arrivantes était communicative, et c’est tout naturellement que l’apéritif se poursuivit à quatre, dans une ambiance détendue et chaleureuse.

Tandis qu’elles racontaient leur début de soirée et, par conséquent, leur arrivée inattendue et quelque inopportune, Mickaël ne pouvait s’empêcher de les dévisager.

Marilyne, dont les cheveux d’un noir corbeau ondulaient, devait avoir, comme Jennifer, dans les 35 ans. Elle était hilare et ses lèvres pulpeuses d’un rouge sans fard découvraient des dents qu’on devinait d’une régularité et d’une blancheur irréprochable. Le visage était simplement superbe, des yeux d’un vert d’eau très pur le transperçaient, lui donnant un aspect rebelle et sauvage qui contrastait avec sa jovialité. Elle portait un ensemble en sorte de mousseline blanche, légèrement vaporeuse : une jupe longue et chemisier court qui lui arrivait un peu au-dessus du nombril, mettant en valeur une silhouette qui laissa Mickaël rêveur, l’espace d’un instant. Il se ressaisit et revint à la discussion. Mais ses yeux poursuivaient malgré lui leur observation. Ils s’arrêtèrent à nouveau sur la poitrine arrogante qui dansait derrière la rangée de boutons nacrés du chemisier.


Fanny, tout aussi gaie, semblait néanmoins plus réservée. Plus petite et plus jeune que ses deux amies, c’était une très jolie brune. Ses cheveux mi-longs dansaient en frôlant ses épaules. Derrière des lunettes à monture fine, ses yeux noisette semblaient curieux de tout. Elle semblait vouloir cacher sa timidité derrière un maquillage savamment discret. Très féminine, elle avait des manières raffinées sans être précieuses. Elle était gracieuse naturellement. Elle portait un jean et un tee-shirt de marque derrière lequel deux petits seins semblaient se trémousser librement.




- 2 -




Le repas fut des plus agréables.



Assurément, les plats étaient pour les moins relevés et, apparemment, le chef n’avait pas lésiné non plus sur les condiments aux vertus incendiaires.

De plus, tous firent honneur à la bonne bouteille de Bordeaux amenée par l’invité.

De chaleureuse et détendue, l’ambiance virait au convivial un brin débridé …


Après le dessert, tout le monde se retrouva au salon.

Marilyne alluma une Dunhill.

Jennifer apporta ne bouteille de Champagne dans un seau à glace.



On trinqua au travail, à la vie, à l’amitié, à l’amour, à tout ce qui méritait bien qu’on lui sacrifiât une bonne bouteille de Champagne. Bouteille qui, aussitôt vide, fut suivie d’une autre.

Et on but, en riant et en entrechoquant les verres de cristal.

A la vie. À l’amitié. À l’amour.


Tout en racontant sa dernière aventure, Jennifer effeuillait machinalement un jeu de carte qui traînait sur le guéridon.

Puis, elle se mit à présenter deux ou trois tours de magie qui impressionnèrent, en amateur éclairé, Mickaël.



L’idée fit son chemin rapidement et s’imposa sans effort.



Elle en revint un instant plus tard. Elle posa une grosse boite sur la table débarrassée à la hâte du plateau, des verres et des bouteilles.

Marilyne prit le commandement des opérations.



Le ton impérieux n’appela aucune question. Chacun pourtant avait enregistré qu’il s’agissait, ni plus, ni plus moins, d’un strip-poker. Mais l’ambiance, le Champagne et la cuisine « spéciale » de Lee Yang semblaient avoir annihilé les quelques réserves que cela aurait pu soulever.

Personne ne s’offusqua.

Chacun trouva même l’idée amusante.

Excitante.


Dès les premiers tours de cartes, Mickaël redoutât que ce ne fût pas son soir. Le sort s’acharnait à lui apporter que des paires faibles, des suites avortées ou des couleurs bancales.

Son tas d’allumettes fondait inexorablement.

Celui de Fanny également, quoique moins vite que le sien.



Effectivement, sur un coup de bluff, désespéré, Mickaël abandonna sur le tapis ses dix dernières allumettes.



Jennifer se leva et mit prestement un disque dans la chaîne. Mickaël se leva et s’exécuta.

La chemise tournoya bientôt au-dessus de sa tête sous les sifflets et les cris des filles ravies.


Le torse nu et le souffle court, il revint prendre sa place et Marilyne posa devant lui le prix de son effort. Il avait maintenant 50 allumettes pour rebondir.


La chance ne sembla pas vouloir lui sourire plus qu’auparavant. Elle le fuyait littéralement.

Le tas nouvellement acquis ressemblait, 3 tours plus tard à une peau de chagrin.



Marilyne, un brin provocante, prit la parole.



Ce qu’il fit, légèrement inquiet.

Il se planta devant le fauteuil où Marilyne l’attendait, un sourire au coin des lèvres.


Elle ouvrit la ceinture, qui coulissa lentement autour de la taille. Puis, de ses doigts agiles elle fit sauter le bouton. Elle passa et repassa sa main sur la braguette en regardant Mickaël dans les yeux.



Marilyne se leva pour être plus à son aise. Sa main posée à plat sur le ventre de Mickaël glissa vers le bas, et entra dans le pantalon. Un sourire éclaira son visage lorsque, dans sa paume, elle emprisonna, par-dessus le tissu du slip, le sexe gonflé de Mickaël.



Sa main se retira en lâchant sa prise.

Elle défit un à un les boutons et fit descendre le pantalon de toile jusqu’au sol. Les filles regardaient avec satisfaction la proéminence caractéristique qui, sur le boxer noir de l’homme, trahissait une excitation bien compréhensible.



Les filles applaudirent en riant.

Elle salua son public d’une révérence, jeta un dernier coup d’œil, toute fière de son petit numéro et reprit sa place dans le canapé.





- 3 -




Le tour suivant, Mickaël eût beaucoup de mal à dissimuler sa surprise. Brelan d’entrée. Il échangea deux cartes et reçu un joker.

