| n° 08013 | Fiche technique | 18337 caractères | 18337Temps de lecture estimé : 10 mn | 27/10/04 |
| Résumé: Il est enfin de retour... | ||||
| Critères: fh couple volupté intermast fellation cunnilingu pénétratio | ||||
| Auteur : LongJacq Envoi mini-message | ||||
Le vol de Singapour est annoncé "Landed"… Le message la rassure, l’avion n’a pas eu de problème. Elle est là, debout parmi une foule cosmopolite. Chacun est venu, comme elle, chercher un de ses proches.
Un jeune homme, sur sa gauche, a les yeux rivés sur elle. Il ne la quitte pas des yeux.
Elle se laisse admirer, et ce n’est pas désagréable, mais ses préoccupations sont ailleurs.
Cela fait maintenant trois mois qu’il est parti… Aujourd’hui, c’est le grand jour, le jour tant attendu: il revient… Aura-t-il changé? Comment va-t-elle le trouver? Qu’a-t-il vécu là-bas? Trois mois c’est long… A-t-il eu des aventures?
Bien sûr, il y a eu ses lettres, mais comment se faire une idée? Elle même, ne s’est-elle pas autorisée quelques petits plaisirs solitaires! Elle est raide, impatiente. Les genoux serrés, elle se tient droite.
La porte des arrivées déverse par paquets des individus aux origines diverses. Elle a le regard rivé sur cette porte qui s’ouvre et qui se ferme, et par laquelle elle va le voir apparaître.
Son long manteau la couvre jusqu’au chevilles. Il la protège…Elle en maintient les pans fermés avec son sac qu’elle tient devant elle. L’attente dure. Déjà quinze minutes que l’avion s’est posé. Les arrivants s’écoulent autour d’elle, poussant leurs chariots.
Elle ne bouge pas. Des gens s’embrassent, se font signe de la main. Ce retour sera une fête… Campée sur ses hauts talons, elle se sent nue… Elle est nue! Sous ce grand manteau protecteur, elle ne porte qu’une minijupe et un chemisier sur ses seins libres. Elle a souhaité lui rendre son sexe accessible… pour satisfaire son impatience. Elle a mis le porte jarretelle qu’il affectionne, ses bas de soie noire donnent le change.
A chaque mouvement, elle sent l’air qu’elle déplace autour de ses cuisses. Aussi elle ne bouge pas.
Le monde qui l’entoure lui est indifférent. Seule une chose compte, lui. Personne ne la regardera, personne ne saura… Sauf peut-être ce garçon qui la regarde avec tant d’insistance… Qu’a-t-il deviné? Qu’a-t-il lu sur son visage?
Maintenant l’instant fatidique devrait arriver. Les bagages c’est toujours long, mais quand même… Son cœur bat plus vite dans sa poitrine.
Enfin elle le voit… il a le sourire aux lèvres, il est bronzé… il a son petit sac sur l’épaule…
En trois grandes enjambées, il est devant elle… Elle se hausse sur la pointe des pieds, elle lui tend ses lèvres… sa langue fouille sa bouche, douce, chaude… elle sent une coulée de lave descendre entre ses cuisses. Une bouffée de désir l’envahit. Il a lâché son sac. Elle se colle contre lui. Elle sent son désir contre son ventre. Sa main a relevé sa jupe, un doigt remonte entre ses cuisses, et la touche là où elle est mouillée. C’est ainsi qu’il la voulait, qu’il l’espérait…Elle sent le rouge qui lui monte aux joues, les yeux lui piquent… Déjà il ramasse son sac, sa jupe retombe. Il la prend par l’épaule, et l’entraîne vers les ascenseurs.
Le jeune homme a regardé toute la scène, elle lui jette un dernier coup d’œil en partant, elle est confuse de l’évidence de son trouble…
Le parking est sombre, ils parcourent les longs colimaçons avant d’arriver au grand jour. Le soleil se lève teintant le ciel de toutes les nuances de rose.
Ils roulent sur l’autoroute… Sa jupe est retroussée très haut. Ses genoux légèrement écartés…Elle sent son regard posé dessus.
Elle roule vite. Ils ne disent pas un mot. Ils n’espèrent qu’une chose, se retrouver seuls à l’abri d’une porte refermée.
Le trafic n’est pas dense à cette heure matinale, le trajet parait pourtant interminable.
Enfin ils arrivent. Les escaliers montés quatre à quatre, encore les clefs dans la serrure, ils entrent. Elle s’adosse à la porte refermée, cherche ses yeux de ses yeux brûlants de désir. Le manteau glisse de ses épaules, s’affaisse sur le sol. Leurs lèvres s’unissent, leurs langues se cherchent. Fébrilement, elle défait la boucle de son ceinturon, ouvre son pantalon. Elle se pend à son cou, enserre ses hanches de ses jambes repliées, et il la prend là, debout, silencieusement.
