| n° 03791 | Fiche technique | 28850 caractères | 28850Temps de lecture estimé : 17 mn | 14/03/02 |
| Résumé: Deux des quatre filles entament un second récit pour se rapprocher, et communiquer avec les deux autres. | ||||
| Critères: ff gymnastiqu intermast cunnilingu | ||||
| Auteur : Océane (Atelier d'écriture franco belge) Envoi mini-message | ||||
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Quatre filles et leur jardin secret 2
Scénario : Sarah oceane_cercle@hotmail.com
Écriture : Claude Gelée lelorain@hotmail.com
Résumé des épisodes précédents.
Kathleen, Sarah, Kisha, Aurélie, (qui sont les fondatrices de Oceane_cercle) ont passé une après-midi mystérieuse, pendant laquelle nous ne saurons jamais ce qui s’est réellement passé. Elles-mêmes seraient bien en peine de le dire. Toujours est-il que leur rencontre a laissé émerger un texte. Las, si leur imagination est débordante, leur écriture est brouillonne, et ce texte publié un temps ici, décourageait presque les meilleures volontés.
Un certain Claude (votre serviteur), que le sujet avait néanmoins époustouflé, s’attela à la réécriture de l’OVNI textuel. Il envoya timidement le résultat de ses cogitations aux quatre demoiselles en se disant qu’elles allaient logiquement l’envoyer paître.
Les filles ont, au contraire, accueilli cette intrusion dans leur fantasmagorie avec enthousiasme. Dans la foulée, elles ont envoyé cette nouvelle copie à Revebebe. Le texte y a été bien mieux reçu. Voir : " Quatre filles et leur jardin secret "(n°3418). Flatté de tels encouragements, Claude enchaîna deux textes publiés dans la même catégorie, dont l’atmosphère était honteusement décalquée sur le texte d’Océane. Voir tisane à l’anis 1 (n°3526) & " Tisane à l’anis 2 (n°3557). Ces deux petites historiettes ont déchaîné l’enthousiasme du cercle, faute de convaincre entièrement les critiques du site. Les filles ont alors décidé d’envoyer d’autres scénarios au nouveau " membre d’honneur " de Oceane_cercle.
Les résultats ont été " Un ciel toujours trop bleu " (n°3675), et " Tisane à l’anis 3 " (n°3757). Les notations de tout ça allant crescendo, voici le sixième épisode, d’un tout qu’on pourrait éventuellement un jour rendre cohérent. Reste encore un lifting à faire subir à l’ensemble.
La question, qui s’est un peu posée, de savoir le sexe de l’écrivain trouve donc ici sa réponse. Mais avec un peu de culture, il n’était pas difficile de le deviner, Claude Gelée dit " Le Lorrain ", c’est de l’histoire de l’art.
L’histoire (tout court) commence maintenant.
Ecrire, disaient elles.
Le week-end suivant, j’étais seule. Kathleen était partie suivre son stage à Paris, avec son école stupide. Si les voyages forment la jeunesse, en tout cas il y avait bien une chose qu’ils formaient chez moi ce jour-là, c’était une boule d’angoisse à l’idée de passer deux jours dans le petit studio, sans la présence de mes amies.
L’expérience de l’écriture à quatre me laissait encore pantelante et émue. On avait passé un moment tellement magique à raconter et imaginer ces situations mi-vraies, mi inventées, avec la réelle présence des corps, la proximité, que j’étais encore quasi comateuse, me demandant si tout ça n’avait pas seulement été le fruit de mon cerveau en manque. Mais non…
Il restait bien des preuves, une photo que Kisha m’avait donnée, où on la voyait, radieuse, la blancheur de ses dents illuminant un sourire fondant, assise entre deux de ses cousines. Elle était bien là, posée sur le semblant de table de nuit que j’avais bricolé avec un vieux poste de radio récupéré chez mes parents.
En fait j’aurai bien appelé mon petit copain. Mais l’envie n’y était pas. Avec lui je comprenais maintenant que je n’arrive presque jamais au bout de mon plaisir. Alors, est-ce lui qui s’y prends mal, ou moi qui ne marche pas bien ? C’était la question stupide qui me tournait dans la tête avant le week-end dernier. Je savais bien maintenant que mon corps répondait parfaitement bien au plaisir, pourvu qu’on sache lui parler.