Carré de valets.

Il conserva son air grave et désabusé, lança mollement les enchères et « ferra » Marilyne, trop sûre d’elle depuis l’épisode du pantalon.

Les enchères montèrent tranquillement. Fanny et Marilyne suivaient.

Il faisait semblant d’hésiter par moments.

Puis relançait les enchères au hasard.

Il proposa à Marilyne de lui emprunter 50 autres allumettes. Puis 50 autres.

Ce qu’elle fit.


Fanny, qui suivait toujours, s’aperçut, soudain inquiète, que sa réserve ne lui permettrait plus que de demander à voir. Ce qu’elle proposa en posant ses dernières allumettes.

Marilyne suivit sa proposition. Elle avait, elle aussi, misé gros sur ce coup. Peut-être imprudemment pensa-t-elle, en proie au doute.


Lorsque les cartes furent retournées, ce fut comme un coup de tonnerre. Si Mickaël retrouvait le sourire, Fanny dû se rendre à l’évidence : elle était ruinée.

Après avoir récupéré l’emprunt fait au gagnant, Marilyne compta qu’elle venait de perdre les trois-quarts de sa « fortune » !


Fanny reprit vite le dessus et lança :



Constatant que Jennifer ne relevait pas « l’enchère », Fanny finit à petites lampées sa coupe de Champagne sans quitter le joueur des yeux et déclara accepter la proposition.


Elle posa ses lunettes sur la table et se dirigea vers Mickaël qui l’attendait debout.



Son regard s’alluma soudain d’une étincelle gentiment lubrique et elle se fit sensuelle.

Elle posa ses lèvres sur celles de Mickaël. Leurs langues se rejoignirent dans l’élan. Le baiser dura plusieurs secondes. Visiblement, les deux joueurs y prenaient plaisir.

Mickaël laissait promener ses doigts dans les cheveux de la jolie petite brune qui remuait la tête en signe d’assentiment. Puis il laissa descendre ses mains le long de son dos, jusque sur les fesses qu’il malaxa gentiment. Il mit ses mains sur ses hanches et imprima une ébauche de torsion du bassin. Tout en douceur.

Fanny comprit aussitôt. Elle se retourna, plaqua ses fesses contre le pénis qui saillait de plus en plus du caleçon tendu et se mit à onduler sensiblement du bassin. Les bras tendus vers l’arrière enlaçaient toujours la tête de Mickaël, elle lui offrait son corps, la bouche entrouverte, répondant par des miaulements ravis aux baisers brûlants qu’il répandait en vagues torrides dans son cou et sur ses joues.

Elle se cabra en sentant les doigts qui déboutonnaient son jean, en prenant tout leur temps. Les boutons sautaient un à un, dévoilant le fin triangle d’un string blanc aux regards des deux autres femmes ébahies et captivées. Le jean descendit le long de ses cuisses et glissa jusqu’à ses pieds.


Elle tressauta.

Mickaël venait de poser sa main à plat sur son pubis, elle sentait avec une sorte de gêne délicieuse ses doigts deviner le duvet et la naissance de son sexe à travers le fin tissu léger.

Son regard croisa celui de Jennifer et de Marilyne. Elle leur sourit. Toujours en les regardant, elle se cabra à nouveau, afin de mieux sentir le sexe de Mickaël qui, elle le sentait mieux maintenant, s’impatientait entre ses fesses. L’idée de le faire jouir là, debout, devant ses amies, de sentir le jet chaud à travers le caleçon sur sa peau que le string laissait nue traversa son esprit déjà très excité. Alors elle descendit ses bras qui vinrent enserrer les hanches de l’homme qui la caressait et imprima à son bassin un mouvement de balancier.

Les doigts se crispèrent un instant sur son string. Les muscles des bras qui l’entouraient se contractèrent un instant.

Elle savourait l’effet qu’elle lui faisait.

Comme elle savourait aussi ce qu’elle voyait dans les yeux de ses amies.

Ce fut pourtant le moment que Marilyne choisit pour mettre un terme à ce show.



Tout sourire, et fière de sa performance, Fanny reprit sa place dans le fauteuil.

Jamais elle ne se serait crue capable de ce qu’elle venait de faire et de montrer. Certes, cet homme lui avait plu dès qu’elle l’avait vu, cela avait dû aider. Elle s’était surprise à envier Marilyne lorsqu’elle l’avait vu enlever son pantalon. Et puis, le Champagne lui avait fait oublier ses inhibitions et sa retenue naturelles. Et, au bout du compte, elle se sentait bien.

Et même très bien.

Elle pensa aussi au repas « chargé » au gingembre, ginseng et autres épices qui devaient expliquer les délicieuses et mystérieuses sensations qui la parcouraient en frissons indécis mais troublants. Elle se demanda si cela en était de même pour les autres.

Elle échangea un clin d’œil entendu à Mickaël.

Elle rassembla, ravie, sa nouvelle centaine d’allumettes et reprit le cours du jeu.




- 4 -




Prêter avait certes quelque chose d’infiniment délicieux, mais n’arrangeait pas l’état des réserves. Après quelques coups malheureux, Mickaël s’obligea à plus de prudence.

Il fut tenté, un instant, de suivre sur l’enchère exagérée de Marilyne.

Il se sentait trop faible avec son brelan de huit. Il renonça. Jennifer suivit sans hésiter.

Les allumettes s’entassèrent jusqu’à faire un tas tout à fait acceptable.


Marilyne, à court de munitions, demanda à voir.

Et vit … qu’elle avait perdu.



Jennifer l’observa quelques secondes et lança :



Marilyne rendit les armes sans lutter davantage.

Elle se leva et vint s’agenouiller auprès d’elle.

Jennifer lui passa les mains dans les cheveux, en plongeant son regard au plus profond des yeux de Marilyne.

Ses mains effleurèrent la poitrine généreuse de la superbe brune docile, puis allèrent se poser sur ses fesses. Après quelques secondes d’hésitation et d’indécision, les deux femmes s’embrassèrent.

