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Temps de lecture estimé : 21 mn
09/02/02
corrigé 25/04/22
Résumé:  La première fois est rarement la première.
Critères:  fh hplusag extracon nudisme fmast intermast fellation cunnilingu préservati pénétratio ecriv_f
Auteur : Sophie sans malheurs  (Ici pour une première publication)
Souvenirs souvenirs

Je m’appelle Sophie, et l’histoire que je vais vous dévoiler s’est passée il y a une vingtaine d’années, alors que j’approchais mes 19 ans. Fille unique, je vivais seule avec ma mère. Ah quand je repense à cette époque ! Vous savez, ces années terribles qui ne sont qu’injustices quand on les vit, et qui deviennent au gré du temps de fabuleux moments de nostalgie. Mon optimisme a toujours effacé les étapes difficiles de ma vie.


De l’extérieur, je semblais bien dans ma peau. Un peu « garçon manqué » aux yeux de certains, j’étais malgré tout une fille parmi tant d’autres, c’est dingue comme on peut être catégorisés. La scolarité imposée se déroulait sans anicroches notoires, ma nature éclectique apportait satisfaction à l’ensemble des professeurs. Je faisais beaucoup de sport, surtout du Volley à un niveau acceptable.


Malgré tout, cette adolescence, que vous pourriez deviner comme étant sans encombre, déposait au fil du temps son fardeau impitoyable. Je n’arrivais pas à trouver ma voie sur le chemin tortueux de la passion. Ma sensibilité s’autoprotégeait à travers une timidité maladive, et avec les garçons, je rencontrais difficulté sur difficulté. Je n’étais pas jolie au sens littéral, et j’accrochais mal avec la mode vestimentaire de l’époque. Mes cheveux étaient plus blonds que châtains, et de temps en temps je les faisais éclaircir. Je les portais longs, car leur raideur supportait mal les sévices des salons de coiffure. Les yeux bleus, le visage assez fin, je n’étais pas trop mal, un faux air de la célèbre Steffie Graaf. En fait, je crois que j’ai collectionné quelques guignes amoureuses, et que je me suis empêtrée dedans.


Je n’ai appris que plus tard que le charme se vivait, se portait comme une deuxième peau. Ne pas confondre physique et plastique… Quel adage ! J’étais grande et fine. Quelle chance direz-vous, mais quand on dépasse l’ensemble des autres filles, que votre poitrine refuse de s’arrondir, les complexes arrivent vite, très vite. Ma démarche n’était pas très féminine non plus. Ma manière de m’habiller, de me maquiller (ou plutôt de ne jamais me maquiller) s’en est ressentie. J’ai malgré tout eu quelques petits amis au collège, et ailleurs, mais point de grand amour à l’horizon. Ils étaient soit très sympas mais pas très attirants, soit troublants mais ne restaient pas avec moi !!!


Sexuellement, j’étais plutôt novice, et quitte à en faire rire plus d’une je n’avais pas encore connu l’extase. Curieusement, et peut-être par refoulement, je ressentais plus de plaisir à donner qu’à recevoir. Faire bander un garçon, le faire bouillir est un moment délicieux. Peut être est-ce le recul qui dicte ces mots, mais toujours est-il que quand leurs doigts s’immisçaient sous ma culotte, une lutte farouche entre le oui et non s’engageait. Honteuse, ce dernier sortait toujours vainqueur. C’était dingue de désirer et refouler à la fois l’instant ultime. Arriver à accepter d’être un objet de convoitise, et avoir la maturité sensuelle de le vouloir, ne fût-ce que l’espace de délicieux instants. Pourtant, à travers ces échecs, je commençais à vouer pour ce fantomatique pieu de chair masculin un véritable culte inconscient.


