| n° 08109 | Fiche technique | 12575 caractères | 12575Temps de lecture estimé : 8 mn | 14/11/04 |
| Résumé: Angèle découvre presque par hasard le plaisir avec une autre femme | ||||
| Critères: f ff fbi voisins jardin fmast cunnilingu init | ||||
| Auteur : Timide | ||||
C’était une fin d’après-midi de juillet. Depuis quelques jours, la canicule régnait sur la ville, et la chaleur lourde et pesante ne donnait pas envie de bouger ou d’entreprendre des choses. La jeune femme – nous l’appellerons Angèle – s’était installée sur un transat au fond du jardin à l’ombre du grand saule. Elle tenait, posé sur ses genoux, un livre, mais elle n’avait lu que quelques pages, trop accablée de chaleur pour pouvoir poursuivre sa lecture. Si elle avait su, elle serait restée à l’intérieur de la maison aux volets clos. Là au moins, dans la pénombre, une fraîcheur relative rendait l’atmosphère supportable. Mais depuis trois jours qu ’elle était en vacances, elle avait vécu presque tout le temps à l’intérieur, ne sortant qu’en fin de journée lorsque le soleil se faisait moins oppressant. Aujourd’hui, elle avait décidé de braver la canicule pour profiter de son petit jardin. Bien que situé en ville, son jardin lui donnait l’impression d’être seule, loin de tout le monde. Une haie épaisse l’entourait et les massifs de fleurs et les arbres la protégeaient des regards indiscrets. De plus, nombre de ses voisins étaient déjà partis à la mer ou à la montagne. Aucun bruit ne venait donc déranger son repos. Même les chiens qui d’habitude aboyaient semblaient terrassés par la chaleur.
Tout à coup, elle lâcha son livre qui tomba dans l’herbe. Elle avait dû s’assoupir un instant. Son esprit se trouvait à mi-chemin entre le rêve et la réalité. Elle referma les yeux, désirant revenir dans son rêve au moment où il avait été interrompu. Un homme – elle n’arrivait pas à l’identifier même s’il lui semblait familier – était en train de lui faire l’amour. Dans la réalité, elle n’avait pas fait l’amour depuis trois mois, depuis sa rupture orageuse d’avec son amant. Elle n’en éprouvait d’ailleurs pas le besoin, même si de temps en temps, il lui arrivait de se caresser le soir dans son lit.
Le souvenir de son rêve provoqua en elle la montée du désir. En fait, elle était encore dans son rêve, sinon elle n’aurait pas glissé sa main droite sous son short, sous son slip. Elle n’aurait pas commencé à caresser son clitoris lentement en fermant les yeux. Son autre main ne se serait pas glissée sous son tee-shirt pour aller masser ses seins, libres de toutes entraves. Elle n’aurait pas accéléré le mouvement de ses doigts sur son bouton intime, elle n’aurait pas introduit son majeur dans son vagin déjà tout humide, le faisant aller et venir de plus en plus vite, de plus en plus profond.
Mais tout cela était bien réel, et son entrejambe détrempée le lui prouvait :elle s’était bien masturbée au fond de son jardin par une chaude journée d’été, sans se soucier du monde qui l ’entourait. Un peu honteuse, elle ouvrit les yeux.
C’est à ce moment-là qu’elle la vit. Charlotte, la fille de la voisine, se tenait à quelques pas d’elle. Elle venait d’avoir vingt ans et Angèle la croyait partie avec ses parents. Elle était vêtue d’une fine robe d’été qui laissait deviner une forte poitrine. Angèle, bien qu’elle n’ait jamais été attirée par les plaisirs saphiques, avait déjà remarqué la beauté de la jeune fille, son innocence, son insouciance. Charlotte venait quelquefois rendre visite à Angèle, son aînée de dix ans, pour lui parler comme à une grande sœur de ses études, de ses projets, de ses amours.
Depuis combien de temps était-elle là ? Avait-elle assisté au plaisir solitaire d’Angèle ? Laquelle des deux était la plus gênée ? La voyeuse ou l’exhibitionniste ?
Angèle s’en voulut aussitôt d’avoir été si agressive. Après tout, la pauvre Charlotte n’y était pour rien.
La jeune fille hésita, puis vint s’asseoir à côté d’Angèle. Difficile de dire combien de temps dura le silence qui suivit. Elles n’osaient pas se regarder, ni se parler. Finalement, ce fut Angèle qui rompit le silence aussi pesant que la chaleur.
Charlotte était plus embarrassée qu’Angèle. Après quelques secondes, elle répondit.
À nouveau, le silence s’installa. À nouveau, ce fut Angèle qui le rompit, tout doucement, sans oser regarder Charlotte, comme si elle se parlait à elle-même.
Mais elle comprit en même temps qu’elle répondait de quoi parlait Angèle.
Angèle, devant la timidité et la gêne de Charlotte, retrouva son assurance et poussa plus loin l’interrogatoire.
Tout en parlant, Angèle s’état mise à caresser les longs cheveux de Charlotte.
Angèle qui était si déroutée tout à l’heure d’être surprise dans son intimité devenait de plus en plus hardie, profitant de la jeunesse de Charlotte. Elle non plus n’avait jamais touché le sexe d’une femme et elle ne pensait pas être attirée par ça. Jusqu’à cet instant. Pour la première fois, elle avait envie de goûter l’intimité d’une autre femme. Le hasard, les circonstances les avaient fait se rencontrer aujourd’hui, par cette chaude journée d’été. Jamais peut-être cette situation ne se reproduirait. Alors comme dans un rêve qui, cette fois espérait-elle ne serait pas interrompu, elle poursuivit ses caresses, se faisant plus osée.