D’abord, leurs bouches ne firent que se poser l’une sur l’autre, en baisers timides. Puis, les lèvres s’écartèrent subrepticement et la langue de Marilyne chercha celle de Jennifer.

Et elle la trouva.

Mickaël était captivé.

Tout, dans ces deux femmes était magnifiquement indécent, délicieusement obscène. En voyeur autorisé et attentif, il observait le curieux ballet mouillé de leurs langues qui se palpaient, se titillaient, s’enlaçaient et se désenlaçaient sous ses yeux, toute pudeur semblant avoir fui.

Mickaël bandait violemment. Son sexe gonflé en devenait douloureux de désir. Il aurait donné toutes ses allumettes et même plus pour que Fanny vint le caresser de ses doigts fins, le soulager de sa bouche délicieuse.

Il lui fallait absolument reprendre le contrôle de ses sens et de ses sensations.

De son imagination, aussi.



Sur le tapis, Marilyne s’était retournée. Elle faisait face à Mickaël mais ne le voyait pas. Elle gardait les yeux fermés, toute au plaisir que Jennifer faisait naître et grandir en elle.

La jupe avait glissé au sol, découvrant un slip noir et ivoire très échancré.

La tête en arrière, elle offrait avec avidité sa langue et ses lèvres à la blonde qui semblait s’en régaler, tandis que sa main experte courait en brefs mouvements circulaires sur le triangle de satin, s’arrondissait en épousant le mont de Vénus. De temps à autres, le majeur se détachait et se faisait plus intime, plus direct, ce qui, invariablement arrachait un soupir de contentement entre les lèvres de Marilyne. Totalement à son voluptueux bien-être, elle se caressait lascivement les seins.

Jennifer savourait le contact de la peau douce et satinée sous ses doigts audacieux et impudiques. Elle ne comprenait pas bien ce qui la poussait, quelle pulsion insensée lui faisait oser tout cela.

Ce dont elle avait conscience, en revanche, c’est qu’elle y prenait un réel plaisir.

Un plaisir vrai, sans honte et sans scrupule.

Un plaisir charnel et profond.


Mickaël, toujours fasciné, surprit quelque chose que lui, s’était refusé. Jennifer venait de glisser sa main dans l’échancrure de la petite culotte de Marilyne et il discernait sans mal les doigts qui allaient et venaient sous le tissu.


Détournant une seconde son regard, il vit Fanny, qui, sur son fauteuil était, elle aussi sous le charme. Il aperçut qu’elle se caressait négligemment les seins par-dessus le tee-shirt.

Il était devenu impossible de dénigrer les vertus aphrodisiaques du ginseng et du gingembre.

Leurs effets semblaient maintenant échauffer et embraser tout le monde.


Mickaël, laissa faire encore quelques instants puis, fidèle à la méthode Coué qu’il s’imposait, frappa trois fois dans ses mains.

Les deux femmes se séparèrent sur un dernier baiser.



Jennifer ne répondit rien, mais son silence en disait long.

Elle semblait rayonner.

C’était, de toute évidence, une première pour les deux amies.

Ce n’était qu’un jeu, certes.

Mais une première tout de même.

Jennifer ne s’assit pas tout de suite, elle se rendit à la cuisine et sortit une nouvelle bouteille de Champagne.





- 5 -




Le jeu reprit. L’atmosphère venait de prendre une nouvelle dimension, elle s’était chargée d’un érotisme palpable. Les réflexions qui fusaient maintenant ça et là étaient souvent ambiguës, les sourires chargés de sous-entendus et les gestes inconsciemment suggestifs…


Les yeux de Mickaël quittaient souvent les cartes pour aller se perdre sur la petite culotte que Marilyne, assise en tailleur, exhibait impudiquement. Invariablement, ils remontaient alors vers la poitrine qu’il devinait magnifique sous le court chemisier. Il se remémorait, avec délice le spectacle que venait d’offrir les deux femmes. Mélange de surprise, de trouble et d’extase, l’expression de Marilyne lorsque Jennifer avait glissé sa main entre ses cuisses le hantait encore. Involontairement, Jennifer le distrayait souvent aussi, le décolleté envoûtant de sa robe le fascinait. À voir le maintien parfait de ses seins, il imagina qu’elle portait un soutien-gorge discret et très efficace.

Il imagina sa main s’y glisser…

Soudain, son jeu le tira violemment de sa rêverie.

Trois as !

Si seulement, le joker voulait bien venir les rejoindre …

Machinalement, il demanda deux cartes. Il les retourna fébrilement.

Le quatrième as était là.

Sa main tremblait.

Ses pensées s’accéléraient. Des phantasmes, depuis longtemps sur le qui-vive, se bousculaient dans sa tête.

Il devait se ressaisir.

Ce qu’il fit avec application.


Jennifer faisait monter les enchères. Elle avait l’air très sûre d’elle.

Elle ne pouvait pas avoir un jeu plus fort que le sien.

Du moins, il l’espérait car il comptait bien suivre les enchères jusqu’au bout.

A court d’allumettes, Jennifer relança encore.



Mickaël interrogea Marilyne du regard.



Mickaël accepta la proposition et demanda à voir.


Et il vit.

Elle avait un carré de rois.

Ce qui était très bien.

Il abaissa ses cartes.

Et elle vit.

Un carré d’as, c’était mieux.


Elle resta un instant silencieuse, les yeux rivés sur la table.

Marilyne et Fanny applaudirent.



Connaissant maintenant le verdict, elle se leva et s’approcha de Mickaël, qui était venu s’asseoir sur l’accoudoir du canapé.



Leurs langues se croisèrent aussitôt. Puis s’entrecroisèrent.

Leurs lèvres s’effleurèrent, se frôlèrent, se frottèrent, puis les baisers devinrent fougueux.


Mickaël ne put s’empêcher de faire ce qui le tentait depuis longtemps. Il glissa doucement sa main dans ce décolleté qui le fascinait tant.


