| n° 07944 | Fiche technique | 37989 caractères | 37989Temps de lecture estimé : 22 mn | 19/10/04 |
| Résumé: Bérengère a mal aux pieds, elle est obligée de s'arrêter dans une ferme | ||||
| Critères: fh ffh vacances campagne pénétratio | ||||
| Auteur : Bertrand D (Rêveur solitaire) Envoi mini-message | ||||
Les cinq marcheurs ont ralenti la cadence pour attendre celle qui suit difficilement. Ils sont partis depuis ce matin sur le sentier de grande randonnée. C’est la première fois que Bérengère les suit sur la demande de son ami William. Ils avaient d’abord décidé de vacances au bord de la mer. Mais les copains ont convaincu son ami de venir. Alors elle a acheté une paire de chaussure de marche, mais elle ne les a jamais porté jusqu’à aujourd’hui. Au bout de trois heures, ses pieds lui font affreusement mal. En plus elle est crevée.
Au bout d’un chemin carrossable se trouve un grand bâtiment, une ferme probablement. Le portail est fermé, deux chiens rodent derrière. Nulle trace de vie. Un des marcheurs pose la main sur la poignée, aussitôt les deux chiens loups se précipitent et aboient. Courageusement, ils prennent la fuite en courant laissant Bérengère seule assise contre le portail. Une silhouette se penche au-dessus de la barrière.
Elle la débarrasse de son sac, lui donne le bras afin de l’aider à marcher. C’est une femme grande, au moins un mètre soixante quinze, pas grosse mais tout de même solidement charpentée. C’est ce qui apparaît sous une tenue de travail, jeans et chemise à carreaux. Les deux chiens suivent, effrayant un peu la blessée.
Timidement Bérengère a avancé la main, et en effet les chiens l’ont flairé pour faire connaissance. Puis ils sont retournés au portail.
Les pièces d’habitation se trouvent au-dessus d’un genre de hangar qui doit servir de garage et pour remiser les machines agricoles. La maison est vaste, une très grande salle de séjour s’ouvre sur le couloir. Véro la conduit dans la cuisine en face. C’est également une grande pièce qui doit servir de lieu de vie. Elle l’a fait installer sur une chaise.
Elle ouvre une porte dans la cuisine, un escalier intérieur conduit au rez-de-chaussée. Bérengère en profite pour quitter chaussures et chaussettes. Elle a des ampoules au talon, à un gros orteil, sur le coté, bref les deux pieds sont en piteux état. Un moment après, Véro réapparaît. On dirait une autre femme. Elle a du se doucher, se peigner, porte une robe claire qui souligne une silhouette ma foi très agréable.
Elle a dit cela d’un ton bougon, mais au fond d’elle-même elle se sent flattée. Elle examine les pieds, va chercher un baquet d’eau tiède et le place devant Bérengère.
Elle baigne ses pieds et ressent immédiatement une grande détente, pour un peu, fatiguée comme elle est, elle s’endormirait. Véro revient les mains chargées de pansements. Elle nettoie, panse les plaies, lui tend une paire d’espadrilles.
Marchant comme sur des œufs, Bébé va s’installer dans un fauteuil, face à la porte de la cuisine afin de pouvoir parler avec son hôte. Mais, elle est si bien que bientôt elle somnole, sa compagne s’affairant en chantonnant.
Le bruit d’une porte la tire de son assoupissement. Il y a plus d’une heure qu’elle est là, en silence et elle est bien. Un homme d’une quarantaine d’année, torse nu, en short et sortant probablement de la douche entre dans la pièce. Il va derrière Véro, glisse les mains dans l’échancrure de sa robe et lui empaume les seins.
Elle n’a pas le temps d’en dire plus, il la fait pivoter et l’embrasse à pleine bouche. Elle essaie d’abord de se dégager, regarde en direction de la salle de séjour. Bébé a fermé les yeux, faisant semblant de dormir. Alors elle se laisse faire. Les paupières entrouvertes, la spectatrice ne perd pas une miette de la scène. Les mains masculines ont relevé la robe et palpent fermement les fesses. La femme se déplace, entraînant son compagnon hors de vue de Bébé. Elle n’a plus que le son, mais il est suffisamment explicite. Froissement de tissu, bruit de baisers. Mais Véro murmure soudain :
Ils réapparaissent, rectifiant leur tenue. Ils regardent leur invitée toujours les yeux fermés. Il entrent en allumant la lumière, Bébé paraît se réveiller.