Terrassée d’ennui, j’étais sous la couette, télé allumée sur un programme abrutissant de samedi après midi, portable sur les genoux, relisant nos 70.000 mots de la semaine passée. Je ne suivais bien ni l’émission ni le texte, une question s’imposait à moi…
Comment retrouver ce plaisir ? Comment relancer l’accord magique qui avait su nous unir toutes les quatre ce fameux après-midi ? J’entrevoyais des difficultés insurmontables pour retrouver cette douceur et ces instants privilégiés. Rien n’était allé aussi vite ni aussi rapidement que ce qu’on avait bien voulu raconter dans notre texte.
Mais surtout rien n’était allé aussi loin, laissant une marge étrange entre l’amour que nous avions imaginé et la réalité des caresses qu’on avait échangées. Les rapports à deux étaient suffisamment complexes, je le savais. Qu’est ce que je pouvais espérer à quatre ?
Je voulais trouver un fil rouge, quelque chose qui nous réunisse et nous replonge dans cette atmosphère. On avait surtout partagé nos fantasmes à défaut de s’aimer réellement. Pour la trentième fois au moins, je relevais mon courrier, toujours rien de Kathleen. Alors je me décidais à leur écrire à toutes les trois, à leur imaginer une histoire pour que ce plaisir qu’on avait soulevé puisse se prolonger.
J’espérais une sorte de cadavre exquis, ou chacune continuerait l’histoire de l’autre, il suffisait (pensais-je) que l’amorce du récit soit suffisamment impudique et vraie pour qu’elles reprennent la suite dans le même état d’esprit que moi. Il fallait que ce début de texte soit moi. Je commençais, comme on se jette dans l’eau froide :
Il y a six mois de ça, une collègue a bouleversé ma vie. Je n’y étais vraiment pas préparée.
J’ai eu une éducation hyper stricte, celle des Catholiques. Les filles et le sexe, vous connaissez ? Les cathos, eux, n’ont jamais bien compris.
Hum, je trouvais ça bancal, mais ça avait au moins le mérite de la sincérité. D’ailleurs il faudrait que j’en reparle de cette éducation. Comment cet imbécile de Claude, qui avait eu le culot de réécrire notre premier texte arriverait-il à tourner cette phrase ? Ces mecs sont vraiment d’un chiant : quand ils ont un talent, ils ne peuvent pas s’empêcher de l’étaler, même devant des inconnues. N’empêche, il avait sauvé notre premier texte du naufrage. Je reprenais la frappe, je n’avais pas envie de tomber dans le cliché des histoires banalement érotiques, qui veulent toujours faire monter l’ambiance graduellement. Je voulais aller vite, en entrant crûment dans le détail, dès le début. Je m’en fous d’abord, et si moi, j’ai envie d’aller vite ? C’est pas l’autre, là, avec son pseudo stupide " Gelée ", qui va m’en empêcher non ? Sarah ma fille continue, il faut ce qu’il faut :
C’est au bureau que tout a commencé. Avec Isabelle, on faisait la pose café. Nouvelle arrivée dans l’entreprise, elle regardait avec insistance vers ma jupe. Rien dans son attitude ne faisait espérer qu’elle essayait de se cacher de faire ça en douce. Non. Comme si cela tombait sous le sens, alors que nous n’étions que deux dans la salle de repos, elle me matait ostensiblement, sans un mot, sans une oscillation de l’œil. Son regard m’a donné l’impression d’avoir le sexe à nu, comme exposé au soleil. J’aimais ce sans gêne. C’était assourdissant d’indécence. Délibérément, je l’ai laisser voir plus, en croisant les jambes. (Ce n’était pas du tout le regard d’un homme, non !). Elle émergea de son observation comme on sort d’une rêverie, elle m’a souri en secouant la tête, comme si…
Raté pour la concentration. Quelqu’un, à la porte, carillonne avec insistance. J’ai l’impression d’avoir à écrire une dissertation. Déjà au lycée, ça me fendait le cerveau en quatre. Comment voulez-vous que j’y arrive ? C’est vraiment pas le moment ! Sûrement un démarcheur, si c’était quelqu’un de mes connaissances, il aurait appelé avant de venir. Je vais guetter à l’œilleton, en évitant soigneusement de faire du bruit. Si on veut me vendre un aspirateur, il est hors de question que…
Non, c’est Kisha. Kisha la perle, Kisha ma douceur ! Kisha la tendre qu’on avait maintenue sur le lit, elle qui avait eu ce courage (qu’on n’avait pas toutes eue) de demander qu’on réalise son scénario fantasmatique. Vite, entre ! Je l’ai prise dans mes bras, serrée sur ma poitrine, elle me sauvait de l’angoisse qui me plombait, je l’embrassais à toute vitesse, un peu n’importe comment, dans le cou surtout. Je sentais le froid de sa veste sur moi, je sentais son parfum, je touchais sa peau de caramel. C’était Kisha !
