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n° 07723Fiche technique29603 caractères29603
Temps de lecture estimé : 16 mn
21/09/04
Résumé:  Un homme, une collègue, un voyage...
Critères:  fh extracon collègues hotel voyage volupté fellation cunnilingu préservati pénétratio
Auteur : NonHomologue            Envoi mini-message
Joliet


Dans toute boîte, toute société, toute succursale, il y a un mec

gentil. Le mec qui fait le compte rendu de réunion parce que c’est

mieux quand il y en a un, le mec qui change le tonner de

l’imprimante alors que tout le monde attendait que quelqu’un le fasse,

le mec qui trouve normal de payer des impôts pour payer l’instit de

ses gamins qu’est plutôt bien, et le chirurgien de son père, qui n’a

pas ménagé sa peine. Le type qu’on n’entend pas trop à la pause café

parce qu’il a bien compris qu’avec ses remarques, il tuait un peu

l’ambiance. Pas le niais à qui on fait faire n’importe quoi, non, j’ai

dit "gentil". Il sait dire non. Mais il dit oui plus souvent qu’à son

tour quand même. Il en est conscient, ça le dérange pas plus que ça:

il se sait un peu en décalage, mais il aime le boulot bien fait.


Enfin, quand je dis qu’il y a en a un dans toutes les boîtes, je

devrais plutôt dire qu’il y en avait un dans toutes les boîtes dans

lesquelles j’ai bossé. Et pour cause, c’était moi.


Bon, oui, vous ne lisez pas ces lignes pour connaître mes états d’âme

de salarié, mais je voulais vous faire sentir que c’est de ma vie

qu’il s’agit, pas de celle de Tom Cruise, et que la baise le

passage érotique que j’ai vécu, vous pouvez vous y identifier.


Donc, dans ma boîte, j’ai une collègue qui s’appelle Joliet (oui,

Joliet, ce n’est pas un vrai prénom, mais pour des problèmes

d’anonymat, je voulais changer les prénoms, et j’avais du mal à en

trouver un qui ne casse pas mon élan érotique: Julie, c’est le prénom

de ma femme de ménage, Aïcha celui de la copine de 8 ans de ma fille,

Isabelle me fait penser à Adjani qui ne ressemble pas du tout à

Joliet, etc. Bon, oui, pour vous, Isabelle c’est peut-être votre

collègue de bureau à vous, et vous aimeriez rêver d’elle. Oui mais

bon, vous n’êtes pas en position de force là, alors arrêtez de lire ou

acceptez Joliet…).


Dès mon arrivée, Joliet m’a marqué et séduit. Elle n’a pas de

décolleté agressif et ne porte pas de mini-jupe qui fasse penser à

une couverture d’Union. C’est une fausse blonde, entre 30 et 40 ans

(de ma génération quoi). Elle a toujours le sourire aux lèvres quand

je la vois parler, un sourire qui fait remonter ses paumettes et

pétiller ses yeux. J’aimerais croire qu’elle ne sourit comme ça que

pour pour moi, mais en fait, c’est peut-être juste sa joie de

vivre. Elle a une manière de s’habiller qui n’est qu’à elle et me

charme: si elle porte un T-shirt blanc, il y a toujours une petite

fantaisie, un dessin, un logo, si elle porte un pantalon, on y

trouvera une broderie discrète, comme une fleur. Jamais elle ne passe la

limite entre la fantaisie et l’extravagance ou le ridicule. Et elle

porte des robes, souvent, des robes amples qui sentent l’été, des

robes qui semblent transporter un rien de liberté, et une idée de

féminité accomplie, une féminité qui se pose sans rien imposer, qui ne

joue pas la séduction mais juste le plaisir d’être femme.


Ajoutons qu’elle est pleine d’attentions, soucieuse des personnes,

demandant des nouvelles avec sincérité. Une personne qui rend

confiance en la qualité humaine.



