| n° 06718 | Fiche technique | 8540 caractères | 8540Temps de lecture estimé : 6 mn | 15/08/03 |
| Résumé: Il trompe sa femme pour la première fois. Cela se passe sous leur toit. | ||||
| Critères: fh extracon copains intermast init | ||||
| Auteur : Glorfindel | ||||
Il faut dire qu’elle me trompe allègrement depuis quelques années déjà. Je devrais d’ailleurs dire depuis toujours… ou finalement je devrais dire qu’elle ne m’a jamais trompé. Tout dépend la signification que l’on donne à ce mot « valise ».
Je m’explique : Elle a couché dès la première année de notre mariage avec d’autres hommes. Mais par ailleurs, cela s’est toujours passé dans une certaine transparence et je savais avant le mariage quelle était sa philosophie, sa conception de la fidélité.
Il y eut des hauts et des bas mais si j’essaye honnêtement de faire le bilan. Je crois qu’il reste positif.
Alors et moi, me direz-vous ! Eh bien, j’avoue que je suis un grand timide qui se soigne mais que les premières années de mariage, j’étais encore bien malade.
Alors essayons de planter le décor. Depuis quelques mois elle couche avec Gilles. Gilles a un frère Daniel qui est en pleine préparation de concours comme moi. Daniel a une femme, Denise, qui le trompe allègrement avec un quatrième larron dont le nom m’échappe.
Tout ce monde fait partie d’une petite bande qui se rencontre, fait des ballades à droite et à gauche.
J’ai fraternisé avec Denise dès le début. Ce n’est pas ce qu’on appelle une beauté. Elle est plutôt petite, bien en chair, blonde et frisée. Elle a des yeux pétillants, un léger accent du sud et une bouche au sourire aussi sympathique que large.
Comme elle est souvent absente de Lyon, j’entretiens avec elle une relation épistolaire assez suivie. Elle est ouverte, se confie facilement. Je crois que j’inspire confiance.
Dans une de ses lettres, elle me rappelle les sensations qu’elle a ressenties lors de la sortie en boîte de samedi dernier. Il faut dire que je m’étais un peu lâché surtout par rapport à ma pusillanimité maladive. J’ai moi aussi le souvenir de ses slows durant lesquels je me serrais toujours plus fort contre elle.
« J’avais vraiment l’impression que tu me faisais l’amour en dansant » précise-t-elle.
Je fantasme sur cette phrase et je me dis que peut-être je pourrais aller plus loin avec elle que ce simulacre. Mais rien ne se passe pendant quelques jours…
Ce lundi soir, il est prévu que Denise dorme à la maison. Il y a du grabuge avec Daniel et elle a demandé s’il nous était possible de l’héberger quelques jours.
Elia a dit oui tout de suite. Elle sait pourtant que Denise ne me laisse pas indifférent.
Notre deux-pièces près de l’avenue Berthelot ne nous permet guère de lui offrir que le parquet inconfortable du séjour. Denise ne s’en formalise guère. C’est une passionnée de montagne et de camping et elle a emmené son sac de couchage.
La soirée se passe de manière plus que banale. Ma timidité a atteint ce soir-là des sommets et je vais me coucher tôt avec ma femme. Je passe une mauvaise nuit entrecoupée de cauchemars et de réveils en sursaut.
Très tôt, le lendemain matin (il ne doit guère être plus de 7H00) je me réveille. Elia est profondément endormie à mes côtés. Sa respiration régulière ne me laisse aucun doute à ce sujet. Et tout d’un coup, je suis pris d’une irrépressible envie d’aller voir dans la pièce à côté. Je me glisse hors du lit et le plus silencieusement possible, je quitte la chambre conjugale. Ça y est, je suis dans la place. La pièce baigne dans un demi-jour un peu irréel. Denise est allongée sur le parquet. Elle est à moitié dans son sac de couchage. Je distingue le haut de sa chemise de nuit et sa poitrine qu’elle a fort belle se soulève lentement au rythme de sa respiration.
Je m’approche le cœur battant. Je ne suis plus qu’à quelques dizaines de centimètres de sa couche et mon sexe est droit comme un i dans mon pantalon de pyjama.
