| n° 05520 | Fiche technique | 11457 caractères | 11457Temps de lecture estimé : 8 mn | 10/01/03 |
| Résumé: Je suis une femme de 55 ans et j'ai décidé de raconter ici mon évolution tardive, si cela peut servir à ce que d'autres ne perde pas de temps inutile, la vie est courte... | ||||
| Critères: fh hmast voir fmast couple fellation ecriv_f | ||||
| Auteur : Maryvonne | ||||
Je suis une femme de 55 ans et j’ai décidé de raconter ici mon évolution tardive, si cela peut servir à ce que d’autres ne perde pas de temps inutile, la vie est courte…
Mariée à 26 ans, j’étais quasiment vierge quand j’ai connu mon mari. Nous avons connu beaucoup de bonheur et pour moi la découverte du plaisir sexuel fût une révélation. Puis, pour abréger, il y a eu les enfants (deux), le travail, celui de mon mari, du mien, les problèmes quotidiens, la fatigue, etc…. si bien que notre vie sentimental était au beau fixe mais notre vie sexuelle en avais pris un sacré coup.
On faisait de moins en moins l’amour et de plus en plus rapidement …avant de s’endormir fatigué…sauf durant la période de vacances où l’on retrouvait calme et sérénité.
On avait l’air de se satisfaire de cette situation. Je n’éprouvais aucune frustration même si de temps en temps je ressentais en prenant ma douche par exemple, la sensation du désir, vite satisfaite en dirigeant le jet de la douche aux endroits sensibles…
Quant à mon mari il ne donnait pas l’air d’être en manque et j’avais l’impression que les choses du sexe ne l’intéressait pas ! On faisait de moins en moins l’amour…!
Comment réglait-il ses pulsions ? me trompait-il ? ou alors avait-il que très peu de besoin ?
Je ne savais pas trop comment cela se passait dans les autres couples de nos relations, nous ne discutions pas de ces choses…
Un jour, un matin plus exactement j’ai découvert une chose qui , je crois a été le début de ce que je veux raconter…
J’allais tranquillement vers mes 45 ans. Je m’étais levée, comme tous les week-end, préparer le petit déjeuner. Une fois prêt je vais prévenir mon mari encore au lit, je m’approche de la porte, la moquette atténuant les bruit de pas et là… je le découvre étendu au milieu du lit, complètement nu, cuisses bien écartées entrain de se masturber… Il était tellement pris par ce qu’il faisait qu’il ne m’a pas vu. Je me retire un peu et reste là à le regarder, comme aimantée, Je suis très gênée par cette indiscrétion involontaire, j’ai les jambes qui flageolent par l’émotion mais reste là comme scotchée. Quand je vis un premier jet émanant de sa verge je me suis retirée sans bruit, pleine de honte comme si j’avais fait quelque chose de mal…Honteuse et en même temps troublée…
Je me suis assise devant mon bol de café, un peu estomaquée et après un petit moment j’ai appelé pour dire que le café allait refroidir… Lui est arrivé en pyjama souriant comme d’habitude
A partir de ce moment je n’ai plus regardé mon mari comme avant…
J’avais encore en mémoire ces gestes impudiques. Pour nous, pour moi, avec mon éducation le mot masturbation avait une connotation de mal, de péché enfin quelque chose que l’on ne faisait pas, à peine si on le pardonnait à certains adolescents un peu… matures ou vicieux… Jamais nous n’avions utilisé ce mot, même durant nos moments d’intimité, bien sûr on a déjà échangé des « caresses » qui correspondaient à une masturbation … réciproque mais jamais une masturbation à deux et encore moins solitaire…
Jour après jour je repensais à son geste, le revoyais et imaginais son plaisir, ses sensations. Je ressentais un sentiment de culpabilité d’avoir surpris ainsi mon mari et en même temps j’en éprouvais une excitation… et même espérais pouvoir le surprendre à nouveau…
Cela m’avait mis en un tel état qu’un matin, nue dans ma salle de bain je n’ai pas résisté. Ma main est descendue sur mon sexe, a écarté les lèvres de mon sexe et le cœur battant je me suis caressée faisant ainsi renaître un plaisir qui s’était endormi…
Pour me donner bonne conscience je me disais que moi aussi je pouvais satisfaire certaines pulsions… comme le faisait mon mai. Mais je n’en étais que partiellement satisfaite et même un peu honteuse d’avoir succombé à la tentation.
Au fil du temps mon sentiment de culpabilité disparut peu à peu et fit place à un sentiment de frustration. On était marié et je voulais pouvoir partager mes secrets avec mon mari et jouir ensemble, non en cachette l’un de l’autre.
Quelques week-end plus tard, avant de me lever je me collais à mon mari. Il était somnolant, étendu sur le dos.
Passant ma jambe sur lui, je sentis au travers de nos effets de nuits qu’il était en érection. Ma main descendit le long de son bras et je m’aperçus que sa main était à l’intérieur de son pyjama et se caressait le sexe dur…
Alors, sans réfléchir, je l’embrassais, posais ma main sur la sienne et sans équivoque, l’encourageais à continuer son geste. Je sentais en moi, dans mon ventre, entre mes cuisses, le plaisir diffus de l’interdit que l’on brise.
N’étant pas habitué de ma part à de telle initiative, il devait être un peu surpris, mais il me laissât faire et même répondit chaudement à mon baiser pendant que sa main, accompagnée de la mienne, s’activait sur son membre.
Puis sans un mot, il repoussa les draps, enleva veste et pantalon de pyjama et se livra ainsi à une masturbation en règle….En toute impudeur…
Il osait le faire en ma présence, sans pudeur, sans gêne, et moi consentante !. Mais que dois-je faire?…J’ai également envie mais ai-je le droit?…Pendant qu’il agit mon esprit tourne à toute vitesse, partagée entre stricte moralité et l’envie qui me prend au ventre… Oui j’ai besoin également de livrer mon corps aux caresses de feu.
