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n° 08430Fiche technique26396 caractères26396
Temps de lecture estimé : 15 mn
09/01/05
Résumé:  En voulant prendre des photos de son appartement fraichement refait, Gérard est surpris par la beauté de sa femme, dans la salle de bain...
Critères:  fh couple douche volupté strip photofilm
Auteur : J Philippe  (Vous rendrez bien un peu de piment... rose ?)      
Séance photo





Conclut Laurence en sortant de la cuisine.


Mathieu sourit en regardant sa femme s’éloigner dans le couloir.

Il posa la notice de l’appareil photo sur la table de pin massif, se dirigea vers le réfrigérateur et sortit une bière bien fraîche qu’il décapsula. Il posa la bouteille à côté de la notice.

Il était cinq heures et la chaleur de la journée ne semblait pas vouloir s’atténuer. Cette fin de mois d’août promettait encore de bien belles journées.

Mathieu sentit des gouttes de sueurs dégouliner le long de son torse et sous ses bras, il enleva son tee-shirt et versa la bière dans un verre en s’asseyant devant la notice ouverte.


Ils avaient passé, lui et sa femme, la plus grande partie du mois d’août à retaper et aménager leur nouvelle maison. À l’origine, elle était pourtant habitable en l’état, mais d’emblée, ils avaient trouvé le salon trop petit, et comme ils n’avaient qu’un enfant (actuellement en vacances chez ses grands-parents), ils s’étaient dits qu’ils pouvaient, sans regret, casser la cloison qui séparait le salon de la pièce contiguë. Sur leur lancée, ils y avaient ajouté une mezzanine, la hauteur du plafond l’avait permis. Après avoir installé une cuisine, Laurence avait voulu, en outre, une salle de bain plus spacieuse, avec une grande baignoire. Il avait fallu également y percer une fenêtre. En revanche, les chambres à l’étage, étaient restées inchangées.


Tout cela leur avait donné beaucoup de travail, mais le résultat était leur meilleure récompense.



Et c’est vrai qu’ils lui avaient donné une âme, à leur maison.


La chaleur était pesante et moite, la bière coula dans sa gorge avec une sensation de bien-être immédiat. Et éphémère.

Les portes et les fenêtres ouvertes créaient un léger courant d’air bien agréable, mais toutefois insuffisant pour rafraîchir suffisamment l’atmosphère.

Après quelques instants, Mathieu se dirigea vers le salon, son verre à la main et l’appareil en bandoulière. Il y fit quelques photos, mais, ne parvenant pas à trouver les bons angles, il décida d’aller continuer son travail dans la salle de bains.


A peine eût-il poussé la porte qu’il ne put réprimer un sourire de contentement. La pièce était réellement très agréable. Et cela, c’était tout à l’honneur, et au mérite, de Laurence. Elle avait « vu » ce qu’elle voulait et le parti qu’elle pourrait en tirer, depuis la forme de la baignoire jusqu’à la couleur des éléments et des petits rideaux à la fenêtre. Fenêtre qui laissait pour l’heure entrer le soleil en un flot éblouissant qui allait rebondir sur le grand miroir des vasques et s’étaler dans la céramique bleue de la baignoire, laissant au passage quelques rayons égarés jouer sur les chromes rutilants de la robinetterie.


Mathieu tenta de reculer au maximum dans le recoin de la pièce, afin de faire une photo d’ensemble. Au moment où il appuya sur le déclencheur, la porte s’ouvrit et, en fait de vue d’ensemble, le résultat fut un gros plan ridicule et inutile sur la poignée jaune paille.



Si Mathieu avait passé la quarantaine en sacrifiant, bien involontairement, quelques cheveux au-dessus de son front, Laurence, avec ses cinq ans de moins, arborait une crinière blonde et frisée en pleine vigueur. Si tous deux savaient entretenir leur forme en allant courir régulièrement le long du fleuve, Mathieu voyait avec une gentille inquiétude ses abdominaux résister maladroitement à une bedaine naissante.

Laurence était penchée au-dessus des vasques, scrutant dans le miroir un improbable petit bouton noir sur son visage lisse et parfait.