Jusqu’en seconde, alors que mes amies prenaient des rondeurs là ou il faut, moi je grandissais. Ce n’est qu’au début de cette seizième année qu’enfin je vis avec délice pointer fermement mes seins sous mes tee-shirts, et que mes fesses emplirent convenablement mes Lewis. Les prédictions du médecin de famille s’avéraient justes, mon corps avait préféré prendre de la taille avant de s’orienter vers une assurance plus féminine, et bien entendu, avec tout ça, le regard des hommes de tout âge changea également. Mon propre regard sur moi-même se modifia également, et seule, j’ai découvert les plaisirs des caresses, sous ma couette, jouant de mon bouton avec allégresse. Certaines de mes amies défendaient l’idée que rien ne valait un beau mec entre nos cuisses, et je restais songeuse à cette idée, écoutant leurs histoires, mélange subtil d’anxiété et de tentation.


Ma virginité s’envola pendant cette année de Lycée un samedi soir, dans une voiture, un véhicule spacieux genre monospace. Il s’appelait Benoît, son père lui avait laissé les clefs de son véhicule, et la responsabilité de nous ramener moi et une amie après une soirée d’anniversaire. Il m’a raccompagnée en dernier, ce qui était normal au regard des nombreux baisers que nous avions échangés dans la soirée. J’étais partante pour jouer avec lui à des attouchements qui auraient comblé mes rêves à venir. J’imaginais même avec chaleur le glisser entre mes lèvres jusqu’à son plaisir divin, chose que je n’avais pas encore osé faire. J’étais si curieuse, mais il en avait décidé autrement, et à force de caresses, la conclusion s’annonçait inexorable, il savait s’y prendre. Alors, humide, j’ai pour la première fois chaussé cette colonne de chair d’un étui de latex, et la peur au ventre, j’ai ouvert mes cuisses à l’amour.


Néanmoins, la volupté tant attendue n’était point au rendez-vous. Même si passées les premières douleurs, certains moments furent plutôt agréables, la fin fut catastrophique.

En effet, Benoît était aussi expéditif que mignon. À peine la chaleur diffuse commença à emplir mon ventre, il se déversa dans des soubresauts que je lui enviais. Un peu frustrée, j’étais quand même heureuse d’avoir franchi ce pas de femme. Mais quand il constata que j’avais taché de mon sang la banquette arrière, il se comporta comme un véritable mufle. Mes rêves romantiques s’évanouirent avec lui. J’entends encore le bruit du moteur qui s’enfuyait dans mon dos, alors que déçue, mon humeur devenait aussi noire que la nuit.


Le pire, c’est que ce garçon fanfaronna devant des amis communs, fier d’avoir dépucelé la Sophie. Les mois qui suivirent furent difficiles au lycée, et je plongeais avec hargne dans ma saison de volley. Sincèrement, le sexe ne m’attirait plus du tout, et même mes séances de masturbation s’espacèrent dans le temps.


Mes coéquipières devinrent également mes amies. Et à la fin de la saison, on continua à se voir. Certaines avaient des mecs, mais il y en avait toujours des célibataires, ou entre deux histoires. Elles me jugeaient telle que j’étais, ignorant cette histoire et mes angoisses passées, et je crois qu’elles ont contribué à me rendre cette féminité qui rejouait la marmotte en moi. Cependant, l’élément révélateur fut l’arrivée fin juin de Michel à la maison.


Michel était un ami d’enfance de mon père. Ils avaient décidé avec Patricia, son épouse, de venir passer quelques jours dans le Sud, et firent un détour d’une semaine à la maison, profitant d’une météo sublime et de la piscine.

Michel était mon parrain. Et bien qu’on le voyait peu souvent, je l’adorais, retrouvant en lui un aspect jovial que j’avais perdu. Pourquoi cette remarque ? Mon père nous avait quittés dix ans auparavant, dans un accident de la route, stupide, comme ils le sont tous. Sans chercher à m’introspecter, certainement qu’il était un des rares hommes vers qui je puisse faire un report.


