| n° 08418 | Fiche technique | 10702 caractères | 10702Temps de lecture estimé : 7 mn | 07/01/05 |
| Résumé: Le premier réveil dans les bras d'Ariane | ||||
| Critères: ff amour intermast cunnilingu ecriv_f | ||||
| Auteur : Gaelle Envoi mini-message | ||||
Lorsque je me suis éveillée, le jour pointait.
J’ai le réveil difficile. Je grogne quand je dois aller travailler. J’ai froid, je ne peux quitter la douceur de mon lit, surtout en hiver.
Je déteste cette obligation de se lever. Ce matin-là, pas de réveil-matin, pas de bruit, il n’y a qu’un souffle régulier à mes cotés. Je me redresse doucement pour regarder Ariane d’une grâce incomparable, un léger sourire laissant transparaître ses rêves
Je n’ai pas connu de réveil plus doux. Combien de temps suis-je restée là à regarder l’être aimé. jusqu’au moment où, ne pouvant y résister, je me penchai et embrassai délicatement ses lèvres, ses yeux.
Elle était tout contre moi s’étirant féline. Je repensais à notre soirée folle de la veille. Je sens que je ne vais pas mettre le nez au bureau très tôt. Je l’enserre de mes bras, elle se retourne vers moi, et me dit :
Je la plaque sur le dos, et m’allonge de tout mon corps sur elle, peau contre peau, mes seins contres les siens, sexe contre sexe. Mes mains lui encadrent la tête, les cheveux. Elle fait un léger mouvement de tête sur le côté et je chavire. Je l’embrasse, l’aspire, l’étouffe. Ses yeux me disent tout ce que je veux entendre.
Faire l’amour est un bonheur, à l’aube quand rien n’est encore dit, une journée vierge à commencer. S’enivrer de plaisir, celui de l’autre, donner son amour, en recevoir autant.
Faire l’amour avec une femme ou un homme, y a-t-il une différence ? Aucune, c’est toujours échanger avec l’être aimé.
Nous fîmes ce premier matin la construction de notre vie. Je n’envisageais pas de me réveiller un autre matin sans elle. Ecouter son souffle, être là près d’elle, son parfum imprègne nos draps et ma vie.
Elle avait son premier cours de la matinée vers 10H00 dans le quartier de la Défense, je devais aller travailler aussi. Ma petite voix me dit alors que j’allais avoir une productivité proche de zéro, mes pensées étant ailleurs…
Je filais, nous devions nous rejoindre ce soir, vers 19h30, chez elle. Je failli louper la station de RER, rejoignais mes amis au café. Je vis la moue amusée et intriguée de Claire et Christophe. J’avais la tête ailleurs et les mêmes vêtements que la veille… Enfin, pas tous. Ariane m’avait prêté bien volontiers de quoi m’habiller, mon string ayant été réduit à l’état de charpie.
Claire me prit le bras et me dit :
« Imagine la plus belle rencontre que tu puisses faire. Tu imagines, là ? Eh bien c’était mille fois mieux ! » lui dis-je en riant et m’échappant.
Toute la journée, je ne rêvai que d’une chose, retrouver Ariane. J’avais son numéro de portable mais je ne voulais pas la déconcentrer
Je partis tôt du bureau et passai chez moi prendre des affaires, un foie gras et une bouteille de Sauternes. – Château Rayne Vigneau 1995 pour les connaisseurs - et de quoi préparer un canard à l’orange.
J’aime le vin. Je voulais lui faire connaître le plaisir de ce vin inconnu pour elle et lui offrir ce que j’avais de meilleurs.
Elle m’avait laissé un double de ses clés, j’avais fait connaissance avec sa cuisine hier ! Je lui préparai un repas de fête et dressais la table.
Vers 19H30, un bruit de clé dans la serrure annonça son arrivée imminente. J’avais éteint toutes les lumières et enlevé le fusible de l’éclairage du couloir ; je voulais qu’elle arrive dans le noir, accueillie simplement par le fumet du plat. Mes yeux s’étaient habitués à l’obscurité, mais pas les siens.
Je la pris dans les bras et la serrai contre moi « Ariane, petite fée, si je t’avais téléphoné, je serais venu t’enlever. Je n’aurais pas pu attendre ce soir pour te serrer dans mes bras. »
Je la pris par la main et l’emmenai vers la salle de bain. Je la déshabillai pendant qu’elle arrachait plutôt mes vêtements et nous nous plongeâmes dans un bain tout chaud.
Son dos posé contre ma poitrine et sa tête mon épaule : nous avions attendu cet instant toute la journée, nous étions comme deux droguées en manque du regard de l’autre, du corps de l’autre. Je lui fis goûter un toast de foie gras et le Sauternes. C’est un vin merveilleux et surprenant qui ressemble à Ariane. Je le lui décrivis, sa délicatesse et son élégance, sa fraîcheur et ses notes d’agrume. Je lui expliquai que cette finesse, c’était elle.
