| n° 04298 | Fiche technique | 10540 caractères | 10540Temps de lecture estimé : 7 mn | 27/05/02 |
| Résumé: Lors d'une fête de quartier, un jeune couple s'amuse, s'allume, s'embrase. | ||||
| Critères: fh fête voir intermast fellation pénétratio ecriv_f | ||||
| Auteur : Xochitl Envoi mini-message | ||||
C’était une belle soirée de mai, il faisait beau, la fête battait son plein dans le Quartier de la Haute-Rue. Chaque année cette fête de quartier était une réussite. Il faut dire que l’ambiance était au rendez-vous dans les petites ruelles escarpées que j’appréciais particulièrement. J’ai d’ailleurs toujours rêvé d’acheter une petite maison dans ce quartier. Plusieurs concerts étaient programmés au cours de la soirée, les habitants avaient ouverts leurs fenêtres et vendaient qui des kebab, qui du couscous, qui des tartes savoureuses… la bière coulait à flot, accordéonistes et guitaristes s’étaient donné rendez-vous sur le podium et les gamines du quartier, du haut de leurs 16 ans, n’hésitaient pas à venir interpréter leur chanson préférée… Tout se passait bien. Nous nous baladions entre les badauds, main dans la main, nez au vent, d’humeur coquine…
Nous c’est Libellule (moi) et Moustique. Je me sentais vraiment coquine coquine aujourd’hui. J’avais d’ailleurs failli ne pas mettre de culotte sous ma longue jupe et puis, juste avant de partir, rattrapée par un sentiment de pudeur, j’en ai mise une… Qui sait pourquoi… Moustique était venu me chercher à la gare, après un bisou bien mérité, nous prîmes donc le chemin de Haute-Rue, main dans la main, mes doigts cherchaient les siens, les trouvaient, les laissaient… je lui mis la main autour de la taille, titillant les points que je savais particulièrement sensibles. Ses frissons me montraient que Moustique n’était pas indifférent… Je me calmai donc, "qui va piano va sano" mais j’imaginais ces doigts parcourir des zones autrement sensibles, je rêvais de doigts descendant lentement le long d’une nuque, parcourant lentement un dos, s’insinuant dans le creux de deux fesses, faisant des ronds et des carrés, des pleins et des déliés… je la sentais presque cette peau chaude, ces mains sur mes seins, entre mes cuisses, ces lèvres, cette langue en moi…
En lui répondant, je lui fit mon plus beau sourire, les yeux pétillants de malice…
Sur le podium, une femme chantait cette chanson… très belle, je ne me rappelle plus quel est le titre… l’amant de la Saint Jean ou quelque chose comme ça… une chanson qui a été interprétée par plein de gens, y compris Patriiiiick Bruel (beurk beurk beurk…) Très beau et très triste… Mais rien ne pouvais m’ôter le sourire aujourd’hui…
Nous avions promis à des amis de les aider pour le petit bar qu’ils avaient installé pour la circonstance. Et après avoir siroté notre petite bibine nous avons pris nos fonctions du jour. Nous étions donc tout affairés derrière notre petit comptoir de fortune, l’espace n’était pas grand et à chaque mouvement nous nous frôlions. Ce qui était involontaire au début est devenu un jeu, une provocation. Nous trouvions n’importe quelle excuse pour passer et repasser d’un côté à l’autre. Les contacts se faisaient de plus en plus poussés, on s’attardait, on se collait, une main se perdait, des doigts se touchait, des fesses se frôlaient, des petits bisous dans le cou, dans les cheveux, de regards gourmands. Nous effectuions une petite chorégraphie improvisée, Libellule et Moustique, Moustique et Libellule, au rythme des chansons qui provenaient du podium voisin. Nous allâmes même jusqu’à effectuer quelques pas de danse, derrière le comptoir, devant le regard amusé des passants. Tout incitait à la fête et personne n’avait le cœur à s’offusquer de quoi que ce soit. Après un petit temps, Céline et Martin vinrent nous remplacer et la tension baissa un peu, un tout petit peu. C’était plutôt la mi-temps que le coup de sifflet final. J’en profitai (comme il se doit à la mi-temps) pour aller satisfaire un besoin pressant. Je pus constater que ce petit ballet aguicheur n’avait pas été sans conséquences. Mon slip était déjà trempé… j’effleurais mon bouton… ce qui provoqua en moi une onde de chaleur, un frisson de plaisir… mais plutôt que d’aller jusqu’au bout, je préférais me réserver… pour autre chose, plus tard et mieux…
Nous sommes montés aussi vite que la foule nous le permettait en haut de la colline. J’aimais être dans une foule, sentir les corps contre moi, les chaleurs et les odeurs de chacun chacune…