Ils étaient musiciens tous deux pendant leur jeunesse, et Michel avait gardé cette apparence d’éternelle fraîcheur, Préférant les 60’s et ses cheveux mi-longs aux coupes courtes à la mode. Séduisant, tel était l’adjectif qui le caractérisait, séduisant et intéressant.

Cette journée fut vraiment festive. J’eus même droit au champagne le soir, et Michel me fit chanter de vieilles chansons m’accompagnant de sa guitare qui ne le quittait jamais. On se coucha tard, les esprits un peu embrumés. Curieusement, la bonne humeur et l’alcool réveillèrent certainement en moi des sensations, car une fois couchée, le désir me prit. Léger, sournois, il devint suffisamment fort pour que mes mains se mettent à jouer innocemment avec les boucles de mon pubis. J’aime ma toison. Elle est peu fournie, très fine, ce qui comble ma nature qui ne raffole pas de la pilosité. Je n’ai pas besoin d’esthéticienne pour me faire le maillot tant le pourtour de mes lèvres est peu poilu. Nue sous la légère couette, mes deux mains frisaient et défrisaient ces fines boucles.


De temps à autre, je caressais mon ventre et mes seins, vers les pointes qui quémandaient elles aussi leurs caresses. Mais comme un feu qui couve, il fallait que mes mains retournent vers le cœur du foyer, et les sensations si vives de chaque frisson électrique étaient une redécouverte.

Rapidement, mes lèvres devinrent soyeuses, légèrement gonflées, s’humectant peu à peu – J’aime étirer doucement mes lèvres. Il faisait chaud, et j’écartais la légère couette. Me savoir nue dans ma chambre, exhibant ma founette à l’air libre alors que des invités dormaient à côté, c’était très grisant.


Rapidement, l’un de mes doigts se focalisa sur mon capuchon de peau, égrenant savamment ce pois d’amour déniché. J’imaginais un homme tête-bêche, dans ma bouche, étouffant mes soupirs. L’idée d’une verge s’imposait dans ma tête. L’inconnu de mes songes n’était plus que sexe. Non… Mon inconnu n’avait pas pour visage celui de Michel, juste un inconnu, sans tête… Mon autre main se glissa vers le puits humide, que mon index visita. Les bras tendus, je les laissais presser mes seins. Après quelques allées et venues, je lui confiais son grand frère, et les deux doigts ainsi plantés en moi, mon autre main frottait et encerclait mon clitoris devenu source de raffolements qui m’irradiaient le corps entier – Je me suis toujours demandé comment ce contact extérieur pouvait autant me faire du bien au fin fond de mon ventre, de mon corps.


Les ébats de mes pensées évoluaient. Je m’imaginais empalée sur cet inconnu. Dieu que j’aurais aimé baiser un homme, le chevaucher jusqu’à sentir le feu couler en lui et en moi ! Je ne sais même plus si je suis restée silencieuse tant le plaisir m’emportait vers cette sphère connue et attendue. Dans l’obscurité, les yeux fermés, les éclairs tant attendus déchirèrent mes paupières.


Le lendemain matin, mon corps était partagé entre moult sensations contradictoires, ou moiteur et désir persistant se conjuguaient à la fatigue, le tout à mon détriment.

L’été n’était pas encore complètement installé, je frissonnais en enfilant un tee-shirt ample, et l’esprit un peu embrumé, j’allais à la salle de bain. J’ouvris la porte, volontaire à l’idée d’aller prendre une douche salvatrice, et je tombai nez à nez de stupeur avec Michel, nu comme un ver. Il sortait de la cabine de douche, ruisselant, une serviette à la main. L’instant sembla se figer. Ce qui attira mon regard, et me réveilla instantanément, c’est sa verge gonflée, sur laquelle l’eau s’égouttait. Il n’était pas raide et dressé, non… elle était seulement gonflée, presque droite, et elle me semblait énorme. Le plus surprenant, il était entièrement rasé, même le pubis dénudé de son habituel écrin broussailleux.


