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Temps de lecture estimé : 19 mn
03/11/04
Résumé:  Un stage qui se termine bien
Critères:  fh volupté intermast fellation cunnilingu pénétratio
Auteur : Kobol Novo      
Rencontre




Comme souvent à l’heure du déjeuner, il en profitait pour grignoter quelque chose tout en se baladant, faisant une course ou, comme ce jour-là, regarder les nouveautés dans la vitrine du libraire du quartier. Tout en mangeant tranquillement un éclair au café, il se concentrait sur la devanture. Il avait repéré le dernier Haruki Murakami. Comme d’habitude, il se laissait déjà tenter de l’acheter, réfléchissait à quel moment du samedi il passerait l’acquérir. Malgré sa concentration, il entendit sur sa droite des paroles et des rires cristallins. Machinalement, il tourna la tête et vit arriver vers lui deux jeunes hommes et une jeune femme. Elle riait de bon cœur, sans doute à un jeu de mots ou à une situation amusante proposée par l’un ou l’autre de ses voisins. Sans vraiment à le chercher, il croisa le regard de la jeune femme. Elle avait un visage fin, tout en longueur, souligné par une longue chevelure noire qui semblait lui tomber jusqu’au milieu du dos. Tout en continuant à manger son éclair, il se surprit à soutenir le regard de la jeune femme. Celle-ci en faisait tout autant, oubliant pour un instant ses deux compagnons. Arrivée à sa hauteur, elle le regarda franchement, lui sourit et lui dit :



Se dépêchant d’avaler sa bouchée, il lui répondit avec son plus beau sourire :



Un moment encore, il la suivit des yeux. Effectivement, la chevelure lui couvrait le dos. Il regarda son éclair, regarda en direction du trio qui s’éloignait tout admirant la démarche de la jeune femme, puis contempla de nouveau son éclair. Il haussa les épaules en se disant qu’il lui faudrait se contenter de cette pâtisserie car il n’aurait sans doute plus l’occasion de la croisait dans la rue.


Sans vraiment y penser, les jours suivants, il essayait de compter sur le hasard pour, au moins, la croiser. Mais après quelques jours, il se rendit à l’évidence : cela devait la seule et unique fois qu’elle passait par-là. Il se moqua lui-même de son attitude en se disant qu’il gardait en mémoire une belle silhouette. Encore quelques jours, il n’y pensait plus, reprenait ses balades de mi-journée, repensait à ses préoccupations.


Plusieurs semaines plus tard, il se retrouvait à Nancy pour un stage d’informatique. Pour cette première journée, il était à l’aise. Ce qu’il était en train d’étudier il le connaissait déjà un peu. Il apprenait des nouvelles choses. Avec les bases qu’il avait, il participait au cours plus qu’il ne le pensait mais en était content.


Cela faisait une heure que le cours avait commencé quand quelqu’un frappa à la porte de la salle. L’animateur s’interrompit et annonça :



La porte s’ouvrit et une jeune femme s’encadra dans l’ouverture.



En prenant le dossier, elle regarda la salle pour trouver une place libre. Evidemment, il ne restait plus qu’une place de disponible juste au premier rang, sur la droite du rang.


Le cours reprit et gagna en intensité et en complexité. Personnellement, il pensa qu’il s’en tirait pas trop mal. Cependant le cours était assez fréquemment interrompu par les questions de la jeune femme. Certaines faisaient un peu sourire l’assistance, d’autres semblaient hors sujet. Mais l’heure du déjeuner arriva. Tout le monde fut prié de se retrouver à la cantine de l’établissement. Dans un certain désordre, les stagiaires se mélangèrent au personnel habituel, découvrant ainsi plus facilement les locaux.


Il avait préparé son plateau-repas avec ce qu’il lui plaisait le mieux. Au bout de la chaîne, il jeta un regard circulaire pour trouver une place disponible au milieu de cette foule. Soudain, il se rendit compte que quelqu’un était arrêté à côté de lui. Il tourna la tête et reconnut la retardataire. Elle lui fit un sourire à damner un saint.



Il dénichèrent deux places un peu à l’écart, juste à côté d’un gigantesque laurier. Ils s’assirent et tout en se préparant à manger, discutaient de choses et d’autres.



Au bout d’un petit moment de réflexion, il se souvint ! La jeune femme aux longs cheveux ! Oui, il aurait dû la reconnaître ! Sa chevelure était toujours aussi longue.