Il y avait encore des places à une des nombreuses tables dressées pour l’occasion… nous avions une vue imprenable sur la scène… Je m’étais installée à califourchon sur le banc, une de mes jambes sur les siennes, ma main gauche caressant sa cuisse, tout doucement… Je sentais que la chaleur augmentait dans ma petite culotte… il mis sa main sur la mienne… et ensemble nous fîmes des petits jeux de mains (jeux de vilains…bouh!). J’avais relevé ma jambe droite afin de cacher ce qui se tramait en dessous de la table. Ma longue jupe permettait des libertés insoupçonnées… sa main remonta lentement le long de ma cuisse, se posa sur mon slip, enfonçant légèrement le tissu qui était déjà complètement mouillé. Il insinua un doigt entre ma peau et l’élastique, et vint me titiller le bouton, déjà tout excité et prêt pour les plus belles aventures… Pendant qu’il prenait des libertés, mes mains à moi n’étaient pas restées immobiles. Mes doigts se baladaient sous son tee-shirt, j’adorais le caresser longuement, j’aurais pu faire ça des heures durant… mes doigts voguaient tous seuls, comme téléguidés, je défis le bouton de son pantalon, puis la tirette, et enfin je trouvais le jackpot…
Libéré du jeans, il se déploya sous me doigts… son popaul… Je l’aimais bien, il était doux, comme une peau de pêche… dur, comme de la pierre, chaud au toucher, je le parcourais du bout des doigts, j’en mesurais la circonférence, je tournais autour, je le griffais légèrement, jouais à le décalotter… j’accélérai le mouvement, puis arrêtai… je sentais qu’il n’allait pas tarder à jouir, je voulais faire traîner les choses… Lui aussi s’arrêta… puis recommença, puis s’arrêta à nouveau… A chaque fois que nous sentions l’autre aux portes de la jouissance, nous arrêtions, nous avions envie de voir jusqu’ou nous pouvions aller… Ce petit jeu dura tout le concert… Je pense que certaines personnes ont du voir ce que nous faisions… ou s’en douter… Le jeune homme derrière nous notamment avait un sourire narquois qui me laissait penser que… ça ne me dérangeait pas. J’embrassai Moustique et lui dit qu’on pouvait y aller, s’il voulait… et nous nous levâmes…
Plutôt que de prendre le chemin habituel, nous avons pris des petites ruelles… lorsque nous fûmes assez éloignés de la foule, Moustique me colla contre un petit muret et comme des aimants, nos bouches se collèrent… nos langues se mêlèrent… elles jouaient et luttaient entre elles. J’aimais ce petit jeu de pouvoir. Ma langue cherchant la sienne, lui échappant, se retranchant derrière les dents, réattaquant… ça pouvait durer des minutes longues longues… Nos mains se baladaient partout… Nous étions dans une bulle, je n’en pouvais plus et lui dit que je le voulais maintenant, tout de suite, fort, longtemps… Je n’eut pas besoin d’insister… avant que je n’aie le temps de terminer ma phrase… son engin jailli dans l’obscurité… il était clair et dressé… tel un phare dans la nuit… il était beau… je le pris en bouche… petit à petit… centimètre par centimètre… doucement… j’aimais sentir la progression, m’habituer à son goût, sa texture, sa taille… je léchais doucement, lentement, je lui caressai les bourses… lorsqu’il senti que sa jouissance était proche, Moustique se retira et me releva et me tourna… Je m’appuyais sur le muret et relevai ma jupe et descendis mon slip. Je le sentais… il s’insinua entre mes fesses, se balada entre mes deux trous et finalement s’introduisit en moi… Enfin… après tant d’attente, je me sentais enfin remplie.
Une fois entièrement en moi, il resta immobile, de longues minutes, je pouvais vraiment sentir sa grosseur, sa longueur, mes muscles se resserraient autour de lui pour mieux en appréhender la taille. Puis n’en pouvant plus, je lui dit d’y aller, de bouger, de me pistonner un bon coup… L’extase me fit fermer les yeux, je savourais cet instant… Tout d’un coup, j’eu l’impression qu’on nous observait… je rouvris les yeux et vis, à quelques mètres de nous, une silhouette… je ne discernais pas bien si c’était un homme ou une femme… Moustique lui continuai sans rien remarquer. Cette présence m’excitait encore plus. Après avoir presque joui dans la foule au concert, voila maintenant que quelqu’un nous observait… Je n’avais pas de tendances exhibitionnistes mais là, je sentais que quelque chose se déclenchait en moi… que plutôt qu’une gêne j’en ressentais un certain plaisir… je regardais fixement l’ombre, seuls ses yeux brillants étaient clairement visibles, je ne pouvais m’en détacher, je me pris même à imaginer que cette ombre participe à nos ébats… cette idée, alliée aux mouvements de mes doigts sur mon clitoris, déclencha ma jouissance, immense, longue, tout mon corps se cabra, tremblant, Moustique jouit juste après… haletants nous nous sommes assis par terre, enlacés, je dis à l’oreille de Moustique qu’on nous avait observé… il regarda dans la direction que je lui indiquais mais ne vit rien… l’ombre avait disparu… il me dit que j’avais rêvé… qu’il m’aimait, mais que j’étais un peu trop imaginative. Moi je maintenais qu’il y avait quelqu’un, que j’avais vu ses yeux… et malgré les moqueries de Moustique, ce souvenir resta en moi.
Par la suite, pendant longtemps, je sentis ce regard sur moi à chaque fois que Moustique et moi faisions l’amour… et le plaisir était à chaque fois décuplé…