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n° 07161Fiche technique9921 caractères9921
Temps de lecture estimé : 7 mn
02/03/04
Résumé:  Nous sommes le 19 mai 2003, il fait chaud chez moi. une amie doit venir me rendre visite. Je l'attends.
Critères:  ff amour intermast cunnilingu init ecriv_f
Auteur : Isilwen  (Jf amoureuse)            Envoi mini-message
Un jour de mai


Voici une petite tranche de vie, la mienne en l’occurrence.

Nous sommes le 19 mai 2003, il fait chaud chez moi. une amie doit venir me rendre visite. Je l’attends.


Quand elle me disait que c’était impressionnant de voir à quelle vitesse notre vie peut changer, je ne me savais pas concernée. Jusqu’à ce que, après moult allusions lascives, je finisse par comprendre son désir.

On a tous des désirs, seulement ils ne concernent pas forcément les autres. Elle aurait pu désirer de la glace au chocolat, une clope ou je ne sais quoi…


Quelques mots, qui sont en réalité des heures de conversations.

Je lui parle des relations saphiques, de ce que ça peut impliquer. On parle de nous, de ce que nous sommes. Je la connais depuis plus d’un an mais c’est la première fois qu’elle me parle vraiment d’elle. Et c’est si séduisant. J’adore la découvrir.

Un verre pour virer les quelques inhibitions gênantes et nous voilà en train de nous caresser, j’étais sa glace, sa clope. D’abord timidement, les pieds puis les mains. Elle en exprimait des choses avec ses 5 doigts …

Une tension érotique flottait autour de nous, j’y étais bien, tout en souhaitant la faire exploser mais elle semblait s’y plaire aussi.

Quelques minutes, peut-être plus, s’écoulent avant que ses mains ne trahissent sa prise de courage.

Je ne voulais pas la brusquer, sa première femme c’est moi. Elle a peur et je le sens, je sens aussi qu’elle veut la dépasser, découvrir mes lèvres… et plus.

Je lui demande si je peux l’embrasser. Je suis très nerveuse à ce moment-là.

«Je sais pas» dit-elle avec un regard terriblement excitant, elle mordille sa lèvre, bientôt je la mordille aussi.


Je sens encore sa bouche sur la mienne, sa façon d’attraper ma lèvre supérieure me fait encore frissonner. Ce n’était pas vraiment un timide baiser comme je l’imaginais au début. Une fois que nos lèvres se sont touchées, plus aucune gène ne fit son apparition.


Je peine à réprimer mon désir de la voir nue. On est debout devant mon canapé, ma main sur ses hanches, sentant sa peau douce. Elle est à nouveau tendue.

Pause.

On fume une clope, je cherche du regard à savoir où elle en est. Surtout pas trop vite. Je suppose qu’elle voit très bien ce dont j’ai envie. Mais au cas où, je lui dis. Son t-shirt m’énerve, je veux le virer. Elle accepte mais veut passer à la chambre, moins de lumière. Charmante pudeur.

On y va. Je suis prête à attendre pour qu’elle se livre à moi en toute confiance. Elle est un peu impressionnée et je m’en sens flattée!

Elle ne porte pas de soutien-gorge. J’aime ça. Vite, vite, son t-shirt n’est plus qu’un souvenir. Enfin je peux parcourir de mes mains puis de ma bouche ses seins. ils sont lourds, tendus par le désir, ma langue titille ses tétons, on est sur le lit. J’aimerais pouvoir la dévorer.


Mais je vais un peu vite en besogne, peut-être devrais-je la décrire ? Grande, svelte, mignonne comme tout, beaucoup de charme et un regard… diantre ce regard ! Je dois avouer que sa stature me rappelle la mienne. dans les grandes lignes on se ressemble pas mal, dans le détail moins mais j’aime cette légère idée de miroir de mon propre corps… En bref elle est toute jolie!

Sa timidité curieuse, son désir un peu craintif, son envie et sa retenue, ça me séduit. cette première nuit sera unique. Tous ces sentiments vont s’estomper pour ne laisser la place qu’au désir et au plaisir, ce qui est délicieux de la même manière, mais tellement différent !


Nous revoilà donc sur le lit, toutes deux seins nus, elle passe ses mains sur ma poitrine qu’elle découvre avec un réel plaisir. Elle se penche pour embrasser mon sein gauche, assez furtivement.

Avant même de sentir du plaisir physique, je ressens le plaisir d’être désirée, qu’elle fasse des efforts pour me rendre mes caresses.

Petit à petit, ses fringues volent sur les tommettes. Je garde mon jeans encore longtemps. Elle est un peu effrayée par ma nudité. Potentielle car à ce moment-là je suis loin d’être totalement nue ! En fait je crois que sa peur m’émeut terriblement.


Les souvenirs sont plus flous à partir de là.

Je suis envahie par mon désir, je me place entre ses cuisses, une main sous ses reins et je l’attire à moi, pour sentir son ventre sur le mien. Elle est trempée et pour moi c’est un superbe compliment. Je la sens désireuse de plus, capable de recevoir plus.

Pause.

On fume une autre clope. on discute un peu. Mais de quoi ? Me souviens pas !


