| n° 04325 | Fiche technique | 23782 caractères | 23782Temps de lecture estimé : 14 mn | 30/05/02 |
| Résumé: Comment faire pour arriver à ses fins | ||||
| Critères: fh fépilée vacances plage voir nudisme fmast rasage | ||||
| Auteur : LongJacq Envoi mini-message | ||||
Nous étions pour la première fois en vacances en Corse, dans un camping naturiste. Chaque jour nous nous rendions à la plage, à l’ombre. Entre deux bains, lecture et le spectacle de la plage. Des hommes, des femmes, des enfants en vacances, détendus, nus, libres…
Le soleil donnait fort. Nous nous étions retranchés un peu à l’écart sur la fin de la plage, hors du tumulte, juste sous la corniche. Nos seules voisines, à droite, étaient deux femmes et leurs enfants. Point d’hommes qui devaient travailler en semaine et rejoindre leurs femmes pour le week-end.
Les habitudes se créent vite, on trouve sa place, et depuis plusieurs jours, chacun retrouvait son emplacement comme s’il lui appartenait de droit.
Ce voisinage répété crée une communauté de fait. Le désœuvrement, la nonchalance font de l’activité des autres la première source d’intérêt. Or chacun vivait sa vie…
Un matin, arrivés de bonne heure, à la fraîche, nous profitions de la température encore clémente. Le ciel était d’un bleu désespérant, la mer fraîche encore. Après un premier bain régénérant, nous profitions des rayons bienfaisants du soleil matinal.
Agitation passagère, nos voisines arrivent… Un gamin à la main, la bouée sous l’autre bras, tout ce petit monde emménage, parasol, ballon, serviettes, jouets, la panoplie complète du vacancier en vacances.
Comme toujours les enfants n’ont qu’une hâte: l’eau. Le campement n’est pas encore dressé qu’ils sont sur le rivage piétinant d’impatience. Cris, invectives, quand pourront-ils aller à l’eau ?
Finalement après conciliabule, une des deux femmes se dévoue, elle ira les accompagner, pendant que l’autre terminera l’installation. Et les voilà partis dans l’écume qu’ils soulèvent. Le calme revient.
Avec des gestes méticuleux, la femme restée sur le rivage plante le parasol, déploie une toile sur le sable, rassemble les sacs épars. Je ne peux m’empêcher de suivre son manège, un oeil sur mon bouquin et l’autre qui l’observe. Tout dans son comportement, ses regards essaient de capter mon attention. Et elle y réussit.
Alors elle se met à genoux, me tourne le dos. Les jambes largement écartées, elle se penche en avant pour ramasser les jouets de ses enfants et les repousser un peu plus loin. Le mouvement lui fait cambrer les reins, et dans l’axe où je suis, je vois s’ouvrir et se fermer ses lèvres dévoilant un orifice rose.
Sa vulve a été soigneusement rasée pour rendre l’image parfaitement claire. Deux lèvres roses s’ouvrent et se ferment sur cet oeil qui me fixe. L’action n’a duré que quelques secondes, elle tourne la tête pour voir si je la vois…
Et elle voit que je la vois!
Alors elle replonge…
Le ciel est bleu, la valve du coquillage s’arrondit puis se referme… Un corail de chair reluit au soleil. La moindre brise, souffle léger, rafraîchit cette chair intime mise à nu. Auriculaire sortant par le trou du gant.
Trou, non ce n’est pas un trou. Au-delà de l’orifice écarquillé, ce sont deux lèvres blondes rebondies et fermes, des promesses de tendresse, de mollesse, de chaleur engloutie, prêtes à s’ouvrir, à céder le passage, à se prêter avec une douce résistance élastique.
Saveur enveloppante, abîme avide et absorbant, attracteur étrange, trou noir… Vertigineuse progression de l’oeil humide au plus profond de l’être. La vague déferle et se retire… Le goémon gluant s’étire au soleil.
Elle se retourne pour voir l’effet qu’elle a produit. A-t-elle eu le temps de voir l’érection naissante qu’elle provoquait ? Je me retourne rapidement de l’autre côté…
Mon seul comportement lui fournit la preuve que je ne suis pas insensible à son geste.
Superbe invite, provocation féminine, désir femelle à l’état pur.
La privation d’homme durant la semaine ajoutée à la libération causée par un environnement naturiste l’ont poussée à accomplir ce geste.
Pensez à la préméditation de son acte… Imaginez-la dans son bungalow, pendant que les enfants font la sieste.
Il fait chaud, elle est en sueur, son esprit vagabonde. Dehors seules les cigales sont infatigables. Il n’y a pas un pouce d’air malgré les fenêtres ouvertes.
