| n° 06989 | Fiche technique | 22536 caractères | 22536Temps de lecture estimé : 13 mn | 27/01/04 |
| Résumé: Un mec normal risque malheureusement de vivre une aventure absurde et complètement débile | ||||
| Critères: fh inconnu bizarre douche | ||||
| Auteur : Calimsuperero | ||||
L’histoire qui suit est une histoire vraie.
Tintintin !
Evidemment, pour beaucoup d’entre vous, cette affirmation n’a rien de bien exceptionnelle.
Simple rodomontade.
Ou peut-être est-ce un moyen pour essayer de donner de l’ampleur à l’histoire. Un peu comme quand, ado, on se racontait des histoires qui font peur au coin du feu. «Mais si, je connais quelqu’un à qui c’est arrivé ! Enfin, pas à lui, à sa tante.»
Le label «histoire vraie» s’imposait pour mettre un peu plus les chocottes aux copines et aux copains (enfin, surtout aux copines, quand même).
Mais quel intérêt pour une histoire érotique ? Après tout, même si c’est vrai, c’est pas vous qui l’avez vécue. Et vous pouvez me croire sans que ça change votre manière d’aborder l’histoire.
Oui mais voilà.
Vous pourriez me croire si l’histoire était crédible. Ce qui n’est pas du tout le cas.
Et pourtant, c’est une histoire vraie.
Tout a commencé il y a plus d’un an par l’appel d’un ami, qui ne participait pas à «Qui veut gagner des millions ?» mais qui avait tout de même un service à me demander.
Dring Dring (c’est le téléphone qui sonne) !!!! (assez fort)
Et je me suis recouché.
C’est vraiment comme ça que ça s’est passé. J’aurai sans doute oublié toutes ses bêtises si je n’avais découvert, dans l’après-midi, un e-mail de Friedrich-Patator qui me récapitulait tout ce qu’il m’avait dit le matin même. Connaissant Friedrich, je savais que rien ne me poussait à y aller.
C’était typiquement le genre de mecs à avoir des lubies et des passions et à les oublier aussi vite. Il était difficile de le prendre au sérieux lorsqu’il venait me dire qu’il était bouddhiste, membre d’une association de tricot ou président du club de lancer de noyaux de Maubeuge. Cela ne durait jamais très longtemps et je pensai que sa nouvelle passion pour le «chat» le quitterait aussi vite. D’où l’inutilité de ma rencontre avec la nommée Némésis. Je n’étais même pas sûr qu’elle lui avait donné un véritable rendez-vous. Il s’agissait peut-être juste d’une blague.
Cependant, je n’avais vraiment rien à faire samedi après-midi et je trouvai que la situation pouvait être vraiment amusante. Après tout, je n’avais rien à perdre et Friedrich non plus.
Evidemment, plusieurs éléments auraient pu me mettre la puce à l’oreille sur ce qui risquait de se passer. Némésis. Léviathan. Ces noms n’étaient pas bien rassurants. Mais bon, la rue du paradis paraissait plus engageante. Ne la cherchez pas dans un plan de Paris, elle n’y apparaîtra pas. Elle n’apparut que sur mon plan et disparut aussi vite. Autant du plan que du cinquième arrondissement, d’ailleurs. Je n’appris que plus tard qu’il s’agissait de l’une des premières inventions de Némésis.
Lorsque j’entrai dans la rue, elle m’apparut tout à fait commune à n’importe quelle petite rue parisienne. Je cherchai des yeux l’enseigne du Léviathan et je failli passer à côté d’un charmant regard que me lançait une femme d’une trentaine d’année.
Peu habitué à ce genre de regards, je me tournai pour être sûr qu’il m’était adressé. C’était apparemment le cas. Ce regard me troubla car je n’ai pas vraiment l’habitude de voir une fille me fixer aussi longtemps. D’habitude, dans le métro comme dans la rue, les filles seules font tout pour ne croiser aucun regard et, sans doute, éviter de se faire tenir la jambe par un gros lourd.