Depuis j’ai appris à distinguer cet état matinal fréquent chez nos hommes. Cette vision était cependant d’une indécence troublante, le gland semblait distendre la fine peau qui le recouvrait, comme un préservatif naturel.

Le temps semblait s’être arrêté. J’avais l’impression que je ne pouvais pas détacher mes yeux de ce sceptre, sorte de suite éveillée de mon rêve. Pourtant, lui était réel ! Mon champ de vision percevait son ventre, encore plat malgré sa quarantaine, ses épaules pas très larges mais finement musclées, comme sa poitrine qui s’ombrait légèrement d’un pectoral mince mais attirant, lumineusement reflété d’argent par les rayons du néon qui chatoyait les gouttelettes d’eau. Bref, il était très à mon goût !


Confus, il se tourna à moitié et ramena sur lui la serviette, et son sexe se mut dans l’espace, semblant insulter l’apesanteur de son arrogante semi-érection. Je m’apprêtais à ressortir de la salle de bain, mais il me rassura :



Timidement, je lâchais un bref coup d’œil vers son anatomie, désormais drapée d’une grande serviette éponge blanche qu’il nouait autour de sa taille. Presque à regret, je constatai que son pénis s’était mué en une grosse bosse diffuse sous le tissu.


Il me tendit une joue.



Ce qui eut pour effet de faire revenir mon trouble au triple galop. Dieu que j’avais les idées mal placées. Je décidais de me reporter silencieusement sur ma brosse à dents et son éternel dentifrice bicolore. Pendant ce temps, armé d’une deuxième serviette, Michel se frictionnait les cheveux.


Alors que mes molaires subissaient les assauts énergiques et mentholés de mon nettoyage, je vis que le regard de Michel s’était posé sur ma poitrine par le truchement du miroir. Les mouvements de mon bras secouaient en cadence mes seins libres de toute attache, et sous le fin tissu, mes mamelons dardaient durs. Entre ma nuit, ce réveil, et les fins frottements du tee-shirt, impossible de leur demander de ne pas réagir !


Chacun son tour, mon coco ! Je fis celle qui ne le regardait pas, et jouait de mes mouvements d’une manière anodine, n’hésitant pas à relever l’autre bras pour dénouer ma chevelure.

Je vous avais dit que je découvrais ma sensualité… Et croyez moi, même avec des petits seins, une femme qui relève ses bras en se cambrant légèrement attire toujours le regard des hommes, d’abord sur sa poitrine, ensuite vers la cambrure des reins, les fesses.


Et une question commençait à me troubler singulièrement. N’allais-je pas un peu loin ??? Ce tee-shirt cachait-il suffisamment le haut de mes cuisses en cet instant ? Le miroir ne renvoyait pas le bas de mon corps. Et puis au diable ! S’il était gêné, il n’avait qu’à partir, c’était lui l’adulte ! Et pour conclure mon numéro, je lui tournai le dos et me penchai pour ouvrir le tiroir de la commode, afin de sortir une serviette propre. Ce mouvement releva le tissu sur mes arrières, et je sentis l’air atteindre le creux de mes fesses. Ce satané tiroir se bloqua. J’essayais de le dégager ! Certaine que Michel se rinçait l’œil à son tour, je rompis le jeu en pliant et serrant mes jambes. Pas la peine d’en faire trop !


Le tiroir se libéra enfin, et je pus m’emparer d’un long drap de bain vert.



Je n’eus que le temps d’acquiescer dans un murmure que déjà la porte se refermait silencieusement. Face à moi-même, je me suis traitée de folle, honteuse de ce manège insensé, mais également de sotte, car Dieu que cet homme était attirant ! J’avais à l’époque entendu parler des formes matinales des hommes, mais sincèrement c’était théorique, je découvrais que c’était plutôt cool comme accueil !