***



Notre petit épisode a eu lieu lors d’une formation: un des logiciels

clefs de notre boîte devait changer de version, quelques procédures

devaient évoluer, et personne ne s’était battu pour aller assister aux

deux jours de mise à niveau.


C’est en prenant nos billets que les déconvenues ont commencé: le

siège avait cette fois décidé d’organiser la rencontre en

province. Cela devait les amuser, eux, de prendre l’avion, tout

ça. Mais les voyages de province à province, c’est pas aussi direct,

et là, pour être à l’heure le lundi matin, il nous fallait voyager

tout le dimanche après-midi, en enchaînant train, puis bus SNCF, puis "un

quart d’heure de marche" (vu sur le site WEB de l’hôtel). Et

impossible de louer une voiture à cause d’un détail comptable que je

ne saurais pas vous raconter.


On s’est donc donné rendez-vous à la gare dimanche en fin de

matinée. Nous avons eu le temps de discuter: 7h de voyage, dont 1h45

d’attente lors d’une correspondance qui a eu du retard. On a parlé boulot

pendant les deux premières heures, puis on a bien fini

par parler de tout et de rien, de nos familles, de nos enfants, de nos

études, de son divorce, des bouquins qu’on avait aimés

récemment… Est-ce que j’avais des idées érotiques alors ?

Pas particulièrement. Elle était belle, elle était sensuelle, mais je

ne passe pas mon temps à m’imaginer léchant et malaxant

les femmes que je rencontre.


Arrivés à l’hôtel, nous découvrons que nous n’avons qu’une seule

chambre: en effet, l’inscription a été faite aux noms de Jean-Richard

et Joliet Guichon. Ils n’ont pas compris que Richard, c’était mon nom

de famille. Notre secrétariat n’a rien vérifié. Et tout était complet

pour ce soir. Ils avaient un groupe qui partait mais que le lendemain.

Et toutes leurs chambres avaient un lit double et un lit

simple. Comment refuser de passer la nuit "en tout bien tout honneur"

sans passer pour obsédé ou malpoli ?


Nous montons poser nos affaires dans la chambre. Il est un peu tard,

mais après ce voyage fatigant, nous prenons chacun à tour de rôle une

douche avant de descendre manger. Quand elle redescend, elle s’est

changée, toujours avec son goût à elle: une grande robe en jean, un

T-shirt blanc parsemé de petites vaches. S’est-elle parfumée ou est-ce

que c’est simplement son shampoing qui répand ainsi de subtils

effluves ? C’est là que j’ai eu ma première érection, sans vraiment

m’en rendre compte. Heureusement que j’étais assis à table.


La deuxième mauvaise nouvelle, c’est que le groupe qui s’en allait le

lendemain avait prévu de faire la fête ce soir-là, et que notre

chambre était juste au-dessus de la salle de fête. C’était un groupe

plus jeune que nous, peut-être des étudiants qui fêtaient la

"désintégration", le diplôme, peut-être un enterrement de vie de

garçon ou de jeune fille de quelqu’un avec beaucoup d’amis. Quoi qu’il

en soit, ils étaient là, nombreux, et avec l’intention de faire une

fête bruyante. Après le repas, ils transformèrent la salle à manger en

salle de bal.


Si nous avions décidé de monter dans notre chambre et de regarder la

télé en essayant de surmonter le bruit de leur sono, la suite des

événements eut sûrement été différente. Mais, quitte à ne pas dormir,

elle comme moi avions décidé de rester au bar, à écouter la musique

plutôt que de la supporter.