" Ferme la porte " me dit-elle rigolarde, " tu as encore oublié de t’habiller ! ". Évidemment Kisha, je n’en ai même pas eu l’idée !
On a vite compris qu’on était toutes les deux dans le même état d’esprit, la morosité nous était tombée dessus avec la même lourdeur. Elle au moins avait eu l’idée de prendre le taureau par les cornes. Elle venait me relancer. On a papoté un peu autour d’un café, je lui parlais de mon projet d’écriture. Comme elle voulait voir ce que ça donnait, je suis retournée sous la couette, pour lui montrer ça sur le portable.
Kisha s’est d’abord assise sur la chaise du bureau (où la télé diffusait toujours ses inepties), puis tout naturellement a retiré son jean pour venir se coucher avec moi. " Tu aimes bien les histoires qui se passent au bureau, toi ? Moi ça me donne l’idée que c’est inventé à chaque fois. Je n’imagine pas que ça puisse m’arriver des trucs comme ça, tu verrais l’ambiance pourrie dans ma boîte ! "
Bon, elle s’y mettait aussi. Je n’y peux rien, moi, si j’ai allumé une collègue une fois dans ma vie ! C’était suffisamment difficile comme ça, il fallait que Kisha s’en mêle. Oui mais c’est bien ce que j’avais espéré, non ? En tout cas elle s’est aperçue que j’étais vexée et m’a embrassée tendrement, comme pour me consoler. " Continue " m’a-t-elle demandé. J’ai repris la frappe :
Dans les jours qui ont suivi, on a fait connaissance de façon plus conventionnelle. Le boulot nous conduisait à être dans les mêmes réunions. On a papoté, partagé des cafés encore, mangé au restaurant d’entreprise le midi. Plus je l’apprenais, plus il me semblait que son premier regard semblait être une mauvaise interprétation de ma part. En deux ou trois semaines, on était devenues amies. On s’est découvert une passion commune : le badminton, et on a commencé à jouer régulièrement, entre la fin du repas et la reprise de 14h00. J’aimais cette coupure sportive de la journée, les locaux de notre boîte étant suffisamment proches du gymnase pour nous en laisser le temps.
C’est après notre trois ou quatrième match, que les évènements se sont à nouveau dessinés sous le même jour que pendant notre première pose café.
Cela arrive parfois au gymnase de R… Il y a souvent des scolaires, et, en cas d’affluence, il ne reste plus de cabines de douches particulières. Restent ces détestables douches communes où les architectes imaginent qu’on puisse se laver tranquilles.
Ce jour-là, je n’y peux rien, il y avait des lycéennes partout, une vraie prolifération. Les garces ont squatté toutes les cabines, on n’avait plus que vingt minutes avant la reprise, alors je n’ai pas eu le loisir d’hésiter longtemps. Quelques lycéennes nous mataient d’ailleurs du coin de l’œil, pas trop habituées à voir ce genre de fille dans leur rang. Ça ajoutait nettement à mon trouble.
