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n° 04790Fiche technique18109 caractères18109
Temps de lecture estimé : 11 mn
26/08/02
Résumé:  Prise de conscience. Rupture hâtive.
Critères:  fh fmast hmast intermast fellation cunnilingu préservati
Auteur : L Homme Poireau  (L'Homme poireau)

Série : Niveau 0

Chapitre 03 / 03
Pour ma Samia, rupture.


Il était dix neuf heures lorsque je me réveillai. Samia dormait encore, masse informe sous les couvertures. Baillant, je m’assis au bord du lit et enfilai un caleçon et un t-shirt. Tout mon corps était las. J’ouvris la fenêtre dans la chambre. Dehors, les jeunes traînaient, bavassaient.

Ma belle se réveilla, je l’entendis grommeler sous les couvertures.



Je m’approchai d’elle et la regardai avec tendresse, émergeant du sommeil . Me penchant vers elle, je lui posai un baiser et m’assis sur le bord du lit.



Elle se drapa dans les couvertures.



Je reste silencieux. Elle me regarde longuement.



Samia se redressa, la couverture masquant son corps.



Un moment s’écoula avant qu’elle ne déclare:



Elle rejette le drap et me dévoile son superbe corps. Avec un sourire coquin, elle me susurre :



Malgré tout, je ramasse sa culotte, son jean et son chemisier. Elle se soulève sur le lit, me tend ses jambes. J’enfile sa culotte et la remonte jusqu’à ses hanches. Ensuite, je boutonne son chemisier sous son regard amusé.



Elle éclate de rire.



J’en suis à son jean, une jambe après l’autre, je lui enfile.

Elle s’assoit, m’embrasse, joue de sa langue sur mes lèvres. Son visage est extraordinaire. D’une douceur, mais aussi d’une dureté incroyables. Deux éléments mêlés avec harmonie, les traits de son visage laissant apparaître la splendeur d’une femme. Une femme malade.



Elle saute du lit, son estomac gargouille d’une façon très peu discrète. Ses yeux s’écarquillent.



Dans la cuisine, elle s’installe sur un tabouret et me regarde ouvrir le frigo.



Je claque le frigo.



Elle a un geste désinvolte de la main.

Finalement, je lui sers un café au lait et un croissant. Drôle de repas à cette heure, mais elle me dit qu’elle n’a envie que de ça. Elle s’installe à la table du salon et je pose ma tête sur son épaule. Mes baisers se perdent dans son cou, sur ses joues.



Elle me sourit, et pour ce sourire si tendre, je vendrais mon âme au diable.

Je la regarde manger en silence. Samia repose son bol et me regarde en se léchant les lèvres.



Elle se lève et s’agenouille devant moi. Mon esprit devine ce qu’elle veut, et une décharge électrique envahit mon corps.

Sa main se pose sur mon sexe, à travers mon caleçon. Elle sort une capote de la poche de son jean et la déroule. Moi, je suis incapable de faire un geste. C’est elle qui fait glisser mon caleçon et admire mon sexe qui se présente à elle. Délicatement, elle pose le préservatif dessus et le déroule. Ses yeux ne lâchent pas les miens. Je retient mon souffle, mon cœur bat comme jamais. Ce n’est pas ma première fellation, mais là la situation est différente.



Sa bouche s’ouvre et engloutit mon sexe. La sensation de ses lèvres sur moi est exquise.



Très lentement, sa bouche va-et-vient sur mon membre dressé, elle s’applique à la tache. J’ai l’impression d’être sur un nuage de coton.

Mon pénis n’est pas vraiment énorme, le genre assez convenable pour s’amuser, mais pas assez pour frimer. Elle, elle me donne l’impression que c’est la huitième merveille du monde tant elle le flatte, du bout de la langue. Elle me lèche de haut en bas, puis me suce rapidement le bout du gland.



Je la contemple s’activer sur mon sexe, le suçant, le léchant, le masturbant.

Sa langue tournicote autour de mon gland, devenu rouge écarlate sous ses assauts.

Sa tête remonte jusqu’à la mienne, tandis que sa main me masturbe, garantissant la dureté de mon érection. Sa langue fouille ma bouche, mes mains se perdent dans ses cheveux. Je suis fou d’elle, je m’en rends compte maintenant. Elle doit le sentir, mon baiser est enfiévré.



Ma respiration est saccadée. Elle accélère alors son mouvement de la main, souriante en contemplant mon visage rouge de sueur. Je n’en peux plus, c’est trop pour moi. L’orgasme approche à grands pas. Samia le remarque et ralentit doucement sa masturbation, l’arrêtant presque. Je gémis.



Puis, d’un mouvement rapide et précis, sa main s’active violemment à la base de mon gland, me faisant éjaculer avant une telle force que mes oreilles sifflent. Surpris par la violence de mon orgasme, j’en perds le souffle. Samia retire la capote remplie de ma semence et se lève pour la jeter.


Quand je peux de nouveau parler, je frémis encore.



Elle me sourit, et m’envoie mon caleçon d’un mouvement du pied. Je le remets et elle m’interroge :



Elle s’installe sur le divan, croise les jambes. Sur la petite table devant elle traîne un album photo.



J’ouvre l’album et elle se colle dans mes bras.



On fait défiler les pages, les années de mon enfance. Elle éclate de rire quand elle me voit à la naissance.

Ma main se pose sur sa cuisse. L’album est vite fini.