Le jet de la douche me lava de mes doutes, de mes principes, et surtout de mes remords. La journée s’annonçait belle. Mes cours avaient cessé depuis une semaine, les vacances, quel bonheur !


On alla tous les quatre au marché. Patricia était adorable, Michel déployait son humour, attentif à ses trois drôles de dames, et ma mère était aux anges. Le déjeuner s’enchaîna dans le même esprit autour d’une gigantesque salade composée de légumes printaniers. Ils m’abandonnèrent tous les trois en début d’après-midi. Les femmes décidèrent un tour des boutiques du centre-ville, Michel devait lui régler quelques problèmes bancaires à la Société Générale.


J’en profitai pour me lancer dans un rude programme : lézarder au bord de la piscine. J’ai enfilé rapidement un maillot une-pièce, et je suis allée bouquiner, allongée sur une serviette. Étant seule, je me suis permis de faire rouler le maillot pour éviter ces horribles marques dans le dos. J’étais désormais fière de mes seins, et les marques du maillot ne me gênaient pas devant. Je trouvais d’ailleurs joli le contraste d’une blancheur laiteuse où les mamelons parfaitement dessinés d’un brun rosé, jusqu’aux bouts fins et délicats, semblaient être de purs bijoux.


J’avais dû m’assoupir, car la voix chaude et virile me fit sursauter :



Je me tournais légèrement en redressant la tête, ayant reconnu la voix de Michel. Je le devinais plus que je ne le voyais, car le soleil m’aveuglait. Appuyée sur un coude, je levais un bras pour me protéger de la luminosité insoutenable. Mon regard croisa le sien, ses yeux quittèrent mon visage pour descendre le long de mon corps, il détailla mon buste, mon dos, ma cambrure et mes jambes, puis remonta vers mes yeux, s’arrêtant brièvement sur mon sein gauche dévoilé par ma posture. Cet instant fut court bien qu’il sembla durer une éternité… le même silence qu’au matin. Il eut l’effet immédiat de rosir mes joues. Heureusement, le soleil me donnait le plus bel alibi. De toute manière, je fus sauvée par le téléphone qui sonna. Je me levai donc promptement, redressant sur mes épaules les bretelles, pour courir jusqu’au salon. Je décrochais vivement le combiné avant que le répondeur ne s’enclenche.



Je ne sais pas pourquoi j’ai répondu çà. Le printemps me rendait vraiment folle. Me mordant les lèvres, je poursuivis :



Je raccrochai doucement l’appareil, et me redirigeai vers la terrasse. Michel était assis à l’ombre d’un parasol, le regard perdu au loin.


Je m’approchais l’air naturel.



Il était vêtu d’un polo mauve, et d’un fin pantalon de toile. Je prenais de l’assurance…



Mon propre culot me sidérait.



Whaouuuuu ! Ce compliment ! Je me tortillais de joie et de gêne sous ces mots enchanteurs.



Son sourire aurait désarmé le pire des assassins. Houlalalaa… Je sais plus comment me dépatouiller de mon propre engrenage !



Et l’instant d’après, j’eus droit à un strip-tease expéditif qui se termina par un superbe plongeon. Cruelle vision que de voir disparaître noyé ce fessier musclé.

Il se mit à nager vigoureusement, d’un bord à l’autre. Moi, j’étais au supplice. Y aller, pas y aller, enlever le maillot, pas l’enlever… Finalement, je me décidais pour un sage compromis. Je fis glisser mes bretelles, ramenant le maillot à une sorte de mince bikini roulé, jouant sur son élasticité pour le rendre plus échancré. Je le sentais pénétrer mes fesses, mais c’était plutôt agréable.


D’une démarche plus féline, sans trop en faire, je vins m’asseoir sur les marches de la piscine, les pieds baignant dans la fraîcheur de cette eau limpide. Il vint m’accueillir en nageant doucement, à moitié immergé, les yeux à l’air libre… sorte de mammifère marin aux allures humanoïdes.