Ils se sont installés dans la cuisine pour prendre le repas. Il y a beaucoup de légumes : salades, courgettes, aubergines, mais aussi du poulet, des fruits.
Bébé n’est pas habituée à une si grande complicité dans un couple. Elle sent des gens heureux, libres, décontractés. Après le repas, elle se sent fatiguée, et Véro s’en aperçoit.
Bébé s’imaginait la vie à la campagne comme on la montre à la télé, sommaire, l’étable jouxtant le logement. Mais c’est une maison moderne, parfaitement équipée et la salle de bains par ses dimensions, ses commodités feraient bien des jaloux.
Elle passe un long moment sous la douche, renouvelant ses pansements mouillés. Et c’est plus d’une demi-heure après qu’elle en sort. Elle va dire bonsoir à ses hôtes. S’approchant de la salle de séjour, elle entend des bruits qui ne laissent aucun doute sur les activités du couple. Pensant qu’elle est couchée, ils font l’amour sur le tapis. Seule une petite lumière subsiste dans la pièce. La robe de Véro est roulée sur sa taille, le haut et le bas ayant été rabattus. André tout nu, s’occupe des seins qu’il tête avec ardeur et sa femme ronronne, enchantée de ce traitement. Bébé suit cette scène qui lui provoque une chaleur intérieure. Placée derrière une porte vitrée par de petits carreaux translucides elle regarde avec intérêt, rabaisse son bas de pyjama et son doigt vient gratter son entrejambe.
Véro continue de prendre son plaisir, mais elle a aperçu la silhouette qui se détache, éclairée par la clarté lunaire entrant par la fenêtre de la cuisine. Elle la laisse bien démarrer sa masturbation, puis attire le visage de son mari, l’oreille contre sa bouche. Elle lui murmure :
Il reprend son activité sur les seins, puis à haute voix :
L’interpellée a arrêté net son massage intime. Elle est terrorisée à l’idée d’avoir été surprise dans cette situation. Puis, ne voyant pas d’autre solution, elle s’avance lentement vers le couple.
Elle est debout à côté d’eux. Le bas est tiré par André, découvrant son intimité. Alors elle ôte le haut, après tout elle se baigne bien torse nu. Le bras de Véro vient appuyer derrière ses genoux, l’obligeant à se baisser. Elle se retrouve face à André qui admire sa poitrine juvénile.
Mon dieu qu’ils sont beaux. Mais ils paraissent trop délicats pour les tripoter. Ils me rempliraient à peine les mains.
Mais il reste immobile. Alors c’est Bébé qui lui prend les poignets et les guident vers son torse. Il caresse doucement les fruits offerts, puis penchant la tête il en embouche un. Comme un enfant, il le tête, puis peu à peu le mordille. Bébé a renversé la tête en arrière, son ventre est à nouveau en feu. La main de Véro est maintenant à la place qu’occupait la sienne. Et elle agit en femme qui connaît bien l’intimité. Le plaisir monte à toute vitesse, jamais elle n’a été aussi tendrement et complètement aimée. La grande expérience du couple sait provoquer des ondes brûlantes et elle exprime son plaisir par un grand cri. André la prend dans ses bras et l’allonge à côté de sa femme. Il a devant lui un terrible dilemme : un tanagra qu’il désire mais paraît inaccessible, une amante offerte et ouverte à toutes le voluptés. L’aînée a pris sa rivale dans ses bras. Elle a l’air d’une mère caressant son enfant alors que ses gestes sont une préparation à l’offrande qu’elle compte faire à son amant. Cette étreinte bouleverse la jeune victime qui veut maintenant participer à la fête. Elle tend la main, se saisit du membre dressé, le masturbe doucement. Se dégageant de l’accolade, elle s’assied, se penche et embouche l’objet de son désir. Tous trois s’allongent, emmêlés, chaque bouche étant occupée à une caresse. Lui honore les seins de son épouse. Ce n’est plus le doigt féminin qui s’occupe du triangle, mais les lèvres. Bruits de succion, gémissements de plaisir sont la seule musique de cet étrange ballet. Le seul qui n’a pas été récompensé sent monter la sève. Il tente de se dégager. La jeune fille n’accepte pas d’ordinaire d’avaler la semence de son partenaire. Mais aujourd’hui elle veut connaître enfin ce goût et par la même occasion remercier ceux qui l’ont gâté. Elle bloque le bassin, avale longuement le liquide séminal et, chose extraordinaire, cela déclenche l’inondation de son intimité. Véro est satisfaite, elle constate la réussite de sa tactique.