Son doigt alla y effleurer le tulle fin brodé de soie. Il savoura le contact satin du sein gauche qu’après une légère hésitation, il emprisonna délicatement dans sa main.

Leurs bouches se séparèrent. Leurs regards plongèrent l’un dans l’autre.


Savourant le contact des doigts sur sa peau, Jennifer étira ses bras derrière sa tête et défit le chignon en agitant ses cheveux. Ils arrivèrent en cascade soyeuse sur ses épaules pour aller mourir jusque dans son dos. Machinalement, elle continua de jouer avec sa chevelure, mettant naturellement sa poitrine en avant, comme offerte aux mains libertines et câlines qui la flattaient.


Mickaël la fixa en souriant



La main sortit aussi doucement qu’elle était entrée.

En un instant, elle se faufila entre les cheveux, et s’arrêta quelque part au milieu du dos.

Elle venait de trouver ce qu’elle cherchait.

La fermeture éclair descendit en un glissement feutré et la jupe glissa doucement le long des bras et marqua une pause sur les hanches. La main gauche de Mickaël retenait le tissu léger.

Ses yeux parcouraient à nouveau le buste dénudé de Jennifer. Le soutien-gorge rouge pigeonnant mettait magnifiquement en valeur deux seins aux lignes sublimes, il était à la fois le rempart vertueux et l’appel au libertinage, la porte du plaisir et l’illusoire frontière de la pudeur.



De ce corps superbe, de subtils effluves de Channel n°5, lui stimulaient les sens, l’enivraient.


Un sourire coquin au coin des lèvres, elle posait volontiers son regard sur le caleçon derrière lequel, elle imaginait un phallus érigé pour son plaisir à elle. Elle avait maintenant une furieuse envie de le saisir à pleine main, le masturber et le voir exploser en jets saccadés.

Mais le jeu n’était pas là.

Toutefois, l’image l’excitait et elle aimait ça.

Elle sentait aussi le regard des filles sur elle, sur son corps.

Et elle se mit à aimer ça aussi.

Comme elle aimait aussi le regard fasciné et gourmand que Mickaël posait sur sa poitrine.

Elle se sentait belle et attirante. Elle voulait plaire.

A lui. Aux filles qui la couvraient intensément du regard.

Le désir coulait dans ses veines en un flot bouillonnant.

Tout cela était neuf, pour elle.

Et pourtant, ce n’était qu’un jeu.

Le contact des mains caressantes de Mickaël sur le tissu de son soutien-gorge la tira de ses réflexions.



La boucle céda sans effort, les bonnets s’écartèrent, libérant deux seins magnifiques et fermes qui restèrent fièrement en place, comme retenus par un deuxième soutien-gorge invisible. Au milieu des aréoles brunes, les tétons dressés clamaient impudiquement leur exaltation.



Ses lèvres abandonnèrent ensuite la bouche qui en demandait encore et encore.

Les seins frissonnant sous ses doigts l’invitaient.

Ses lèvres, en petits baisers ardents, s’y promenèrent. Tendrement.

Les pointes dures et saillantes étaient comme un défi.

Sa langue les titilla. Amoureusement.

Puis, elle courut sur la peau satinée. La goûta avec délice, la lécha et la pourlécha avec une passion volontairement modérée.

Jennifer se laissait bercer avec volupté par les sensations de pur plaisir qui l’assaillaient en millions de frissons délicieux.


Mickaël observait maintenant la poitrine monter et remonter au rythme de la respiration irrégulière de Jennifer qui semblait goûter au plaisir de la main qui effleurait le slip brésilien désormais découvert ; de la paume qui devinait la toison derrière le fin tissu et des doigts qui s’aventuraient un peu plus bas, là où un léger repli esquissait le dessin de la fente intime, son dessein ultime. Se faisant plus hardi, le majeur y risqua un passage.

Il nota avec satisfaction que le tissu était déjà bien humide.

Jennifer, les yeux suppliants et les lèvres entrouvertes, encourageait silencieusement l’homme qui la caressait.


Mickaël la fit asseoir sur l’accoudoir, à sa place et s’agenouilla devant elle. Ses mains firent glisser la robe jusqu’aux pieds. Il laissa courir sa langue sur la peau veloutée de son ventre, s’attarder au creux de son nombril. Il descendit en baisers successifs et mouillés, et vint se poser sur le petit triangle de soie rouge. Il se délecta du parfum que le désir secrétait et répandait sur le tissu fin. Il y posa un baiser délicat qui devint ardent lorsque Jennifer, écartant légèrement les jambes en ronronnant, lui posa les deux mains dans les cheveux.

Fanny, les yeux écarquillés, ne manquait rien du spectacle que donnaient les deux joueurs, assise en tailleur sur le canapé, elle laissait négligemment ses doigts courir entre ses cuisses.



Marilyne frappa trois fois dans ses mains.



Mickaël se releva, plongea une dernière fois son regard dans celui de Jennifer.

Ils échangèrent un petit baiser furtif.



Jennifer, essoufflée et radieuse, en retournant s’asseoir sur le canapé.





- 6 -




Trois tours suivirent sans que personne ne semblât intéressé par la cagnotte grossie par les cumuls des mises stériles.

Mickaël, encore sous le charme du corps de rêve de Jennifer, fit un effort pour ne pas montrer sa surprise en prenant connaissance des cartes qu’elle venait de lui donner.

Brelan de rois d’entrée. Plutôt bon signe.

Il demanda deux cartes.

Il tenta de faire taire le battement de son qui risquait de le trahir. Le roi de cœur, qui manquait à l’appel, venait de rejoindre ses trois compères. Il avait à nouveau une chance insolente.

Les enchères avaient été lancées par Marilyne.

Fanny avait suivi.

Il en fit de même, avec prudence.

Voyant que Fanny relançait un peu trop fort pour elle, Marilyne abandonna rapidement.


Mickaël prépara une pincée d’allumettes et dit, d’une voix neutre :



Le jeu se poursuivrait donc entre eux deux.