Mardi… Il faudra attendre vendredi , le retour de son mari pour assouvir ce désir qui la tient… Mais la dernière fois son esprit était ailleurs, elle faisait l’amour, mais la queue qui la pénétrait était celle d’un autre… Et c’est de celle là dont elle a envie.
Ce jeune homme, sur la plage, sera-t-il là tout à l’heure? Voir un corps, voir un sexe, le sentir à portée de main, le regarder, le désirer… Le voir bouger, se mouvoir, vivre…
Comment faire?
Elle fait un effort de mémoire pour faire revenir les images de ce sexe qu’elle peut contempler à loisir et elle ne s’en prive pas. Que ne donnerait-elle pas pour le voir changer d’état, comme ça, soudain, miraculeusement, juste pour répondre à son désir. Elle le voit, il est là, docile et elle en est la grande prêtresse.
Mais c’en est trop, elle s’ouvre, ses doigts se glissent entre les arbres de sa forêt, elle coule, son bourgeon roule sous son doigt… Elle s’écartèle. C’est doux, ça glisse, elle fond, c’est bon…
Elle rêve de champignons, d’amanite phalloïde, de gland, de cochon, d’âne, de protubérances, de tubercules…
Il ne faut pas aller trop vite, maintenir cet équilibre entre le désir et la conclusion, entretenir le rêve, exacerber le fantasme.
Danger !
Elle se referme, secouée, recroquevillée sur elle-même, honteuse. Elle se sent vide, creuse, inassouvie. Il lui manque ce sentiment de complétude au bas de son ventre, il lui manque un geyser de lave pour éteindre son feu.
Tout est retombé, rien ne bouge, le vacarme entêtant des cigales se poursuit. Elle se voit, dans la glace au pied du lit. Ses jambes interminables convergent vers une zone d’ombre confuse encadrée par les proéminences de ses seins, et son visage est là juste après. Elle est encore jeune, elle est encore belle. Son corps est lisse, bronzé sans aucune marque, sa poitrine est ferme.
Bien sûr elle n’est pas la seule… La conversation qu’elles ont eue l’autre jour, son amie et elle, sur la plage n’a eu aucune conséquence. Pourtant elles ont bien dit qu’elles étaient en bungalow, à côté de la réception, que leurs maris étaient absents durant la semaine, qu’elles étaient libres, que les enfants faisaient la sieste l’après-midi, leurs regards ont été insistants, leurs attitudes lascives, elles ont montré leurs corps autant qu’elle le pouvait, de face, de profil, de dos.
Comment pourrait-elle exprimer son désir ? Le désir chez un homme ça se voit, surtout quand il est nu ! Et c’est bien ce qu’elle souhaiterait voir. Mais elle ?
Elle voudrait pouvoir montrer son sexe, plus que les autres, prouver son envie…
Elle se regarde dans la glace, écarte les cuisses, on ne voit rien. Juste une tache sombre, l’attitude est impudique, répréhensible provocatrice.
Soudain une idée lui vient. Lorsque son mari la prend par derrière, son sexe est accessible, il est donc visible.
Elle se retourne à genoux, dos à la glace, jette un oeil par dessus son épaule, cambre les reins. Le spectacle qu’elle s’offre à elle-même la ravit. Une tache mouvante de soleil danse au creux de sa vulnérabilité. Au centre géométrique de sa croupe, sous un petit soleil étoilé, une noix de coco chevelue s’ouvre en deux sur des pétales de rose entrebâillés. Elle se penche un peu plus en avant et la corolle s’ouvre. Elle cambre les reins et sa porte s’arrondit. En contractant ses muscles, elle peut même la faire battre dans un mouvement de succion obscène, faire saillir en dehors les coussins satinés qui bordent l’ouverture.
Elle retombe à plat ventre, excitée par sa propre image. Il faut faire voir sans être vue, il faut trouver la circonstance, oserait-elle ? Nul ne pourrait rester insensible à un spectacle pareil…
Les poils sont de trop, ils sont longs et disgracieux à cet endroit-là, ils empiètent sur les lèvres, il vaut mieux que la peau soit lisse, ça ajoute à la nudité. Et puis là entre les jambes ça ne se voit pas…
Les enfants dorment encore, elle prend le rasoir mécanique dans la salle de bain. Sur le bord du lit s’inspecte entre les jambes. Elle tire sur la peau pour la tendre. La lame brille, elle est froide. La proximité d’une peau si sensible et d’un outil agressif fait peur.
En remontant le rasoir glisse par petits à-coups à chaque poil sectionné. La peau chauffe sous ce frottement.