Je repars à l’assaut de son corps consentant. Je me frotte à elle, elle à moi, ce qu’elle peut m’exciter à faire ça ! Je la caresse, toujours au-dessus d’elle en lui écartant les jambes avec mes pieds. Je ne sais plus comment on se retrouve à l’envers dans le lit, ma bouche descend entre ses cuisses., un léger goût citronné pas désagréable, voir même plutôt rafraîchissant !

Son clitoris minuscule m’échappe trop souvent, je lui demande de me monter comment elle se donne du plaisir. tout en continuant à lécher ses grandes lèvres et l’entrée de sa vulve. parfois, mon doigt s’égare en elle et elle a l’air d’apprécier…

Je pense qu’elle a joui, j’interromps mes caresses.

Pause.

Autre clope. Je réalise qu’il n’en est rien, elle est toujours insatisfaite. J’arrive à un seuil de frustration jamais égalé. Et en plus j’ai un peu honte. Moi, une femme, pas réussir à en faire jouir une autre !


Sa résignation et sa frustration sont heureusement tempérés par son plaisir d’avoir franchi une grande étape. Elle est vraiment belle. Et si sensuelle !


J’aime sa taille qu’elle trouve trop large, son ventre qu’elle voit comme de trop. sans parler de la douceur de sa peau. Le contraste est violent sur ce plan, moi qui ai plutôt des râpes à la place des jambes…

Elle a des seins qui attirent les caresses et je ne m’en prive pas…


Plus tard dans la nuit, je finis par la faire jouir.

Elle a un orgasme si violent, elle tremble des pieds à la tête, tellement que l’idée d’une crise d’épilepsie me traverse l’esprit… avant que je l’entende gémir. Elle a une façon de jouir si différente de la mienne que je suis un peu perdue.

Mais c’est si bon de se lancer dans l’inconnue…



Quelques jours plus tard, elle est de nouveau chez moi. Et puis encore plus tard et encore plus tard…

Ca évolue. on est de plus en plus à l’aise ensemble. Elle devient vraiment entreprenante et j’avoue trouver cela délicieux. Nous sommes allongées, enlacées. Quelques baisers qui s’étirent , le désir monte encore d’un cran. Je la fais passer sur moi. ses cheveux se mettent encore au milieu. Elle se redresse à genoux entre mes cuisses pour les attacher. Quand elle redescend vers moi son regard a changé, j’y vois un désir nouveau, celui de me découvrir de ses lèvres.

J’ai le ventre noué par ce regard pendant qu’elle embrasse mes seins. Elle hésite… et remonte vers ma bouche.

pause.


On fume une clope. on en parle. Je la pousse un peu, avec humour, tout en me disant que je pourrais attendre un peu quand même… mais non, en fait, j’en ai trop envie. Elle me dit qu’elle est un peu effrayée, comme pour une première pipe (!).

On parle encore, elle ne sait toujours pas. J’en prends mon parti et pense que si ça doit se faire… et qu’il faut que j’amène ça de manière délicate.

Encore quelques baisers qui s’enflamment et la revoilà entre mes cuisses, embrassant mes seins, puis mon ventre et enfin sa bouche fraîche sur mon clito brûlant.

Elle y va timidement puis avec plus d’intensité, à mesure qu’elle sent que ce n’est pas si terrible. Elle se débrouille bien et fait ça consciencieusement….


Et moi, connement, je suis tellement contente qu’elle passe ce cap, je suis presque incapable de prendre mon pied !! Je l’interrompts, l’embrasse ( quel plaisir de goûter ma cyprine sur ses lèvres!) et un peu plus tard, on s’endort, une fois de plus enlacées…


Encore et encore, nous nous voyons.

Ce qui devait être une expérience sexuelle pour l’une et un assouvissement de pulsions pour l’autre devient une drogue. Je réalise petit à petit que j’ai besoin de la voir, de l’avoir. Je l’aime. Je peine à réprimer mon envie de lui dire. J’ai peur pour elle. l’amour entre femmes est compliqué, douloureux parfois. Je ne veux pas l’effrayer.

Je parle, je lui parle en pointillé de ce que je ressens, quelques jours plus tard, j’étais dans ses bras, je lâche que je l’aime, j’aperçois son bonheur et elle chuchote tout doucement « moi aussi». Je lui dis «c’est vrai?» et elle me répond : «tu le vois bien, non ?» Je suis transportée de bonheur… la peur noue mes reins aussi. Lui ferais-je du mal ?



Au jour où j’écris, courant février, cela fait neuf mois que nous sommes ensemble. on a eu des jours tristes… Mais comme elle me disait : «Ne pense pas au négatif… Je n’ai pleuré que 3 ou 4 fois mais je t’ai souri des milliers d’autres».

Elle est ma joie, mon bonheur, le sourire sur mes lèvres même quand le vie n’est pas douce. Et j’espère être tout ça pour elle aussi.

Je suis folle d’elle, de son regard, de sa tendresse, de ses gémissements, de ses caresses sur mon visage, de son humour et de sa force.


Elle fait partie de moi.


Je l’aime de toutes mes forces.