Sur le tapis trois corps nourris de plaisirs, mais non rassasiés. Ils reposent, mais chacun désire continuer la joute. La situation inattendue les laisse muets, aucun n’ose exprimer le désir qui pourtant est commun. Enfin Véro suggère :
Tous trois se lèvent, les bras de l’homme enserrant la taille des deux femmes. Bébé est placée au milieu du lit, les autres la regardent avec envie, comme un bonbon que l’on désire sucer. Et c’est par là qu’ils commencent. Timidement, l’épouse approche ses lèvres de la jeune fille. Toutes deux novices dans cet exercice, frottent leurs bouches, osent entrouvrir les lèvres et l’aînée prend l’initiative. C’est un baiser passionné, mais sans la violence masculine. Toutes deux expérimentent une homosexualité qui leur est étrangère. André caresse les flancs, le ventre le buisson d’une main légère. Jaloux de se voir écarté, il repousse la tête de sa compagne et prend le relais. Celle-ci se rabat sur un sein qu’elle tente d’englober en entier sans y parvenir. Elle aspire, le bourgeon racle contre sa langue. Elle mord légèrement, reprend entre ses dents la pointe, la tire. Elle s’allonge sur le corps féminin, sa jambe placée entre les cuisses. Elle l’agite doucement mimant le coït. André interrompt le baiser, prend du recul. Véro bascule et prend sur elle le corps de sa compagne. Elles se butinent le visage. Leur amant se place entre les jambes des femmes et de la langue parcourt tous les champs offerts. Un doigt inquisiteur vagabonde de fente en fente, un deuxième doigt vient s’adjoindre pour satisfaire simultanément les deux intimités. Sa bouche se retrouve sur les fesses de Bébé et agace l’œillet. Ses partenaires apprécient ce traitement, se murmurant des mots sans suite. André se relève, écarte les quatre membres et pointe son sexe dans l’orifice habituel. Son épouse apprécie l’hommage rendu. Sa compagne sent les ébranlements des deux corps et voudrait bien participer. Comprenant son désir, la main féminine dégage l’outil et le présente à leur hôte. Un instant interrompu, le mâle reprend sa course dans un nouveau champ. Cette initiative est très appréciée de l’intéressée qui manifeste bruyamment sa joie et rapidement connaît le plaisir. Dégageant son outil, il reprend son premier ouvrage. La fille vient chevaucher sa compagne. André en profite pour lui saisir les seins à pleine main sans interrompre sa danse. Il lui mordille le cou, elle tourne la tête et lui offre ses lèvres. Et le couple connaît un plaisir simultané. Leur invitée est heureuse d’assister à un tel bonheur conjugal.
Ils se sont écroulés entremêlés. André réagit le premier, prend dans ses bras Bébé épuisée qui s’endort. Il la dépose dans sa chambre puis revient se reposer.
Des bruits divers, un rayon de soleil, l’agréable sensation de délassement tirent Bébé de son sommeil. C’est de la cuisine que viennent les bruits, le soleil s’insinue par une fente du volet et surtout elle se sent en pleine forme. Ses pieds ne lui font plus mal, elle pourra supporter des baskets.
Rabattant le drap, elle s’aperçoit qu’elle est nue. Lui reviennent à l’esprit les dernières péripéties, puis c’est le trou. Elle a bien senti qu’on la prenait et déposait ici, mais c’est vague.
Elle se dirige vers la cuisine ou règne une bonne odeur. Véro est occupée à préparer un repas qui paraît succulent.
Comme elles l’avaient décidé, Bérengère est partie après des au revoir chaleureux, promettant de repasser un jour. Ils lui ont expliqué le chemin à suivre, le sentier de grande randonnée est repéré à distance régulière par des marques de peinture.
Deux heures de marche, ce n’est pas terrible, pense-t-elle. Mais j’en compte plutôt trois avec mes pieds endoloris.