N’empêche que je fus tellement surpris que ce fut moi qui détourna les yeux et qui me remis en quête du bar.
Je ne pouvais pas vraiment le louper. On aurait dit que toute la rue était construite autour du bar dont l’enseigne dépassait de manière sans doute non réglementaire sur le trottoir. Le bar était immense, peut-être autant que le Léviathan de la légende d’Atlantis qui lui donnait son nom (en fait, non, je crois pas quand même). J’eus une nouvelle hésitation sur ce que j’allai faire. Pour me rassurer, je tentai de regarder à l’intérieur du bar mais les vitres ne laissaient rien entrevoir. Elle n’était pas teintée et je ne comprenais pas ce premier prodige.
La curiosité devint plus forte que l’appréhension et j’entrai dans le bar.
L’intérieur était tout à fait surprenant. Il s’agissait d’une gigantesque salle, comme une salle de danse. Il y avait bien un bar en plein milieu, tout ce qui va avec (verres, bouteilles, etc..) sauf peut-être le barman. Tout le reste de la salle était rempli de cerceaux posés à même le sol comme pour un parcours pour enfant. Seule une table était présente dans la pièce, avec deux chaises. Et sur l’une d’elle, il y avait une fille, habillée en Catwoman.
Je mis un moment à faire le tour de la salle du regard et me décidai à aller vers la fille. En m’approchant, je remarquai que la fille portait un minuscule chapeau noir.
Elle joignit le geste à la parole et le chapeau qui ne devait pas être plus gros que son poing vola non loin de la table. Rien dans son attitude semblait montrer qu’elle trouvait la situation pas banale.
Après un moment d’hésitation, je hochai les épaules et décidai de m’asseoir en face d’elle.
Son costume me laissait uniquement voir ses yeux très verts, assez saisissants et ses lèvres fines. C’était assez encourageant et je me dis qu’elle devait avoir un visage assez agréable. En fait, la combinaison moulante me laissait plutôt entrevoir des formes intéressantes et je me demandai si c’était fait exprès de sa part.
Je me rendis compte trop tard que j’employai le vouvoiement mais ça n’avait pas l’air de la choquer.
Elle parlait avec un enthousiasme certain et je me dis que Friedrich avait du lui faire forte impression.
Elle me regarda avec incompréhension.
J’essayai de rester naturel mais j’avais l’impression que je venais de faire une gaffe. Je me rappelai alors ce que m’avait dit Friedrich et décidai de ne plus prendre la parole. J’avais envie de l’interroger sur son costume, les cerceaux et l’unique table mais je décidai de ne rien faire.
Je croyais que Friedrich s’intéressait au net depuis peu mais elle semblait contredire mon impression. Pourtant elle ajouta:
Elle posa les coudes sur la table et se prit la tête entre les mains, me regardant par en-dessous.
Je répondis tout à fait sérieusement, certain qu’elle plaisantait, mais elle ne fit qu’hocher la tête (ce qui n’était pas facile dans sa position). Finalement, elle se redressa et croisa ses jambes tout en me jetant un regard un peu froid. Je crois même qu’elle avait légèrement froncé les sourcils.
Elle avait une attitude très bizarre. Parfois séductrice, parfois rêveuse et parfois revêche.
Finalement, elle me fit un grand sourire.
Je la regardai en souriant à mon tour. Je me demandai bien de quoi elle pouvait parler et commençai à reprocher à Friedrich de ne pas m’avoir tout dit. J’avais une petite inquiétude et elle dut le remarquer.
Elle balbutiait et termina par un petit rire étrange.
Je me dis qu’il était sans doute temps d’arrêter la mascarade mais Némésis eut un claquement de doigt et un trou apparut dans le cerceau le plus proche de notre table. La surprise me fit sursauter.
Je me levai pour m’approcher du trou et je pus voir qu’il y avait une matière étrange à l’intérieur. En fait, ce n’était ni solide, ni liquide, ni gazeux. Il s’agissait d’une surface brillante qui tournoyait sans que je comprenne comment. Némésis se leva à son tour.