***


Le bar était tenu par une ravissante jeune femme, et nous étions ses

deux seuls clients. Le groupe de jeunes devait avoir réservé tout

l’hôtel sauf notre chambre, et vu qu’ils avaient à boire et à manger

dans leur salle, ils ne venaient au bar que pour acheter quelques

cigarettes. La barmaid n’avait pas grand chose à faire de sa soirée,

nous non plus, nous avons discuté. Elle avait un accent étranger

craquant, elle venait de Roumanie, elle s’appelait Irina, elle faisait

des études en France, et avant que la fac ne reprenne, elle

travaillait ici. Elle avait la tenue qui allait avec l’emploi: jupe

moulante et petit haut moulant décolleté qui laissait entrevoir cette

petite vallée merveilleuse qui accroche tous les regards. Elle nous

racontait comment, en tant que serveuse, elle avait été draguée sans

arrêt depuis son arrivée, comment elle avait appris à rembarrer

poliment les clients, surtout ceux à cravates qui profitaient d’être

loin de leur femme pour tenter une aventure. Elle complimenta Joliet,

qu’elle trouvait très jolie. Elle avait des mains fines et soignées,

vernies d’un rouge nacré. Nous avons pas mal discuté, beaucoup rit, un

peu bu. Elle nous servait à boire "sur le compte de la maison".


Un jeune homme, sortit de la salle de danse, s’approcha du bar:



les seins nus pour faire une surprise à un copain, ça vous tente ?



Joliet ne dit rien tellement il était évident que ce n’était pas à elle

que le type pensait.



En reprenant sa monnaie, il nous demanda:



Nous eûmes tous les 3 un sourire en coin.



faut pas rester à la regarder. On a aussi de quoi boire vous savez.



Irina posa sur le bar une ardoise sur laquelle elle marqua "La

serveuse est sur la piste de danse", et suivit le jeune homme. Nous

y sommes allés aussi. Par chance, il passait justement à ce moment là

une reprise techno d’un tube de notre adolescence. Nous sommes allés

directement danser.


L’ambiance était très sympa, alcoolisée sans personne de violent, sans

aucun dragueur "gros lourd". Joliet était belle et dansait

librement. Bien sûr, de jeunes hommes s’approchaient parfois, quittant

un groupe pour danser près d’elle, proposant sans parole de devenir

partenaire de danse. Elle se rapprochait alors de moi, et sans

insister, parfois même avec un sourire, le danseur allait tenter sa

chance ailleurs. C’était vraiment une soirée sympa, et cela faisait

bien longtemps que je n’avais pas dansé comme ça. Elle était belle et

me souriait. J’étais bien, j’étais heureux.


Nous avions bu, et dans la salle enfumée, il n’y avait pas que du

tabac dans l’air. Est-ce que cela suffit à expliquer la suite des

choses ? Je ne sais pas. À un moment, la musique s’arrêta, et après un

léger cafouillage à la sono, un slow démarra.


Je l’invitai, elle accepta, ça semblait naturel à ce moment là. Je

posais pudiquement les mains dans son dos, elle mis ses bras autour de

mes épaules. Nous dansions collés. Mon T-shirt me collais à la peau.

Je sentais son odeur, ces effluves qui viennent avec l’effort, quand le

déo mis sous les bras ne retient plus les senteurs naturelles mais

vient encore ajouter sa touche à l’ensemble. Je sentais sa poitrine se

soulever au rythme du souffle qui revenait peu à peu à la

normale. Nous dansions un slow, tout simplement.


Pourtant, on ne devrait jamais accepter un slow, surtout un qui

rappelle qu’on a été amoureux à 13 ans, cette époque où le cou est le

pli de chair le plus érotique qu’on s’imagine embrasser. Je détaillais

les gouttes de sueur qui y perlaient, un grain de beauté sous

l’oreille. Je rêvais que j’avais 13 ans et que je l’embrassais… Je

ne sais pas à quoi ce morceau la faisait penser, elle, mais nous avons

dansé serrés. Et quand aucun d’entre nous ne pouvait plus faire semblant

d’ignorer mon érection, elle décolla le menton de mon buste,

me regarda d’un regard trouble, reposa sa tête et glissa une de ses jambes

encore plus entre les miennes, son ventre frottait en rythme mon sexe

qui n’avait jamais autant palpité de toute son existence.


