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Temps de lecture estimé : 13 mn
18/08/02
Résumé:  Ma première rencontre avec Samia, la femme de ma vie.
Critères:  fh jeunes inconnu magasin hmast cunnilingu
Auteur : L Homme Poireau  (L'homme Poireau)

Série : Niveau 0

Chapitre 01 / 03
Pour ma Samia, le début

La façon donc j’ai rencontré Samia semble des plus banales. C’était pendant les vacances d’aout. Je rentrais juste de Biaritz, ou j’avais passé le mois de Juillet avec deux copains. Pas mécontent de rentrer et de retrouver mon pc. Hélas, je retrouvai la même cité, les mêmes lascars et les même hautes tours taguées. Le lendemain de mon retour, je dus aller a Carrefour faire quelques achats, histoire de remplir mon frigo. À dix-neuf ans, je partageais mon studio avec mon cousin, mais celui-ci était toujours en vacances. Le magasin était bondé. Les files d’attentes aux caisses disparaissaient dans les rayons. Heureusement, j’avais enmené mon baladeur. Je mis les écouteurs sur mes oreiles et me mis donc a mes achats.


Vingts minutes plus tard, je fis la queue a une caisse. Les caissières semblaient fatiguées. Je les plaignais. Moi,l’attente ne me dérange pas du tout, mais les personnes derrière moi grommelaient. Un problème de monnaie, et la caissière appela un roller.



Mais les cassières n’étaient pas des robots! Allez expliquer cela a ce genre de beaufs. Au bout de deux minutes, un roller arriva avec un rouleau de monnaie. Plus précisément, une roller. Cheveux bruns et raides, lui arrivants aux épaules, un visage fin ,aux traits agréables et bien dessinnés. Un très leger maquillage rehaussait le grain de sa peau. Yeux marrons, un regard dur. Surement la fatigue. Je ne sais pourquoi je passa tant de temps a la regarder. Elle tendit la monnaie a la caissière. Celle-ci lui fit un grand sourire et recommença ses comptes. Elle devait avoir vraiment hâte que la soirée arrive. Je réglai mes achats et rangeai le tout dans deux sacs plastiques.


Je passa la soirée a surfer sur le web, mais sans grande conviction. La télé ne m’apporta aucune satisfaction. Quelque chose me trottinait dans la tête, quelque chose de saugrenu, comme une petite mélodie qui refuse de s’arreter. Mon frère me répétait sans cesse que ma timiditée me tuerait. Peut-etre avait-il raison : ma dernière copine remontait a huit mois. Qu’importe? Seul je me sentais bien.


Finalement, je n’y tint plus. J’avais justement besoin de piles pour mon baladeur. Un prétexte, mais c’était mieux que rien ! Je retournai donc a Carrefour, il devait etre vingt heures. La nuit tombait. J’enfourchai mon scooter et démarrai. Une fois parvenu a destination, je me garai et jetai un bref coup d’oeil a l’arret de bus de l’autre côté de la rue. Et elle était là. La roller. Drôle de surnom. Elle portait un jean et un veste grise. De sa main droite elle tenait son sac a main.


On peut dire quelque part que j’étais revenu a Carrefour un peu pour elle. Aprés tout, qu’est ce que je risquais? Une veste? Cela ne me tuerait pas. Je regarda plus haut dans la rue et vis une dizaine de gars qui s’affairaient autour d’une voiture. Je remontai sur mon engin et démarrai. Parvenu a sa hauteur, je m’arétai et montai sur le trottoir. Elle avait du louper le bus d’une dizaines de secondes. Ma montre m’aprit qu’il était vingt heures seize. Le prochain était a quarante neuf.



Super entrée en matière ! Chapeau Ben !



Okay, rapide et précis, comme j’aime. Je haussai les épaules et démarrai. Les lascars se rapprochaient, l’un d’eux tenait a la main un baton. Ils frimaient quoi.



Je stoppai de nouveau et la vis qui trottinait vers moi. Elle monta a l’arrière et ses mains encerclèrent ma taille. Elle avait du réaliser qu’un lascar vaut mieux que dix. Et puis attendre le bus ici n’était pas une idée réjouissante.