Il l’observa du coin de l’œil. Son chemisier déboutonné, ouvert sur un soutien-gorge de coton blanc brodé, flottait mollement dans le courant d’air, dévoilant par instants une petite culotte assortie. Le soleil, en traversant la mousseline, nimbait Laurence dans une sorte de nuage irréel et lumineux au-dessus duquel la chevelure se posait en auréole blonde magnifique. Des rayons y dessinaient ça et là, en reflets irisés, les traces de son passage.


Mathieu se surprit à la trouver superbe, non qu’il découvrait, à cet instant, la beauté de sa femme, mais l’instant, justement, ne l’avait pas préparé à cela, lui, qui n’était là que pour une série de photos de fin de chantier !



Il appuya sur le bouton au moment où, par réflexe, elle se retournait.



Dans le mouvement de surprise, son chemisier s’était ouvert un peu largement, offrant le spectacle d’une poitrine aux formes admirables et généreuses derrière leur repart de coton blanc brodé.


Mathieu, sous le charme, pris encore cinq ou six photos, vérifiant d’un coup d’œil sur l’écran de contrôle que la technologie ne trahissait pas le tableau.

Laurence, amusée et flattée, ne savait quelle attitude adopter.



Au fait, rassure-moi, Gérard ne va pas récupérer ces photos avec son appareil ?

Mathieu marmonna trois mots qui la rassurèrent. Sa femme connaissait très bien le fonctionnement d’un appareil numérique.

Et pour lui, l’heure n’était plus à expliquer la technique informatique.

Il était comme envoûté.

Des idées coquines et délicieusement perverses occupaient ses pensées en vagues récurrentes.



Au fond d’elle-même, elle n’osait, pour le moment, pas s’avouer que ce petit jeu n’était pas qu’amusant…

Les bras ainsi levés, sa poitrine sembla vouloir prendre, elle aussi, une pose arrogante et superbe.

Le chemisier ayant suivi le mouvement vertical que lui avaient imposé les bras, Laurence offrait maintenant à la vue de son mari le haut de ses cuisses et la quasi-totalité de ses fesses que la petite culotte, très échancrée, laissait nues.



Imitant alors une strip-teaseuse de cabaret, elle se tourna vers son mari en faisant une moue aguichante et en ondulant du bassin.

Puis, un sourire malicieux et entendu éclaira son visage lorsqu’elle fit glisser la fine mousseline le long de son dos.

Le jeu était devenu excitant, même s’il était resté amusant.

Alors, elle s’amusa à prendre des poses, tantôt candides, tantôt provocantes.

Et lorsqu’il lui demanda, en termes doux d’ôter son soutien-gorge, elle le fit naturellement, en poursuivant le scénario improvisé de cette séance de poses impromptue.


Au travers de son objectif, Mathieu avait l’impression de redécouvrir ce corps qu’il pensait pourtant connaître par cœur. Le corps de la femme de sa vie.

Depuis combien de temps ne l’avait-il pas vraiment regardée ?

Il se souvint qu’au début, il la regardait comme ça.

Non, en fait, pas tout à fait comme ça.

Aujourd’hui, s’il l’admirait, il y avait, en plus, de la magie et de l’émerveillement.

Voilà ce qui était nouveau, il était étonné d’être émerveillé.

Une redécouverte.

Lorsque, les bonnets glissèrent délicatement, il ne put retenir un soupir de ravissement.

Laurence exhibait avec une certaine satisfaction ses seins magnifiques aux yeux admiratifs de son mari.

Elle se sentait terriblement désirée, à cet instant.

Tellement femme.

Tellement bien, aussi.


Les déclics succédaient aux déclics. Si Laurence avait pris son rôle à cœur, Mathieu n’était pas en reste, il s’appliquait à chaque photo, tantôt accroupi, tantôt debout sur une chaise ou encore allongé sur le sol pour des contre-plongées étourdissantes, il cadrait au mieux ce corps qui le fascinait. Ce corps sublime qu’il désirait tant.

Le corps de la femme qu’il aimait d’un amour soudain neuf, frais et inattendu.

D’un amour d’adolescent, fait de spontanéité mais que des milliers d’idées gentiment vicieuses risquaient de rendre maladroit.


Laurence, consciente et ravie des sensations qu’elle faisait naître chez son homme, dansait doucement dans les rayons du soleil, ses mains glissant le long de ses cuisses, remontant parfois sur son ventre en des caresses infinies avant d’enfermer ses seins au creux de ses paumes ouvertes.