Il faut tout enlever. Le sommet des grandes lèvres est la partie la plus délicate
Un petit tas de poils s’est formé par terre. Jusqu’où remonter, il ne faut pas que cela se voit quand elle est debout… C’est presque fait, elle passe la main , le contact est doux, chaud, lisse, il faut qu’elle ne sente plus aucun épi…
Debout devant la glace elle vérifie son aspect. C’est comme si rien n’avait changé. Seule elle, se sent un peu plus nue là entre les cuisses. Elle sent le contact de ses lèvres sur ses cuisses, leur chaleur et le feu du rasoir qui la picote merveilleusement.
Mettre de l’after-shave comme les hommes pour cicatriser toutes ces micro-coupures ? Celui de son mari est là. Elle renverse la bouteille dans le creux de sa main et applique sa paume entre ses jambes. Elle se mord les lèvres sous l’effet du brasier qu’elle vient d’ enflammer. Elle brûle.
La congestion est telle qu’elle voit apparaître sous sa toison bouclée la peau lisse violemment colorée? Ses grandes lèvres saillent en tablier. Elle a un cul de guenon !
Se mettre un peu de crème pour calmer tout ça. Elle tartine de la crème solaire qui se trouve là. C’est doux, ça glisse, ses doigts s’attardent, elle mouille, son gland a doublé de volume, un vrai petit sexe qu’on peut branler à deux doigts. Elle le décalotte. Elle sent un souffle d’air à la pointe du monde.
Vite sur le lit, reprendre la position, vérifier. Dans la glace, elle voit une cible faite de courbes qui toutes convergent vers un seul point, le centre de tout. Des nuances de rouge, de rose, de garance, d’écarlate, éclatent. Elle n’est qu’un sexe luisant qui se dore au soleil.
Son amie est sur le pas de la porte échevelée et ensommeillée.
Elle lui explique…
Soulagée par ce délai son amie reprend :
Les enfants réveillés, les préparatifs faits, elles se retrouvent dehors sous le soleil accablant.
Fière, droite, la poitrine en avant, sa nouvelle tenue ne semble éveiller aucun soupçon, tout est normal et elle se sent rassurée. À l’approche de la plage, le chemin se transforme en sable et la marche devient plus difficile. Un petit serrement de cœur au moment de passer la crête de la dune… Est-il là ?
Son attente n’est pas déçue, il est là comme à l’accoutumée, au même endroit et leur emplacement est libre… Un regard oblique en passant et elles s’installent.
À cette heure, les ombres s’allongent déjà et le petit bois de pins sur la corniche assombrit ce quartier de plage.
Elle s’étend sur sa serviette de bain. Les enfants sont déjà dans l’eau et il monte un vacarme assourdissant du rivage.
A plat ventre, elle serre les fesses fermant ce coquillage qui irradie partout à l’intérieur d’elle-même. La serviette est rêche et sent le sel, une vague odeur d’ambre solaire plane dans l’atmosphère, elle va pouvoir dormir, rêver… Ces émotions l’ont épuisée.
Elle ferme les yeux, la tête tournée sur le coté, entre ces cils, innocemment, elle peut river son regard sur son sexe. Il est tourné de son coté, il bouquine…
La gland dépasse à peine, la peau est brune et fripée, il pend, reposant sur le coussin des bourses. Il émerge d’une toison frisée et claire. Il dort. L’autre jour elle l’a vue, s’animer lentement, s’allonger en lentes ondulations jusqu’à toucher le sol, sortir la tête de son fourreau. Elle avait été émue au plus profond d’elle-même, elle avait senti monter une vague de désir, elle avait souhaité tendre la main, toucher ce sexe, le contraindre, le tendre. Mais tout s’était arrêté, l’escargot avait reflué dans sa coquille et elle était restée sur sa faim.
Ce qu’elle préfère c’est quand il bouge. Alors elle sent son volume, son poids, elle sent ce qu’il peut être, ce qu’il peut devenir. Elle sent la puissance qu’il enferme, elle sent son devenir. Instrument de jouissance, alliant force et douceur, douce violence, sensible matraque que tes coups sont doux.
Elle aime ce heurtoir qui la fait hoqueter au fond de sa gorge.
Elle aime perdre pied dans ces vagues qui déferlent.
Elle aime cette puissance qui la déborde.
Ériger la tige, rigide, gonfler ce bourgeon de velours, nouer les veines, coulisser la peau si fine douce comme un nez de cheval.
La toucher là, au plus intime c’est le doigt de Dieu.
Elle est faite pour cela, elle est le réceptacle, elle est le tabernacle, elle est la vestale du dieu Priape, elle est l’alchimiste des mystères de la vie.
