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n° 05555Fiche technique12941 caractères12941
Temps de lecture estimé : 9 mn
22/01/03
corrigé 04/11/16
Résumé:  Un homme trouve le réconfort dans les bras d'une femme
Critères:  fh copains fellation cunnilingu 69 pénétratio conte
Auteur : Maigret      
L'homme à la dérive

Lorsque les événements que je vais vous conter sont arrivés, cela faisait déjà cinq ans que j’effectuais le métier le plus difficile au monde : j’étais pêcheur de crabe dans la mer de Béring. La pêche au crabe s’effectue habituellement l’hiver. Nous embarquions sur un bateau de pêche, d’Anchorage en Alaska, et nous partions pour deux semaines. Généralement, nous étions très bien payés, nous recevions une paye de 12 000 $ pour deux semaines de travail. Mais les conditions étaient affreuses : nous travaillions de jour comme de nuit, par tempête ou par temps doux et habituellement dans des temps glacials. Heureusement, à chaque fois que je m’embarquais pour une expédition, je n’étais pas seul. Mon meilleur ami, Max, était toujours avec moi. Nous étions amis depuis toujours et on avait fait les quatre mille coups ensemble.


Le plus difficile dans ce travail était de pêcher lorsqu’il faisait tempête. Les vents forts nous déstabilisaient et les vagues faisaient tanguer dangereusement le bateau, au point que j’ai passé proche de chavirer à plusieurs reprises. Dans mes cinq ans de service, j’ai vu cinq de mes compagnons passer par-dessus bord et trois d’entre eux n’ont pu être repêchés. On a toujours un sentiment d’impuissance lorsque l’on voit l’un de ses collègues être avalé par une vague et se retrouver dans la mer. Mais le pire c’est de voir son meilleur ami glisser sur le pont glacé et tomber à l’eau. C’est ce qui est arrivé à Max.


Nous étions à notre dernière journée de pêche et une tempête faisait rage. Ce n’était pas l’une des pires tempêtes que l’on avait subies durant ce voyage, mais il fallait quand même être prudent. Personnellement, je m’imaginais déjà à Anchorage en train de boire quelques bières avec Max au Drunken Clam, notre bar fétiche de la ville. Soudain, une vague de cinq mètres frappa le bateau et tous les pêcheurs perdirent pied. Je pus me retenir à l’aide d’une corde. Mais lorsque je jetai un coup d’œil en direction de Max, je vis qu’il n’avait pu se retenir et il glissait sur le dos sur le pont glacé. Sans pouvoir le rattraper, je le vis tomber dans la mer. À cause de la tempête, son corps s’éloignait rapidement du bateau. Nous avons tenté de lui lancer une bouée de sauvetage, mais il était hors de notre portée. Nous ne pouvions rien faire. Nous avons communiqué avec les gardes-côtes, mais ils n’ont jamais repéré son corps.


Cela faisait un mois depuis la disparition de Max que j’étais revenu sur la terre ferme. C’est moi qui eus la difficile tâche d’annoncer à sa famille sa disparition, puis, éventuellement, sa mort. Depuis un mois, il n’y avait pas une minute où je ne pensais pas à mon ami. Tout dans la ville d’Anchorage me rappelait des souvenirs de Max. Le plus difficile était de vivre dans l’appartement que l’on partageait. J’étais incapable d’y vivre et d’y dormir. À chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais mon ami glisser sur le pont tout en étant impuissant de le secourir. Il y a des nuits où je l’entendais dire : « Pourquoi m’as-tu laissé tomber, Dominic. Pourquoi ? »


Je suis donc allé vivre dans un motel miteux pour tenter de fuir mes cauchemars. Un jour j’ai décidé de confronter mes démons et je suis retourné vivre à l’appart. Mais, les mauvais rêves me hantèrent rapidement et lors de la troisième nuit j’en ai eu assez. Je me levai et quittai mon logis. Je pris une longue marche et, sans le vouloir, mes pas me menèrent au Drunken Clam. Je n’y avais pas mis les pieds depuis mon retour et je décidai d’entrer.