Elle posa un baiser dans le cou de Charlotte. Celle-ci ne bougea pas, soumise. La main d’Angèle descendit le long du bras de Charlotte. Doucement, Angèle attrapa la main de la jeune fille et l’accompagna jusqu’à sa propre épaule. Charlotte, comme hypnotisée, commença à caresser le bras d’Angèle. Elles étaient maintenant très proches l’une de l’autre. Leurs joues se frôlaient et leur respiration, dans un même rythme, devenait plus rapide. Maintenant le silence était revenu, mais ce n’était plus le silence pesant de tout à l’heure. Elles ne parlaient plus, simplement pour ne pas rompre le charme fragile et éphémère qui s’était installé.
Leurs lèvres se touchèrent, leurs langues se rencontrèrent. Angèle, toujours plus hardie, glissa sa main sous la robe de Charlotte et remonta jusqu’à ses seins. De son autre main, elle dégrafa les boutons de la robe de façon à pouvoir sucer les bouts des seins de Charlotte. La caresse fit frémir Charlotte.
Angèle avait maintenant perdu toutes ses inhibitions. La ligne rouge avait été franchie et elle ne pouvait plus revenir en arrière. Lentement, elle déshabilla Charlotte et la fit se coucher sur le transat. Son corps de jeune femme était bronzé, ce qui contrastait avec la blancheur de ses seins et de son bas-ventre. Angèle se pencha vers la toison claire et bien fournie qui l’attirait inexorablement. Lorsque ses lèvres entrèrent en contact avec les lèvres intimes de Charlotte, Angèle sentit tout le corps de la jeune fille se crisper. Mais ce moment d’hésitation passé, Charlotte se détendit, ouvrant de plus en plus ses cuisses, et permettant ainsi à Angèle de continuer son exploration.
Avec sa langue, elle excitait le clitoris de Charlotte qui se finit par se durcir. La jeune fille qui laissait son intimité se faire fouiller ne fut pas longue à jouir dans des gémissements contenus. Elle déversa dans la bouche d’Angèle un flot de jus amer que celle-ci goûta pour la première fois de sa vie avec délectation.
Maintenant, Angèle aurait voulu à son tour trouver le plaisir sous les caresses d’une femme. Voyant Charlotte toujours allongée sur le dos qui ne semblait pas prête à prendre les initiatives, Angèle se dévêtit elle-même. Sa poitrine était moins imposante que celle de Charlotte mais ses seins étaient fermes et sous l’excitation, ses tétons se dressaient fièrement. Elle aurait voulu qu’on les lui suce, qu’on les lui mordille jusqu’à la limite de la douleur. Mais elle sentait bien que Charlotte n’était pas prête à ça.
Angèle enjamba Charlotte de manière que chacune ait le sexe de l’autre sous les yeux. Celui de Charlotte qui venait de connaître le plaisir était détrempé et Angèle pouvait en renifler les odeurs capiteuses qui s’en exhalaient à travers les poils mouillés. Celui d’Angèle, au contraire, était pratiquement dépourvu de pilosité. En effet, son dernier amant aimait les chattes épilées et Angèle avait gardé l’habitude de tailler très courts sa toison. Son sexe en paraissait encore plus offert. Malgré cela, Charlotte ne semblait pas décidée à franchir les quelques centimètres qui séparaient sa bouche du sexe pourtant si proche.
Alors, presque autoritairement, Angèle demande : « Vas-y, lèche-moi comme je t’ai fait ». Et elle lui colla son sexe avide de caresses sur les lèvres.
Timidement, Charlotte commença du bout de la langue à titiller le clitoris d’Angèle.
Alors, Charlotte continua sous les indications de son amie.
Les deux corps nus et trempés ne faisaient plus qu’un. Les doigts d’Angèle s’immiscèrent dans la chatte de Charlotte qui se tordait de plaisir tout en continuant à dévorer le sexe d’Angèle.
Et elles jouirent encore une fois abondamment.
Après l’intensité des étreintes, elles restèrent un moment sans bouger dans la position indécente où le plaisir les avait prises, l’une sur l’autre, le nez à quelques centimètres du sexe de l’autre, indifférentes à la situation. À cet instant, quelqu’un aurait bien pu arriver dans le jardin, elles n’auraient pas bouger. Angèle aurait voulu faire durer cet instant une éternité. Elle se sentait épuisée et heureuse.
C’est Charlotte qui brisa le charme, elle se dégagea de sous le corps d’Angèle, l’obligeant à se lever. La jeune fille n’osa pas regarder son aînée dans les yeux et commença à remettre sa robe. Angèle avança la main pour la toucher une dernière fois, mais Charlotte recula. C’était fini. Angèle n’insista pas. Elle comprit qu’il n’y aurait sans doute pas de deuxième fois.
Charlotte s’en alla rapidement, sans se retourner, sans dire un mot. Angèle resta debout, nue, incapable de réagir, se contentant de regarder Charlotte partir. Elle se demanda si elle n’avait pas une nouvelle fois rêvé. Sa nudité au milieu du jardin, son corps encore frémissant, le transat encore humide de leurs plaisirs, tout cela lui prouvait que c’était bien réel. Elle venait de vivre grâce au hasard, aux circonstances, au destin – appelez-le comme vous voudrez – certainement le moment de plaisir le plus intense de sa vie. Un de ces moments qu’elle se rappellera toute sa vie.