| n° 06979 | Fiche technique | 14389 caractères | 14389Temps de lecture estimé : 9 mn | 19/01/04 |
| Résumé: Suite des aventures complices avec ma dentiste | ||||
| Critères: fh médical hotel amour préservati | ||||
| Auteur : Olivier Bruneau | ||||
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Je me devais de prendre ce jeu en main. Le lendemain j’écrivais, d’une main tremblotante, une petite lettre à son intention :
« Chère……, hier, je n’ai osé vous prendre dans mes bras pour vous serrer fort contre moi. Mon envie n’était que de vous embrasser tendrement, avec passion et délectation.
Si la nuit est tombée hier soir après que nous nous soyons quitté, ce matin un beau soleil illumine notre journée. Votre féminité, votre gentillesse occupant encore mon esprit et mon cœur, je ne peux que vous inviter à venir partager ce baiser, lundi, vers 13H, à l’hôtel……. De…….. , chambre 14»
Je signais bêtement par « un amoureux anonyme !… ».
A vrai dire, je ne savais si cette invitation connaîtrait une suite. Je lui avais lancé cette invitation par nécessité, sans trop évaluer la gravité de ce geste. J’avais répondu à la spontanéité de mes sens. Je devais la revoir encore. Elle me fascinait, je la désirais.
J’arrivais à l’hôtel vers 12H30, pour préparer notre petit nid d’amour. En moi, je sentais qu’elle ne viendrait pas. Soit par manque de temps, soit par retenue, soit par raison finalement. Cet hôtel, était un hôtel de banlieue d’une ville moyenne, totalement anonyme. Un hôtel où on ne croise personne, on règle par carte bleue pour avoir le code d’accès. Pourquoi lui avais je donné rendez vous chambre 14. Elle n’existait même pas. La chambre attribuée fut la 36. Commet allais je faire ? Je découpais une feuille de mon agenda, gribouillait un gros 14 dessus et le glissais tant bien que mal sous le numéro d’origine de la chambre. Elle se situait au premier étage, et de la fenêtre, on pouvait voir le parking. IL était presque désert. Seule ma voiture et celle d’une femme de ménage, certainement, l’occupaient. À 12H45, une crispation dans ma poitrine me bloqua, lorsque je vis sa voiture se ranger à côté de la mienne. Elle était là, elle était venue.
Je la suivais du regard. Je la trouvais belle, simple, charmante. Après être sortie de sa voiture, elle attrapa son blouson en toile, l’enfila sur son pull col roulé. Elle portait un pantalon en cuir serré et de petites chaussures à lacets. Elle était naturelle. Elle n’avait pas eu un seul coup d’œil vers les fenêtres. Elle devait se sentir épier mais ne le montrait pas. Mon cœur battait à tout rompre, encore surpris de sa venue. Mon fantasme devenait réalité, et maintenant il me faisait peur. Je devrais dans quelques instants affronter son regard, son sourire. Je devrais dans quelques instants devenir un amant inoubliable. Elle allait dans quelques instants devenir ma maîtresse inoubliable.
Comment allais je l’accueillir ? Elle quitta mon champ visuel en approchant du hall. Elle devait ouvrir la porte à cet instant. Un peu perdue, comme je l’avais été une demi heure plus tôt, elle allait chercher la fameuse chambre 14. Je décidais de laisser la porte entrouverte et de me « cacher dans le petit cabinet de toilette dans l’entrée. IL ne fallut que très peu de temps pour entendre toquer timidement à la porte. « Oui, oui c’est ici », lui lançais je avec aplomb. Elle entra, passa devant moi sans me voir, et sans jeter un regard ni a droite ni a gauche, fit les quelques pas qui la séparaient de la fenêtre. Elle y pris ma place, comme pour surveiller ce parking. C’est ce moment que je choisis pour sortir de ma cachette. À pas de velours, je m’approchais en veillant à ne pas la déranger, et venait derrière elle pour poser mes mains sur ces hanches, me serrant gentiment contre son dos. Elle ne tourna pas la tête, l’inclina simplement pour l’appuyer à mon torse. Plus grand qu’elle, je pouvais presque poser mon menton sur sa tête. Nos regards ne s’étaient toujours pas croisés . Ils erraient sur ce parking sans attrait, comme pour suspendre le temps qui passe, comme pour ne pas faire le premier pas vers vers le premier baiser, la première étreinte. Elle se tenait debout sans bouger. J’osais déposer un bisou dans son cou en me courbant un peu. Mes mains quittaient les hanches pour remonter vers ses épaules. Elles redescendaient le long de ses bras pour emprisonner ses mains. « C’est n’importe quoi » se contenta t’elle de murmurer. Une phrase qui a le don de bloquer les velléités. Pourtant je sentais en moi le plaisir grandir. Elle ne faisait d’ailleurs que le décupler en s’appuyant toujours un plus à moi. J’avais décidé de la couvrir de baisers. Mes lèvres courraient sur son cou et embrassaient chaque centimètre de sa peau douce et parfumée. J’abandonnais ses mains, pour poser les miennes sur son ventre, entre son blouson et son pull. Inconsciemment je les sentais remonter vers sa poitrine que je caressais au passage. Je recevais sous les paumes de mes mains le contact de deux petits seins que je devinais envelopper d’un soutien-gorge brodé. Elle avait une petit poitrine, mais ce contact était tellement agréable que je revenais avec plus de précision.