Alors, soudain, ses mains descendirent vers le nombril, et descendirent encore, lentement mais résolument vers le tissu de coton blanc brodé qui, soudain, lui paraissait superflu. Elle y glissa sa main et laissa ses doigts jouer dans les poils soyeux encore cachés en fixant son mari dans les yeux.

Le message qu’ils échangèrent à cet instant n’avait nullement besoin d’être verbalisé.


Pourtant, elle reprit un sourire mutin :



Devant le silence approbateur et demandeur de son mari, elle sourit à nouveau mais retira sa main et s’approcha de Mathieu.

Ils échangèrent un baiser aussi rapide que passionné au cours duquel leurs langues impatientes s’enlacèrent avec fougue.



Le pantalon de toile glissa rapidement au sol, Mathieu s’en débarrassa négligemment d’un coup de pied.

Leurs yeux ne se quittaient plus.

Laurence passa délicatement sa main sur le sexe gonflé qui criait son érection à travers le boxer de lycra anthracite.

En fait, ajouta-t-elle après quelques caresses adroites et expertes, je ne veux pas simplement savoir, je veux voir. Joignant le geste à la parole, elle s’accroupit et fit glisser le boxer le long des jambes de son homme. Le pénis brandi, clamant son désir, l’attira, comme un appel au secours. Elle y posa ses lèvres et l’embrassa, elle fit courir sa langue sur toute la longueur du membre frémissant de plaisir et l’engloutit dans sa bouche gourmande pendant quelques secondes.



Puis elle se releva en souriant, satisfaite.



La voix de Mathieu, muette depuis un petit moment, était douce et légèrement essoufflée.


Docile et féline, Laurence s’assit sur le rebord de la baignoire en écartant ostensiblement les jambes. Son regard se voulait câlin, mais il était de braise.

Et provocant.

Mathieu, à nouveau subjugué, mitrailla à nouveau, avec la même application.

Il aimait ce qu’il voyait dans les yeux de son épouse.

Laurence aimait ce qu’elle voyait dans les yeux de son mari.

Tout en caressant délicatement les pointes de ses seins durcis, elle fixa son regard sur le pénis toujours gonflé et droit qui dansait mollement au hasard des mouvements et des contorsions du photographe amateur.

Elle avait la curieuse et néanmoins agréable sensation de découvrir le corps de son mari. En fait, elle n’avait jamais observé son sexe comme elle le faisait à ce moment.



Elle se sentait infiniment sensuelle et passionnément femme, et pourtant, quelque chose l’incitait à se comporter en jeune fille délurée.

Etait-ce le fait d’être à la fois actrice et voyeuse… Etait-ce l’impression de découvrir de nouvelles sources de plaisir, des jeux érotiques qu’adolescente elle aurait pu imaginer… elle ne savait pas et ne voulait d’ailleurs rien expliquer, rien analyser.

Se laisser porter par les événements et les sensations, c’est la seule chose à laquelle elle aspirait à cet instant.


Ses mains quittèrent les courbes divines de sa poitrine aguicheuse et descendirent lentement vers le bas de son ventre. La tête légèrement penchée en arrière, elle ferma un instant les yeux lorsque ses doigts se glissèrent sous le tissu blanc.

Elle entrouvrit machinalement la bouche quand ils se firent caressants dans la toison de son pubis encore dissimulé derrière l’illusoire rideau de coton blanc brodé.

Elle rouvrit les yeux, et son regard croisa celui de son mari.

Elle esquissa un sourire amoureux et fixa à nouveau le sexe en érection qui l’encourageait et la stimulait. Elle en reprit l’observation, alors que ses doigts s’immisçaient à la naissance déjà bien humide de sa fente intime. Elle nota la veine gonflée qui parcourait le pénis encore luisant de sa salive, veine qu’elle ne se contentait qu’apercevoir, d’habitude, tout comme la forme si particulière des testicules, immobiles sous leur peau tendue et moins ridée que d’habitude.


Elle fit glisser son slip, d’un geste assuré, le long de ses jambes, jusqu’aux chevilles.

Puis, négligemment, elle l’envoya valser de son pied, d’une pichenette.

Nue et sans aucune retenue, elle se releva, cambra les reins et se passa les mains dans les cheveux, les relevant à nouveau en un panache approximatif.

Le soleil dansa dans la toison blonde de son sexe offert à ses rayons et au regard enflammé de Mathieu.