Elle a confectionné un creuset de mousse pour accueillir la lave de la vie, elle est prête à tous les tremblement de terre, à toutes les secousses, elle est prête à se perdre elle-même, à s’anéantir, à s’ensevelir sous les poussées qui la comblent.
Et revenir, revenir le ventre comme un soleil, lourd et plein comme un oeuf.
La nuit est encore étouffante. Une lune pleine et ronde distille une lueur blafarde.
Elle a rejeté les draps au pied du lit. Elle se tourne et se retourne, cherchant où elle peut un peu de fraîcheur. Elles sent la sueur perler par tout ses pores. Difficile de trouver le sommeil dans ces conditions… Elle est nue, du soir au matin et du matin au soir.
À plat sur le dos, elle ouvre les jambes, elle écarte les bras, offerte. Un soupçon de brise lui apporte un peu de fraîcheur.
Se masturber encore? Elle a passé l’âge. Et puis ce plaisir vif passé, elle reste insatisfaite… Non, elle n’est plus cette gamine qui retenait son souffle dans le dortoir du collège pour que ses voisines n’entendent pas alors qu’elle se donnait du plaisir.
Qu’aurait-elle alors donné pour voir le sexe d’un homme? Le pénis recourbé de son petit frère ne comptait pas. Ce ne pouvait être ça un sexe d’homme.
Alors elle avait cherché à savoir.
Pendant les vacances toute la famille dormait dans la même chambre et le matin ses parents s’enfermaient dans la salle de bain pendant de longs moments.
Un jour, profitant de l’absence de son frère, le cœur haletant, elle s’était risquée à voir ce qui se passait derrière la porte. En retenant son souffle, elle avait collé l’œil au trou de la serrure.
Elle ne voyait rien… Une serviette pendue à la porte devait boucher la vue.
Elle tremblait de tous ses membres, anxieuse d’être découverte, excitée de ce qu’elle allait découvrir. Au bout d’un moment, elle entendit des murmures incompréhensibles et comme par enchantement la serviette s’envola. Par chance, une glace faisait face à la porte.
Dans le miroir elle vit son père et sa mère. Ils étaient nus tous les deux. Son père s’assit sur le rebord de la baignoire et sa mère s’agenouilla devant lui. Elle prit son sexe dans sa bouche et avec de lents mouvements de tête le fit aller et venir, l’enfonçant tellement qu’il disparaissait totalement. Au bout d’un moment, elle se retira.
C’est alors qu’elle vit pour la première fois un sexe d’homme. Celui de son père, celui qui l’avait engendrée, dont elle était sortie.
Elle fut émue à cette pensée. Voir ce sexe qui lui appartenait un peu, tellement impressionnant, tellement grand qu’elle ne se sentait pas capable d’en contenir jamais de semblable.
Ce sceptre dressé, rubicond, turgescent, fier, orgueilleux, elle se promit ce jour-là de lui vouer un amour éternel.
Elle faillit partir tant cette découverte l’avait comblée, intriguée, inquiétée. Mais sa mère se retourna et elle resta l’œil rivée à la serrure. Il abaissa son sexe entre ses fesses. Elle la vit alors cambrant le dos, rejetant la tête en arrière, ouvrant la bouche dont il ne sortit aucun son, faire disparaître en elle cet organe gigantesque.
Ce fut comme si elle avait été elle-même pénétrée. Elle se sentit fouillée, emplie, des larmes roulaient sur ses joues.
En appui sur ses genoux et sur ses bras, sa mère se mit alors à aller et venir d’un mouvement ample tout au long de cet axe. Elle ne voyait plus le sexe de son père, même quand il ressortait, mais elle l’imaginait guidant le mouvement.
Son index s’introduisit en elle sans qu’elle s’en rendit compte, mais il lui parut ridicule. Elle se mordait les lèvres pour contenir son plaisir.
Le mouvement s’accéléra, se fit plus violent. Les seins de sa mère s’affolaient, tremblant sous les secousses. Elle sentait que le paroxysme allait venir. Elle entendit alors pour la première fois ce halètement si caractéristique d’une femme qui va jouir. Sa mère rejeta plusieurs fois sa tête d’avant en arrière et poussa un cri qu’elle ne parvint pas à étouffer complètement puis s’affala sur le sol.
Elle se rejeta en arrière tombant sur le dos. Les jambes lui faisaient mal à force d’être restée accroupie. Elle roula par terre les deux mains serrées sur son bas ventre, recroquevillée autour d’un volcan en feu.