Il y avait peu de monde dans le bar, ce qui était normal puisque l’on était un mercredi soir et il était tard, près de minuit. Je suis allé m’asseoir au bar et vis que c’était Jody qui travaillait ce soir-là. Je connaissais bien Jody, car bien des fois Max et moi lui avions payé quelques verres lorsque l’on fêtait notre retour. Jody était une fille magnifique. Elle avait les cheveux bruns, était au milieu de la vingtaine, tout comme moi, et avait le plus magnifique des sourires. Puisqu’il y avait peu de monde, elle resta toute la soirée à mes côtés en m’écoutant parler de Max et des bons moments que j’avais passés avec lui. Elle ne posa pas de questions sur les événements qui avaient eu lieu lors de la nuit funeste. Cette soirée-là, c’est elle qui me payait mes consommations en me disant : « C’est la maison qui paie ».


Lorsque fut venu le temps de fermer, elle me proposa de me reconduire chez moi.



J’acceptai l’offre de Jody sans même combattre. Dans le fond, peut-être que passer une nuit dans un appartement où je ne sois pas seul avec mes pensées était une bonne idée. En arrivant chez Jody, elle prépara le futon et je lui donnai un coup de main pour mettre les draps.



Elle m’embrassa gentiment sur la joue et alla se coucher. Pour ma part, j’allai me chercher un verre d’eau, car toute la bière que j’avais bue m’avait donné soif. Je retournai me coucher et j’allumai la télé, le somnifère le moins cher. Dès que je sentis le sommeil m’envahir, j’éteignis la télé et me couchai. Cependant, dès que j’eus les yeux fermés, je revis Max sur le dos en train de glisser vers sa mort. Je rouvris mes yeux, me levai dans mon lit tout en étant en sueur. Je remarquai qu’il y avait toujours de la lumière qui provenait de la chambre de Jody. Je me levai et me dirigeai vers sa chambre pour aller lui parler.


Arrivé dans le cadre de porte, je vis Jody en train de regarder la télévision. Elle avait des écouteurs pour empêcher le bruit de me déranger. Elle portait également un pyjama blanc sur lequel il y avait des motifs de demi-lune qui souriait et des moutons qui sautaient une clôture. Elle me regarda, enleva ses écouteurs et me dit :



Je m’assis sur le côté du lit qu’elle n’occupait pas et je lui racontai, sans la regarder, comment Max fut englouti par les flots. Puis, je lui racontai les cauchemars qui tourmentaient mes nuits depuis la mort de mon meilleur ami. Quand je relevai la tête et posai mon regard sur son visage, je vis des larmes sur ses joues. Ses yeux étaient rougis et entre deux larmoiements, elle me chuchota à l’oreille :



En me disant ces mots, elle me prit dans ses bras.


Nous sommes restés quelques minutes ainsi, dans les bras de l’autre, à pleurer la mort de Max et à sortir la douleur qu’elle avait provoquée. Lorsque nous nous séparâmes, je regardai son visage et essuyai les larmes qui coulaient sur ses joues, avec mon pouce. Alors elle me fit un de ses fameux sourires et, sans même penser à ce que je faisais, je l’embrassai. À ma grande surprise, elle ne refusa pas mon baiser, même que j’ai senti sa langue fendre mes lèvres et pénétrer dans ma bouche. Moi non plus je ne refusai pas ce qu’elle m’offrait.


Je mis ma main sur son sein droit et je commençai à le caresser. Au travers de son pyjama, je sentis son mamelon se durcir. Nous lèvres se séparèrent et je commençai à lui déboutonner sa chemise de pyjama. En dessous de celle-ci, elle ne portait aucun sous-vêtement et dès que sa chemise fut enlevée, ma bouche se dirigea vers le même sein, tandis que mon autre main alla prendre l’autre. Ma bouche passa à ce sein qui était maintenant dur. Je découvris que mes caresses, que je faisais avec mes mains, mes lèvres et ma langue, plaisaient énormément à Jody.