Je démarrai néanmoins. La route était assez dégagée, facilitant ma conduite. Nous n’avions pas de casques, si jamais les flics étaient a un carrefour… Ma passagère était murée dans le silence. Je perçevais une effluve de parfum.


Les Cerisiers, c’était a l’autre bout de la ville. Pas une fois elle ne me parla. Trés déçu, je me concentrai sur la route. Aprés tout, je me mis a sa place. Faire un taf épuisant, rentrer chez soi le soir en bus (et le louper) et se faire acoster par un lascar, accepter son offre a la con pour en éviter dix autres.



D’accord n’insiste pas Ben. Quinze minutes plus tard, je stoppai devant son immeuble. Ses mains lachèrent mon torse. Elle descendit et je la regarda. Vue de plus prés, son visage paraisait infiniment fatigué. Belle.



Elle s’éloigna et sortit de son sac a main un trousseau de clés.



Je descendis et elle fit volte face, l’air en colère.



Alors ça, comme élan de sincérité ! Son visage se dérida un peu et un sourire se forma sur ses lèvres.



Elle ouvrit la porte de son hall et entra, ouvrit sa boite aux lettres et en ressortit des pubs. Je tins la porte derrière elle et la regardai appeller l’ascenseur.



Elle disparut et les portes se refermèrent. Bon, elle voulait jouer ce jeu là ? No problem, j’ai tout mon temps pour ça. Je déchire une pub qui traine par terre et je fouille dans les poches de ma veste. Je tire un stylo et je note mon téléphone au dos. Et je rajoute: " Je te revoit demain "


Le lendemain, a dix heures, je retourne a Carrefour. Je ne sais toujours pas ce qui me poussa a y retourner. Mais cette fille m’intriguait. Me voila donc qui erre dans les rayons une bonne dizaines de minutes. Et je l’aperçois, dans les rayons céréales-café. Je m’approche et elle lève les yeux au ciel.



Je prends un paquet de café et l’agite sous son nez.



Elle soupire et secoue la tête. Je l’observe du coin de l’oeil. Elle porte un t-shirt vert rayé, et un pantalon noir, toujours aussi charmante qu’hier soir. Ses cheveux sont soyeux, brillants. J’y passerai bien la main.



Ele hésite un moment, puis finalement répond:



Sur ce, elle s’éloigne, a l’aise sur ses rollers, zigzaguant entre les clients. Et je ne sais toujours pas son prénon ! Bon, c’est pas grave. Je rentre chez moi, je prends de la monnaie, faudra pas qu’elle soit trop exigente sinon il faudra qu’on se partage l’adition. Il n’est que onze heures. Histoire de me détendre un peu, j’allume la télé, je masturbe. Une fois calmé, je mange un truc et a deux heures moins le quart, je file chercher ma belle. Et incroyable, elle m’attend devant la magasin. Une sorte d’apréhension me soufflait qu’elle serait partie plus tôt, ou quelque chose dans ce bout là.



Et oui, elle monte. Elle s’accroche a moi et je démarre en trombe. Le Quick n’est qu’a deux patés de maisons, le voyage me semble trop court. Ses mains encerclants ma taille ont un effet détonnant.

Hop la je me gare et je descends.



Je lui ouvre la porte. Elle sourit et entre. Il n’y a pas trop de monde, seulement quelques personnes ici et là. Samia commande un menu, moi pareil. Cela rentre juste dans mes frais. Elle s’installe, ote sa veste. Ma vue s’égare quelques secondes sur un haut blanc, du plus bel effet.




Elle picore ses frittes.



C’est clair que là, je passais pour un vrai lourd.



Elle éclate de rire, révelant un sourire des plus blancs, des dents parfaites.



Ce petit jeu m’amuse. Mais elle redeviens sérieuse.



Je crois rever. Quelle aubaine !



Nous finissons le repas et on remonte sur le scoot.