Se relevant, elle enjamba le bord de la baignoire, se saisit de la pomme de douche d’une main et fit couler l’eau sur sa poitrine. Alors que l’eau ruisselait en un murmure irrégulier sur son corps magnifique, sa main libre alla se perdre entre ses cuisses entrouvertes. Les yeux à nouveau captivés par la verge de son mari, dont l’érection vigoureuse et prometteuse poussa d’un cran supplémentaire les limites de son excitation, elle se caressa lentement, faisant naître sous ses doigts de nouvelles sensations. Le spectacle parfaitement, et délicieusement, impudique qu’elle livrait à son mari semblait transcender son propre plaisir, ses propres sensations.

Rien ni personne ne mentait, ni le regard ardent de Mathieu qui la couvrait de sa passion et de son désir ; ni la solide et fière raideur de son sexe qui clamait son impatience et sa douloureuse, mais magnanime, frustration.

Il lui semblait que l’eau l’enlaçait en lui léchant la peau, sensation des plus agréables, illusion de son intense excitation.

Elle laissa son majeur pénétrer l’entrée de son sexe ruisselant. Son doigt s’aventurant un peu plus, elle imagina avec délice que c’était la langue de son mari qui lui effleurait maintenant le clitoris.


Mathieu marqua une légère pause.

Son sexe se faisait douloureux de plaisir et une goutte y perlait à l’extrémité, trahissant le trop-plein d’envie et d’excitation qui l’envahissait. Laurence fixa cette goutte et s’attarda un moment sur le gland qui lui semblait démesuré, comme d’ailleurs la grosseur et le volume du pénis qui frémissait sous les assauts de désir. Elle l’observa avidement, l’imaginant entre ses doigts, dans sa bouche, dans son vagin.

Avant qu’un orgasme trop solitaire vienne interrompre le charme de l’instant, elle s’assit sur le bord de la baignoire et s’étira en arrière. Elle laissa un moment l’eau couler en un torrent mutin sur ses seins, sur son ventre et son pubis, irriguant au passage le delta blond en y laissant les traces d’une rosée abondante, avant d’aller mourir en roucoulant le long des ses cuisses satin.

Laurence tourna la tête vers la fenêtre, laissant les derniers rayons du soleil éclairer les courbes divines de son corps lascif.

Mathieu entama alors une nouvelle série de photos de son modèle, toujours plus belle, toujours plus désirable.

Il n’en finissait pas de découvrir les détails insoupçonnés de la perfection de ce corps qu’il serrait, avec plus ou moins d’application, plus ou moins d’ardeur, depuis tant d’années.

Sa femme était belle, elle était magnifique, il lui semblait le découvrir pour la seconde fois.

Mais la première fois lui sembla soudain si loin.


Il contempla avec ravissement la cambrure régulière de la chute de reins qu’il ne regardait même plus. La poitrine généreuse si parfaite qu’il aimait tant caresser, les seins gentiment pétris par les mains de Laurence jouaient avec l’ombre et la lumière du soleil déclinant, les tétons étaient dressés et semblaient appeler une intervention amoureuse de ses doigts et de sa langue.

Il remarqua le satiné de sa peau, le galbe parfait de ses fesses et l’ondoiement captivant de sa chevelure blonde.

Son regard descendit le long du ventre lisse et légèrement haletant, et se posa sur le mont de Vénus où les derniers rayons rebelles donnaient aux poils irisés une apparence de duvet soyeux. Il imagina ses doigts s’y promener, les sentir frémir dans la paume de sa main posée à plat tandis qu’un doigt, plus hardi, se risquerait entre les lèvres ruisselantes du vagin si accueillant…

Laurence se redressa, fit couler la douche sur son torse, et fixa son mari dans les yeux.

Le regard n’était pas vraiment suppliant, mais le message était très clair. Il était une invitation.

Mathieu posa l’appareil photo sur le bord du lavabo et s’approcha d’elle.



Elle l’observa un instant, il lui sembla qu’il palpitait dans la paume de sa main. Son volume la surprit un peu mais la douceur infinie de la peau tendue à l’extrême la rassura et la survolta en de milliers de picotements impalpables et délicieusement incandescents.

Une flamme gentiment lubrique pétillait maintenant dans ses yeux de braise. Flamme qui trouva un écho semblable dans les yeux de Mathieu.