La conversation continua en évoquant des banalités de tous les jours. Le déjeuner se termina et le cours repris, chacun à sa place. En fin d’après-midi, la jeune femme revint vers lui.



Il se séparèrent sur une poignée de mains. Il la regarda partir, se fondre dans la foule. Il se pinça les lèvres et en haussant les épaules. « Elle n’est pas pour toi, se dit-il ». En attendant l’heure de son train, il en profita pour repérer les librairies du coin. Arrivé chez lui, il ne peut s’empêcher à la jeune femme si naturelle, si spontanée, si jolie.


Le lendemain, il arriva à l’établissement un peu en avance. D’ailleurs, il avait horreur d’arriver en retard. Comme promis, il attendait Brigitte. Il voyait les stagiaires prendre possession de la salle. L’heure du cours allait arriver à grande vitesse. Il semblait qu’elle arriverait en retard. Il avait envie tout à la fois de l’entendre et d’entrer dans la salle. Un coup d’œil à sa montre et il décida d’entrer dans la salle de cours. Il choisit une place et en réserva celle à sa droite. Effectivement, elle arriva avec une petite heure de retard ce qui lui attira une remarque mi-amusée, mi-réprimande de la part de l’animateur. Elle ne put s’empêcher de rétorquer quelque chose qui fit rire toute l’assistance. Un peu moins l’animateur. Elle chercha des yeux une place. Bernard lui fit signe. Elle le rejoignit.



Le cours commença. Bernard eut quelques difficultés à suivre. Non pas que le sujet fut plus difficile mais Brigitte le distrayait avec des questions, avec des précisions sur des aspects qu’elle ne comprenait pas. Elle se fit même rappeler à l’ordre. Ils déjeunèrent de nouveau ensemble. L’après midi ressembla à la matinée. Bernard était de plus en plus distrait par Brigitte. Il commençait à se faire du cinéma. D’un naturel timide, il laissait les évènements se dérouler. En fin d’après-midi, ils se séparèrent pour prendre l’une la voiture, l’autre le train.


Le lendemain était le troisième et dernier jour du stage. Il le regrettait un peu. À force de la côtoyer, d’apprécier sa façon d’être, il se disait qu’il faudrait qu’il trouve du courage pour lui proposer de la revoir. Pour ne pas déroger à la règle, elle arriva en retard. Ce qu amusa une fois de plus tout le monde. Cette journée ressembla à la précédente, à un détail près : elle lui annonça qu’elle rentrait par le train, sa collègue partant dans une direction opposée. Intérieurement, il est était content de ce moment prolongé. Le fait qu’ils étaient toujours l’un à côté de l’autre fut remarqué. Il s’en aperçu et à quelque part, il ne fit rien pour les détromper. Cette situation ambiguë l’amusait et lui plaisait.


La fin de la journée arriva. Tous les stagiaires se saluèrent, échangèrent leur adresse professionnelle ou leur téléphone, remercièrent l’animateur. Et chacun partit de son côté. Enfin presque. Bernard et Brigitte avaient deux heures d’attente pour avoir leur train.



Ils quittèrent le bâtiment et se dirigèrent vers le parc. Les allées bordées de roses trémières blanches leur faisaient une haie d’honneur.



Il fut tout de même surpris de la phrase. Il s’interrogea sur le sens qu’il devait comprendre. Timide comme il était, il n’osait pas envisager autre chose qu’une situation platonique qu’il espérait faire évoluer vers autre chose. Il n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps. Il sentit sa main gauche emprisonnée par la main droite de Brigitte. Il se laissa faire. Ses pensées filaient à la vitesse du son ! Il se dit, que vue la tournure des choses, il se déciderait à l’embrasser. Evidemment, il imagina qu’elle n’apprécierait pas. « Tant pis se dit-il. À part une gifle, il ne pensait risquer autre chose. » Et puis, il aurait toujours l’excuse de cette main emprisonnée. Ils s’arrêtèrent un instant de marcher.



Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase, de lui montrer une rose un peu spéciale. Brigitte avait pivoté sur un quart de tour et l’embrasser sur la bouche. Immédiatement, il répondit à ce fougueux baiser qui ne semblait pas s’arrêter. Finalement, leurs lèvres se séparèrent.



De nouveau, ils se séparèrent.



Leurs mains ne s’étaient disjointes depuis leur étreinte. Ils choisirent un banc un peu à l’écart. À peine assis, leurs lèvres se cherchèrent et se trouvèrent. Le temps semblait n’avoir aucune prise. Plus rien n’existait.



