| n° 07410 | Fiche technique | 8398 caractères | 8398Temps de lecture estimé : 6 mn | 17/07/04 |
| Résumé: Un gars avec lequel je n'avais eu que des contacts visuels appuyés au cégep ressurgit deux ans plus tard lors d'une soirée étoilée. | ||||
| Critères: fh campagne fellation cunnilingu ecriv_f | ||||
| Auteur : Coquine Minette (Lieux interdits) | ||||
Tout d’abord, puisque certains lecteurs ont demandé, à la suite de la parution de ma première histoire, à ce que je me décrive davantage dans mes récits, voilà. Je suis une jolie québécoise rondelette de 29 ans aux yeux tantôt rieurs, tantôt de braise tels ceux d’une louve, et à la longue chevelure bouclée dont la couleur brune tend vers le caramel au contact des rayons du soleil. J’ai un bon D de poitrine (selon les mensurations québécoise ? j’avoue ne pas savoir s’il s’agit des mêmes en France, mais c’est opulent!), une jolie bouche pleine et rieuse de laquelle j’adore me servir (parfois plus que de mes mains!) lors de l’amour, et, naguère, une farouche aversion pour la fidélité.
***
À 20 ans, en plein milieu de mon bac, je quittai Montréal et un gars extrêmement jaloux et possessif. D’ailleurs, c’est cette relation qui m’avait réconciliée avec ma tendance à l’infidélité. J’adoptai avec lui l’attitude du «Tu ne me fais pas confiance, alors, je vais te donner raison.» Du coup, je me suis sentie plus légère avec mon désir de pluralité quant aux hommes dans ma vie (dont un légitime, car je dissocie l’amour du plaisir sexuel). À ce sujet, je suggère aux femmes dont la vie de couple est morne et dont le conjoint préfère passer la journée au golf, devant la télé, ou de toute autre manière à les négliger, de lire «1001 raisons de prendre un amant», de Lili Gulliver. C’est édité au Québec; je n’ai aucune idée de s’il est en vente en France, mais c’est un «must» lorsqu’on se sent mal dans sa peau d’infidèle, croyez-moi. C’est d’ailleurs le principal intéressé de cette histoire qui me l’a prêté à l’époque…
Alex est passé plusieurs fois dans ma vie en disons chaque fois quelques secondes ou minutes. Nous allions au cégep de la petite ville où j’ai grandi. À l’époque, nous avions environ 18 ans. En fait, nous avions des amis communs, ce qui faisait qu’on s’apercevait parfois entre les casiers, mais nous n’avions jamais eu l’occasion de parler (seulement de se jeter des regards scrutateurs ? j’aimais la chaleur de ses yeux) vraiment avant mon retour au bercail (difficile pour une étudiante de payer seule un loyer).
Je laissai passer un moment avant de me lancer à toute vapeur dans ma nouvelle vie de célibataire (après quatre années avec une espèce de gendarme, il vous pousse des ailes quand vous parvenez à vous réconcilier avec la gent masculine). Je suis une femme chaude, je crois que je ne vous apprends rien après ma première histoire et cette introduction. J’aime par dessus tout séduire et jouer le jeu de la séduction avant de passer aux actes. La sensualité est primordiale dans le choix de mes amants. Aussi, un soir que je sortais avec Calli, ma meilleure amie, et que lasse de subir les invitations d’un habitué qui m’avait abordée plusieurs fois et légèrement étourdie d’alcool, je m’apprêtais à quitter le bar en cette banale compagnie (à défaut même de merles, parfois, le pigeon peut faire l’affaire lorsque c’est la famine). Au moment de sortir, j’aperçois sur la terrasse des amis et nous faisons un détour pour les saluer. Et qui vois-je parmis eux…
Les salutations faites, on me présente. Tout de suite, le courant passe, et nous entamons la conversation, évoquant la reconnaissance commune de notre petit jeu visuel et les nombreuses fois où nous aurions pu établir le contact verbal, mais que ni l’un ni l’autre n’avait osé ou voulu le faire. L’autre Jules à côté commençait à s’impatienter; je lui dit que j’allais finalement rester encore un peu, qu’il pouvait partir s’il le voulait. Il fit une moue assassine en direction d’Alex et quitta la terrasse a grandes enjambées, furieux de n’avoir pas encore réussi son coup avec moi. Et moi, soulagée et heureuse de cette rencontre inatendue, je quittai bientôt le bar en bien meilleure compagnie.
