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n° 05991Fiche technique24960 caractères24960
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Temps de lecture estimé : 15 mn
31/03/03
corrigé 21/10/22
Résumé:  Situations érotiques au bord d'un lac isolé. Est-ce un rêve ? Est-ce réel ? Ou se situe la frontière entre le domaine du fantasme et celui du réalisable ?
Critères:  fhhh bain fellation double conte
Auteur : Julienclaireuil            Envoi mini-message
La dame du lac





Au cours d’une randonnée solitaire en montagne, par un après-midi très chaud, je débouchais sur un petit promontoire qui domine un lac en contre bas. L’eau y était bleu marine, et semblait très attirante. Je ressentis une irrésistible envie de m’y plonger. Je pris le temps d’admirer le paysage accidenté qui s’étendait sous mes yeux. C’était le milieu de l’après-midi, je n’avais pas croisé la moindre personne depuis plusieurs heures. Je me sentais ruisselant de sueur et assez éreinté sous le poids du sac à dos. L’idée de me plonger dans ce qui semblait être, d’où je me tenais, une enclave de fraîcheur me séduisait. Je repris ma marche et plus je suivais le petit sentier qui descendait jusqu’au niveau du lac, plus je me disais que je me permettrais une pause détente dans ces eaux limpides avant d’attaquer la descente vers la vallée. Après un bon quart d’heure de marche, j’atteins enfin la rive.


Je posais mon sac, pris le temps de souffler et de goutter le calme de l’endroit. J’ôtais mes chaussures de marche, mes chaussettes, et plongeais les pieds dans l’eau. Elle était glacée, je m’en doutais, mais cela ne me dissuada pas dans ma volonté de me baigner. Bizarrement, depuis que j’avais atteint l’endroit, une légère brume était apparue, s’étendant çà et là sur la surface de l’eau. Ce phénomène, sans rafraîchir de manière significative l’atmosphère, contribuait à rendre l’endroit et l’instant irréel. Je vérifiais que j’étais seul sur le site, bien que de l’emplacement où je me trouvais, un bloc de rochers m’empêchait de voir l’ensemble du lac. Cependant, j’avais suffisamment scruté le lieu pendant la marche d’approche pour en être persuadé.


Je me dévêtis donc. N’ayant pas prévu de maillot, c’est en costume d’Adam que je comptais me plonger dans l’onde. Nu, je m’assis sur une roche plate qui affleurait légèrement au-dessus de la surface. Je trempais mes jambes et dégustais la sensation de fraîcheur qui me parcourut. Après une journée complète de marche, le contact de l’eau fraîche procurait un bien-être délassant. Je pris plaisir à retarder l’instant où je me plongerai entièrement dans l’eau saisissante.


C’est alors que je la remarquais. Une fille brune nageait au milieu du lac. Elle apparut tout à coup, sortant d’un limbe de brume, trop loin encore pour que je puisse la détailler pleinement. Elle brassait tranquillement, avec des mouvements amples et lents. Elle s’employait à faire glisser son corps à la surface en économisant ses gestes au maximum. De là où je me trouvais, je percevais son souffle exagéré et les légers clapotis que ses membres mouvants provoquaient dans l’eau. Elle passait parfois sur le dos quelques instants, puis sur le côté, elle semblait profiter de la baignade avec délectation et en toute innocence.


Je n’osais d’abord plus bouger, de peur d’attirer son attention et de dévoiler ma nudité. Mais la jeune femme me remarqua bientôt et se dirigea alors vers moi. J’eus un moment d’hésitation. Je n’osais me relever pour prendre de quoi me couvrir, et n’arrivais pas à prendre la décision d’entrer dans cette eau si froide. Elle se rapprochait de moi. Je me rendis compte, alors, qu’elle était nue elle aussi, sa peau très blanche faisant comme une tache de lait au milieu de tout ce bleu. Je ne la lâchais pas des yeux, elle évoluait visiblement très à l’aise.


Elle me salua simplement dès qu’elle fut à quelques mètres de moi :



Elle riait de toutes ses dents blanches quand elle répliqua :



J’étais étonné de la simplicité avec laquelle cette fille m’avait abordé. Je ne mesurais pas encore l’improbabilité d’une telle scène et, désireux d’entretenir ce fragile lien qu’elle avait tissé, je lui déclarais d’un ton enjoué :



Elle ne répondit pas, nageant devant moi de droite et de gauche comme si elle attendait. Elle me lançait des regards bienveillants, de temps à autre, sans faire de commentaires. Elle semblait si bien dans l’eau. Je me décidai à vaincre l’appréhension de la température, de crainte qu’elle ne se lasse à attendre, lorsqu’elle immergea sa tête, le temps de quelques brasses, puis, ayant aspiré une profonde goulée d’air, elle plongea vers le fond, provoquant le passage à la surface de tout son dos, ses reins et sa croupe blanche et dodue.