Son désir est si violent qu’il jouit fort et vite, l’inonde de longs jets de semence brûlante la laissant insatisfaite. Toujours en elle, il la porte maladroitement jusqu’à la chambre, ils roulent ensemble sur le lit.
Le jour naissant filtre à travers les persiennes fermées.
Leurs corps ne sont pas rassasiés de cet acte furtif, précipité. Ce trop longtemps d’absence a accumulé tant de désirs que la fébrilité fait trembler leurs membres. Peu à peu la chaleur envahit à nouveau leurs corps, ils s’échauffent, l’embrasement se propage, sens exacerbés, nerfs à fleur de peau.
L’exaltation des mots cent fois répétés, pupilles dilatées dans la demi-pénombre, narines palpitantes. Les gestes maladroits, mains hésitantes qui tâtonnent… Mains qui se cherchent, mains qui se trouvent, mains qui se pressent. Je suis là, tu es là… Plus que par le regard, la nécessité de la présence de l’autre, le besoin de le sentir, présent, vivant, l’envie de l’éprouver, de le percevoir.
Corps mus par une attirance magnétique, ils s’attirent, se touchent.
Baisers mouillés, haleines mêlées, ils se respirent. Les lèvres butinent, savourent, s’entremêlent. Lèvres entrouvertes, quémandeuses, baisers profonds à en perdre haleine, langue fureteuse qui pénètre, fouille l’antre humide et chaud, contact intime, profond, secret.
Elle fond les yeux clos sous ses baisers, une bouffée de désir la submerge. La salive lui mouille l’entrejambe. Elle le sent encore là, présent dans son ventre. Honteusement mouillée, baveuse, prête de nouveau à l’accueillir, troublée de la réaction de son corps, gênée de son indécence, sa bouche et son sexe ne font qu’un.
Le feu aux joues, en perdition, elle ne soutient plus son regard. La tête dans son cou, elle est nue devant lui, plus nue que dévêtue, son regard la découvre, il pénètre jusqu’au fond de son être, il pourrait sonder son âme.
"Oui" murmurés, tendres chuchotements, "je t’aime" susurrés à l’oreille, les balbutiements infantiles, invocations, incitations marmonnées, sollicitations, appels à peine formulés, le flot des paroles emplit l’espace, les enferme dans une bulle.
Le temps s’arrête, l’atmosphère se fait sourde, l’espace se limite à ce que leur mains saisissent.
Le souffle devient court, la parole insignifiante. Gestes muets, dialogue des corps, seuls demeurent dans le silence pesant le chiffonnement des draps rageusement refoulés, le froissement des vêtements écartés avec hâte, le bruissement des épidermes qui se frôlent. Bavardages incessants, chuintements, crissements étouffés…
Dentelles fripées, dessous arrachés, les ultimes obstacles à leur intimité sont vite évincés.
Le friselis de l’air frais sur la peau découverte, la sensibilité révélée des secrets dévoilés, exposée, ouverte, plus avide que consentante, dénudée, elle se prête au souffle qui la possède.
Nudité crue, désir violent qui la pousse à transgresser la pudeur, honte bue. Désir aigu qui la pousse à s’ouvrir, à s’exposer grande ouverte. Grands écarts, grands battements d’aile…
Confusion et indécence de s’offrir ainsi, obscénité des gestes, inconvenance qui décuple l’excitation, abandon de sa conscience, de son image, femme impudique par le désir révélée.
Le silence est peuplé de soupirs, de grandes inspirations, de suffocations, d’un trop plein de sensations.
Les mains s’affairent fébriles, tremblent au contact de leurs corps qui s’embrasent, tressaillements de bonheur et d’appréhension. Les frémissements répondent aux frémissements, une grande effervescence les entraîne.
Alors reprennent les plaintes et les gémissements d’impatience, les geignements, les suppliques inarticulées, les grognements exaspérés, les onomatopées extorquées.
Des oui, des non, des encore, des assentiments répétés, des encouragements, des rebuffades.
Ils palpitent, vivants au contact de leurs corps nus, serrés l’un contre l’autre. Ils se frottent, se collent, s’attachent, se cramponnent. Eternelle découverte, émerveillement continu, communion muette des épidermes qui contraint à fermer les yeux.
Chaleurs échangées, ils tremblent, nerveux, de leur excitation contenue.