Elle accentua un peu son étreinte sur le phallus prisonnier et, se servant du sexe comme d’une laisse, attira son homme vers elle.


Il n’avait aucune intention de lutter, et c’est bien volontiers qu’il la rejoignit dans la baignoire.

Ils échangèrent, enfin, un baiser si passionné que leurs langues semblaient faire l’amour.

Ils se goûtèrent et se dégustèrent.

Leurs mains s’aventuraient sur leurs corps rompus de désir, d’attente et d’excitation intense et retenue.

Sous les tendres assauts de l’homme, Laurence s’assit sur le large rebord de la baignoire, et s’étira en arrière, les cuisses ostensiblement écartées, répondant avec délice aux sollicitations muettes de son mari.

Elle ferma mécaniquement les yeux lorsque la bouche gourmande se posa sur son sexe détrempé par l’eau ruisselante et l’excitation intense. Elle abandonna son corps entier aux caresses que Mathieu lui offrait avec une application amoureuse et experte. La langue qui passait et repassait entre les lèvres ouvertes de son sexe consentant et demandeur l’électrisa en des centaines de minuscules décharges de plaisir qui irradièrent du bas de ses reins jusqu’au plus profond de son corps lascif et offert.

Elle tenta, entre deux soupirs, entre deux petits cris ardents, de murmurer des mots doux, des mots de contentement, des mots de consentement.

Les coups de langues sur son clitoris déjà survolté ne firent qu’achever d’allumer la salve d’un orgasme trop longtemps contrôlé qui la secoua voluptueusement.

Mathieu sentit le corps de sa femme se raidir sous les spasmes du plaisir, il abandonna, à regret, le sexe de sa femme pour des baisers plus doux sur le ventre palpitant qui allait et venait au rythme de la respiration saccadée. Puis sur les seins divins aux mamelons dressés et attentifs aux témoignages d’amour et de tendresse.

Laurence reprit lentement ses esprits mais laissa son corps jouir du bonheur qui l’avait envahi.

Sa main se referma à nouveau sur la verge dure et frémissante qu’elle sentait si proche d’une explosion libératrice et retenue.

Sans lâcher sa nouvelle prise, elle fit asseoir Mathieu sur le bord de la baignoire.

Elle s’agenouilla devant lui et engloutit le pénis dans sa bouche gourmande sans dire un mot.

Mathieu semblait ronronner. Il luttait avec l’énergie du désespoir contre une jouissance qu’il désirait tant et qu’il ne pourrait plus retenir très longtemps. Lorsqu’il sentit les doigts espiègles de Laurence lui soupeser les testicules avec application, il émit une sorte de râle, comme un avertissement, un signal ultime d’une déferlante de plaisir indomptable.

Laurence le sentit.

Elle dégagea le sexe de sa bouche juste le temps d’un sourire entendu et satisfait.



Dans un dernier et vain effort, Mathieu ne put retenir un orgasme puissant et formidable qui jaillit en plusieurs jets chauds et saccadés que Laurence avala avec une délectation jusqu’alors inconnue.

Par moments, elle retirait le sexe de sa bouche et regarda la semence jaillir en saccades irrégulières.

Elle savait qu’à ce moment ses doigts pourtant câlins devenaient maladroits et douloureux, elle laissa donc le gland crier son extase et, tout en l’arrosant avec l’eau tiède de la douche, elle passa sa langue dans la broussaille brune du pubis, tourna autour de la base de la verge frémissante et pourlécha les testicules encore gonflés.

Elle se sentit soudain tellement amoureuse, tellement bien, c’est un peu comme si elle était subitement propriétaire des attributs masculins qui venaient de céder à ses assauts de caresses.

Mathieu l’attira doucement vers elle et le baiser qu’ils échangèrent alors gagna en profondeur et en intensité ce qu’il perdit en fougue. Il était simplement passionnément langoureux.

Ils restèrent un moment serrés dans les bras l’un de l’autre, laissant le silence exprimer leur bien-être et leur bonheur.

Silence que la voix de Laurence, douce et reposée, vint taquiner.



La salle de bain, savamment et méticuleusement repensée et décorée par Laurence avait vraiment une âme. Une âme nourrie du murmure de l’eau, de la chaleur du soleil et de soupirs.

Plein de soupirs.

Et de beaucoup d’amour…