Je faisais des petits cercles autour de ses seins. Je leur prodiguais un massage sensuel. En m’attardant quelque peu, je devinais au travers de son pull et de son soutien-gorge, leurs pointes durcir sous mes caresses. Je mordillais les lobes de ses oreilles.
Mes baisers se faisaient beaucoup plus charnels. Je lapais à petits coup de langues sa peau, les bordures de ses oreilles. J’avais ce petit bout de femme tant rêvé dans mes bras. Nous n’avions encore échanger aucune parole, aucun baiser, aucun regard. Je quittais sa poitrine pour faire glisser son blouson le long de ses bras. Elle faisait toujours face à la fenêtre. Je m’enhardissais toujours plus. Mon désir s’intensifiant, je descendais mes mains partout, sur son ventre, ses épaules, sa poitrine, ses hanches. Là, sur ses hanches, je prenais le bas de son pull et entamais une remontée pour la dévêtir. Je le faisais glisser de bas en haut, ému lorsque le soutien-gorge apparut. IL était ampliforme de couleur noire et possédait quelques fines broderies dorées sur les bonnets. Elle leva les bras au ciel pour m’aider dans ma tache. Sous mes mains, elle se défaisait de cette première peau de laine.
Ces épaules larges, sa taille fine lui donnait une silhouette agréable. Elle était follement érotique, en jean et soutien-gorge. Je la trouverais encore plus érotique sans lui. L’agrafe ne résista pas très longtemps, et sa poitrine fut libre rapidement. Par dessus son épaule, je voyais ses deux petites rondeurs pleines de charme. Une aréole brun clair prolongeait le tout pour former un joli mamelon que terminait un téton plus foncé et déjà gonflé.
Elle se tenait toujours contre moi, ondulant imperceptiblement du bassin. À demi dénudée, je pouvais à loisir profiter de la douceur de sa peau. Je flattais tour à tour son ventre, son buste qu’une respiration plus soutenue faisait se soulever, pour appeler les caresses de mes doigts. Reprenant mes baisers dans le cou, j’avançais mon visage plus avant, vers ses joues, son menton, et découvrit que ses yeux étaient clos. Son regard n’errait plus vers le parking ensoleillé. Son esprit était tout entier à mon étreinte. Ses sens devaient épier le moindre de mes gestes. Profitant de ce regard absent, j’inclinais ma tête vers l’avant pour déposer un timide baiser sur ses lèvres qui restaient jointes.
IL faisait une chaleur insoutenable dans cette chambre. D’une main je caressais son visage, lissant son front, ses paupières, suivant la courbe de son nez, effleurant de mes doigts ces lèvres que je venais de goutter. Empaumant son menton, j’inclinais quelque peu sa tête vers moi pour à nouveau tenter un baiser. Mes lèvres se posèrent à nouveau sur les siennes. Je répétais plusieurs petits baisers autour de sa bouche. Mon autre main courrait encore sur son buste, caressant un sein, son ventre, ses hanches, son cou. Je caressais sa gorge tendue, lorsque je sentis ses lèvres s’entrouvrir timidement. Une délicate sensation m’envahit alors. Je me mis à lécher délicatement ses lèvres qui devenaient charnues. Je pinçais de temps à autre une de ses lèvres entre les miennes comme pour les aspirer. Puis ma langue revenait goutter le velouté de sa bouche, s’insinuant toujours d’avantage, partant à la recherche de sa langue que bientôt elle trouverait.
Enfin, nous partageâmes ce premier vrai baiser. Un baiser plein de tendresse, plein d’application. Un véritable baiser découverte. Je n’osais la faire se retourner pour la plaquer contre moi, pour l’étreindre et l’embrasser avec plus de passion. Je n’osais rompre cet instant magique. Je me courbais toujours plus pour appliquer ma bouche à la sienne. Je l’enserrais maintenant entre mes bras, pour l’empêcher de fuir, pour l’empêcher de terminer ce baiser passionné et interdit. Je ne la caressais plus, nos êtres ne vivaient plus que par nos bouches, nos lèvres, nos langues. Nous communiquions avec ce baiser. Il était inutile de parler. Nos salives se mêlaient, rythmées par ce doux fond sonore de sucions. .