Fanny, dissimulant mal derrière ses cartes le sourire qui, au coin des lèvres, trahissait une excellente main, relança l’enchère de 15 allumettes. Pratiquement ses 15 dernières.



Après avoir posé sa mise, elle dit, l’air triomphant :



Mickaël fit semblant de trier ses cartes, l’air inquiet, puis, timidement en posant trois cartes sur le tapis jonché d’allumettes :



Le visage de Fanny s’éclaira.



Mickaël regarda, l’air amusé, les cartes étalées.



Joignant le geste à la parole, il posa un quatrième roi sur les trois premiers, annonçant ainsi un carré supérieur à celui de son adversaire. Dont le sourire de vainqueur se figea et se transforma en une moue incrédule.

« Oh non » furent les seuls mots qui lui vinrent dans l’immédiat.



Mickaël lui prit gentiment la main et l’invita à venir le rejoindre.

Ce qu’elle fit docilement.

Telle une cavalière, elle l’enjamba et s’assit sur ses genoux, face à lui.

Puis elle l’enlaça, et posa un baiser langoureux sur ses lèvres.



Les mains de Mickaël s’étaient déjà glissées sous le tee-shirt et ses doigts lui confirmèrent ce que les deux subtiles petites saillies laissaient présager sans aucun doute : Fanny ne portait pas de soutien-gorge.

Il passa avec douceur sur les seins, si petits mais si fermes et si réceptifs aux caresses de ses doigts. Il les enveloppa dans sa paume, les soupesa avec délices, frôla les tétons durcis en mesurant l’effet qu’il leur faisait aux soupirs qui s’échappaient en haletant de la bouche gourmande de la jolie brune qui l’enlaçait.

Puis les abandonna, comme à regret.

Leurs bouches se séparèrent dans un discret bruit de succion.

Ils plongèrent leurs regards l’un dans l’autre.

Toujours caressantes, ses mains descendirent le long de son ventre.


Ses mains se posèrent sur les hanches, jouèrent négligemment avec le fin cordon dentelé du string.

Avec infiniment de douceur et de tendresse, il effleura le triangle de tissu blanc, ultime et dérisoire écrin de la féminité révélée.



La main entama des lents mouvements alternatifs, Mickaël devinait aisément les poils et l’entrée du sexe en passant et repassant sur le tissu moite.

Volontairement soumise, Fanny savourait chaque seconde.

Le regard appuyé de ses amies sur elle la faisait frissonner, elle se sentait désirable et désirée.

Elle sursauta de délice lorsque les doigts de Mickaël se glissèrent sous le string. Elle ferma les yeux un instant, se laissant bercer par ses propres sensations, par la vague de volupté qui l’enveloppait.

Elle rouvrit les yeux.

Elle regarda un instant l’expression de bien-être mêlée de concentration sur le visage de l’homme qui lui prodiguait des caresses de plus en plus ciblées.

Ils se regardèrent intensément.

Pour attiser davantage son plaisir grandissant, elle glissa ses mains sous son tee-shirt et se caressa les seins.


Le sexe impatient de Mickaël, gonflé à l’extrême, s’agitait derrière le tissu tendu de son caleçon.

Et ce pénis inutile et prisonnier, Fanny avait une furieuse envie de le saisir, de le pétrir à deux mains. Elle imaginait la peau infiniment lisse entre ses doigts câlins et brûlants.

Elle le voulait, palpitant et chaud, dans sa bouche.

Elle le désirait dur et puissant dans son vagin.


Au moment où elle allait se décider à oser l’empoigner, Mickaël la saisit par la taille et la fit lever.

Le string glissa sans à-coup, révélant un adorable triangle brun soyeux aux contours réguliers dans lequel Mickaël passa ses doigts avec un plaisir évident.

Machinalement elle s’approcha du visage de l’homme et posa sa main dans ses cheveux.

Elle détourna son regard et fixa intensément Jennifer au moment où elle sentit avec extase une langue passer entre les lèvres déjà bien ouvertes de son sexe mouillé.

Jennifer se caressait langoureusement. Elle l’imagina se lever et venir l’embrasser, comme elle l’avait fait, un peu plus tôt, avec Marilyne.

Elle flottait tranquillement aux frontières de la jouissance et de la félicité.


Mickaël, lui, se délectait du nectar, et du plaisir qu’il faisait naître sous sa langue, en savourait tous les parfums, les moindres frémissements, buvant au calice du plaisir la première vendange d’une proche cuvée charnelle et divine.


Tout en ronronnant, Fanny se mit à onduler du bassin.


Il fallait intervenir.

Marilyne, luttait contre les bouffées d’excitation qui la submergeaient en vagues exquises, mais son sens pratique reprit le dessus.

Elle frappa trois fois dans ses mains ce qui eut pour effet immédiat de séparer les deux joueurs.



Les cartes tournèrent sur la table.

Deux ou trois coups, sans conséquence.

Une paire de rois.

Un brelan de sept.

Personne ne voulait oser, apparemment.

Ou bien, chacun ne voulait tenter que si cela pouvait le mener loin.

Peut-être aussi que les esprits surchauffés n’étaient plus entièrement au jeu.



Mickaël posa ses cartes sur la table avec résignation.



L’expression l’amusa secrètement au moment où il la prononça. Elle dénonçait, certes, les mauvaises cartes qu’il recevait depuis deux tours, mais, paradoxe, résumait bien son état actuel.

N’ayant plus à s’occuper du jeu, il aurait tout le loisir de regarder avec application les corps envoûtants des trois femmes magnifiques joliment dénudées. Son excitation était bien installée depuis déjà un bon moment et ses yeux ne savaient où se poser tant il voulait les poser partout : la cambrure parfaitement dessinée des hanches de Jennifer, ses seins parfaits dont il avait encore le parfum raffiné et enivrant dans la bouche, ses fesses rondes et musclées sous la petite culotte de satin très échancrée ; la poitrine de rêve qu’il devinait sous le chemisier de Marilyne, son regard à l’arrogance mutine. Et le si joli minou de Fanny, à la toison parfumée et au goût exquis …


Il avait surpris à plusieurs reprises le regard des filles sur son boxer qui ne dissimulait rien de l’érection qui tendait le tissu. Qu’il soit furtif ou appuyé, amusé, curieux, coquin, gourmand ou envieux, chaque coup d’œil qu’il surprenait alimentait un peu plus son excitation, son désir et donc … son érection.