Il ne put ajouter un mot : un nouveau baiser le bâillonna. Puis de nouveau, ils se regardèrent. Machinalement, Brigitte regarda autour d’elle et vit les gens qui traversaient le parc.



Ils se levèrent du banc et, main dans la main, ils gagnèrent la gare où ils n’eurent que le temps de composter leur billet, de monter dans un wagon et de trouver deux places adjacentes. Leurs mains se rejoignirent de nouveau. Ils se regardèrent dans les yeux.



Il se pencha vers elle pour s’exécuter quand il s’aperçut qu’un enfant les regardait. Soudain, une sorte de pudeur l’envahit et le baiser fougueux se transforma en un chaste bise sur la joue. Elle le regarda, intriguée. Des yeux, il lui montra le gamin. Elle sourit et lui serra plus fort la main.



Le voyage se termina vite. Il se levèrent pour s’apprêter à descendre. Elle sembla réclamer un nouveau baiser mais par discrétion, de peur de croiser quelqu’un de connu, cela se transforma en un petit geste de la main.


La voiture le déposa devant chez lui. Protocolairement, il lui serra la main ne voulant pas montrer au conducteur l’existence d’une quelconque intimité. Par contre, Brigitte, tournant le dos au chauffeur, ne se priva pas d’un clin d’œil fortement appuyé. Il regarda la voiture repartir et croisa le regard de Brigitte. Il regagna son appartement avec des idées folles dans la tête. Il se demandait bien comment cela allait évoluer. Une fois dans l’appartement, il se rendit compte qu’il fallait absolument soulager cette tension qui lui transformait le bas ventre en feu. Il s’allongea sur son lit et s’offrit un « cinq contre un » comme jamais il n’en avait jamais fait. Après un passage dans la salle de bain, il se dit qu’il fallait qu’il garde le contact. Il décida de lui écrire un petit mot sur une carte qu’il glissa dans une enveloppe avec comme mentions son nom et le mot « personnel » et il la glissa dans une autre enveloppe qu’il libella à son nom et au nom de la société où elle travaillait.


Deux jours passèrent sans nouvelle. Il rentrait à pied chez lui, après son travail, tout en pensant que la séquence des baisers de la Pépinière de Nancy ne se renouvellerait pas. Il était à cinquante mètres de chez lui quand la vue d’une silhouette le tira de ses pensées. Brigitte était devant chez lui et semblait attendre. Il accéléra le pas et se porta à sa hauteur.



La course de l’ascenseur jusqu’au cinquième lui sembla plus courte que d’habitude. Il faut dire que c’était la première fois qu’il rentrait chez lui en embrassant une jolie femme. À peine entrés dans l’appartement, ils s’assirent sur la banquette du salon. Ils se regardèrent quelques secondes dans les yeux. Les deux visages se rapprochèrent, fusionnèrent grâce à un langoureux baiser. Mais cette fois-ci, les mains participèrent à l’exploration des corps. Alors que d’une main Brigitte caressait la nuque de Bernard, l’autre parcourait son dos, en un large geste long. Bernard lui avait passé son bras droit autour des épaules. Sa main gauche lui caressait doucement la tempe droite, se laissait glisser à effleurer la joue lisse et douce, massait le cou d’un mouvement léger. Elle descendit sur le petit triangle de peau que laissait l’échancrure du chemisier. Il abandonna cette partie pour se posait sur le sein droit. Malgré la protection du chemisier et du bonnet du soutien-gorge, il sentait durcir le téton et gonfler le sein. Brigitte se libéra de son étreinte pour reprendre son souffle. Elle le regardait avec des yeux pétillants. Elle se pencha pour lui déposer un baiser dans le cou. Elle se releva une nouvelle fois en lui disant :



A peine la chemise par terre, elle posa ses lèvres sur son torse dont elle parcourut toute la surface disponible de ses lèvres. Tout en la laissant faire, il lui caressa sa chevelure pendant que son autre main essaya de déboutonner le chemisier. Quand il parvint au dernier bouton, elle se releva encore pour lui faciliter la tache d’enlever le chemisier. Presque dans le même geste, il en profita pour dégrafer le soutien-gorge.