Brusquement, comme frappée d’une inspiration, elle se relève, ôte lentement son jean tout en me regardant.



Devant une telle demande, comment résister ? J’adore poser mes lèvres sur sa peau basanée, sentir les effluves nacrées de son corps.

Elle vient s’allonger sur le lit, sur le ventre. Mes mains font glisser sa petite culotte le long de ses jambes, je la pose sur le sol. Je m’agenouille sur le divan, elle me tend sa croupe rebondie.

Lentement, je me penche vers elle, mes mains se posent sur ses fesses. Son sexe se dévoile entièrement sous mes yeux. Mais plutôt que de m’attaquer tout de suite à celui-ci, je prends un de ses pieds dans ma main, passe ma langue dessus. Elle frisonne. Tendrement, je suce ses doigts de pieds, tandis qu’un de ses doigts glisse sur son clitoris.



Je remonte, mon souffle sur son clitoris la fait gémir. Ma langue coulisse le long de ses lèvres, s’enfonce dans le profond passage humide.



Je lèche doucement l’intérieur de son sexe, fait de longs va-et-vient sur la totalité de son sexe découvert. Mes mains écartent doucement ses fesses, pendant ce temps, un de mes doigts frotte son clitoris le plus lentement possible, dans un mouvement circulaire. Cela a l’air de beaucoup lui plaire : Ses gémissements deviennent incessants, plus bruyants. Mes baisers ne s’arrêtent plus, je salive sur ses petites lèvres. Le plaisir que je lui apporte me fait chavirer: je suis contraint de me saisir de mon sexe pour me soulager.

Ma langue s’égare, près, très près du bord de son anus, elle en tremble. Je continue à la masturber, du plat des doigts; ma langue humecte son petit trou. Je fais pointer ma langue, je la lèche, Samia a un petit rire nerveux, cela doit la chatouiller et la faire vibrer en même temps. Mon doigt entre lentement en elle, je le fais bouger doucement. De grands coups de langue sur tout son sexe, sur son anus et ma main qui tripote son clitoris l’amènent bien vite aux portes du septième ciel.



Bientôt, je peux la sentir jouir à grands cris, son petit miel d’amour coule et je m’en délecte.



Nous passâmes la nuit à discuter. Je lui racontai le plus gros de ma vie, l’histoire de ma famille. Jamais, jamais je n’avais pris un pied pareil : Pas seulement sur le plan physique, mais sur l’ensemble de cette rencontre. Samia et moi avions pleins de passions communes : Les pc, la musique, quelques séries télé. Elle m’ouvrit son cœur, me décrivit son enfance, sa famille: elle avait perdu son père à l’âge de huit ans, ses deux frères et elles avaient été placés dans une famille d’accueil. Sa mère était internée en psychiatrie.

J’étais si bien à ses côtés. De toute ma vie, je n’aurais espéré connaître une telle harmonie avec une femme.


Au matin, nous n’avions dormi que quelques heures. Samia avait réglé le réveil pour huit heures. Dans les brumes du sommeil, je l’entendis se laver, s’habiller. Je reste au lit, elle vient me déposer un baiser sur le front.



Je tends le bras et l’attire à moi pour un langoureux baiser. Elle sent très bon, une odeur légère d’abricot et de parfum.



Lorsqu’elle claque la porte, je trouve la force de me lever et je la regarde traverser la rue. Puis je me lave, je m’habille. Je quitte l’appartement, ferme la porte à clef.

Vingt minutes plus tard, je suis au centre de santé de mon quartier. L’un des médecins me connaît bien : Il me suit quasiment depuis mon enfance. Après une heure d’attente, il me reçoit dans son éternel cabinet bordélique.



Il reste un moment silencieux et croise les mains sur le bureau.



Il hoche la tête. Son crane chauve luit sous le néon.



Son regard se fait compatissant. J’ai horreur de ça.



Je ne dis rien, je me lève. Le docteur comprend que le rendez-vous est terminé.



Il me serre la main, et je m’en vais rapidement. Je fulmine: Pourquoi a t-il fallu qu’il aborde ce sujet ? J’avais des tas de choses à lui demander.


La journée se traîne, Samia me manque. Je décide de lui préparer un beau repas pour ce soir. Alors je fais quelques achats avec l’argent qui me reste. Je range un peu mon salon, j’installe une belle nappe sur la table. Dans mon esprit, j’ai un drôle de pressentiment.

Dans la soirée, Samia rentre enfin. Elle a l’air éreintée et quand je lui ouvre, elle reste sur le pas de la porte.



Elle entra et referma la porte.



Une bouffée de terreur me saisit. Elle m’avait suivi, elle avait été voir mon médecin qui lui avait appris le tueur que j’étais…



Mais avant qu’elle ne s’élance, je la prends dans mes bras et je l’embrasse longuement, goûtant le doux parfum de ses lèvres.



Je restai silencieux mais je me sentais au bord de la nausée.

Pas grave, je vomirai sur ton sweat, avait-elle dit.



Je commence à pleurer.



Elle me prend par l’épaule. Son regard croise alors le repas que j’avais préparé.



Je vais me trouver mal. La tête me tourne, ma vue se brouille. Les larmes coulent sur mes joues.

Samia me lance un dernier adieu et s’en va.

Je m’écroule. Dos au mur je pleure, pleure, pleure à ne plus en pouvoir.

La voix de mon frère résonne dans ma tête : « Tu paies. Enfin. »