Cette scène est ancrée dans sa mémoire, elle la revit comme si c’était hier. L’excitation qu’elle lui procure est toujours aussi vive. Mais maintenant qu’elle est dans cet état que faire? Tout dort et elle est seule avec ses fantasmes.
Déjà le ciel change de couleur annonçant l’aurore prochaine. Elle ne dormira plus… Autant profiter du peu de fraîcheur apportée par la nuit . Elle glisse hors du lit, sur le seuil du bungalow, elle emplit ses poumons de l’odeur des pins que l’humidité réveille. Elle s’étire comme une chatte, satisfaite de cette communion avec la nature. Elle est au monde et le monde lui appartient. Elle a envie de se baigner, elle a envie de chasser la torpeur de la nuit, de se ressourcer. En prenant le chemin de la plage tout est calme. Elle traverse les installations endormies. Seuls quelques oiseaux sont déjà en quête de nourriture. Ils ne sont pas sauvages et ne se décident à s’envoler que lorsqu’elle en est presque à les toucher. Le ciel s’éclaircit de plus en plus.
Bientôt elle verra apparaître à l’horizon l’astre rougeoyant. C’est toujours un instant magique, une renaissance, un spectacle grandiose, la jouissance de la terre…
Arrivée sur la plage, le sable lui parait froid. La mer n’est pas encore sortie de son sommeil. Elle est plate et muette. Seul un petit friselis orne sa bordure. Sans s’arrêter elle entre dans l’eau, dérangeant cette belle immobilité. Elle s’éloigne du rivage en regardant amusée le sillage qu’elle fait naître. Quand l’eau atteint le haut de ses cuisses, elle sent la fraîcheur sur la peau nue de son sexe. Ce contact la fait frissonner et la rappelle à son désir. Se couler dans l’eau, disparaître sous sa surface pour ne plus entendre le bourdonnement du monde et puis rejaillir du sel plein les yeux, se laisser porter par cette masse mouvante… Elle joue à faire circuler l’eau entre ses seins dotés d’une toute nouvelle mobilité. Et lorsqu’à plat sur le dos, sa toison émerge, elle retient prisonnières mille perles qui étincellent.
Elle roule, tourne, se coule dans ce corps immense qui l’enveloppe, elle fait l’amour à la mer…
Elle se gave de cette sensualité douce qui érige ses mamelons. Mais elle voudrait attiser cette effervescence. Ses reins cherchent devant elle un amant moins mobile, mais elle ne trouve que cette douce caresse sans cesse renouvelée.
Enfin, lassée de ses jeux, elle se résout à regagner la rive. L’eau ruisselle de son corps qu’un souffle de brise fait frémir.
L’horizon s’empourpre dans un dégradé de tons délicats. Assise sur un rocher elle souhaite attendre le grand embrasement.
Qu’est-ce qui lui fait tourner la tête? Elle ne le saura jamais…
Lui, c’est lui… Que fait-il là à cette heure-ci ? À grandes enjambées précautionneuses il passe de rocher en rocher. Il se rapproche, il se dirige vers elle… Dans quelques instants il sera devant elle. Son cœur s’affole dans sa poitrine. Elle sent une vague de chaleur envahir son corps. L’excitation la rend fébrile. Elle voudrait reculer mais elle ne le peut pas. Son regard ne peut pas se détacher de la silhouette qui s’approche. L’émotion lui noue la gorge.
Il s’arrête devant elle, campé sur ses deux jambes, les poings sur les hanches et il la regarde.
Ils se regardent droit dans les yeux. Il la surplombe légèrement et sa stature lui parait immense.
Elle voit se découper les formes de son corps sur le ciel rougeoyant. Ses yeux se détachent de son regard et parcourent avidement tous les détails de son anatomie.
Une braise ardente la brûle, elle sent des flots de lave l’inonder.
Alors dans une sorte d’étourdissement, elle se penche en arrière, prenant appui sur ses coudes et lentement ouvre ses cuisses au regard qui la fouille.
Son geste est sur le point de la faire jouir.
Mais devant ses yeux en longues ondes successives, elle voit cette verge désirée s’allonger démesurément, se recourber, dresser la tête, puis s’incliner sur le côté avant d’entreprendre une interminable ascension. Elle sent les larmes lui monter aux yeux, son émotion n’a pas de borne.
Un flot de lumière dorée vient de les inonder. Le soleil apparaît à l’horizon, énorme boule rouge resplendissante qui entame sa progression. Le sceptre dressé brille comme un astre.
Il la prend dans ses bras, l’élève dans les airs. Elle noue ses pieds derrière ses reins. Puis il la laisse glisser sur son membre qui la comble…
LongJacq