Nous nous arrêtâmes dans un parc et nous installâmes dans l’herbe humide. Pas de gêne entre nous. C’était comme si nous nous étions toujours connus. La tête appuyée sur son épaule, son bras entourant les miennes, ses doigts effleurant par moment ma poitrine, nous regardâmes les étoiles et les constellations, qu’il me détailla, en astronome amateur qu’il était. La chaleur aidant, je me retrouvai rapidement le ventre exposé aux caresses du vent et à celles de ses belles lèvres. Sa douceur avait quelque chose d’inhabituel et de très agréable. Nous dûmes nous interrompre, car des gens arrivaient.
Des parcs, il y en a dans cette petite ville de banlieue, et nous n’eûmes aucune difficulté à en trouver un autre pour poursuivre notre exploration. Ces légers préliminaires m’avaient déjà passablement échauffé les sens, et dans ma culotte, les choses commençaient à devenir plus que pressantes.
En parfait gentlement, il se coucha sur le sol afin que je n’aie pas de cailloux dans le dos. Je l’emjambai et m’assis juste sur son désir. Nous étions encore vêtus, mais de sentir sa dureté contre moi me donna presque un orgasme tellement j’étais excitée. Je glissai un doigt le long de sa braguette, effleurant du même coup mon sexe en état de crise. Je pousuivis moment cette double masturbation par dessus nos vêtements pendant qu’il relevait mon chandail et me retirait, sans problème (une première pour moi), mon soutien-gorge pour admirer ma voluptueuse poitrine.
Lorsqu’il effleura un de mes mamelons durs comme la pierre, je ne pus me contenir. Je défis sa braguette et glissai ma main à l’intérieur de son jeans. Il était bien monté, mon poète aux étoiles, et je sentais qu’il pourrait m’en faire voir, d’autres constellations. Je sortis l’intéressé de sa prison de coton et caressai du bout des doigts la frontière délimitant le gland. Réaction très vive, petit gémissement et soubressauts. Très bien. Je plongeai la bouche la première, les mains sous son dos, à la limite de ses fesses, afin d’être bien lovée à lui, qu’il sente mes mamelles contre ses cuisses pendant que j’épenchais ma faim. Près du point de non retour, il me supplia de m’arrêter car il voulait à son tour goûter à ma soyeuse chaleur.
Je n’ai jamais rien vu de tel. On l’aurait dit attablé devant le meilleur des festins. Il me confia que le goût salé des sécrétions féminines était pour lui une sorte de mets délicieux, un régal digne des plus grands festins, et que moi, j’avais un coquillage d’une qualité surprenante. Eh bien, j’avoue que de se sentir servie comme plat exquis combiné avec le mouvement expert de sa langue eut pour résultat qu’il eut double, voire triple ration, ce qui n’eut pas l’heur de lui déplaire. J’étais ouverte à lui, vautrée dans l’herbe, et c’est les membres bien écartés, en étoile, que je vis la plus belle des constellations.
Ma faim de lui n’étant pas assouvie pour autant, et comme nous ne voulions pas non plus être pris en flagrant délit de fornication sur le gazon, nous prîmes mes affaires et sautâmes la clôture d’une piscine municipale qui se trouvait à proximité. La saison estivale commençant à peine, malgré la chaleur accablante, la piscine n’était pas encore remplie, et la section peu profonde nous faisait de l’oeil.
Trop excités pour attendre plus encore, nous terminâmes de nous dévêtir et c’est les mains appuyées sur le rebord de la piscine que je le reçus en moi. Il entra doucement, en promenant ses mains le long de mon dos, passant de chaque côté pour agripper mes hanches et les maintenir fermement. De doux, il devint dominateur, m’imposant son rythme, que je n’eus aucune difficulté à suivre; nous étions à l’unisson.
Nous n’avions plus conscience de l’endroit où nous étions, si bien que lorsqu’il explosa en hurlant sa délivrance et que nos deux formes blanches dans une piscine vide sous les étoiles se contractères puis s’affaissèrent, il y eut peut-être quelques curieux noctambules aux alentours qui mirent le nez à leur fenêtre pour voir si un loup à l’extérieur ne hurlait pas à la lune.