Autant, hier, c’est elle qui me rassurait, autant aujourd’hui, Ariane m’avait révélé sa fragilité, sa peur d’être oubliée. Jamais, jusqu’à mon dernier souffle, je ne pourrais l’oublier. Elle a gravé profondément son nom dans mon cœur et même si le temps patine ce nom, son empreinte restera.
Elle dégusta ce premier verre religieusement, j’étais heureuse. Elle était envoûtée par ses arômes. Je voulais que cette soirée soit un festival des sens. Nous sortîmes du bain et je l’enveloppai dans une grande serviette chaude. Je la séchai et je versai sur ces seins cette liqueur sucrée. Je m’approchai avec ma langue pour les lécher délicatement, les savourer. Je buvais à la plus belle des coupes.
Je l’installais dans le canapé bien chaudement. Sur la table basse, quelques bougies éclairaient l’espace.
Je l’abandonnais deux minutes pour sortir le canard et dresser nos assiettes.
Le plaisir des yeux, de l’odorat et du goût, voila ce que, immodestement, je souhaitai lui faire partager. Le repas fut silencieux. Seuls mes yeux parlaient.
Je me levais et pris place à côté d’elle. Je vins me coller contre elle sous la couverture, je la pris à nouveau dans mes bras, et je lui susurrai tout bas à l’oreille :
Ariane alors se tourna vers moi et pris mon visage dans ces mains, elle me dit simplement
Je restai muette et amusée, elle me dit alors
Elle se leva et m’entraîna vers la chambre. Elle commença par ôter les quelques vêtements que j’avais et me mit nue devant sa glace. Elle était derrière moi dans la même tenue et me dit tout bas
Elle prit un foulard et en recouvrit mes yeux. Je perdais un sens. Elle avait compris mon jeu.
Elle m’allongea sur son lit et j’entrai en contact avec une couverture très douce, onctueuse, chaude.
« Dans un premier temps, tu n’as pas le droit de te servir de tes mains sur moi » me dit-elle, sinon je les attache. Intriguée, j’obéis.
Et là sur mon corps se répandit un liquide chaud, je me souviens encore de cette note de verveine. Je me surpris à aller au-devant de cette huile. Un festival de caresses s’en suivit. Pas un endroit de mon corps ne fut oublié sauf mon sexe. Elle l’évitait consciencieusement. Elle s’insinua entre mes cuisses, me massait les pieds et les mains. Alternait les caresses sur mes seins et elle en pinçait la pointe puis les embrassait aussitôt. Ma peau avait bu l’huile. J’étais douce et parfumée.
J’étais en feu, et ce n’était pas fini. Un objet froid glissait sur mon corps, sur mes seins. Sa langue venait toute suite après. Elle porta l’objet à ma bouche et je reconnu un glaçon parfumé à l’alcool d’orange. Elle l’ôta de ma bouche et le glaçon en partie fondu poursuivit sa course et entra doucement en contact avec mon sexe, traversant mes lèvres de part en part. Ses lèvres vinrent le remplacer et je me sentis aspirée. Fontaine elle venait boire à la source. Sa langue refit le trajet du glaçon doucement. J’étais au bord de l’implosion, j’allais jouir. Et elle me laissa sans contact. Seul son souffle sur ma peau.
« Pas encore » me dit-elle. Elle me retourna et massa mon anus, se sentais son doigt s’insinuer dans ma chair. Elle l’enfonça et se retira, mes fesses en voulaient encore. Alors un objet souple vint remplacer avantageusement son doigt.
Ses dents croquaient mes fesses.
Elle me retourna encore une fois. Son corps vint se lover sur le mien et elle m’embrassa. Ses lèvres avaient mon odeur, mon goût. Je ne pouvais pas l’enlacer, mes mains étaient frustrées. Elles voulaient jouer elles aussi.
Alors, je lui demandais grâce. Elle me libera les mains. Elle attendait sans faire un geste, que j’ose poser mes mains sur sa peau. Je les plaquai sur le creux de son dos. Elles enrobèrent ses fesses comme mue par leur volonté propre.
J’avais le souffle court. Elle descendit sa main sur mon sexe et d’un doigt me caressa.
« Maintenant !», me dit-elle et je jouis sous ses doigts. Une onde électrique parcourut mon corps, mon cerveau se figea, je n’entendais plus. Je hurlai …Elle m’avait rejointe dans cette délivrance en frottant son sexe sur ma cuisse.
Nous étions deux êtres ivres de plaisir.
Ce n’était que le début de la nuit…