L’étreinte énergique de ses bras sous les siens passés, la nuque puissante saisie pour l’attirer sur elle, elle succombe sous son poids. Elle sent sous ses doigts, l’encolure autoritaire, cabrée.
Les stridulations de l’épiderme, les sifflements de l’excitation, bourdonnent aux oreilles.
Les doigts glissent, polissent, s’égarent. Ils passent et repassent, éprouvent le moelleux, la tendresse, la fermeté des chairs. Grandes arabesques qui tournent, contournent, encerclent. Doigts aveugles qui palpent, tâtent la souplesse, la finesse, le velouté, le soyeux de l’épiderme. Doigts qui effleurent, frôlent, papillonnent, caressent des vallées, des monts, des dunes. Attouchements légers, timides, hésitants. Ils flattent, chatouillent, cajolent. Ce ne sont que taquineries agaçantes, jeux, découvertes, explorations minutieuses. Ils se font, se lustrent, se façonnent. Vibration du corps sous la main, réponse de la peau qui se hérisse sous la caresse, frémissements sporadiques, réponses silencieuses aux effleurements, frissons fulgurants au contact des sources du plaisir. Vulnérables , soumis aux gestes qui les sollicitent, ils vibrent, s’examinent, redécouvrent sans cesse. Grands enlacements, étreintes, écrasements , ils se câlinent, se cajolent, se frottent peau contre peau.
Le vertige leur fait perdre la tête…
Bouillonnement de chaleur, effervescence, ravissement de la fièvre qu’ils font naître, délicieuse crispation qui ne cesse de grandir. La tension enfle, le désir dresse la tête, le cœur s’affole, les nerfs crépitent, la gorge se noue.
Délire, éblouissement, ils s’étourdissent, ivres de volupté.
L’irritation qu’ils font naître troublent leurs esprits.
Une marée étincelle, flamboie, les embrase. Leur ardeur, leurs effusions langoureuses exaltent leur passion. La houle grossit, gonfle, s’engorge, leur fougue se cabre d’impatience.
Ils se contractent, se crispent, les membres se raidissent, se nouent tendus, dans d’interminables convulsions.
Avidité des sens qui réclament toujours plus, attisés, insatiables, vers quelle fin?
L’ excitation qu’ils se prodiguent, leur frénésie, leur soif de sensations les égare . Les turbulences d’un ouragan vertigineux les emporte. Ils tanguent, membres mêlés, sur l’océan de leur tempête.
Corps sensibles dont les pointes s’érigent. Des bulbes bourgeonnent, dardent leurs boutons.
Il prend plaisir à la manier. La main tâte, pétrit, malaxe, répond à l’envie de se saisir de ce corps, de le ravir, de le faire sien. Tendres morsures, souffles exhalés, il la goutte de ses lèvres, la boit, la tète. Les mains empressées circulent, hésitent, attendent, évitent les sources les plus sensibles, les points névralgiques, diffèrent l’échéance…
Il pétrit ses lobes, ses globes, ses masses charnues qui roulent sous ses doigts. Entre ses genoux, posé sur le sillon de ses fesses, il parcourt l’étendue de son dos, la saisit par la nuque.
Corps sensuels, lascifs, abandonnés. Corps qui se répondent et qui se prêtent, corps qui gémissent et se cabrent.
Dans le buisson humide, la faille onctueuse transpire de désir, ouverte, babines engorgées. Corolle épanouie fouillée par des doigts fureteurs, source généreuse, berceau de tous les délices, bouche vorace qui implore son assouvissement.
Sa passion femelle, irrépressible, la pousse à le prendre, à saisir le monstre obscène qui bat entre ses cuisses, les glandes pesantes qui pendent sous son ventre.
Ses mains s’insinuent, trouvent à tâtons la masse mobile et sourde, vacillante, suspendue, hommage à sa féminité, incarnation du désir qu’il a d’elle.
Elle l’empoigne palpitant, bouffi de la congestion qui le tend. Elle sent pulser le bouillonnement qui l’engorge, turgescent. Monstre lubrique, arqué dans sa rigidité, tendu vers sa cible, poussé par une insatiable envie, gorgé d’un bestial désir. Monstre douloureux, gauche, dodelinant de la tête, massif et vigoureux.
Et lui se sent pris, tenu. Elle l’étreint, le retrousse, découvre l’ourlet de son mufle, perçoit le roulement des chairs noueuses qui glissent sous ses doigts.
Saisi au bulbe, là où il est le plus nu, le plus exposé, le plus vulnérable, elle presse l’excroissance soyeuse, la protubérance spongieuse, lui soutire une inspiration de douleur mêlée de bien-être.