Les repères sont bien visibles et les débuts sont faciles. Mais au bout d’une heure, la douleur revient et l’allure se ralentit. Ses pieds lui brûlent, si seulement elle pouvait les baigner comme hier ! Elle travers un bois assez fourni, le chemin serpente le long de la pente, le soleil perce à travers les futaies. Justement un bruit de ruisseau se fait entendre en contre bas. Oh, cela va me faire perdre un moment, mais je vais me rafraîchir les pieds.
Elle quitte le chemin, descend une pente assez raide. Elle dévale avec précaution, coupe un sentier, se retrouve au fond du vallon, près d’un ruisseau. L’eau tombe d’une hauteur d’un mètre environ dans un bassin, puis repart. L’endroit est calme, bordé d’herbe fraîche. Elle se déchausse, trempe ses pieds dans l’eau, s’allonge sur le dos les mains derrière la nuque. Elle reste quelques minutes à songer à ce qu’elle vient de vivre la nuit précédente. William n’en saura rien.
Il faut repartir, les pieds reposés. La pente est assez dure, le sentier n’est pas bien loin. Pourtant il lui avait semblé mettre plus de temps à la descente. Mais il y a une marque rouge sur un arbre, c’est bien là.
Pendant plus de demi-heure elle avance mais ne retrouve pas de marques. Le bois a fait place aux champs, le sentier aboutit à une bordure et disparaît. Mon dieu ! Je me suis trompé, c’était un chemin au-dessus qu’il me fallait prendre. Le temps que je revienne, que je retrouve le sentier, je n’y arriverai pas avant la nuit. Je suis perdue ! Ses pieds à nouveau lui font mal. Adossée à un arbre elle est désespérée, pleure doucement.
Un bruit de moteur la tire de sa torpeur. Un tracteur tirant une remorque chargée de ballots apparaît au loin. Il va passer de l’autre côté du champ. Elle traverse en courant et fait des signes désespérés au conducteur. L’attelage s’arrête, l’homme, immense, massif, ouvre la porte de la cabine. Si ce n’était la détresse où elle se trouve, elle ne lui aurait jamais adressé la parole. Le visage assez dur, les joues bleuies par la barbe, cheveux assez longs, l’air contrarié, il n’a rien de sympathique.
L’attelage repart. Elle est surprise de voir la cabine du tracteur. Un grand siège pour le conducteur, une place à côté pour un passager éventuel. La suspension n’est pas très confortable, le chemin en mauvais état, elle est ballottée de tous cotés. Elle s’accroche à un montant, son autre main trouve un point d’appui sur le dos de chauffeur. On croirait s’appuyer sur du béton tant c’est dur. Elle la retire vite, il semble ne pas avoir senti sa pression.
Dix minutes plus tard ils arrivent devant une ferme. Le paysan descend, ouvre le portail libérant deux chiens qui sautent autour de lui. Il les caresse, remonte et amène la remorque devant un bâtiment, le haut du chargement au niveau d’une ouverture.
La pièce est vaste, bien aménagée, il y même un lit dans un coin. Bérengère commence par boire, puis pour se délasser prend une douche. Elle a sorti une serviette de son sac.
Un moment plus tard, remise en forme, elle se décide à partir. Ses pieds lui font terriblement mal, elle se demande si elle parviendra au bout de son calvaire.
Dans la cour une partie de la remorque est vidée. Un treuil électrique permet de monter les charges jusqu’à hauteur, le palan roule jusqu’à l’intérieur du bâtiment, le ballot est posé et se dégage tout seul. Elle observe un moment, remarque que l’homme est obligé tous les dix transferts de remonter dégager le foin entreposé. Cela le retarde dans son travail.
Elle grimpe sur le foin, saisit le câble, le crochet et l’élingue. Comme elle l’a vu faire, elle la glisse sous la charge, l’accroche et fait signe. Mal équilibré, le foin manque de tomber, heureusement il le rattrape habilement.
Le deuxième voyage est moins mauvais et parvient sans encombre. Au bout de quelques minutes elle a saisi la manière d’opérer. Ainsi la remorque est vidée au bout d’une demi-heure environ. Mais Bébé est morte de fatigue.
L’habitation se trouve au rez-de-chaussée, un porte s’ouvre dans une cuisine à l’ancienne. Des meubles campagnards, une grande table en bois brut, de grosses chaises paillées. Il ouvre un grand meuble, qui se révèle être un frigo, sort des œufs du beurre. Puis sur la tôle noire, qui semblait toute sale, rougit un cercle, c’est une plaque de cuisson. Et tout l’habillage traditionnel cache ainsi les appareils les plus modernes.