Je me demandais qui était cette fille si belle, si nature, qui semblait sortir de nulle part. Quand elle réapparut à la surface, elle eut ce geste de la tête pour ramener en arrière ses cheveux plaqués sur le crâne par le bref séjour sous-marin et elle me sourit, répétant comme il était bon d’évoluer dans cette eau. Puis elle passa sur le dos, écartant bras et jambes, et ferma les yeux. Elle fit la planche si bien, que ses seins lourds et blancs paraissaient être deux flotteurs au-dessus de la surface, tandis que sa petite touffe de poils pubiens affleurait tel un nid de lichen.


Son attitude m’ébahit. Elle se comportait comme si nous étions de vieux copains ayant dépassé le stade des réserves dues à la pudeur. Je me demandais si je n’étais pas la victime d’une farce, du genre de caméra invisible. Je scrutais une nouvelle fois les environs mais ne découvris rien d’anormal, ni aucune présence. Je me remis à la contemplation de son corps parfait. Ce spectacle me troubla rapidement, provoquant une érection.


Je ressentis tout d’abord une profonde gêne, il me semblait que cette réaction, pourtant naturelle, ne pouvait que gâcher la magie de l’instant. Cependant, comme si cette manifestation de ma virilité renforçait mon assurance, encouragé aussi par l’isolement de notre situation et l’aisance de la demoiselle, je décidai de ne rien faire pour masquer mon état.


La jeune femme ouvrit les yeux pour reprendre une position ventrale, remarqua ma verge dressée et, avec une lenteur maîtrisée, s’approcha de moi. Elle se mit debout. La surface de l’eau ceignait sa taille, mettant en valeur une très belle poitrine. Elle regardait le membre indécent sans mot dire, ni trahir quelque émotion que ce soit. Elle posa les mains sur mes genoux. Je restais immobile, promenant mon regard du visage de la belle à sa poitrine grasse.


Ses longs cheveux bruns, presque noirs, encadraient un visage ovale dont il était difficile de déterminer l’âge, vraisemblablement entre 30 et 40 ans. Elle avait de grands yeux sombres, sans fard, surmontés de fins sourcils, un petit nez droit, une large bouche aux lèvres charnues et un menton percé d’une fossette en son milieu. Les seins, un peu affaissés sur le buste, donnaient une troublante impression de lourdeur. Les aréoles étaient brunes, assez claires, et les pointes dressées par leur séjour en eau froide donnaient à l’ensemble une allure de grande fermeté.


Je me sentis vulnérable devant cette femme si belle. Elle s’était positionnée contre mes genoux, ses mains froides, mais douces, caressaient une petite parcelle de mes cuisses, juste au-dessus des rotules. Je me tenais le buste droit, les mains posées sur le haut de mes cuisses, très proche de mon sexe qui s’allongeait désespérément vers elle. Une initiative inattendue lui fit demander d’une voix douce :



Nous sommes restés les yeux dans les yeux durant un instant que je ne saurais quantifier. Je ne savais pas ce qu’elle demandait, je n’osais pas ouvrir la bouche de peur de tout gâcher. Alors avec d’infinies précautions, elle a dirigé ses mains vers mon sexe exhibé et, doucement, l’a touché. Elle m’a interrogé du regard. J’ai senti des larmes monter à mes yeux et je suis resté muet. Elle a commencé ses caresses sur toute la longueur de ma verge. Ses yeux ne lâchaient pas les miens, elle manipulait mon sexe avec un savoir-faire envoûtant et d’infinies précautions. Le plaisir a remplacé la surprise sur mon visage, elle m’a alors souri.


J’ai eu ce réflexe d’entrouvrir la bouche comme si j’allais parler, mais aucun son n’est sorti, j’ai simplement exhalé un soupir de bonheur. Certaine d’avoir conquis le droit de poursuivre à sa guise, elle s’est alors courbée en avant et a cueilli le gros fruit dans sa bouche. Elle n’utilisait plus qu’une main pour le manœuvrer, l’autre parcourait mon corps de caresses tendres. Elle me suçait avec un bel appétit, sans plus s’occuper d’autre chose que de son avidité.