Et de nouveau je la raccompagne chez elle. Sauf que cette fois, l’ambiance est différente. Elle encercle ma taille et posa sa tête sur mon épaule. Sur le coup, j’ai bien faillis valdinguer dans le fossé. Je parviens chez elle. Samia ouvre la porte du hall et appelle l’ascenceur. Je la détaille de plus en plus et plus je la vois, plus je la trouve belle. Trés belle allure, beau visage. Son regard était extremement perçant, on aurait dit qu’elle lisait dans mon esprit. Dans l’ascenceur, nous étions très proches et je distinguai son parfun, son odeur. La chaleur de son corps.


Elle me fait entrer chez elle. Samia a un beau studio, petit mais très joliement meublé. Son pc est dans sa chambre, décorée de photos et d’un lit a une place défait. Elle ote sa veste et la jette sur le lit. Elle allume son pc et l’écran affiche une erreur fatale. Je trifouille un peu les commandes.



Je me retourne.



Elle se lève, s’approche de moi. Son regard perfore le mien, me fait chavirer. De plus en plus prés, elle prend ma tête dans ses mains.



Nos lèvres se touchent presque, j’en tremble.



Elle sourit et s’asssoit sur son lit. Et donc me revoila sur mon scooter, a me casser le cul pour une belle. Je rentre chez moi, je reprends le cd qui trainait dans un coin, et hop je rechevauche mon engin et je fais le chemin inverse. Mais arrivé en bas, je suis bloqué, j’ai pas la clef.



Je hurle, la tête en l’air. Pas de réponse.



Sa ravissante tête se pointe a une fenêtre.



Elle éclate de rire et referme la fenêtre. Je suis là, planté comme un con. Elle vient m’ouvrir et me sourit.



Dans le hall, je me met juste derrière elle, et l’embrasse dans le cou.



L’ascenceur s’ouvre. Elle appuie sur son étage. J’ai envie de la prendre dans mes bras, de l’embrasser, mais j’ai trop peur de tout gacher. Dix minutes plus tard, son pc est comme neuf.



Assise sur son lit, elle me gratifie d’un merveilleux sourire, a faire fondre un iceberg.



Me voyant planté là, elle me sort:



Mais elle me met a la porte ! Aprés tout, je m’attendais a quoi ? Une pipe pour me remercier ? Donc je vais gentiment a la porte et avant de la refermer, elle me remercie de nouveau.



J’arrive pas a croire que j’ai dit ça ! Moi, Ben le timide !



Je baisse les yeux. Le stéréotype du mec de cité, qui ne voit pas plus loin que le bout de sa queue. Furieux d’avoir montre une mauvaise image de moi, je m’excuse :



Elle me claque la porte au nez. Déçu, je rentre chez moi, frustré d’avoir gaché le plaisir d’une belle journée. Je fus reveillé en pleine nuit, par le vombrissement de mon portable. Les cheveux en bataille, je relève la tête. Trois heures dix du matin. Sur mon portable, un seul sms qui dit : Viens.


Sur le coup, j’avoue que j’ai hesité. À quoi elle jouait celle-là? Puis je me dit que c’était moi qui l’avait dragué. Je devais aller jusqu’au bout. Je me lavai et m’habillai, enfourchai mon scooter une fois de plus et démarrai en trombe. Samia était là, dans son hall. Elle m’attendait. Je garai mon scoot et descendis.



Ses lèvres se posèrent sur les miennes. Elles avaient un délicieux gout de fraise. Etonné, je lui rends son baiser. Mes mains se posent sur ses joues, descendent sur ses hanches. Elle porte un pantalon en coton et un long maillot de foot, surement sa tenue de nuit. Ce moment parut durer une étérnité. Je la plaque contre les boites aux lettres, elle me sourit et m’embrasse de nouveau. Jamais je n’avais été si excité. Nos lèvres se donnent, se goutent. Sa langue entre dans ma bouche, joue avec la mienne. Elle me fait monter chez elle. Dans l’ascenceur, je l’étreins contre moi, je l’embrasse dans le cou et sur les joues. Elle gémit doucement.