Une de mes mains remonta à sa nuque, nos langues se mêlèrent et la

musique s’arrêta bien avant que nos désirs ne soient assouvis. Nous nous

sommes assis tranquillement par terre, je la tenais dans mes bras,

entre mes jambes écartées. Elle se tenait en tailleur, et je compris

soudain qu’une robe en jean n’était pas ce qu’il y avait de plus

pratique pour des attouchements discrets. L’embrassant dans le cou,

léchant et mordillant son lobe d’oreille, je me demandais comment

entrer dans son corsage. Au cours de ma vie sexuelle, j’ai souvent

connu ces baisses d’excitation, une impression étrange de devenir

double, avec une partie de mon être baignant dans la volupté et

l’autre se demandant très rationnellement comment ouvrir un corsage,

attraper un préservatif ou calculant les chances de rater le

train. C’est sa main qui est venue chercher la mienne: jouant des plis

et replis de sa robe, elle me guida jusqu’à l’endroit où poussent les

poils qu’il faut cacher, sur ce haut des cuisses si doux, sur cette

chair qui ne semble faite que pour la caresse. J’y jouais de mes mains

quelques minutes, mes gestes naviguant entre les deux extrêmes que

sont malaxer et chatouiller. Nous regardions tout deux la piste de

danse. Quand je fus assuré que notre manège n’avait pas attiré tous

les regards, je rapprochais mes doigts de la culotte. Je laissais mes

doigts jouer dessus. À travers le tissu, je sentais le chaud et

l’humide. Il y avait de la dentelle, mais surtout, il y avait des

élastiques tendus, tout passage de mes gros doigts sous la dentelle

était impossible.


C’est à travers le tissu que je l’ai longuement caressée. Je sentais

toutes les chairs comprimées, les deux rebords des grandes lèvres,

et là où j’imaginais le clitoris je faisais aller et venir ma main, la paume

et le dos, un pouce ou plusieurs doigts, en massage ou en arpège.

Une de ses mains cherchait à passer dans mon pantalon, mais certaines

positions sont anatomiquement impossibles.

J’entrouvrai ma chemise et je guidai sa main vers un de

mes mamelons. Elle me regarda surprise. "Tout doucement" lui

glissais-je à l’oreille en guise de mode d’emploi. Ses doigts allaient

et jouaient autour de mon sein, qui s’éveillait peu à peu, jusqu’à

sentir le moindre mouvement. Mon champ de conscience se rétrécissait à

ces quelques centimètres carrés de peau, le monde n’était plus que

deux doigts agaçants une petite boule de plaisir et sa proche banlieue

érotique. Dans ces moments, je pourrais faire une cartographie de mon

sein au millimètre prêt, terminaison nerveuse par terminaison

nerveuse.


"Et si on montait ?" me demanda-t-elle. J’avais arrêté de la

caresser. Peut-être jugeait-elle que mon visage ne laissait plus aucun

doute sur ce que nous faisions. J’avais en effet pendant quelques

minutes perdu toute conscience du fait que nous étions au milieu de

gens.


Nous avons quitté la salle, pris le premier escalier, sans dire un

mot, sans se tenir la main. J’avais l’impression de changer de monde,

de rêver, ce n’était pas la réalité, tout était si fade comparé aux

derniers instants, dans la musique et le noir.


Nous sommes entrés dans la chambre, sans se tenir. Elle était devant

moi. Quand elle s’est retournée, elle mit un doigt sur ma bouche et me

désigna le grand lit. Une fois allongé sur le dos, elle commença à me

déboutonner la braguette, et me dit doucement



Ça ,c’était la douche froide. S’il y avait bien une phrase que je

n’avais pas envie d’entendre à ce moment, c’était bien ça (bon, oui,

"elle est toute petite", ça aurait été pire…). En une phrase, elle

m’avait ramené de ce monde si petit et si dense où une homme et une

femme se consumaient de désir l’un pour l’autre à celui plus vaste et

triste des collègues de bureau qui ne doivent pas coucher

ensemble… J’étais anéanti. Ça n’avait pas touché mon érection, mais

l’excitation, elle, avait chuté du 15ème étage et gisait éclatée sur

le bitume de mon mental. J’aurais voulu lui dire "T’es pas obligée tu

sais" ou "Restons en aux moment magiques" ou "Ne fait rien que tu ne

regretterais", mais je n’osais pas. Dans mon bottin mondain mental, il

n’existait aucun chapitre qui traite de la manière de dire avec tact à

une femme d’interrompre une fellation pour revenir au stade de bons

amis.