J’étais à la fois charmé et stupéfait. Je doutais presque de ce qu’il m’arrivait et, comme pour m’assurer de la réalité de cette situation, j’ai voulu décider un geste afin de vérifier que je restais maître de mes actions. J’ai enfoui mes mains dans sa chevelure épaisse. Rassuré sur ma capacité à agir, j’ai utilisé la position de mes doigts pour manipuler sa tête afin de ralentir sa voracité ou au contraire de l’encourager. En m’attribuant un rôle dans cette scène improbable, je la rendais réelle et je pus donner libre cours à l’expression de mon plaisir par des gémissements motivés.


Pendant que dans son empressement, elle faisait naître des bruits de succions et d’appels d’air indécents, je rendais la liberté de mouvement à sa tête et promenais mes doigts sur le dos parfait qu’elle offrait à ma vue. Je caressais la douce texture de sa peau, épousais les formes convexes de sa taille fine, désirant la rotondité blanche qui affleurait la surface, la belle cambrant naturellement les reins. Ce bombé extraordinaire exerçait une attirance trop forte sur mes sens de simple mortel. Ne sachant trop comment exprimer ma requête avec des mots, j’empoignais sa chevelure et lui fis relever la tête lentement.


Sa main ne lâcha pas la bite luisante de salive, mais elle me présenta son visage, la bouche entrouverte, mouillée, les yeux étonnés.


Je tentais de percer le secret de cette fille, l’espace d’un instant en scrutant son regard puis, au risque de tout gâcher, je demandais :



Son étonnement sembla grandir encore.



Ma réponse avait jailli vivement et s’était interrompue, ne sachant quel argument faire valoir.



Elle avait dit cela comme une évidence. À présent, elle attendait une réponse, les yeux éperdus. Je me décidai alors :



Elle sourit.



Doucement, sans lui lâcher les cheveux, je me dégageai sur le côté. J’entrai dans l’eau près d’elle, puis, écartant ses cuisses qu’elle manœuvra complaisamment, je partis à la découverte de son intimité. Je caressais le sillon entre ses fesses pleines, m’introduisant dans l’entrelacement de ses poils. Je découvris le passage invitant qui menait en elle et remplaçant mes doigts par mon désir impérieux, je la pénétrai. La facilité, presque miraculeuse, avec laquelle elle m’acceptait en elle, escamota toutes mes incertitudes. Je pris alors sa croupe entre mes mains et, sans plus me poser de questions, je me lançai dans un accouplement acharné.


Elle s’est accoudée au rocher. Elle semblait prendre du plaisir qu’elle manifestait par de longs soufflements exhalés, bouche ouverte. Les clapotis de l’eau, dus à notre agitation, remplacèrent les bruits de la fellation. Cette femme merveilleuse, surgie de je ne sais où, s’offrait à moi sans raison apparente. S’il n’y avait le plaisir physique intense et la morsure du froid sur mes cuisses, il me faudrait me pincer pour y croire. En attendant, je lui faisais l’amour en me gavant de sensations. Je me gorgeais de plaisirs avant que le charme ne soit rompu, parcourant son corps sans oublier un seul de ses appâts.


La température de l’eau agissait sur moi comme un élément régulateur, je me sentais capable de faire durer le coït encore longtemps, pourtant je ne ménageais pas mes efforts.


C’est alors que je me rendis compte que nous n’étions plus seuls. Deux randonneurs nous observaient à une vingtaine de mètres. Elle les avait remarqués aussi, car sa tête était tournée vers eux, mais elle ne manifestait pas l’intention de se dégager. Je ressentis cette apparition comme une contrariété. Mes assauts ralentirent et je me demandais si cette tranche extraordinaire de bonheur n’allait pas se terminer brutalement.


Ils nous regardaient, semblant balancer entre la fascination qu’exerçait sur eux notre accouplement et un hypothétique respect de l’intimité qui leur commandait de s’éloigner.


Ma partenaire eut alors un geste de la main qui les invita à s’approcher et qui fit renaître mes doutes sur le côté naturel de cette scène. Rapidement, ils se débarrassèrent de leur sac à dos et s’approchèrent de nous. J’ai arrêté mes va-et-vient, attendant la suite. Ma partenaire semblait très calme, encore que je ne voyais pas l’expression de son visage. Les deux randonneurs étaient jeunes, moins de 20 ans sans doute.


Ils s’arrêtèrent devant elle. Ils étaient blonds tous les deux, l’un avec les cheveux frisés et l’autre coiffé en brosse. Ils étaient habillés de tee-shirts, shorts et chaussures de marche avec les chaussettes roulées sur les chevilles. Ils avaient répondu sans réfléchir à l’invitation de l’étrange baigneuse, à présent ils ne savaient pas trop comment se comporter. Je la vis poser ses mains sur leurs mollets et remonter vers leurs cuisses en une longue caresse. Puis elle glissa sous l’échancrure des shorts et palpa ce qui se trouvait à l’intérieur. Bientôt, elle massait lentement cet endroit.


