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n° 08356Fiche technique10335 caractères10335
Temps de lecture estimé : 7 mn
28/12/04
Résumé:  Faire 2000 km pour rencontrer la femme de ma vie
Critères:  fh vacances hotel amour
Auteur : Benidorm
Benidorm en vacances


Je m’appelle Gérard, 30 ans, j’habite la région bruxelloise, je suis fonctionnaire dans une grande entreprise de télécommunication, je suis très timide et de ce fait j’ai très peu de contact en dehors de ma vie professionnelle. Toujours célibataire, ma vie sentimentale se résume en quelques aventures sans lendemain avec des filles dites faciles, ma seule distraction est les voyages.


Les faits que je vais vous relater ici se sont passé voici un peu plus de 10 ans, lors de l’été 1994 ; connaissant mes goûts pour des séjours à l’étranger, mon frère aîné m’a proposé de l’accompagner en Espagne souhaitant revoir Benidorm, endroit où nos parents nous emmenaient en vacances durant notre enfance.

J’acceptai d’autant plus volontiers que je n’avais plus revu ce lieu de villégiature depuis cette époque. Mon frère ne supportant pas l’avion, nous avons donc décidé de partir en car, les formalités furent accomplies pour un séjour la dernière quinzaine de juin.

Hélas deux jours avant notre départ, mon frère dut être hospitalisé pour une ablation de l’appendice et n’ayant pas pris la précaution de contacter une assurance annulation je décidai de partir seul vers cette destination.



J’arrivai donc un samedi matin vers 9 heures à l’hôtel où nous avions réservé. Comme je ne pouvais pas occuper la chambre avant 14 heures et afin de me délier un peu les jambes après un voyage quand même très fatigant, je décidai, après avoir laissé mes bagages dans un local prévu à cet effet, de me promener une petite heure. Je me dirigeais vers le port de pêche situé au pied de la coupole, lorsque j’eus l’attention attirée par une jeune dame qui en français souhaitait visiblement obtenir un renseignement.

Devant l’indifférence des passants je m’approchai :



Je pris galamment sa petite valise et tout en marchant, je la détaillai : 1m60 environ, châtain clair, un regard triste mais attirant la sympathie, un physique agréable sans plus.

Arrivés à l’hôtel, je m’adressai en espagnol (et oui je connais assez bien cette langue) à la réception, mais à son grand regret, il n’avait jamais entendu parler de cet établissement et m’invita à prendre contact avec l’office du tourisme de la ville dont il me donna le numéro de téléphone. Malheureusement il fallait se rendre à l’évidence cet hôtel n’existait pas.


Je m’approchai de la dame et lui fit part de mes recherches. Elle éclata en sanglots et s’écria "qu’est ce je vais faire", je tentai de la rassurer et la crise passée je l’invitai à venir prendre un café au bar tout proche.



Je dois vous avouer que j’étais très embarrassé et vraiment je ne voyais pas ce que j’aurais pu faire de plus, le numéro de téléphone de l’agence ne figurait pas sur ses documents de voyage.

Après bien des hésitations, le lui annonçai que j’avais peut être une solution à son énorme problème, j’avais de par la défection de mon frère une place libre dans ma chambre et que si elle le souhaitait j’acceptais en tout bien tout honneur de l’héberger, repas compris pendant une semaine.



Il s’en suivit un long silence puis elle éclata de nouveau en sanglots.



Je la rassurai à ce sujet quant au remboursement je lui dis de ne pas s’inquiéter à ce sujet, c’était quand même perdu.


La chambre heureusement avait des lits jumeaux et les présentations faites, elle me dit se prénommer Vinciane, nous nous arrangeâmes pour rendre notre séjour le plus agréable possible.

Dire que ce fut facile, ce serait mentir, ma dernière expérience sexuelle remontait à plusieurs mois et savoir que j’avais à côté de moi une jeune dame d’une vingtaine d’années me causait quelques problèmes. De son côté, je ressentais une certaine gêne surtout au moment des repas et que malgré tout, elle avait ce qui est normal une certaine méfiance à mon égard.


Vinciane restait pratiquement cloîtrée dans la chambre et ne sortait pour ainsi dire pas. Ne voulant pas la déranger, je fis preuve d’une très grande discrétion.

Au bout du troisième jour, après le dîner, Vinciane me fit part de son intention de sortir en ville, mais comme elle n’avait pas le sens de l’orientation elle avait peur de se perdre, elle me demanda tout simplement si ça ne me dérangeait pas de l’accompagner ; Je dus me retenir pour ne pas pousser un cri de joie, j’attendais secrètement ce moment.



Nous nous promenâmes le long de la plage pendant environ 1 heure et je l’invitai à manger une glace, ce qu’elle accepta. Nous bûmes de la sangria et à ma grande surprise, elle me raconta sa vie. Elle a été placée très jeune dans un pensionnat où elle a passé toute son adolescence ne rentrant chez elle que la période des grandes vacances. À sa majorité elle avait été mariée contre son gré à un homme beaucoup plus vieux qu’elle, elle avait été battue, violée et séquestrée; elle avait finalement quitté cet homme à la désapprobation de ses parents qui l’ont reniée. Après moult péripéties, elle avait trouvé un travail dans un restaurant d’entreprise à Bruxelles où elle avait été hébergée dans une maison pour femme battue avant de trouver un petit logement.



Très ému, je voulus lui prendre la main ne sachant que dire mais elle me repoussa en me demanda de rentrer.

Je passai une nuit blanche en repensant à ce qu’elle avait dû subir et, chose curieuse, j’en éprouvai énormément de peine et surtout le besoin de la protéger, je ne savais plus quelle attitude adopter. J’avais conscience que si je commettais la moindre maladresse, je la perdrais à tout jamais et surtout j’avais découvert que j’avais des doux sentiments à son égard et que le fait que je risquais de ne plus la voir dès le samedi suivant me peinait terriblement.


Sa façon de se comporter vis à vis de moi avait changé, je l’ai surpris plusieurs fois à chantonner et à sourire. De plus elle ne voulais plus me quitter, m’accompagnait dans toutes mes sorties et ce à ma grande joie

Le temps passait réellement trop vite, le jour de la veille de son départ elle tardait à faire sa valise, me regardait avec un air triste, et soudain elle fondit en larmes



Elle me regarda bizarrement puis s’approcha doucement, mis ses mains autour de mon cou et m’embrassa sur les lèvres.



Elle ne répondit pas, mais à ma grande surprise elle commença à se dévêtir. Complètement nue, elle s’approcha de moi et me dit tout simplement



Nous fîmes l’amour plusieurs fois cette nuit-là et jamais jusqu’ alors une femme ne m’avait fait connaître autant de bonheur. Inutile de vous dire que Vinciane est restée jusqu’à la fin du séjour et que nous sommes rentrés ensemble à Bruxelles.



Ca fait maintenant 9 ans qu’elle partage ma vie, nous avons fait notre voyage de noce dans le même hôtel et nous sommes maintenant les heureux parents de Sébastien et Laurence.