Il embrassa ses lèvres pendant que sa main passait et repassait sur les seins dénudés. Elle gémit un peu. Il ignorait si c’était à cause du baiser ou de la caresse, encore qu’il constatait que le sein avait pris du volume et que le téton avait une certaine taille. Il quitta sa bouche pour descendre vers sa poitrine. La vue de sa poitrine gorgée d’envies l’excitait de plus en plus. Ses lèvres se promenaient sur les seins, y déposaient de petits baisers bouche fermée ou bouche ouverte. Ce fut de ses lèvres qu’il encercla le téton. Il alterna un mouvement de succion avec ses lèvres un mouvement de langue faisant le tour ou touchant le sommet de la douce excroissance.



Obéissant à la prière, sa bouche atteignit l’autre sein, aussi doux et formé que l’autre. Pendant que sa bouche s’occupait ainsi de flatter cette poitrine, sa main droite continuait à rester poser sur le flanc de la jeune femme pendant que la gauche masser par effleurement le ventre souple qu’il sentait néanmoins se durcir légèrement sous la caresse. Ses doigts firent le tour du nombril qu’ils taquinèrent un peu et descendirent pour arriver à la lisière de la jupe. Tout en alternant les caresses d’un sein à l’autre, tout en lui flattant le flanc, la main gauche chercha la petite fermeture glissière qui lui permettrait de faire descendre la jupe jusqu’à terre. Elle comprit le sens du geste. Sans arrêter de lui masser le dos, elle souleva sous bassin lui indiquant ainsi où se trouvait la clé qui allait l’autoriser à faire glisser la fermeture. La ceinture de la jupe se fit plus lâche, moins serrée. Profitant de la position cambrée, il tira vers le bas le vêtement et en profita pour regarder. Une petite culotte de coton blanc cachait l’essentiel. Des cuisses fines et fermes donnaient naissance à des jambes galbées. Abandonnant ses seins, il baisa sa bouche où leur langue se mêlèrent. Sa main gauche continua son exploration. Elle se posa sur l’intérieur de la cuisse gauche. Ce qui eut pour effet de créer un petit sursaut de surprise de la jeune femme. Mais leur bouche continuait à tournoyer l’une par rapport à l’autre pendant que la main parcourait, caressait, se gorgeait de sensation de cette peau si douce. Il passa à l’autre cuisse où il retrouva les mêmes sensations de douceur. Il remonta la main et la plaqua dans l’entre jambe, sur le tissu. La paume était posée sur le pubis, les doigts dirigés vers le bas. Le majeur devenait sous le la culotte les lèvres. L’index et l’annulaire reposaient de chaque côté. Il fit un petit mouvement vertical qui laissa échapper à Brigitte un petit gémissement. Encouragé par celui-ci, il remonta la main, trouva la frontière de l’élastique de la culotte, et passa en dessous. Il en fut aidé par Brigitte qui rentra un peu le ventre. Le vide laissé par l’élastique tendu et la peau momentanément rétrécie lui permit de repositionner la main comme précédemment. Mais cette fois, il sentait bien la douce toison, une plus grande douceur et une sorte de vitalité. Abandonnant sa bouche pour déposer des baisers, pour sucer ou titiller ses seins de sa langue, il commença un mouvement avec le majeur. Il fit le tour des lèvres par la droite, par la gauche. Il se repositionna sur le sillon qu’il sentait s’humidifier. Aussi lentement que son excitation lui permettait, aussi doucement qu’il le pouvait, son doigt écarta les lèvres. Il sentit quelque chose de dur, doux et mouillé sous son doigt. Brigitte poussa un gémissement un peu plus fort. Il abandonna la caresse digitale, les baisers sur les seins pour lui embrasser les lèvres. Sa main gauche en profitait pour lui faire glisser la culotte le long des jambes. Une fois le morceau de coton à terre, il abandonna sa bouche, se laissa glisser le long de son corps tout en baisant la peau, la respirant. Quand sa tête parvint à hauteur du nombril, sa langue le caressa, le remplit. Il descendit encore un peu. Il était à genou, la tête entre les cuisses, les bras tendus, les mains caressant les seins de la jeune femme. Ses narines respiraient le parfum intime de Brigitte. Il prit son temps pour bien s’en approprier. Puis, lèvres fermées, il déposa un baiser sur les lèvres du sexe de la jeune femme. Il ouvrit un peu la bouche et posa ses lèvres sur le sillon qui s’ouvrait presque malgré lui. Il souffla un peu dessus. Le souffle chaud sembla électriser le sexe de la jeune femme. Il passa sa langue entre les lèvres, sentit le bouton dur de son clitoris, puis en descendant vers son intimité, il laissa sa langue pénétrer le plus profond possible. Le goût qu’avait le sexe de Brigitte lui parut si bon, qu’il resta longtemps à tourner autour de l’entrée, puis il enfonça la langue le plus profond possible. Pendant ce temps, il continuait à caresser les tétons, et dans tout son corps, il la sentait prise par une inondation de sensations extraordinaires qui montaient depuis le sexe et l’envahissaient complètement… Ses petits gémissements, les soubresauts de son corps en étaient la preuve. Un gémissement un peu plus fort que les autres lui apprit qu’elle venait de jouir. Il sentait son corps de décontracter. Il se rendit compte soudain que les mains de Brigitte reposaient sur sa tête et qu’elle l’avait guidé dans ses caresses. Il sentait que les mains lui enserraient chaque côté de la tête et elles semblaient vouloir le tire vers le haut. Il se laissa faire. Brigitte s’empara de sa bouche en un baiser encore plus fougueux qu’elle n’avait fait jusqu’à présent. Leur langue se mélangèrent de nouveau comme si l’un et l’autre était toujours dans la caresse buccale du sexe de la jeune femme.