Je ne comprenais pas plus cette initiative que les précédentes, mais celle-là me déplaisait. Ne sachant trop comment marquer ma désapprobation, je repris mes va-et-vient de manière rageuse. Les deux jeunes affichaient un sourire gêné, mais ne semblaient pas enclins à mettre un terme à ce qui ressemblait de plus en plus, pour eux, à une occasion prometteuse. Ils se laissaient caresser, ne sachant que faire de leurs mains.


La position était inconfortable pour elle, obligée de tendre les bras au-dessus de sa tête pour les atteindre, puisqu’ils restaient debout. Elle les invita à se baisser en tirant sur ce qu’elle tenait dans ses mains. Ils s’agenouillèrent alors et se décidèrent à baisser leur short et exhiber leur sexe. Les manipulations, dont elle les avait comblés, avaient produit leur effet spectaculaire. Ils exhibaient à présent deux organes arqués en forme de courge. Elle les empoigna et les fit coulisser dans ses paumes. Je lui donnais des coups de boutoir qui ébranlaient tout son corps, comme pour lui reprocher ce partage imprévu.


Nous nous dévisagions à la dérobée, avec les deux autres garçons, mal à l’aise. Elle ignorait tout des sentiments qui nous assaillaient et prodiguait à présent les sensuelles caresses buccales dont elle m’avait déjà honoré, avec le même entrain et la même insouciance concernant les bruits engendrés. Elle les suçait à tour de rôle. Aucun de nous trois n’osait exprimer son plaisir. Je me sentais tout de même privilégié de par ma position, et défiais les deux autres, en possédant les gros seins ballottés par le mouvement, puis la croupe si ronde, si pleine, interdisant du regard qu’un autre que moi y touche.


La belle était si active, si généreuse, elle eut tôt fait de ranimer les plaintes de tous ses amants, qui s’habituèrent à cette situation de partage et extériorisèrent petit à petit leur joie. De ma position de favori, je me surpris à scruter avec délectation l’ardeur qu’elle employait à s’occuper des sexes de ses nouveaux partenaires.


Lorsqu’elle ne les suçait pas avidement l’un après l’autre, elle les branlait ensemble à quelques centimètres de son visage, léchant les deux glands en même temps. Parfois, levant une des grosses tiges à la verticale, elle absorbait de ses lèvres charnues les testicules ainsi offerts.


Je participais à cette orgie sexuelle improvisée, ayant oublié tous les scrupules qui pouvaient entraver mon ardeur et même pas surpris d’y tenir si bien mon rôle. Je restais concentré sur ce qui m’apparaissait comme une sorte de vendange de sensations amoureuses. Tous mes sens y participaient, puisque je venais à intervalle régulier lécher des petites parcelles de sa peau, çà et là, sur son dos, ses épaules et sa nuque.


Je croyais maîtriser enfin la situation. Je ne doutais pas de jouir de cette mystérieuse courtisane en m’appropriant la plus belle part de ses appâts. Je n’étais pourtant pas au bout de mes surprises.


Bientôt, un troisième homme fit son apparition. Il était plus âgé que nous, environ 50 ans. Il semblait très joyeux et ne paraissait pas gêné le moins du monde, comme s’il arrivait juste un peu en retard à une fête. Il entreprit aussitôt de se déshabiller entièrement. Il semblait très sûr de lui, familiarisé avec ce genre de situation et je m’attendais presque à recevoir une explication à tous ces évènements invraisemblables avec son arrivée. Mais il n’en fut rien !


Lorsqu’il fut près de nous, il se glissa entre les deux jeunots. Depuis ma rencontre avec cette femme, peu de mots avaient été prononcés, l’arrivée des randonneurs n’avait pas changé ce protocole, mais le nouvel arrivant bouscula tout cela en s’exclamant :



Elle ne dédaigna pas le nouvel attribut masculin, et s’occupa de lui à son tour. L’homme se borna dans un premier temps à vocaliser son plaisir par des onomatopées très communes. Puis il surenchérit, parlant de la dame en termes très crus :



Ou encore :



Elle avait maintenant trois sexes tendus devant le visage dont elle s’occupait intensément.