J’ai vu Isabelle ; elle était nue, et j’ai vu, infiniment troublée, son triangle : épilé et lisse. Sa provocation était d’autant plus délibérée et affolante qu’elle pouvait être vue par n’importe laquelle des sportives qui se trouvaient là. On ne s’est pas approchées l’une de l’autre cependant : je la laissais se savonner tranquille, n’osant lui jeter que de rapides coups d’œil à la dérobée.
Elle pratiquait visiblement le sport avec régularité. Son corps était nerveux, tendu, pas dénué d’une vague apparence androgyne qu’on ne soupçonnait pas en la voyant dans ses tailleurs gris d’executive woman. Ici, le carré ondulé de ses cheveux plaqués par l’eau ruisselante, ses épaules un peu tombantes un peu carrées, ses clavicules bien marquées en soulignant la force évidente, il ne s’agissait plus d’une collègue émoustillante, mais d’une femme à l’animalité féline évidente. Quand elle m’a tourné le dos, comme j’étais dégagée de son propre regard, j’ai regardé son échine qui ondulait au rythme de son savonnage.
L’eau ruisselante finissait en cascadant sur ses fesses saillantes. Deux petits jets semblaient en jaillir comme d’une fontaine, et finissaient leur course tout près de mes pieds. Je m’approchais, amusée à l’idée que cette eau, qui avait coulé sur ce corps encore inconnu quelques heures avant, finirait par me caresser les jambes.
Elle s’est retournée, mais n’a pas pour autant compris mon manège. Elle n’a seulement constaté qu’une chose : j’étais très près.
Comme des filles passaient là, riant et chahutant, se claquant dans les jambes des serviettes mouillées, elle se recula instinctivement, glissant des regards alentours. J’étais rassurée par cette soudaine prudence. Elle coupa l’eau et s’éclipsa, signalant qu’elle m’attendrait dans le hall.
Le soir même j’étais invitée chez elle.
Kisha profita de ce moment pour poser sa tête sur mon épaule. Les souvenirs de ce moment, mélangés à la douce chaleur que mon amie vietnamienne commençait à me transmettre, ne me laissaient pas indifférente. " J’aime bien ton histoire, tu la continues ? "
Ce soir-là, elle avait visiblement mis les petits plats dans les grands. J’étais soignée et impressionnée. C’était bien la première fois qu’une fille me recevait un peu cérémonieusement chez elle. Petits sets de tables élégants, verres à pieds, vin qui chambre dans une aiguière de spath. C’était pour le moins inattendu. Le vin était excellent et sûrement très cher. La tête ne tarda pas à me tourner, et j’en devenais nettement moins timide, beaucoup plus volubile. Je parlais de mon copain, tout à trac. Sans m’apercevoir que bientôt ce que je lui racontais était extrêmement intime. Je lui disais mon mal être, la sensation de ne pas fonctionner (je ne trouvais pas d’autres mots). Elle posa la question qui fait mouche, est-ce que j’éprouvais du plaisir avec la masturbation ?
C’est comme ça qu’elle a commencé à parler librement de masturbation. La rencontre basculait. J’étais soulevée comme à la descente d’une montagne russe. Il me semblait que le paysage de son intérieur douillet défilait à grande vitesse tout autour de moi.
On parlait très vite, la voix comme pressée, de peur de se taire et d’être gênées sûrement. Puis, très vite j’évoquais son sexe épilé. J’étais trop curieuse, ce soir-là, ça m’excitait tant de l’avoir vue, que je sautais sur l’occasion pour la questionner. L’idée d’expérimenter le rasage m’avait tentée dans l’après-midi.
Évidemment Kisha m’a fait remarquer que c’était bizarre de parler de masturbation à propos de mon copain. Oui évidemment, mais comme elle venait d’enlever son tee-shirt, et que j’avais tout contre moi ses tous petits seins tout doux, l’écriture, ça devenait un peu compliqué. Je sentais bien qu’entre mes jambes, une certaine résurgence commençait à perler de moiteur. J’étais bien, dramatiquement bien, mes doigts au clavier la peau de ma compagne m’irradiant sous la couette. Je commençais à frotter mine de rien mes cuisses l’une sur l’autre.