Finalement, je trouvai à quoi me faisait penser le truc bizarre du trou. Ça ressemblait à la porte de Stargate et au truc qui fait voyager les héros de Sliders. (Je suis un téléspectateur comme tout le monde)
Némésis vint se mettre à côté de moi.
J’allai lui répondre quelque chose lorsque je la sentis me pousser dans le dos. Je n’eus pas le temps de réagir, juste celui de crier, et tombai dans le trou.
Je chutai sur un matelas plutôt confortable et regarda autour de moi. J’étais dans une chambre à coucher. Un lit double, un bureau, une armoire et quelques autres meubles garnissaient la pièce. Au dessus de ma tête, le passage était encore ouvert et je vis Némésis en sortir et atterrir dans mes bras.
Elle se releva et claqua des doigts. Le passage se referma aussitôt.
J’étais sans voix et je fis le tour de la pièce des yeux. Par la plus proche fenêtre, la chambre semblait être au troisième ou quatrième étage. Mais je n’étais plus sûr de rien.
Némésis se dirigea vers ce qui se révéla être un mini-bar et en sortit deux verres. Elle servit du Whisky dans les deux et m’en tendit un.
Je la regardai la bouche ouverte en fronçais les sourcils. Je devais avoir un air complètement abruti et Némésis me désigna mon verre. Je regardai le verre puis, comme pris d’un soubresaut, j’en avalai le contenu d’une traite.
Némésis regarda par la fenêtre et commenta à haute voix:
Elle se tourna vers moi et fit une grimace. Elle portait toujours son costume de Catwoman.
Elle se dirigea vers l’armoire et l’ouvrit. L’armoire n’avait pas de fond et une autre pièce était accessible par là. Némésis sortit de la pièce et referma la porte, me laissant seul.
C’est à ce moment-là que je me rendis compte que la chambre était plus étrange qu’elle ne m’avait parut au premier coup d’œil. Comme l’avait montré l’épisode de l’armoire, il n’y avait pas de portes. Par contre, il y avait quatre fenêtres. Une sur chaque mur.
Le bureau entier était sur roulettes et il semblait bien trop haut pour qu’on y travaille assis. Une plante verte avait poussée à même la moquette et lorsque je descendis du lit à mon tour, mon pied s’enfonça entièrement dans celle-ci. Je remontai aussitôt sur le lit.
Je n’avais pas eu le temps de boire un verre au Léviathan, sinon, j’aurai juré que Némésis y avait mis du LSD. En attendant, je restai sur le lit, sans bouger. La porte de l’armoire s’ouvrit et j’eus la surprise de voir une jeune femme entrer avec juste une serviette autour du corps.
Elle avait entre vingt et trente ans, je ne saurai être plus précis. Elle était brune avec de longs cheveux et des yeux noisettes. Elle eut un sourire gêné.
Je mis un moment à répondre. J’avais la gorge sèche après ces péripéties mais je réussis à articuler un «je ne sais pas».
Je ne sus quoi répondre à ça et elle me lança un regard suspicieux.
Elle avança jusqu’à la lampe qui était accrochée au milieu du plafond. Elle fit attention à ne pas se mettre en dessous et tira sur un bout de ficelle qui dépassait. Des trombes d’eau se mirent à tomber et elle mit une main en dessous de la douche pour prendre la température.
Elle se débarrassa de sa serviette sans aucune pudeur et vint se placer sous la douche.
Enfin, si on peut appeler ça une douche…
Je ne comprenais toujours rien à ce qui se passait mais le fait est que j’avais une très belle fille qui prenait sa douche sous une lampe en plein milieu de la chambre.
Mon regard qui n’avait pas arrêté de balayer la pièce depuis que j’y étais tombé trouva sans doute plus intéressant de se poser sur cette fille que sur l’horloge à sept aiguilles.