Le comportement extraverti du dernier arrivant inhibait un peu les réactions des autres. Si, chez l’être humain, dès qu’il y a un groupe, il faut choisir un chef, celui-là remplissait parfaitement le rôle. Le sentiment qui m’animait ressemblait à de la jalousie, mais à une jalousie particulière, parce qu’au fond de moi, je ne parvenais pas à me convaincre de la réalité de tout cela. J’étais désarçonné par l’enchaînement des évènements depuis l’apparition de cette femme brune, et, parce que cette situation m’était totalement inconnue, j’avais du mal à recadrer mon comportement. Pourtant, mon sexe gonflé dans l’intimité de cette plantureuse Vénus me transmettait des sensations bien réelles. Mes paumes avides parcouraient une croupe ronde et blanche qui enflammait mes sens.


Quand il eut son contentement de caresses, l’homme s’adressa aux autres :



Les deux jeunes, ne sachant, tout d’abord, trop comment réagir, choisirent finalement d’obtempérer et la prirent chacun par une épaule. Je n’eus que le temps de me retirer de son brûlant fourreau, puis, comme un qui ne discute pas les ordres malgré ce que ça lui coûte, de plaquer mes mains sous ses fesses pour la pousser au sec.


Le quinquagénaire s’assit sur le rocher, les pieds dans l’eau, et fit asseoir la belle sur sa virilité. Il prit son temps pour la manœuvre, car c’était entre les fesses qu’il visait. La femme se prêtait de nouveau volontiers à cet épisode. Je lui faisais face. Les cuisses grandes ouvertes, le sexe offert, les seins aux pointes dardées ; son visage exprimait une plénitude mystérieuse. Je compris que tout était permis avec elle, mais que n’étant plus seul pour lui imposer mes caprices, il me faudrait jouer des coudes pour obtenir une place de choix.


Je me grandis sur la pointe des pieds en prenant appui sur le rebord du rocher. Ce fut elle qui empoigna mon sexe pour se le réintroduire, puis, par commodité, elle enserra ma taille avec ses jambes. Le dernier arrivé, en prenant l’initiative, contraignait les autres à s’adapter à la situation. Il soulevait notre muse avec ses mains placées sous ses seins et la manœuvrait de bas en haut. Je n’avais aucun mouvement à faire. Je me tenais en équilibre sur le rebord du rocher, la verge poussée en avant, simplement, je sentais les testicules de l’autre se frotter contre les miennes. Si cela me gêna au début, je reconnais qu’ensuite, déboussolé par les évènements de cette fin d’après-midi, j’acceptais ce contact comme un plus érotique.


Les deux jeunots présentaient leurs sexes de chaque côté de la dame, qui faisait de son mieux pour s’en occuper malgré l’inconfort de la position. Je jugeais tout cela très excitant, mais ayant plutôt l’habitude de faire cavalier seul dans ce genre de partie, j’avais appétit à retrouver mon autonomie. J’eus l’idée pour activer le plaisir du monsieur, afin de m’en débarrasser, de lui palper les testicules.


Mais la suite se déroula plus vite que prévu. L’un des jeunes empoignant son membre jouit à longues rasades sur les cheveux et le visage de sa partenaire qui laissa échapper une plainte. Elle se prêta à nouveau sans problème à ce fantasme masculin, puis elle se consacra à la seule verge que sa bouche pouvait happer en la pompant résolument. Elle récolta presque aussitôt le sperme dont une partie suinta aux commissures des lèvres. Derrière elle, l’homme était en train de prendre son plaisir dans ses fesses, ne faisant plus aucun mouvement, mais transmettant les soubresauts de sa jouissance. Je râlais alors à mon tour, souillant le ventre et les seins de cette mystérieuse vénus, mon sexe échappé libérant sa semence en flots blancs et brûlants…


Elle se défit de notre étreinte, le visage éclairé d’un sourire épanoui. Elle prit appui sur moi pour redescendre dans l’eau, je la tins alors un peu par la taille, serré contre moi. Elle me bailla un baiser furtif au coin de la joue pour se dégager. Elle plia les jambes pour s’immerger, se passant les mains sur le visage et sur tout le corps. Elle remonta à la surface, sans se départir de son sourire. Elle nous regarda tous un par un, pendant une ou deux minutes. Personne ne parlait, comme dans un moment solennel, je crois que nous exprimions tous notre reconnaissance avec nos yeux. Puis elle s’allongea dans l’eau et s’éloigna en nageant. Bientôt, elle disparut au milieu du lac, toujours voilé de brume.


Comme je m’asseyais près du quinquagénaire, je lui demandais :



Il sourit et regarda la rive opposée du lac, comme s’il se perdait dans un souvenir. Il secoua la tête lentement, puis déclara enfin :



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