Kisha avait compris que c’était ce jour-là que j’avais commencé à me raser, pas du tout en vacances avec Kathleen. J’étais découverte, mais ça n’avait pas d’importance pour elle. D’ailleurs, elle a ajouté que c’était un très grand plaisir qu’elle avait découvert avec nous, ce sentiment de netteté et de légèreté, de fragilité aussi. Comme si on enlevait en se rasant, en même temps une protection et en même temps un fardeau. " Regarde, maintenant comme je suis jolie " Relevant la couette, elle souleva l’élastique de sa culotte. J’ai eu un frisson, rien qu’à sa manière de vouloir me faire croire qu’elle ne me provoquait pas.
Comment ça s’était passé après, avec Isabelle ? J’ai repris un peu au hasard, plus très sure de savoir où j’avais arrêté de raconter :
Isabelle ajouta : «c’est tellement plus agréable un sexe épilé, tiens, regarde !». À nouveau le monde basculait. Elle s’est levée devant moi, en faisant glisser jupe stricte et petite culotte.
«Comment tu trouves ?»a-t-elle demandé la voix étranglée. Je la regardais, magnifiquement impudique, une espèce de concentré de désir retenu et provocateur. Son geste rappelait la douche que nous avions prise le midi même, mais il n’avait plus l’excuse équivoque d’une promiscuité de gymnase. Certes je la voyais " à nouveau ", mais cette fois-ci, elle se livrait.
J’avalais ma salive, allant de son visage, presque impassible, à son ventre, imberbe et léger. J’ai à peine reconnu les mots quand elle m’a demandé de la toucher. Je ne sais même plus décrire mon trouble. Elle a pris ma main et a fait glisser doucement mes doigts sur ses lèvres. «Quel effet cela te fait ?» "
Je n’ais su que bégayer, comment décrit-on un bégaiement :" Heu, j’aime, tu, je, j’ai… "
Elle, sûre d’elle-même, m’a demandé : " montres chez toi… Allez montres moi ! "
Visiblement elle s’amusait de ma panique. J’étais retournée d’avoir touché une fille, là où je n’avais jamais touché que moi-même. La différence m’avait sidérée, pas seulement par l’absence de toison, mais la dissemblance de forme et de texture. Je pensais : " on peut donc être si différentes ? ". S’agenouillant devant moi, elle a posé ses mains sur mes cuisses, puis les a glissées sous ma petite culotte. Elle l’a fait descendre avec une douceur infinie. J’ai eu l’impression que j’allais faire pipi tellement mon sexe m’a brûlée…
Je ne savais déjà plus quelle histoire j’écrivais. Kisha avait précédé mon récit et à nouveau, cette superposition du souvenir avec le moment présent m’a émue. D’ailleurs je sentais bien que Kisha se trémoussait sous les draps pour faire descendre sa propre culotte tout au long de ses jambes. Bientôt, elle se collait à moi, sur tout mon flanc de tout son long, je sentais toute sa suavité, mon entrejambe s’inondait.
Kisha a soupiré à ce moment : " Moi ça ne me fait pas ça, ça n’est pas une envie de faire pipi. Tu l’avais déjà écrit dans l’autre histoire, c’est un truc bizarre chez toi, qui me fait tout drôle ! ". Je voulais d’autant plus la croire que depuis cinq bonne minutes, elle se tortillait en frottant son mon de vénus sur ma hanche et ses seins sur mon bras. J’étais aux anges bien décidée à faire durer la situation. Elle se donnait du plaisir autant en lisant mon histoire qu’en se caressant sur moi. Mes reins commençaient à se cambrer sans que je leur demande, et cette impression de pipi me venait tout aussi sûrement qu’elle m’était alors venue chez Isabelle.
Je tentais stupidement de me rassurer en me disant qu’on était simplement entre filles, comme il y a peu au vestiaire du gymnase. Ça ne me rassurait pas du tout.
Ce que je ressentais me disait autre chose. Elle avait posé sa main sur ma toison et dégagé mes lèvres. «Il est tout mignon ton sexe, tu me laisse le raser ? »
Incapable de réactions, bloquée entre envie de fuir et désir de m’abandonner, elle prit mon silence pour un acquiescement.