Est-ce qu’elle sentit que j’avais la tête ailleurs ? Elle finit de

déboutonner ma chemise et commença à me lécher les seins. Ce fut

radical comme redécollage. Puis une main redescendit sur mon sexe, puis

sa bouche, puis ses mains, puis sa bouche.


Combien de temps cela à duré ? Trente secondes ou dix minutes ?

Comment fut techniquement cette fellation ? De petites léchouilles ou

une pipe plus avide ? Je ne saurais vous le dire. Je me souviens juste

de sa tête qui allait et venait, de mon sexe qui disparaissait et

réapparaissait, de ses cheveux de fausse blonde, de ses mains, et de

cette bouche qui allait et venait. J’étais ailleurs, entre les lèvres

d’une femme et au-dessus du monde.


Et j’ai joui, longuement, une éjaculation saccadée, une éternité.


Et mon sperme est allé se répandre sur la jupe de son tailleur…



Je pense ne jamais avoir aussi vite débandé. J’ai pris son tailleur,

j’ai épongé la partie grumeleuse avec un kleenex. De longues années

d’adolescence m’avaient appris comment faire disparaître les taches de

sperme. Une fois le superficiel attrapé, je suis parti dans la salle

de bain laver le rester. Je voulais éviter de trop mouiller le tissu,

que tout soit sec le lendemain. Chez moi, je faisais ça avec une

brosse à ongles humide, là, j’ai discrètement pris ma brosse à

dents. Oui, à raconter, c’est un peu dégueulasse, mais ça c’est passé

comme ça. Le résultat était satisfaisant. En comparaison avec tout ce

que j’y avais répandu, j’avais peu imbibé le tissus, et j’espérais

qu’il soit sec le lendemain matin.


J’étais en train de suspendre la veste au-dessus d’un radiateur

électrique quand elle m’a dit:



Mon coeur a sursauté à ces trois mots. Mes gestes sont pourtant

restés calmes. J’ai éteint la lumière de la salle de bain. La chambre

n’était éclairée que par lumière de la fête à travers la

porte-fenêtre. Je me suis approché, je l’ai embrassée, ses lèvres se

sont ouvertes, sa langue venant chercher la mienne, mes mains

faisaient remonter le volant de sa robe, je plaquais mes mains sur ses

fesses: elle avait enlevé sa culotte. Passant ma main entre ses fesses,

je remontais mes doigts le long de son périnée, jusqu’à introduire mon

majeur entre ses lèvres ; je tirais sur mon épaule pour arriver

jusqu’au clitoris, et quand je le touchai, je sentis ses genoux

tressaillir et sa langue s’arrêter.


Elle s’allongea sur le lit. Plus à mon aise, je la caressais

lentement, massant son bouton de mon doigt, en amples mouvements de

va-et-vient. Elle écartait les jambes. Elle me prit la main pour

m’indiquer son rythme. Et quand j’allais introduire mon majeur plus

profondément, elle me tendit un préservatif.