Correspondance des formes qui s’emboîtent complémentaires, ajustement de leurs membres, dialogue de leurs pieds qui se cherchent. La peau se marbre, le rouge vient au visage, la chaleur se fait étouffante, la peau est moite, la sueur perle aux tempes, le désir pique les yeux.
Lui, par elle engagé à s’introduire, lui en elle conduit, s’enfonçant lentement, plongeant obscurément. Elle l’aspirant, l’absorbant. Elle, investie, le cernant, l’enveloppant, l’emprisonnant. Englouti, elle le tient palpitant, lui presse les reins, le garde immobile.
L’un dans l’autre, ils se conjuguent, joints, accolés, assemblés. Jonction qui célèbre leur union. Ils ne font qu’un.
Soupir de béatitude, comblée à satiété, gorge pleine. Instants suspendus, le temps de reprendre souffle avant les grands déchaînements.
Alors commence le balancement, le branle cadencé, la mesure régulière. Un battement alterné, imprimée invariablement. Une succion nonchalante, la libre circulation de leurs corps emboîtés. Le lent glissement sur la muqueuse qui se prête, s’ouvre et se referme, accepte cette ingérence. Il la chevauche, imprime invariablement le rythme scandé de ses allées-venues.
Sous lui attentive, à l’écoute de son corps, elle suit la lente progression de son plaisir qui enfle.
Elle le tient par les hanches. Il bouge comme une houle, forte, puissante. Elle, soulevée, emportée, genoux collés à ses flancs l’accompagne dans sa course. Son train se presse, l’allure s’accélère, les heurts se succèdent. Ses secousses la percutent. Chaque poussée est une attaque, une charge. Ses reins bondissent dans une course martelée.
Elle fouillée, et lui se secouant pour la combler, toujours s’avançant, chargeant à chaque poussée, toujours insatisfait de son envahissement, sondant ses profondeurs, se ruant pour mieux la gorger, sans cesse à vouloir la remplir, la submerger.
Lui en elle enfoncé, fort, grand, grave, gros, toujours la pénétrant, plongeant pour mieux se retirer, l’abandonnant pour mieux la reprendre. En elle, debout, il la fouille de son doigt victorieux, glorieux de la remplir, heureux de la rassasier. Il la gave de sa queue majestueuse.
Qu’il se retire… elle le supplie , geignant de se sentir abandonnée, voulant toujours le sentir plus loin, voulant toujours le prendre, se l’approprier, toujours le posséder, et lui de s’engouffrer pour mieux la satisfaire, heureux de la contenter.
Elle, soumise, abandonnée à sa puissance, débordée par son corps.
Elle le serrant, en elle le tenant, le happant de sa bouche génitale, le suçant de ses grandes labiales, suffoquant sous son poids, hoquetant sous ses poussées.
Elle gluante de plaisir, ruisselante d’amour, manquant d’air, cherchant à reprendre souffle. Et lui, laborieux, la besogne avec application.
Grandes ruades, genoux rejetés en arrière, soulèvements de reins, toujours plus loin elle l’enfonce, rugit de rage, s’agrippe à son dos, incruste ses ongles dans sa chair.
Halètements désespérés, la course qui l’éreinte l’emporte, lui coupe la respiration. Leurs souffles confondus se précipitent, son haleine brûle dans son cou.
Bondissements de hanches, déchaînements de croupe, ses derniers coups de rein sont une mise à mort.
La tête renversée, les yeux révulsés, le corps arqué, tendu dans une ultime crispation, elle hurle de volupté, pousse des rugissements sauvages. Déferlements de jouissance, plaisir du corps qui bat, relâche sa tension, elle s’abandonne aux flots qui la transporte.
Mais elle l’étrangle, l’aspire. Il la rejoint dans son plaisir, grogne sa jouissance, l’emplit de longs jets bouillonnants, l’inonde de sa semence.
Sur elle, il se fait lourd… Le coeur cogne aux tempes. Tiédeur des corps collés, des épanchements mouillés débordent de moiteur, trace de leurs débordements. La chambre reprend forme, l’ampoule au plafond est à nouveau présente, témoin muet de leurs ébats.
La vie a repris son cours, les bruits de la ville arrivent à nouveau à leurs oreilles.
Toujours assemblés, ils exhalent des senteurs musquées. Leurs membres pèsent dans la touffeur du lit. Le calme revient, progressivement tout retombe.
Epuisés de tant d’excès, une paix profonde les enveloppe, leurs paupières se ferment. Une douce torpeur les envahit. Soudés l’un à l’autre, ils s’abandonnent à une douce somnolence.
Le temps passe…
Quand elle revient à la conscience, elle ne peut s’empêcher de lui demander:
LongJacq