Bérengère reste sans voix. Elle voit évoluer ce géant avec une habileté extraordinaire, préparer un repas rapidement, sans geste inutile, plus vite que ce qu’elle l’aurait fait. Il sort une vaisselle ancienne, des couverts, et elle n’a plus qu’à s’asseoir.
Assommée de fatigue, elle ne parle pas. De son coté, il mange lentement, mais copieusement. Elle le regarde un moment, se sent lasse, lasse…
Le frottement d’un tissu rugueux contre sa joue la tire de son sommeil. Elle est dans une chambre, dans un lit qu’elle ne connaît pas. C’est le couvre-lit qui lui a irrité le visage. Pour la deuxième fois consécutive quelqu’un l’a couchée. Mais cette fois, ce n’était pas après une partie de plaisir ! Un jour gris pointe à peine à travers les volets. Je vais me lever doucement, lui laisser un mot et partir. Je ne veux pas le déranger plus longtemps.
Elle va dans le couloir un peu perdue, mais une odeur de café lui permet de retrouver la cuisine. Il est là, habillé, calme, déjeunant, prêt à partir comme s’il ne s’était pas couché.
Il continue de manger lentement. Elle se place face à lui, l’examine, lui sourit. Après tout, c’est un ours bien léché. Il est rasé de frais, mais ses joues sont quand même bleues. En amour, ce doit être un ouragan. Ça vaudrait peut-être le coup de s’y frotter, mais qu’est-ce qu’on doit prendre dans le miches !
Quand elle a terminé, il débarrasse la table, ouvre un placard : C’est un lave vaisselle !
D’une colère froide, il lui prend le poignet, l’amène dans le couloir, ouvre une porte. Stupéfaction, on se croirait dans le bureau de son directeur : téléphone, ordinateur, fax, photocopieur, un mur entier avec des classeurs, un autre couvert de graphiques.
Il n’a pas lâché son poignet et continue à la secouer pendant sa diatribe.
Il la lâche, va sortir sa voiture. Elle prend son sac, surprise de sa colère, elle n’a pas voulu le vexer.
Le moteur d’une 4L tourne, la portière est ouverte. Elle monte puis pendant qu’il roule tente de s’excuser.
Il ne répond rien, malgré le bruit du moteur il a du entendre, mais rumine sa colère.
Il l’a déposée devant le camping, sans un adieu, est reparti immédiatement.
Ses copains l’ont accueilli avec joie, surtout William. Ils allaient repartir le lendemain et s’inquiétaient d’elle. Elle leur répond, sourit, mais sa tête est ailleurs.
Le crachin n’a pas cessé depuis deux jours. Les touristes promènent en ville croisant des paysans venus faire leurs courses compte tenu du temps.
À la ferme, Pascal est dans son atelier. Sa toupie tourne avec un bruit assourdissant. Il a mis un casque pour protéger ses tympans. Quand il a fini sa passe, il arrête le moteur pour aller se désaltérer. Quittant son serre-tête, il lui semble entendre aboyer les chiens au dehors. Il ouvre la porte et reçoit un ballot tout mouillé dans les bras, les chiens retournent à la niche.
Il regarde cet imperméable, le capuchon se relève et Bébé est là en pleurs. À peine a-t-il eu le temps de la débarrasser de son vêtement mouillé qu’il la reçoit contre lui.
Il l’a saisit d’une main, la charge sur son épaule comme un sac de grain, va dans la maison, la chambre, la jette sur le lit. Avant qu’elle n’ai pu prononcer une parole il la déshabille entièrement. Elle reste passive, effrayée par sa détermination, mais impatiente de connaître la suite. À son tour il se dépiaute. C’est un véritable ours tant il est poilu. Mais surtout ce qui l’impressionne c’est ce membre, pas encore dressé et pourtant énorme.