Soudés par la bouche, enlacés par les bras, ils pivotèrent sur eux-mêmes. Ce mouvement avait été initié par Brigitte et elle se trouvait maintenant allongée sur Bernard. Elle arrêta de l’embrasser pour lover sa tête dans le creux de son épaule. Il sentait son souffle chaud à la base de son cou ainsi que de petits baisers parcourir la surface de la peau. Puis la tête descendit un peu pour mieux déposer de légers et rapides baisers sur le thorax. Tout comme il l’avait pour elle, Brigitte s’attarda sur les petits mamelons. Pendant ce temps, l’une de ses mains s’était posé sur la virilité qu’elle sentait à travers le tissu du pantalon. Ce geste eut pour effet d’accentuer la tension de Bernard. Tout en continuant de poser ses lèvres, son autre main, ses longs cheveux sur la poitrine, elle défit la ceinture du pantalon, détacha le bouton du pantalon, descendit la fermeture Eclair très lentement. Toujours en aveugle, elle écarta les pans du vêtement. Bernard l’aida en soulevant son bassin et en rentrant son ventre. De ses deux mains, il lui caressait le dos, passait l’une ou l’autre de ses mains dans sa chevelure ou lui caressait la nuque. Dans un mouvement tournant, elle avait réussi à lui descendre le pantalon et le slip jusqu’aux genoux. Elle releva un instant la tête, le regarda avec un regard gourmand et un grand sourire. D’un geste de la tête, elle étendit sa chevelure sur le ventre de Bernard. Ce contact soyeux déclencha une agréable sensation. Pendant ce temps, la main de Brigitte n’était pas restée inactive. Pendant que ses lèvres encadraient le nombril, la main jaugeait cette virilité dont elle avait envie de s’emparer. Cette fois, sa tête était entre les cuisses de Bernard. Il sentait de plus en plus son souffle lent. La paume de la main était posée sur les bourses et les doigts enserraient la base du pénis qui sembla s’agiter tout seul, se redresser un peu plus. Caché par la chevelure, il devinait et sentait ce qu’il se passait. La langue de Brigitte se posa sur le gland, en fit le tour et ses lèvres l’emprisonna. Elle resta un petit instant ainsi. Puis elle fit pénétrer le membre le plus profond qu’elle put dans sa gorge. Elle remonta lentement pour redescendre à un autre rythme. La bouche sembla tourner autour de cet axe tout en coulissant de bas vers le haut, du haut vers le bas. Il sentit la pression de la paume sur ses testicules, les doigts fins caresser la hampe de chair. Il faisait des efforts incommensurables pour garder ces sensations, ces ondes de plaisir le parcourir tout le corps. La tête rejetée en arrière, les yeux fermés, il savourait le moment. Cependant, il lui sembla qu’il manquait quelque chose : la vue. Délicatement, il écarta la longue chevelure qui lui recouvrait le ventre et le rejeta en arrière. Ce geste eut pour effet un échange torride de regards. Le fixant, elle repris ses mouvements. Tout son corps participait aux caresses : ses seins posés sur les cuisses de Bernard semblaient les garder au chaud. Malgré son désir, Bernard a du mal à garder les yeux ouverts et à se contrôler pour ne pas jouir dans la bouche de Brigitte. Elle accélère la cadence. La verge est luisante de salive et le visage de la jeune femme à peine déformé par la caresse. Il sentit arriver le moment où il ne pourrait plus se retenir.