Je suis devenu fou de désir. Je l’embrasse a en perdre haleine. Elle essaie tant bien que mal de rentrer la clef dans le trou de sa porte. J’enserre sa taille, j’embrasse son cou, je ne sais pas ce qui me prend. Elle claque la porte et me prend la main.



Elle me fait taire d’un baiser, nous sommes dans sa chambre. J’enlève mon sweat et elle fut dans mes bras, le visage levé vers le mien. Doucement, je l’embrasse, du bout des lèvres, puis mon baiser s’enhardit. Elle tremble dans mes bras, mes mains glissent le long de son maillot de foot, et s’apprètent a le soulever.



Super. Je respire un grand coup, mais mon exitation est bien visible.



Je me gratte la tête, perplexe.



Je m’assis prés d’elle, la tapotai dans le dos.



Elle relève la tête, les yeux brillants de larmes.



Je reste bloqué, le corps glaçé. Je la regarde, là, assise sur son lit, pleurant au beau milieu de la nuit.



Je ne sais plus quoi dire. Pas de peur, juste une profonde tristesse.



Je secoue la tête.



La voir pleurer me retourne le coeur. Je ne sais plus quoi dire, quoi faire. Elle sanglotte, dans le creux de mon épaule. Mais je n’ai pas envie de partir. J’ai une boule dans l’estomac. Je prends son visage dans mes mains. Son beau visage baigné de larmes. Je l’embrasse et elle s’écarte.



C’est tout ce que j’ai trouvé a dire. Je la renverse sur le lit, je la couvre de baisers, elle frisonne.



Mais ses mains aggripèrent ma tête. Lentement, je lui enlève son maillot de foot et le laisse glisser au pied du lit. Samia a de beaux seins, bien hauts, peu volumineux mais très féminins. Je la comtemple. Me penchant sur elle, je prends son mammelon entre mes lèvres, le suçe doucement.



Je fais tourner ma langue dessus, le titille, le léche. Samia frémit, gémit. Je caresse ses seins, doucement, voulant la mettre en confiance. Sa peau a une délicieuse éffluve. Je l’embrasse, du bout des seins au nombril, recouvre sa peau satinée de baisers enfievrés. Lentement, je lui retire son panalon de nuit, découvrant deux longues jambes. Elle porte une culotte blanche. J’embrasse la mince toison a travers le tissu.



Ma tête est entierement vidée de tout sentiments. Sauf celui d’une profonde tendresse. Je remonte le long de ses jambes de mes mains. Samia frémit, son regard me supplie de partir, mais ses paroles m’incitent a aller plus loin.



Je lui enlève délicatement sa culotte, remarquant prés de sa legère toison noire une cicatrice, sur son bassin. Peut-etre un coup de couteau ? Savoir qu’elle avait soufert, et qu’elle souffrait encore me mis la rage au ventre. Je voulu lui dire a quel point elle était belle, a quel point j’avais adoré passer cette journée folle avec elle. Mais mes actes parlèrent d’eux mêmes. Ma langue fouilla sa chair la plus intime, lappa ses lèvres. Elle s’arqua sur le lit, cria doucement. Ses cuisses enssèrerent ma tête. Mes baisers recouvrirent la totalitée de son sexe, le fouillant, l’explorant. Peut m’importait qu’elle soit malade. Je la voulais. D’un coup, elle semble réaliser ce qui se produit. Elle me repousse a grands coups de pieds.



Je reprends mon souffle, son sexe me manque.



Elle se redresse, nue sur le lit. Mon sexe bouillone dans mon caleçon.



Je reste silencieux et encaisse le choc. Comment puis-je lui en vouloir?



Elle ne répond rien. Deux grosses larmes coulent le long de ses joues.



J’acquiese de la tête.



Je me rhabille, et je la regarde une dernière fois. Je ne savais plus quoi dire ou faire. Je voulu la laisser tranquille, ne pas l’oppresser. Donc je sortis, enfourchai mon scooter. Peut-etre allait-elle se précipiter en bas, m’empecher de partir, me raisonner, mais rien. Je démarre et tourne au coin de la rue.