Il me suffit maintenant d’étendre la main et mes doigts seront au contact de celle que je désire de tout mon être. La paralysie me gagne. Elle me gagne d’autant plus que mon épouse dort à quelques mètres de là.
Et puis, contre toute attente, mes doigts suivent doucement le contour de son épaule. Mon cœur bat la chamade, mon corps tremble tout entier d’un désir fou. Son épaule est douce et ferme à la fois. Denise n’a pas bougé, sa respiration est égale et je me persuade qu’elle dort d’un sommeil de plomb (ce qui est sans doute vrai à ce moment là). Les doigts de ma main gauche suivent les agréables courbes de son bras droit jusqu’à sa main. Denise dort toujours. Elle est allongée sur le dos et son visage est tourné du côté opposé au mien.
Mes doigts sont maintenant remontés jusqu’à leur point de départ. Ils grimpent et virevoltent jusqu’au cou et suivent maintenant la vallée qui les mènera entre les deux collines qui se soulèvent doucement. J’ai cru percevoir une légère accélération de ce mouvement et j’ai la tentation de tout arrêter.
Fausse alerte ! Ou alors si la dormeuse simule, c’est sans doute qu’elle n’entend pas faire obstacle à mon exploration.
Du creux de la vallée, mes doigts, toujours légers sur le coton, entament l’ascension de l’éminence de droite. La sensation est délicieuse. Le terrain est souple et ferme et ma chevauchée est rapide jusqu’au sommet de la colline. Un mamelon se dresse fier et dur en face de moi comme prêt au combat. Mes doigts l’effleurent, le parcourent délicatement toujours au travers de l’étoffe. Et puis, ils s’en emparent et le pressent de toutes parts. Il est conquis, il est mien.
Cette fois, c’est un léger soupir qui s’exhale des lèvres de Denise. Mais elle ne bouge pas d’un seul pouce. Figé, arrêté dans mon exploration, je repars alors plus enflammé que jamais. Ma verge est douloureusement sensible et je suis comme oppressé.
Les doigts ont descendu rapidement et sans difficulté ce premier obstacle. Ils se dirigent maintenant vers un mont lointain mais oh combien plus redoutable. L’avance est rapide et mes doigts se glissant maintenant avec légèreté sous le sac de couchage atteignent l’aine et tâtent le terrain en haut de la cuisse gauche. Ils palpent, ils massent légèrement tout en continuant leur descente. Et tout d’un coup, le terrain change. Il est plus doux encore et plus chaud. C’est un terrain bien plus dangereux également et le rythme de l’exploration change. Il ralentit et le contact devient presque imperceptible.
Les doigts comme mus par une vie propre changent de nouveau de direction. Ils font demi-tour mais ce faisant se heurtent cette fois à une barrière qu’ils décident de contourner par-dessous. La progression se ralentit encore si c’était possible alors que les soupirs légers tout à l’heure se font moins discrets. Le terrain devient plus chaud et plus humide. Une douce moiteur enveloppe maintenant les explorateurs.
Sans crier gare, tout d’un coup, ils atteignent la lisière d’une forêt douce et frisée qui se laisse explorer sans trop de difficulté. Un premier repli de terrain est escaladé et les doigts glissent vers la partie la plus humide de la forêt. Celle- ci est maintenant plus clairsemée. L’index, seul avance encore et s’aventure alors dans un étroit et ruisselant tunnel. Il glisse plus avant pour déboucher dans une grotte débordante. Des halètements ont succédé aux soupirs et de légers spasmes secouent le corps de Denise. L’explorateur est remonté plus haut et suivant un passage étroit et vierge de toute végétation, il rencontre enfin une petite colonne de chair qui au premier contact déclenche un petit cri vite étouffé. Avec l’aide du pouce, ils multiplient les pressions, les titillements les plus doux, les caresses les plus délicates. Le corps de Denise est maintenant tendu prêt à se rompre et tout d’un coup un gémissement réprimé difficilement s’échappe de ses lèvres et elle est parcourue de spasmes. L’index de la main gauche qui s’était aventuré lui aussi dans la grotte mystérieuse est happé, pressé au rythme des contractions. Le corps de Denise se calme enfin, un relâchement s’empare de tout son corps. Sa tête se tourne vers moi, ses yeux et sa bouche sourient, radieux, une main tire le sac de couchage et l’autre m’attire contre elle…