J’entrais tout au fond de ce sexe humide, d’un seul mouvement lent

dont je savourais chaque instant. Tout était fluide et facile, et

tellement doux. Je m’arrêtais tout au fond d’elle. Je sentais mon sexe

palpiter. Je respirais un coup. Il s’en fallait de peu pour que

j’explose. J’aurais aimé le faire, là, c’eût été magique pour moi. Je

me retirais doucement, ne laissant que mon gland dans les petites

lèvres. Elle ne l’entendait pas de cette oreille, elle releva les

jambes et posa ses talons sur mes fesses, et fit pression pour que je

rentre à nouveau. Je résistais un instant, puis, ayant repoussé la

tension de ma verge, je replongeais en elle, allant et venant au

rythme de ses hanches, de son pubis qui m’indiquaient la voie de son

plaisir, qui devançaient ma pénétration, chaque fois plus vite, chaque

fois plus avide. Quand elle me pris la nuque, qu’elle s’y accrocha

comme pour éviter de sombrer, je tachais de la rejoindre. Elle jouit

pliée en deux, soulevée du matelas par ses bras et ses jambes qui

m’enserraient. J’éjaculais peu après, en m’allongeant sur elle, en

enfouissant ma verge au fond de son fourreau si doux. Je sentais les

soubresauts de mon sexe qui éjaculait au fond d’elle par saccades.



Il nous fallut un instant pour reprendre notre souffle et nos

esprits. Elle sortit sur le balcon allumer une cigarette. Il me

fallait me débarasser du préservatif plein. J’hésitais entre la

cuvette des toilettes et la poubelle, écologie contre discrétion,

j’optais pour l’écologie. Je la rejoignais. Le balcon était au-dessus

de la terrasse de l’hôtel. Une porte-fenêtre reliait la salle à

manger, devenue night-club, à cette terrasse. Des groupes discutaient

en bas. La nuit était douce. La musique et des éclats de voix venait

d’en bas. La piscine de l’hôtel, éclairée par en dessous, semblait

sortie d’une carte postale. Elle grilla une deuxième cigarette, sans

dire un mot. La vie paraissait simple.


Je m’accoudais à la balustrade à ses côtés. Elle posa sa main dans mon dos.

J’avais remis un caleçon. Elle fit descendre sa main sous l’élastique,

sur mes fesses.



Je n’ai jamais été très sensible aux caresses sur les fesses, mais

quand sa deuxième main s’est introduite par la braguette de mon

caleçon, j’avais déjà retrouvé une érection. Elle me regardait

fixement dans les yeux, étudiant mes moindres réactions. La tension

dans mon sexe était légèrement douloureuse. Elle accueillait mon sexe

dans le long de sa main, ses doigts descendant le long de la veine

bleue où battait mon sang, mon gland allant se frotter à son

poignet. Elle interrompit un instant les va-et-vients, m’enserrant

plus fermement, savourant sûrement les vibrations de ma verge.



Elle me libéra doucement. Je marchais calmement jusqu’à la salle de

bain, avec l’impression de transporter, dressée sur mon bas ventre, une

entité autonome qui réclamait son dû.


Je retrouvais Joliet accoudée à la balustrade. Je remontais sa robe

d’une main, de l’autre, je caressais ses fesses, puis j’introduisais

un doigt entre ses lèvres, le faisant aller et venir tout du long,

passant au-dessus de son clitoris sans m’y attarder.


Après avoir joui de sa bouche, elle ayant joui de la mienne, nos

jambes nos sexes et nos fluides s’étant emmêlés, pénétrés et mélangés

sur le lit, Joliet accoudée au balcon, ses fesses offertes, les règles

du genre guident le récit vers son orifice le moins lisse, tu le sais

aussi bien que moi Lecteur, Lectrice… Tu te demandes simplement si

c’est elle qui prendra l’initiative, décidée à profiter de toutes les

opportunités de cette aventure, positionnant mon sexe dur sur sa

corolle, m’incitant d’une demi phrase ou d’un coup de rein à

transgresser ce petit interdit ; à moins que ce ne soit moi qui,

profitant de ce qui n’arrive qu’une fois, m’introduise par surprise,

et une fois passé les protestations et l’appréhension, l’amène à

travers des sensation irradiant tout son ventre, vers un orgasme

violent et encore inconnu,


Mais voilà, cela ne s’est pas passé comme cela.