Je l’ai laissée faire. Pendant qu’elle allait chercher son rasoir, je sentais mon sexe a l’air libre. Il vibrait dans tout mon corps. À son retour, j’ai ouvert les jambes. Le touché chaud de ses doigts, le froid et les vibrations du petit rasoir qui m’effleurait, son regard et sa façon de faire, comme des caresses…
Kisha commençait à gémir à côté de moi. J’ai senti sa main passer sur mon ventre. S’enhardissant, elle remontait. Bientôt elle me tenait le sein gauche. Le malaxant avec toute la tendresse dont je l’avais sentie capable. Elle avait un petit côté " garçon manqué ", et ses mains, un peu grandes et très belles, avaient la vigueur et la douceur que j’aurais souhaité chez mon imbécile de petit ami. (À ce moment, j’aurai voué aux gémonies toute la gent masculine de la terre).
Kisha savait, elle, ce que c’était qu’un sein, elle usait du mien comme d’un instrument familier, s’attaquant maintenant à l’aréole et à la pointe. Des saillies de plaisir commençaient à me plier sournoisement. Je reprenais cependant mon récit, évidemment d’autant plus truffé de fautes de frappe que les caresses dont je profitais faisaient défaillir mes mains :
Je sentais mon sexe qui se liquéfiait à l’intérieur, j’espérais qu’elle ne le verrait pas, mais plus elle me rasait, plus j’avais envie qu’elle continue. Je ne savais plus si c’était les caresses ou elle qui me faisait cet effet… C’est quand j’ai senti ses doigts sur mes lèvres tout épilées, que j’ai su. Mes petites lèvres étaient complètement gonflées, je sentais avec inquiétude, gène et excitation mon sexe qui s’ouvrait tout seul. Elle n’en finissait plus de le caresser doucement en disant comme une incantation, «comme il est doux et beau maintenant». J’ai senti un doigt glisser en moi, alors qu’une infinie chaleur m’envahissait.
Tapant n’importe quoi sur le clavier comme je le faisais, je ne sais pas comment Kisha arrivait encore à comprendre ce que j’écrivais. J’étais maintenant tremblante. Je sentais son corps battre sur le mien comme une houle enivrante. Un petit bruit mouillé, une douce succion, m’avertit bientôt de ce que Kisha faisait de sa main droite. Elle écrasait du plus fort qu’elle pouvait son bassin sur mon côté, enserrant sa main au plus serré entre ses cuisses qu’elle fermait, tremblante, au bord de la tétanie. Pourtant ses yeux ne quittaient pas mon écran, son autre main mon sein, qu’elle pétrissait avec toujours autant de talent.
Elle gémissait bouche entrouverte, mais les yeux grands ouverts, hypnotisés dans la fenêtre du traitement de texte.
Je gémissais, et fit une tentative pour me séparer du portable. " Oh non, continue ! " supplia-t-elle. Piégée, à la limite de la frustration, mais tellement désireuse de satisfaire ma petite Kisha, je continuais tant bien que mal. On verrait plus tard pour les fautes de frappe, Claude s’en chargerait, puisqu’il aimait ça.
Tremblante et comme ivre j’ai fermé les yeux. J’ai alors senti sa bouche, ses lèvres se poser sur mon sexe qui débordait de cyprine. J’ai senti glisser le bout de sa langue en moi, s’y enfoncer. Alors je me suis complètement laissé envahir par le plaisir. Sa langue n’en finissait pas, entrait, sortait et glissait tout le long de mon sexe, se concentrait chaque fois là où c’est si bon. Ses doigts sur mes seins sous mon …
C’en était trop j’ai bazardé le micro qui est tombé par terre avec un bruit inquiétant. Presque violente, j’ai pris ma lectrice contre moi. Elle était comme sonnée, abasourdie. Un élan, un flot de tendresse m’a remplie par les reins, j’approchais mon visage du sien. Son baiser était frais et mouillé, sa langue, étonnamment pointue, passait déjà sur la mienne. Bientôt on se léchait la figure, comme prise du désir de rendre l’autre glissante, trouvant plaisir à se frotter dans la salive, comme deux chatons qui jouent.