Au milieu de ces caresses, je sentis sa main descendre le long de mon corps pour aller prendre mon pénis. Elle me déshabilla rapidement puisque je ne portais que des boxers. Je continuais à caresser et à lécher ses seins pendant qu’elle massait mon pénis. Après m’être suffisamment occupé de ses seins, je me retirai quelque peu pour lui enlever son bas de pyjama. Mais Jody fut plus rapide que moi. À peine avais-je délaissé ses seins qu’elle était déjà rendue en bas en train de mettre mon pénis dans sa bouche. De sa main droite elle me massait les testicules et de sa main gauche elle empoignait mon pénis et effectuait des mouvements de haut en bas. Sa langue, quant à elle, était concentrée sur mon gland, pour mon plus grand plaisir.


Pendant que Jody effectuait sa magie, je lui caressais le dos de mes mains désormais libres. Nous étions couchés parallèlement l’un à l’autre. J’étais nu comme un ver, mais elle portait toujours son bas de pyjama. Je commençai donc à le lui enlever. Pour me faciliter la tâche, sans qu’elle arrête la sienne, elle s’est mise par-dessus moi et je pus lui enlever le reste de ses vêtements. Nous étions désormais dans la position du soixante-neuf et sa vulve s’offrait à moi. Sans même hésiter, j’y passai la langue et commençai à lui faire un cunnilingus. Ce que je lui faisais lui plaisait beaucoup, car j’entendais régulièrement des cris de plaisir. Ma langue trouva son clitoris et je me concentrai sur cette partie pendant que je la pénétrais avec mes doigts. Ce double exercice lui plaisait encore plus et elle mit plus d’acharnement sur mon membre.


Après plusieurs minutes dans cette position, je sentis que j’étais sur le point de venir. Je cessai mes activités et dis à Jody que j’étais sur le point d’éjaculer. Mon annonce n’a pas ralenti les ardeurs de ma compagne. En pleine extase, les yeux à moitié fermés et criant le nom de ma partenaire, j’éjaculai dans la bouche de Jody. À ce moment, je ressentis le plus grand sentiment de paix, de calme et de bonheur depuis plus d’un mois. Je fermai complètement les yeux et je m’endormis avant même que mon érection ne meure. Pour la première fois depuis longtemps, je dormis sans rêve. Pour la première fois depuis longtemps, dormir fut agréable. Pour la première fois depuis longtemps, je me sentis frais et dispos à mon réveil.


Lorsque j’ouvris les yeux le lendemain, Jody me regardait :



Alors, elle s’assit à califourchon à la hauteur de mon pénis. Elle était encore nue, tout comme moi, et la voir ainsi me donna une érection. Elle se pencha vers moi. Je sentais ses seins sur ma poitrine et ce contact n’a fait que durcir mon pénis. Elle m’embrassa et prit un condom qui se trouvait sur sa table de nuit. Elle ouvrit l’enveloppe, sortit le condom et le mit en place sur mon membre. Par la suite elle prit mon pénis et le dirigea vers son vagin. Je la pénétrai et nous terminâmes l’activité de la nuit précédente.


Depuis, je n’ai plus quitté le lit de Jody. Nous nous sommes mariés deux ans plus tard. Je n’ai jamais remis les pieds sur un bateau de pêche. Nous avons racheté le bar où travaillait Jody et nous l’avons renommé Chez Maxime, en l’honneur de notre ami perdu en mer. Il arrive de temps en temps qu’un pêcheur rentre dans le bar, la mine fatiguée et les yeux rougis parce qu’il a perdu un ami proche dans une expédition. Quand un de ces pêcheurs entre dans le bar, il ne paie pas ses consommations, c’est la maison qui paie.





(Nouvelle correction : 2016)