Si c’est cela que tu désires lire, laisse aller ton imagination et tes

mains, écoute le sang qui afflue un peu plus bas en toi, ferme les

yeux et fini l’histoire. Ne tache pas ton siège…


Mais ce que je te raconte là, c’est mon histoire. Si tu en désires une

autre, écris moi, je te ferais une autre fin. Mais mon histoire avec

Joliet n’a pas pris ce chemin là à ce moment là.


C’est dans son sexe ouvert que j’ai introduit ma verge. Remontant sa

robe pour découvrir sa croupe, pour attraper sa taille de mes mains,

pour savourer ses courbes de mes yeux, je me suis approché, j’ai

d’abord plaqué mon pubis contre ses fesses, me penchant en avant pour

la recouvrir, posant mes mains sur son ventre pour sentir sa

respiration, laissant mon gland à l’orée. Puis, doucement, je me suis

redressé, et je suis entré en elle.


C’était merveilleusement lent. D’en bas montait un vieux morceau

lancinant de l’époque new-wave. J’allais et venais en rythme entre ses

fesses, sans jamais vraiment entrer ni sortir. Face à nous, le parc et

ses arbres formaient des ombres étranges. Si j’avais eu une

quelconque maîtrise sur les événements, j’aurais ajouté une légère

pluie d’automne au tableau, une de celle qui font frissonner, et qu’on

regarde tomber sans vraiment avoir froid. Là, le ciel était clair, et

je revivais une scène éternelle: mon sexe au chaud dans son con. De

petits bruits de succion rythmaient nos lents mouvements. Elle ne

gémissait pas, mais je voyais ses mains s’accrocher à la balustrade,

ses doigts se crisper, et au moment de jouir, une de ses mains vint

m’agripper les couilles pour m’amener au plus profond d’elle. Elle

baissa la tête, je ne voyais plus que sa nuque qui ne bougeait plus,

je voyais son dos se soulever au rythme de sa respiration. Je ne

savais pas vraiment si j’avais joui, mais ça n’avait aucune espèce

d’importance.


Nous avons fini par rejoindre le lit. Je l’ai déshabillée, j’ai

enlevé son soutien-gorge et je lui ai embrassé les seins, du bout de

la langue. Nous nous sommes allongés, je me suis collé à son dos, je

tenais un sein dans ma main: il était rond et lourd. J’embrassais sa

nuque, et j’introduisais mon sexe encore dur entre ses jambes. Tous

ses plis étaient encore trempés de notre précédente étreinte, et je ne

sentis pas précisément le moment où je passais de la peau aux chairs

intimes. Mon sexe me faisait mal. J’entrais et venais, vite cette

fois, puis plus doucement, puis je me suis arrêté, en elle. Elle n’a

pas fait de mouvement pour que je recommence. Nous étions simplement

encastrés l’un dans l’autre. Nous avons glissé vers le sommeil. Je

débandais en elle, petit à petit. Mon sexe diminuait. Je

m’endormais. J’ai vaguement sentit mon gland sortir. Je rêvais.\




== Épilogue ==



Au matin, je me levai avant elle, sans la réveiller, sans

l’embrasser. J’allai prendre une douche. Elle m’a rejoint dans la

salle à manger du petit déjeuner. On nous informa qu’une autre chambre

serait libre à partir de 10h. Les premiers collègues étaient là.


Je crois qu’un simple baiser ce matin là aurait suffit à nous

transformer en amants, cherchant à nous revoir, entre midi et deux, en

cachette de ma femme et de nos collègues.


Nous n’avons plus jamais parlé de cette nuit. Nous avons retrouvé les

gestes de collègues de bureau. J’ai changé de poste, je ne travaille

plus avec ce logiciel. Je crois savoir qu’elle est en couple avec le

père d’une amie de son fils.


Parfois, quand nos regards se croisent, elle me fait un grand sourire,

je crois sentir une compicité passer entre nous. J’aimerais croire

qu’elle ne sourit comme ça que pour pour moi…