J’ai rejoint ses doigts dans son petit creux. Elle suffoquait déjà, mais avec une force insoupçonnable, elle a refusé de me laisser l’explorer plus avant. J’étais surprise, qu’est-ce qui se passait ? " Je veux d’abord la fin de l’histoire ! "Elle m’a dit ça avec l’intonation d’une gosse qu’on prive de sa sucette. Je n’en revenais pas. Refroidie pour le coup, nettement plus calme mais décidée à ne pas en rester là, je passais sur son corps et tendais les bras pour récupérer l’ordinateur. J’étais secrètement furax. Par revanche je décidait de bâcler :
Isabelle m’a fait, comme ça, voler deux fois complètement dans les nuages de plaisir. Elle ne se retenait pas, elle. J’en suis restée là, complètement groggy. Ça ne l’a pas empêchée de m’enlever mon tee-shirt et de m’embrasser les seins tout en collant entre mes genoux, son ventre sur mon sexe tout mouillé. Son excitation était visiblement à son maximum !
Elle a approché son visage du mien. C’était incroyablement délicieux : je sentais l’odeur de mon sexe sur son visage. Je voulais son baiser de femme avec mon goût dans sa bouche. Je n’ai pas osé bouger quand elle a posé ses lèvres sur les miennes avec une infinie douceur, et qu’elle a commencé à me les sucer. Il y a eu quelques secondes pendant lesquelles je n’ai pas réalisé ce qui m’arrivait. On était dans un baiser fabuleux. Dans ma tête, tout se passait comme si je m’étais vue comme de l’ext…
Kisha avait senti ma frustration. Avec une légère pointe d’un sadisme que je ne lui connaissais pas, elle venait de placer sa main sur mon sexe, et me caressait à nouveau avec la même force contrôlée, tout en maintenant son exigence d’écriture. J’étais à nouveau bloquée par l’exercice périlleux de la frappe, mais cette fois le supplice était emmené bien plus loin ! Gémissante, j’enfonçais mes doigts dans le clavier, comme s’il s’était agi d’autant de clitoris, mais qui tous auraient été miens. L’image délirante augmenta encore ma tension. Mais l’air inquisiteur de ma tortionnaire ne me laissait pas le choix.
Mes doigts s’étaient nichés sans que je ne m’en rende compte entre les lèvres d’Isabelle, sous sa jupe. Elle était complètement recouverte de son liquide, elle a gémi et s’est redressée, à genoux sur la chaise. Je me suis vu alors la prendre par les fesses et l’attirer vers ma bouche. Je n’avais jamais imaginé que, d’enfouir mes lèvres dans un sexe féminin totalement mouillé, allait me faire ressentir de telles sensations.
Kisha glissait maintenant ses doigts en moi.
Je ne me souviens que de ses gémissements et de la vision de son sexe aux dessus de moi, que je buvais littéralement. Elle a joui comme ça, sur mon visage. J’avais la figure trempée.
Ce fut mon orgasme le plus fort jusqu’à ce jour. Elle m’a donné une sensation de plaisir toute particulière. Depuis je me suis sentie dans une situation nouvelle : si j’avais imaginé jusque-là que ça pouvait être bien avec un homme, je savais maintenant, que c’était parfait avec une femme. Comme on dit, elle a mis une fleur qui fleurit…
Je m’étais définitivement emberlificotée dans la figure de style que j’aurais voulu affriolante au possible, je n’essayais pas de rectifier le tir, je m’étais cassé la gueule au point final. De toute façon les cajoleries de Kisha venaient de me faire jouir, et mes spasmes ont à nouveau fait tomber le clavier. Je suis parties en soubresauts qui me cassaient en deux…
C’est pourquoi, écrire ça avec toi me fait tellement plaisir. S’il te plait, aime-moi.
C’est Kisha qui venait de taper ces derniers mots. Je les voyais miroiter dans la grille des pixels, alors qu’elle me tendait les bras.