La voix énergique et amusée de Marilyne le tira brusquement de sa rêverie.



Il reprit le cours du jeu à défaut de reprendre tous ses esprits, pour constater que tout le monde avait passé. Le jeu était posé devant lui. Il répondit en souriant :



On sentait les joueurs survoltés, tous leurs sens exacerbés en éveil.

Les étourderies et les erreurs d’inattention venaient par moments troubler le cours du jeu. Déclenchant systématiquement des éclats de rires moqueurs.

Ces successions d’erreurs profitèrent à Fanny qui se refit une jolie santé en remportant à trois reprises des enchères intéressantes. Mickaël, de son côté, avait assis sa « fortune », se mettant à l’abri d’un coup fourré.

Les joueurs s’observaient, s’épiaient, se dévisageaient, se détaillaient et se contemplaient discrètement.


Les sens toujours en éveil, Mickaël ne réagit pas immédiatement lorsque, après avoir demandé une carte sans grand espoir, il constata qu’il tenait un flush dans ses mains.

Quinte flush royal.

On ne peut pas faire mieux.

Il était imbattable.

C’était le moment de jouer serré, et intelligemment.

Coup d’œil à droite.

Marilyne dissimulait mal sa satisfaction. Elle avait du jeu, c’était évident.

Coup d’œil à gauche.

Jennifer comptait ses allumettes avec un léger sourire. Plutôt bon signe.

En face, il croisa le regard de Fanny. Il nota l’infime tremblement de la main qui tenait les cartes. Il était clair qu’elle aussi était contente de son jeu.



Prudent, il avait posé son jeu et s’était rejeté en arrière, en geste d’étirement et de détente. Faisant cela, il exhibait sans retenue la bosse qui saillait inlassablement de son caleçon. Fanny, pensive, la couvrait du regard.

Mais lui, soudain happé par son jeu, en oubliait son impudeur.

Son impudeur, mais pas son plaisir. Il tenait dans ses mains la clé qui allait peut-être en ouvrir toutes les portes.


L’air de rien, Marilyne lança les enchères.

Machinalement, Jennifer suivit et relança de cinq.



Fanny, avec une moue de dépit un peu trop appuyée, relança « pour le fun ».

Mickaël, en posant ses allumettes, se mit à y croire vraiment.

On était parti pour une drôle de surenchère.

Les tas d’allumettes s’amenuisaient à mesure que le « pot » grossissait.

Bientôt, Marilyne grattait le tapis, en panne sèche, désolée que personne n’ait suivi sa demande de voir.



Il posa l’emprunt devant la brune ravie.

Jennifer abandonna en faisant la moue. Son bluff devenait apparemment suicidaire.


Marilyne sollicita Fanny. Elle était la seule à pouvoir la dépanner une nouvelle fois. Fanny accepta.

Intérieurement, Mickaël se régalait de la situation. Une ombre passa sur son optimisme. Que se passerait-il si l’une d’elles avait la même chose que lui ?

Non, c’était impossible. Le taux de probabilité interdisait cette éventualité.


Le tas, sur le tapis, était impressionnant.


Tout le monde se mit d’accord pour voir.


Marilyne, exhiba fièrement ses trois as et son joker.

Devant l’air incrédule de Fanny, qui posa son jeu d’un air déçu, elle s’excusa presque :



Instinctivement, les yeux se tournèrent vers Mickaël.

Il posa tranquillement ses cartes en demandant sur un ton faussement naïf :



Coup de tonnerre.

Rires.



Il plaqua ses mains sur ses reins et l’attira vers elle. Elle n’eût aucun mouvement de recul, et lui offrit avec un plaisir évident sa bouche avide. Le baiser dura un long moment, fougueux et passionné.

Les sens exacerbés s’exprimaient sans aucune retenue.


Mickaël posa ses mains sur le chemisier. Cette poitrine qui le hantait depuis si longtemps était maintenant à sa portée. Mieux, elle lui était autorisée.

Il dégrafa posément les boutons un à un, jusqu’au dernier. En écartant les pans libérés de la chemise, il ne put retenir un soupir d’émerveillement. Derrière un soutien-gorge noir et ivoire finement dentelé, assorti à son slip, Marilyne exhibait une poitrine admirablement dessinée, magnifiquement ensorcelante. Provocante, Marilyne caressa ses cheveux qu’elle ramena en un chignon désordonné au-dessus de sa tête. Les reins cambrés et les bras ainsi levés, elle livrait, impudique et impatiente, sa poitrine aux mains assoiffées de Mickaël.


Fanny se leva en silence et vint s’agenouiller derrière Marilyne et lui souffla au creux de l’oreille :



Les deux femmes s’embrassèrent langoureusement. Mickaël voyait leurs langues se lécher et s’échanger mille douceurs. Il sentit les mains de Fanny sur les siennes. Elle aussi cherchait le contact des reliefs admirables qui dansaient sous ses yeux.

Il les lui abandonna.


Fanny dégrafa le soutien-gorge qui glissa mollement en libérant deux seins irréels de perfection. Mickaël ne put s’empêcher de les détailler avec des yeux émerveillés.



Jennifer se tourna vers elle.



Elle lui souleva son tee-shirt et découvrit deux adorables petites boules de velours frémissantes aux tétons durcis.

Leurs langues s’embrassèrent, leurs seins se touchèrent, se frôlèrent, se caressèrent, se frottèrent …


Mickaël était hypnotisé.

Il vint se placer derrière Marilyne.