Elle (la fille, pas l’horloge) était de dos à moi et ses longs cheveux mouillés descendaient jusqu’à ses fesses. Elle avait une peau claire parsemée ci et là de grains de beauté. Ses jambes n’étaient pas longilignes mais elle mettait en valeur ses fesses rondes.
Sans se retourner elle me désigna quelque chose et je mis un peu de temps à comprendre qu’il s’agissait d’une grosse gomme posée sur le bureau.
Je balbutiai un «bien sûr» et me leva du lit pour attraper la gomme. Quand j’eu la gomme dans la main, je vins me placer derrière elle. Elle prit délicatement ses cheveux de sa main et les passa par dessus son épaule gauche.
N’étant pas sûr de ce que je devais faire, je mis la gomme au creux de ma main et commençais à la passer le plus délicatement possible sur toute la largeur de son dos. Je ne voyais vraiment pas ce que pouvait avoir d’agréable le contact d’une gomme et je m’efforçai de le rendre aussi doux qu’une caresse. À vrai dire, la gomme était bien moins large que ma main et le bout de mes doigts étaient autant en contact de la peau de la fille que la fourniture de bureau.
Je continuai mes mouvements dans son dos et c’était finalement mon pouce et le bout de mes doigts qui la caressaient.
La jeune femme semblait apprécier et elle me murmura «plus bas». Sans hésiter, ma main vint caresser ses fesses. Faisant des petits ronds sur chacune des fesses. J’eus presque envie de lâcher la gomme qui n’avait rien à faire dans une telle scène mais me retint. Tout paraissait tellement bizarre que je préférai prendre le moins d’initiatives possibles. Finalement, elle se retourna et je me trouvai face à sa belle poitrine, ni trop large, ni pas assez.
Je me rendis compte que je commençais à être mouillé par la «douche» mais peu m’importait. J’en oubliai jusqu’au pourquoi et au comment de ma présence ici. Ma main vint se poser sur son sein gauche et je repris les mouvements que je faisais sur ses fesses.
Je faillis répondre que je n’avais pas de gomme dans l’autre main avant de me rendre compte du ridicule d’une telle réplique. Ma main gauche se posa sur son sein gauche et l’absence de gomme me permit de la caresser de manière plus classique. Mon pouce titillait son téton durci par mes caresses.
Elle me prit la main droite et le descendit tout contre son corps. J’arrivai à son intimité et décida qu’il en était temps d’en finir avec la gomme. Au moment où je lâchai l’objet, je vis son regard se durcir.
Elle me poussa d’un coup, me faisant tomber sur le lit.
Elle stoppa l’eau de la lampe et reprit sa serviette. Au même moment, l’armoire s’ouvrait à nouveau. C’était Némésis, toujours en Catwoman. Elle ne sembla nullement surprise qu’une femme en serviette soit dans la chambre. Elle la regarda puis me regarda, les quatre fers en l’air sur le lit et une expression d’hébétude sur le visage.
Elle claqua des doigts et le passage apparut à côté du lit. Elle s’y engouffra et, machinalement, je la suivis.
Nous étions de retour dans le Léviathan et je n’avais même pas eu l’impression de tomber.
Je n’avais aucune idée de ce qu’elle voulait dire, aussi n’intervins-je pas.
Elle semblait à la fois énervée et attentive à ma réponse. Je repensai à la lampe-douche, à l’armoire, aux quatre fenêtres et à la moquette mais je ne répondis pas.
Ce n’eut pas l’air de la gêner car elle continua, plus pour elle que pour moi.
«Au moins, elle est lucide sur ce point là», pensai-je. Je ne m’en étais pas vraiment rendu compte mais je venais d’accepter le fait que Némésis ait crée elle-même ce monde étrange dont je venais de voir un aperçu. Et au lieu de penser à cela et à ce que ça impliquait, je lui répondis :
Elle me regarda et haussa un sourcil (c’est du moins l’impression que j’eu car son costume de Catwoman cachait en partie ses sourcils).
Et là, allez savoir pourquoi, j’ai dit oui.
Histoire vraie à suivre…