| n° 07471 | Fiche technique | 8175 caractères | 8175Temps de lecture estimé : 6 mn | 17/08/04 |
| Résumé: Une femme se trouve nez à nez avec un inconnu au cours d'un échange amoureux. | ||||
| Critères: fh couplus inconnu forêt amour voir exhib ecriv_f | ||||
| Auteur : Magdeleine Robin (Je ne suis pas celle que vous croyez) | ||||
J’ai pourtant vu dans son regard bleu, une fenêtre ouverte sur un ciel d’azur, une vue sur une baie ensoleillée, un miroir indigo sur lequel glissaient de nombreux voiliers.
Cependant, il pleuvait bel et bien ce jour là. Je rosissais alors qu’un coup de chaleur parcourrait déjà mon bas ventre et remontait vers mon cerveau, pendant qu’à travers la buée de la vitre, je m’aperçus qu’il me fixait droit. Tout aussi surpris, derrière sa barbe mal rasée, le bonhomme sale et dégoulinant de pluie, s’était arrêté, paralysé par le spectacle fantastique et inespéré qui s’offrait subitement à lui. Ses yeux clairs scintillaient dans le cadre luisant du feuillage luxuriant alentours et du bois mouillé. Je me retrouvais face à ce bûcheron de passage, pendant que mon mari, allongé sur le dos sur la banquette veloutée de la voiture, avait empoigné mes hanches et dirigeait le va-et-vient sur son sexe érigé et je m’enfonçais avec délectation sur ce prodigieux pieu de chair. Il ne pouvait voir l’intrus qui nous regardait par la fenêtre. J’étais incapable d’arrêter la vague de sensualité qui m’envahissait et je me laissais voir en exposant mon intimité à l’inconnu. J’étais devenue complice de ce visiteur venu de nulle part. Tout à coup, j’avais la sensation de ne plus faire l’amour avec mon mari mais avec cet étranger fort et rustre. J’étais bleuie et transpercée par sa félicité. Mes seins blancs étaient secoués par le tremblement et rebondissaient au hasard sur le menton de mon partenaire physique, sa bouche ou sa large poitrine. Plus l’autre me fixait immobile, plus mon plaisir grandissait.
Je me mis à parler à cet inconnu avec les yeux :
Je pris la direction des affaires, prise de folie, et accélérait le mouvement en m’empalant plus profondément et plus rapidement sur le sexe de mon partenaire. Je tordais ma bouche de délectation et je regardais l’épaisse bouche rouge de l’homme.
Je me mis à lécher le cou de mon amour, lui mordiller les tétons et je glissais le regard vers la vitre rendue presque opaque par la chaleur de notre sueur et l’humidité extérieure. À chaque coup de langue, je jetai un coup d’oeil vers mon observateur éberlué, ses iris sortis de leur orbite, mon excitation se trouvait démultipliée. L’homme s’en aperçut et encadra ses yeux avec ses mains pour mieux voir en s’approchant plus près de la vitre. Je lui souris les yeux luisants et je haletai frissonnante de bien-être. Je pris mes seins et les serraient l’un contre l’autre comme une offrande ensorceleuse, tout en faisant osciller mes hanches de plaisir au rythme du crépitement des gouttes qui martelaient la carrosserie dans un bruit assourdissant. Il descendit la fermeture de son pantalon et brandit un magnifique sexe d’étalon et commença à le caresser tout contre le carreau. Je sentis un courant de délice redoubler et mon cœur battre à rompre. L’eau rebondissait sur son membre en feu et l’humidifiait comme s’il était dans ma bouche. J’étais perdue, je sentais le sexe de l’un dans mon antre, voyais celui de l’autre en érection sous les caresses rapides de ses larges mains rugueuses. Il recula et je pus admirer ce visage, buriné par le vent et la pluie, s’adoucir de bien-être. Il mangeait mes seins, mes cuisses, mes fesses, il bavait des fortes sensations qui lui étaient exhibées soudain. Sa figure pleurait des offrandes du ciel. J’étais toute aussi envoûtée par l’extase stimulée par mon envol sur le corps de mon homme et l’organe inondé que je constatais gonfler. La fascination de voir ce sexe caressé par le clapotement de la pluie qu’il rapprochait encore à quelques centimètres de mon visage, le ruissellement infini de l’eau entre ses veines boursouflées m’ensorcelait, me saoulait, je me mis à crier et à mugir sous la puissance exponentielle de la jouissance. Mon chéri lâcha son élixir envoûtant en échappant des sons rauques d’un homme des cavernes que je ne lui connaissaient pas. Encore irradiée par les pointes de l’extase comme l’écho qui ricoche dans les vallées profondes contre les flancs des montagnes, je buvais aussi le sexe du forestier échappant sa potion magique, ses yeux marines révulsés maintenant, son corps de géant prisonnier de la volupté, son éblouissante charpente raidie sous la pluie battante.
L’autre était entrain de se renfiler son pantalon rapidement prêt à prendre la poudre d’escampette voyant la colère de mon mari. Je sentis à nouveau quelque chose me chatouiller dans le bas-ventre.
Bruno se leva et ouvrit la portière brusquement. Trop tard, mon bûcheron était entrain de fuir en courrant au travers la bourrasque.
Je fixai au loin la silhouette trempée entrain de s’éloigner en rêvassant.
Me secouant pour que je le regarde droit dans les yeux :
Il s’interrompit, se reprit et sa voix s’adoucit :
J’osais au hasard quelques mots :
Je le caressais le long du dos, sur le torse et essayais le bas du ventre tout doucement.
Il me plaqua à nouveau sur la banquette et me mordilla le corps partout et murmura :
Puis il me prit la main, descendit de la voiture et dit simplement :