Ses mains, maintenant libres achevèrent d’ôter le chemisier qui descendit en un léger frou-frou le long des bras. Lorsque la mousseline vint mourir sur ses reins, Marilyne eût un léger mouvement du bassin. Un petit sursaut vers l’avant.

Ce signe ne pouvait être qu’une invitation.

Et, lorsque Marilyne sentit ses doigts s’aventurer sur son slip, elle abandonna en soupirant les lèvres de Fanny pour les offrir à Mickaël en guise de consentement.

Sa bouche était fraîche et gourmande. Elle haletait de plaisir.

Elle lui demandait implicitement d’amplifier ses caresses.

Ce qu’il fit avec bonheur et délectation.


Ses doigts quittèrent la fente ruisselante où ils s’étaient aventurés en repoussant le tulle léger de la petite culotte qui s’était ainsi immiscé entre les lèvres ouvertes de son sexe en feu.

En se retirant, ils croisèrent ceux de Fanny qui venaient qui venaient s’y repaître.

Marilyne, surexcitée, ne savait où donner de la bouche, de la langue, de la passion.

Lorsque Mickaël sentit les seins au creux de ses mains, il dû lutter pour ne pas jouir.

La libération était terriblement proche mais prématurée.

Il caressa avec pur délice la peau infiniment douce de ses collines de plaisir au sommet desquels les tétons délicatement durcis étaient des étendards claquants, victorieux, au vent de la folie.


Un peu plus bas, les doigts de la main droite de Fanny venaient de disparaître dans l’échancrure du slip noir et ivoire.

Marilyne gémissait doucement, abandonnée à la déferlante de caresses. Par-dessus son épaule, les bouches de Fanny et de Mickaël s’étaient retrouvées.



Marilyne ne put retenir un soupir de déception.


Mickaël revint sur le canapé. Rassuré et fier de n’avoir pas craqué, et déjà impatient de voir la suite des opérations. Il était tellement excité qu’il ne songeait même plus à se demander s’il allait être à la hauteur. Il se laissait porter par la douce folie charnelle qui s’était emparé de tout le monde. Le frisson intense du désir enveloppait son corps, pénétrait chaque pore de son épiderme, battait dans ses tempes, dans ses membres et dans son sexe endolori de trop attendre. Les filles le rendaient fou, il avait soif et faim de chacune d’elle.


Marilyne vint prendre place à ses côtés.

Malgré sa frustration, elle semblait rayonner.

Elle fixait l’homme intensément, des éclairs de désirs embrasant son regard.




- 7 -




La partie reprit.

Pour tous les joueurs, la concentration devenait difficile.


Deux tours de table entiers furent nécessaires pour tempérer les ardeurs.

Quelques coups permirent ensuite à Fanny de se constituer une petite cagnotte.

La partie retombait dans un ronron utile et réparateur.


Et puis Jennifer lança les enchères

Il posa ses cartes.

Son regard croisa celui de Fanny qui l’observait, amusée, séduite et charmeuse.

Il lui sourit.


Marilyne ne releva pas l’enchère.

Fanny avança cinq allumettes de mieux.

Jennifer l’imita, et, par petites mises répétées, le tas grossit peu à peu. Celui de Jennifer diminua à la même cadence.

Fanny accepta de lui faire emprunt, et elles continuèrent à jeter des allumettes jusqu’à ce que Jennifer s’inquiétât de connaître le jeu de son adversaire.


Fanny exhiba un carré de dix.

Jennifer rangea sa suite en faisant la grimace.


Grimace qui fit place immédiatement à un petit air mutin.



Le temps d’un sourire complice et d’un regard chargé de promesses et d’abandon que les deux femmes s’enlaçaient déjà, se goûtant du bout de la langue.



Jennifer obéit docilement.

Lorsque Fanny vint s’agenouiller entre ses jambes ouvertes et qu’elle sentit ses mains sur ses cuisses, le déclic se fit immédiatement. Son corps entier était redevenu, dans l’instant, réceptif, impatient et demandeur. L’excitation, à nouveau entière et pleine, l’assaillit en millions de frissons affolants.

Elle offrit avec ardeur sa bouche et sa langue à la jolie petite brune qui les sollicitait. Elle ronronna lorsque les mains de Fanny capturèrent amoureusement sa poitrine insolemment bombée.


Mickaël, aux premières loges, était fasciné. Il suivait d’un regard envieux les mains qui descendaient vers les reins de la jolie blonde, la langue qui titillait ses tétons durcis en les faisant rebondir mollement et la bouche qui courrait en petits baisers mouillés sur les seins frissonnants de plaisir.

Les doigts de Fanny se glissèrent dans la petite culotte. Mickaël admirait l’expression de volupté qui se lisait sur le visage de Jennifer. Ses reins cambrés invitaient à plus d’audace. Fanny le comprit. Elle fit glisser le slip le long des cuisses. Un triangle de poils soyeux blonds dansa dans la lumière. Jennifer, maintenant entièrement nue exhibait et offrait son corps parfait aux regards coquins et conquis et son sexe à la langue enflammée et affamée de Fanny.


Mickaël était subjugué par tant de sensualité et de beauté.

Et soudain, il ferma les yeux.

La main de Marilyne venait de s’introduire dans son boxer. Ses doigts s’étaient déjà enroulés autour de son sexe gorgé de désir.



Avec précaution, Marilyne délivra l’objet de son désir de sa prison de lycra.

Comme un diable sortant de sa boite, le pénis se dressa en un mouvement de ressort. Elle lapa avec gourmandise les gouttes doucereusement fades du trop-plein de l’attente qui perlaient à l’extrémité du membre libéré.

Pour Mickaël, chaque coup de langue sur le gland endolori occasionnait une décharge électrique qui se répandait dans ses reins, irradiant jusque dans ses fesses, puis dans ses cuisses avant de diffuser dans les jambes jusqu’aux orteils. À chaque fois un nouvel effort de retenue douloureux et divin lui était imposé, lui arrachant à chaque fois une nouvelle plainte jouissive retenue, une furieuse envie que cela dure des heures, un besoin impérieux que tout s’arrête…


Jennifer le fixait intensément. De sa bouche entrouverte s’échappaient des soupirs de contentement.