Me laissant aller, j’abandonne mon mari pour enlever ma chemise de nuit. Je retrouve d’un seul coup ce plaisir d’être complètement nue à côté de mon mari, je m’installe sur le dos et je mets une main sur sa main avec laquelle il se masturbe pendant que de l’autre je me caresse. Son autre main vient rejoindre la mienne, agissante…
Nous voilà cote à cote nous masturbant… en silence, jusqu’à ce que nos orgasmes nous assaillent.
Je me souviens très bien qu’après, je me suis couchée sur lui et l’ai embrassé longuement en lui disant que je l’aimais. Mais nous ne fîmes aucun commentaire sur la façon dont nous avions étanché nos soifs. Est-ce encore nos blocages sociaux, nos tabous qui avaient eu encore eu raison de nous?
Ce n’est que plus tard que nous avons réussi à en parler… Un soir ou plutôt une nuit, sous la couette… Après un premier somme je me suis réveillée. Je sentais le corps chaud de mon mari contre le mien. Il ne dormait pas. Se rendant compte de mon réveil il me demanda, timidement, si je n’avais pas envie, de faire comme l’autre jour…
Malgré ma somnolence je compris où il voulait en venir, d’ailleurs, je sentais contre moi toute la tension d’un désir qui ne demandait qu’à être satisfait !.
Bien que sans pulsion sexuelle particulière à ce moment là, j’avoue qu’un moment de tendresse n’était pas pour me déplaire !. et lui confiais que j’aimerai le rendre heureux…
Mis en confiance, il se mis à parler comme il y a bien longtemps…Il m’avoua, alors, qu’il avait envie de se masturber, mais avec moi, avec ma participation, (il utilisa pour la première fois exactement ce terme tout en sachant l’effet que cela devait me faire)…. Il trouvait dans cette pratique, maintenant, un plaisir plus grand qu’une pénétration vaginal…Bien que l’un excluait pas forcement l’autre…. Pour réaliser pleinement son plaisir il exigeait ma participation active ou passive…
Je sentais qu’il avait envie de parler, de me faire part de ses fantasmes mais il avait besoin d’être sûr que je le comprenne bien. S’en étant assuré il continua en me disant qu’il aimerait tenter toutes sortes d’expériences nouvelles mais voulait que j’y adhère, que je l’accompagne, afin de mettre en aucun cas notre couple en péril.
Mon mari me confiait le plus intime de lui-même. J’étais sur un petit nuage… débordante de bonheur.
Quelle déclaration d’amour ! Je ne pouvais pas en être de reste.
J’essayai de lui faire comprendre que moi aussi j’avais découvert, un peu accidentellement, que je ressentais actuellement une frustration, un manque. J’avais besoin d’aller à la découverte du nouveaux plaisirs, du moins de nouvelles façons de faire l’amour, même si je ne savais pas trop lesquelles! J’avais besoin de faire craquer le carcan dans lequel je m’étais enfermée et voilà que mon mari, quasi au même moment, a des aspirations équivalentes.
Bien sûr que j’étais prête à satisfaire à toutes les nouvelles exigences de mon mari ! Par amour et parce que j’en avais aussi envie….
Pendant nos confidences il s’était mis à l’aise et se masturbait contre moi. Je ne pouvais le voir dans le noir mais devinais ces gestes. Me saisissant la tête à deux mains il m’embrassa à pleine bouche. Nus et enlacés, nous nous mimes à nous caresser. Dans un murmure il m’avouât qu’il m’aimait comme un fou …J’étais heureuse et émue. Je ressentais un besoin physique de le faire jouir. Sentant alors, sans aucun doute, ma soumission il me proposa que je lui fasse ma première fellation complète…Fermement il guida ma tête, montrant ainsi sa volonté et sentant mon consentement exigea de moi sa satisfaction. Bien qu’un peu maladroite j’arrivai à la conclusion, Je fus à la fois surprise de la facilité de la chose et que loin d’en ressentir du dégoût, ce que j’avais toujours supposé, j’en ressentais au contraire fierté et excitation d’avoir fait jouir mon mari ainsi.
J’avais à mon tour besoin de jouir. Nos deux mains réunies agirent de façon à de déclencher un orgasme violent
A partir de ce moment ma vie conjugale pris un autre tour. Je ne regrette rien de ma vie précédente, des moments consacrés aux enfants et autres taches ménagères mais maintenant… La vie de tous les jours vous mange complètement et nous éloigne peu à peu de ceux qu’on aime…
Je suis heureuse que nous ayons eu la chance ou le courage d’avoir pu nous retrouver l’un et l’autre dans cette entente formidable
Pour moi, maintenant, faire l’amour, signifie : rechercher notre plaisir, sans tabous, sans réserves. Il faut inventer, créer des situations, savoir se renouveler. Il ne faut pas être timide (et pourtant !) et savoir exprimer sans pudeur ses désirs ou exigences dans le respect de l’autre. Il faut aussi savoir donner et partager.
Au début, j’avais cru que je vivais en marge de la société et étais un peu mal à l’aise avec les exigences de mon mari mais rapidement je me suis rendue compte que nos aspirations n’étaient pas des cas uniques. Non, tout était normal…
Afin de parfaire mon éducation, mon mari trouva de la littérature décrivant toutes sortes de pratiques, puis il y a eu internet… alors là le monde s’est ouvert.
Si, par hasard, vous en exprimez l’envie, et avec l’accord de mon mari, je peux vous raconter comment de temps en temps nous passons quelques heures agréables.