Il la saisit dans ses deux bras, la monte à hauteur de sa bouche et la caresse de partout comme s’il dévorait un morceau de viande. Sa barbe, pourtant rasée du matin la pique, lui donne des frissons. Il mordille ses seins, son ventre, revient au visage. Puis calmé semble-t-il il la pose doucement sur le lit. Elle peut alors contempler un gourdin long, énorme, presque comme son propre bras. Elle attend avec terreur mais aussi délice le moment du sacrifice. Mais il n’est pas pressé. Chaque main prend un sein, l’englobant entièrement, les pouces agaçant les extrémités. La bouche butine le visage, murmure des mots sans suite
Il écarte les jambes et son visage vient au confluent des cuisses. Il entreprend de préparer le champ de bataille. Il s’agit d’abord de labourer ce terrain de la langue, de l’arroser de la salive, la source mouillera l’intérieur. Pour plus de facilité il s’est placé tête bêche. Elle a sous le nez ce morceau qui à la fois l’admire et l’effraie. Des deux mains elle le saisit, elle en fait à peine le tour. Elle approche sa tête, ouvre grand ses mâchoires, il rentre tout juste dans sa bouche et seul le gland y trouve sa place. Je ne pourrai jamais absorber ça, pense-t-elle, et pourtant il faudra bien y passer !
Comprenant son acceptation, Pascal a abandonné son travail de sape, s’est couché à côté d’elle, l’a saisie par la taille et l’a placée au-dessus de lui. Puis il attend. Elle a compris. S’appuyant sur un coude, de l’autre main elle saisit le morceau et s’en frotte doucement la fente, comme pour lui faire connaître le terrain. Elle place la pointe au centre de la cible, et doucement se laisse descendre. Elle craint d’avoir mal comme lors de ses dépucelages avant et arrière. Il reste immobile, attentif. Le gland est entré. Elle commence un petit mouvement n’utilisant que l’extrémité de l’outil. Tout se passe bien. Et insensiblement, sans qu’elle s’en rende compte, elle l’enfonce complètement. Son bassin est écartelé, mais ce n’est pas douloureux ni même gênant. Jamais elle n’aurait pensé être si large ni si profonde. La pointe de ses seins est caressée par les poils de la poitrine. Elle frotte son torse contre le sien, cela l’excite. La voyant bien chevillée, il retourne leur couple, prenant le dessus, les commandes. Et il commence à la baiser. Le plaisir est si grand pour elle qu’on entend un clapotis et bientôt elle connaît un plaisir immense. Le ballet s’arrête un instant, puis reprend. Une deuxième fois il déclenche un orgasme chez Bébé. Nouvel arrêt. Maintenant il se déchaîne, ne prenant plus aucune précaution. C’est le mâle dans toute sa brutalité, qui veut son plaisir oubliant sa partenaire. Et elle apprécie désire cette vigueur, l’encourage de la voix « vas-y, plus vite, plus fort, baise-moi, troue-moi ». À ce rythme, ils ne peuvent tenir longtemps et crie simultanément leur bonheur.
Pascal se lève, va faire couler un bain tiède. Puis il vient prendre Bébé dans ses bras, la porte jusqu’à la salle de bain, s’allonge au fond, la prenant sur lui. Elle est bien, en sûreté dans ces bras puissants. Les grandes mains savonnent, frictionnent, caressent ce corps si fragile. Ce traitement ranime leurs ardeurs et Bérengère voit apparaître entre ses cuisses un membre qu’on dirait sien. Souriant, elle le savonne longuement, en joue comme d’une partie de son propre corps. Longuement elle le secoue, le branle, l’admire jusqu’à ce que plusieurs jets puissants viennent arroser son visage. Riant à gorge déployée elle se tourne et vient frotter sa figure contre celle de son compagnon.
Ils ont mangé, se sont couchés renouvelant leurs exploits sensuels. Le téléphone a tiré Pascal de son repos. Il répond brièvement puis revient.
André et Véro ont vu arriver la voiture de Pascal avec une passagère. À la descente de Bébé, tous trois se sont regardés et ont éclaté de rire, Pascal ne comprenant pas leur hilarité. Pendant que André parlait avec Bébé, Véro a expliqué à Pascal, en omettant quelques détails, comment ils s’étaient connus. De son côté il lui a dit, lui aussi passant rapidement sur certains moments, comment il l’avait recueillie.
Bérengère est rentrée à Paris. Elle garde un merveilleux souvenir de ses vacances d’été. Elle s’est séparée de William. Elle compte bien passer les fêtes de Noël dans une petite ferme au fin fond du Cantal. Puis, pour la suite, qui vivra verra.