Elle contemplait avec envie la main de Marilyne coulissant le long du phallus qui luisait sous les coups de langue de la belle. Elle se pencha légèrement vers l’homme et ils échangèrent un long baiser langoureux. Baiser qui devint ardent, une vague de chaleur déferlait dans tout son être. La langue de Fanny, de passages torrides entre ses lèvres trempées en savants effleurements sur son clitoris, lui arrachait des sursauts d’extase.

Mickaël, tout à la souffrance de sa retenue, pétrissait langoureusement d’une main les seins que Marilyne, toute à sa douce fellation, lui offrait volontiers.

Son autre main emprisonnait dans le creux de sa paume les sublimes collines de velours de Jennifer et en taquinait les tétons érigés.


Lorsqu’elle sentit, aux contractions désordonnées du bassin, que le plaisir absolu se trouvait à la frontière de la douleur, Fanny se retira doucement. Elle se releva et prit un moment pour admirer le corps lascif et superbe de celle qu’elle venait de faire jouir. Triomphante, les yeux pétillants et le souffle court, elle s’approcha et vint embrasser Jennifer.

Longuement. Amoureusement.

Puis, répondant aux sollicitations silencieusement explicites, elle ôta son tee-shirt et offrit ses adorables petits seins aux mains et aux lèvres avides de Jennifer et Mickaël.


Le pénis luisant et palpitant qui allait et venait dans la bouche de Marilyne l’attira.

Elle s’approcha.



En souriant, Marilyne lui tendit la verge droite et dure désirée. Fanny la lécha avec délectation comme un cône glacé.



D’une main, Marilyne caressait toujours la base du pénis, et de l’autre, elle se masturbait délicatement. Les deux femmes s’embrassèrent et se partagèrent le sexe en érection.


Pour Mickaël, la lutte devenait surhumaine. Essoufflé, tenaillé entre la contraction extrême qu’il s’imposait et l’envie impérieuse de se laisser aller, il se débattait en discrètes et vaines contorsions du bassin.

Marilyne le sentit bien.

Ses mains relâchèrent lentement l’étreinte sur le membre luisant de salive et descendirent, toujours caressantes, vers les testicules qu’elle soupesa au creux de ses paumes.



Elle s’allongea sur le dos sur toute la longueur de l’homme, les fesses sur son ventre, et elle descendit doucement, les cuisses légèrement écartées.

Le phallus brandit, guidé par la main experte de Marilyne pénétra sans effort dans le sexe ouvert et détrempé de la blonde offerte et coulissa bientôt dans son vagin accueillant et demandeur.

L’espace s’emplit de petits cris de bonheur et d’extase essoufflés.

Les reins cambrés de Jennifer invitaient Fanny à d’autres caresses, plus intenses. Sa langue fit alors des navettes électrisantes entre les testicules gonflées et la vulve ruisselante et parfumée qui dévoilait le clitoris survolté.

Démonstrative et comblée, Jennifer exprimait le plaisir intense qui irradiait intégralement son corps. Et qui en redemandait.

Encore.


Marilyne s’approcha.

Elle observa le rictus de l’effort de l’homme à la limite extrême de la rupture libératrice et le visage rayonnant de la femme, qui, les yeux mi-clos, s’abandonnait voluptueusement à la déferlante de sensations sublimes.


Toute à sa jouissance, Jennifer lui passa une main câline sur sa petite culotte.



Marilyne s’exécuta et laissa avec plaisir Mickaël glisser sa main entre ses cuisses. Lorsqu’elle sentit son doigt s’aventurer dans la fente intime et ruisselante, elle ondula, ravie.

Elle le regarda en souriant. Son regard était de braise, sa voix fut de velours :



Ca n’aurait pu être qu’un gentil mot d’encouragement.

Cela devint une autorisation.

Un ordre.

Un déclic.

Un détonateur.


L’éjaculation fulgura.

Le corps de l’homme se tétanisa, celui de la femme se contracta en soubresauts sublimes d’intensité, leur arrachant à tous deux un cri de victoire, d’extase et d’abandon.

Un cri de délivrance.

L’éjaculation dura longtemps, puissante et proportionnelle à l’attente qu’on lui avait imposée.

Chaque jet était une décharge.

Chaque décharge était une jouissance.

Une divine douleur.

L’orgasme profond, plein, fort et irréel s’empara du corps de Jennifer.

Le parcourut d’un ouragan de vibrations merveilleuses, du souffle de l’amour, du souffle de la mort, du souffle de la vie.


Rompus et rayonnants, après un long moment, les deux amants se séparèrent en douceur.

Mickaël flottait sur un nuage.

Vidé et euphorique.

Fanny lui souriait.

Marilyne et Jennifer se chuchotaient des mots doux en échangeant des petits baisers complices.

A la vue de ces trois femmes superbes et lascives, son sexe était à nouveau redressé et dur.

Il remarqua que ce moment, tout intense qu’il ait pu être, n’était que le coup d’envoi d’une folle nuit charnelle et sensuellement passionnée et passionnante.


Il était au pays de ses phantasmes.

Et il s’y sentait bien. Tellement bien.




***********************************




Quand il se réveilla, des heures plus tard, il faisait grand jour.

Fanny et Marilyne étaient parties.

Jennifer préparait le déjeuner. Une délicieuse odeur de café flottait dans l’air encore saturé des ébats de la nuit.



Ils se remémorèrent avec bonne humeur les innombrables temps forts de cette nuit mémorable en prenant un petit déjeuner réparateur.

Et puis, il prit congé de son hôtesse.

Sur le pas de la porte, il osa une ultime question qui le tracassait.



Elle sembla légèrement déçue



Il l’embrassa une dernière fois et se dirigea vers l’ascenseur.



Il se retourna.