Comme épuisé par ce long ballet sensuel et charnel, nous rompions notre baiser. Je fermais également les yeux et posais ma tête sur son épaule à côté de la sienne, pour ne plus rien voir, ne rien entendre, simplement savourer cet instant. Nous reprenions notre respiration, toujours sans un mot, toujours sans bouger. Mes bras pendaient sur son buste. Presque sans réaction, je découvrais que mes mains étaient au niveau de ses hanches, sur son pantalon, si près du premier bouton de la braguette, qu’il fut aisé de le défaire. Et naturellement, les quatre autres suivirent, laissant un accès libre à mes mains pour caresser son ventre un peu plus bas. Je glissais instantanément une main sous l’élastique de sa culotte jusqu’à sentir les premières boucles de son pubis.
Les bras ballants, elles avaient posés ses mains sur le côté de mes cuisses et s’agrippaient aux jambes de mon pantalon pour m’appuyer plus à elle. Elle ne pouvait plus rien ignorer de mon désir.
D’un geste rapide, elle tira le rideau de la petite fenêtre pour à la fois nous protéger des regards éventuels, et tamiser les couleurs de la pièce. Ce petit geste anodin devenait pour moi un signe. Plus aucune appréhension ne me hantait. Posant mes mains sur le haut de son pantalon, je le faisais glisser énergiquement sur ses cuisses, emportant au passage, sa culotte.
Je pouvais à loisir caresser son ventre nue, le haut des ses cuisses nues, ses hanches nues, son sexe nue, sa poitrine nue, en l’embrassant partout dans le cou. J’embrassait son dos, ses épaules, en la palpant, la massant, la caressant au hasard des promenades de mes mains sur son corps.
En fin une de mes mains s’insinua entre ses cuisse légèrement disjointes malgré l’inconfort de son pantalon aux genoux. À peine, cette main goutta t’elle la chaleur et l’humidité de son intimité, qu’elle murmura presque haletante : « j’ai envie de toi, viens ».
Je desserrais mon emprise instantanément, comme de peur qu’elle revienne sur sa décision, défaisait prestement mon pantalon, faisait glisser mon slip moi aussi à mes genoux, libérant enfin mon sexe érigé et gonflé de désir. D’une main tremblante, je récupérais dans une de mes poches un préservatif que je m’empressais d’enfiler et de dérouler soigneusement sur toute la longueur de ma verge qui se dressait fièrement au bas de mon ventre, si près d’elle offerte. Sans plus de préliminaires, je guidais mon sexe entre ses cuisses. Elle s’était penchée en avant prenant appui de ses bras sur le rebord de la fenêtre. ET là, lentement, je m’introduisais en elle, en lui tenant le ventre pour l’attirer plus à moi. Je collais ma bouche à sa nuque, pour l’embrasser à nouveau, la mordiller gentiment.
Je sentais mon sexe se loger dans la douceur et la chaleur de son entre. Quand je me redressais, je pouvais voir ses fesses écrasées par mon ventre. Je voyais mon sexe entrer et sortir dans un rythme variable. Je ne voulais pas que ce plaisir s’étiole trop vite. Je faisais des pauses dans mes va-et-vient, et restais quelques secondes sans bouger, bien au fond d’elle. Je voulais que ce rapport soit à la fois sensuel et charnel, doux et violent, et qu’il dure une éternité tellement il était bon d’être en elle, avec elle.
Sentant mon plaisir monté du plus profond de mon ventre, sachant que je ne pourrais le contenir très longtemps, je la plaquais encore plus à moi, en appliquant ferment une main sur son sexe, cherchant du bout des doigts son clitoris gonflé. Il roulait sous mes doigts au rythme des ondoiements de ses hanches, provoquant en moi le point de non retour, entraînant une jouissance forte, puissante et chaude.
C’est elle qui rompit ce contact la première. Elle se redressa sur ses jambes, quitta l’étreinte de mes bras et sans un mot, sans un regard, et se dirigea dans le petit cabinet de toilette. Je restais là, fatigué et toujours interrogatif. Avait elle réellement joui ? Devais je la rejoindre sous la douche que j’entendais couler ? Que devais je lui dire ? Devant tant de questions, je préférais ne pas bouger comme pour immortaliser cet instant. Devant cette fenêtre, je restais immobile, n’y voyant rien avec les rideaux tirés. Mon imaginaire devait travailler à ma place, et offrir à mes yeux, la vie qui continuait dehors Elle ne s’était pas arrêtée durant notre étreinte. Seules nos vies avaient fait une pause interdite.
Le bruit de la porte de la salle de bain qui s’ouvrait m’extirpa de mes songes. Je tournais instinctivement la tête et l’aperçu souriante et rhabillée. Elle s’approcha de moi, tendit ses lèvres pour glaner un petit baiser tout tendre, et me glissa simplement un « à bientôt, je suis en retard ».
Je n’eus pas le temps de répondre, elle était déjà dans le couloir, me laissant nu et seul dans cette petite chambre impersonnelle.