Il l’embrassa avidement tout en la relevant. Il se débarrassa définitivement de ses vêtements. La tenant par les épaules, l’embrassant, il la guida.



Il l’étendit sur le lit. Il se coucha sur elle tout en l’embrassant. Ce fut elle qui se glissa confortablement sous lui en écartant les jambes. Le pénis reposait sur le coussin doux du ventre de la jeune femme. Il se souleva un peu pour se positionner.



Sans savoir pourquoi ces mots l’avaient excitaient encore plus. Il voulu la pénétrer mais au même moment, il sentit des doigts prendre possession de son sexe et le guider en elle. Il se laissa faire tout en accompagnant le mouvement. Il eut l’impression de la percer de part en part. Il était très profondément en elle. Il n’en revenait pas de sentir ses testicules cogner contre elle. Il était en elle et avait l’impression que son sexe grossissait encore.



La voix suave le galvanisa. Il entreprit de courts mouvements d’entrée-sortie qu’il alterna avec des mouvements plus longs mais plus rapides. Il s’agitait en elle avec toute la douce violence qu’exigeait cet acte. Sous lui, elle s’agitait à l’unisson. Sous le plaisir, sa respiration se faisait plus courte, plus dense, se transformait en gémissement. Elle tournait sa tête de droite à gauche et de gauche à droite, bouche ouverte, cherchant comme un nageur de crawl sa respiration. Ce mouvement n’empêcha pas Bernard de rechercher sa bouche pour l’embrasser passionnément alors que son bassin se soulevait et s’abaissait à un rythme de plus rapide. Il pensait à son plaisir mais aussi à celui de Brigitte. Et à sa recommandation. Il calma ses mouvements. Au contraire, la jeune femme ondula de plus bel sous lui. La tête en arrière, les yeux fermés, la bouche ouverte pour aspirer le plus d’air possible, son visage trahissait un certain plaisir, une certaine sérénité. Lui-même se dit qu’il se tiendrait plus longtemps. Estimant que le plaisir de la jeune femme la comblait, il pensa au sien. Reprenant son souffle, se tenant sur les avants-bras, il décida de regarder son sexe disparaître et réapparaître de celui de la jeune femme. Ce côté voyeur sembla déclencher son plaisir. Aussi rapidement qu’il le put, il se retira de la jeune femme et se coucha sur elle lui prouvant son plaisir. Il se sentait léger malgré l’effort.



Les mots suivants furent happés par le langoureux baiser de Bernard.



Leurs mains se joignirent et ils se regardèrent en souriant.



Elle se leva et gagna la salle d’eau. Il l’entendit faire une toilette sommaire. Quand elle revint, elle portait sur elle sa culotte de coton blanc. Elle s’étendit à côté de lui, sur le côté, sur le coude.



Un bon moment se passa ainsi, lui nu, elle vêtue uniquement de sa culotte, à discuter de tout et de rien. Puis vint le moment où il fallut qu’elle parte. Elle se rhabilla lentement comme pour lui laisser une belle image de ce corps féminin. Le long baiser échangé pendant la descente de l’ascenseur leur fit perdre la notion de ce déplacement vertical. Elle monta dans sa voiture et ils se quittèrent d’un signe de la main. Des yeux, il suivit la voiture jusqu’au moment où elle tournait le coin de la rue. Il remonta chez lui, tout heureux, tout en se disant qu’il aurait bien remis le couvert.


Le lendemain matin, bien à cette heure matinale il savait pertinemment que le facteur n’était pas encore passé, il jeta un œil dans la boîte à lettres. Il y trouva une enveloppe blanche portant simplement son prénom. Intrigué, il l’ouvrit. À l’intérieur, un petit moment manuscrit, signé Brigitte : « Merci. Vraiment merci beaucoup pour ces moments mémorables. Je pense que tu es quelqu’un de bien. Aussi je compte sur toi pour ne pas chercher à me revoir. Tu m’as comblée plus que mon mari mais je ne peux le quitter »


Il était KO sur pieds. Elle était mariée ! Pas d’alliance. Il n’avait pas posé de question. Elle non plus d’ailleurs. Il se sentit frustré et soulagé en même temps. Il ne voulait d’une histoire compliquée par la présence d’un mari. Finalement, il se dit que c’est aussi bien comme cela.