Il avait relevé son visage de quelques centimètres pour me parler, le reste enfoui, parfaitement immobile, reptilien.

Hum mm… Mon indécision le laissa sans réaction apparente, jusqu’à ce que son bras caché projette sur moi une douche aussi froide qu’inattendue !



Le corps crispé sous la froidure de l’eau sur ma peau chauffée par l’ardent soleil. La chair de poule me gagna, alors que je pestais entre colère et rire. Mes seins devinrent durs, mes tétons se transformèrent en deux perles hypersensibles. Il me tendit une main, que j’attrapai machinalement, il me tira dans l’eau avec lui.



On joua ainsi dans cet élément liquide, dessus, dessous, au milieu. La pudeur m’avait quittée, et j’avais d’ailleurs parfaitement oublié sa nudité tant ce moment me semblait naturel.


Ce n’est que rejoignant ma serviette que, le regardant sortir de l’eau, je le vis. Adam était-il ainsi ? Imberbe jusque dans l’intimité ? Son sexe battait au rythme de sa démarche. Bien plus modeste que dans mes souvenirs, il restait que le peu de culture que j’avais des membres masculins rangeait malgré tout Michel dans les hommes « masculins ».


Superficiellement séchée, je m’allongeais sur la serviette, épousant de mon ventre frais le chaud et moelleux tapis de plage. Tendant mes mains vers mon dos, j’en profitais pour ajuster au plus court le maillot. Quitte à être presque nue, autant éviter de surcroît des marques trop nettes sur mes fesses. Il s’allongea à côté, et on discuta un moment. Le soleil était brûlant. Je m’en plaignis presque machinalement.


Michel tendit un bras vers la crème solaire qui traînait près de ma serviette.



Sa voix s’était faite plus douce. Sincère sur le marché du pardon, ou désireux de poser ses mains sur moi ? Peu importe… je voulais profiter de ces moments où l’on s’occupait de moi, comme une femme.



Mon calme m’étonnait. Je m’allongeais, bien droite, les bras de part et d’autre de ma tête, je laissais mon dos offert. Je sentis l’huile chaude couler au creux de ma colonne vertébrale. Je me cambrais instinctivement, mais des mains douces et fermes rejoignirent mon dos, et je me laissais aller, détendue.


Ce fut un ballet de caresses appuyées, digne de… j’en savais rien, mais qu’est-ce que c’était agréable ! Michel me massa ainsi longuement, jouant de mes épaules, le long de mes bras, épousant mon corps en descendant sur les hanches. Quand il remontait à nouveau, il s’égarait parfois sur les côtés. Il s’emparait alors du léger renflement extérieur de mes seins, et les étirait vers mon dos. Le frottement de mes pointes sur le tissu du matelas répondait comme un écho. Il descendait sur mes reins, les creusait savamment, et je suivais ses mains en accentuant la cambrure de mes fesses. Il dépassa l’élastique roulé du maillot sans le toucher, et descendit le long de mes cuisses. J’étais vraiment aux anges. Une pause me laissa penser qu’il remettait de la crème sur ses mains, et, huilées de nouveau, elles descendirent épouser le galbe de mes mollets et s’attardèrent de nouveau vers le creux de mes genoux. Je frissonnais de plaisir tant ma peau est sensible à cet endroit.


Mes soupirs d’aise, je ne pouvais les étouffer tant je me sentais bien. Je sentis ses mains remonter le long de mes cuisses, mais d’une manière plus intérieure. Ma conscience lutta un instant, mais céda. Je décontractai mes muscles, et comme s’il avait appuyé cette caresse, mes jambes s’ouvrirent imperceptiblement, et comme il s’attardait, chaque mouvement ascendant ouvrait légèrement mes jambes, et chaque descente avait le même effet. Au bout d’un instant, Sans que je perçoive son intention, il s’installa à genoux entre mes jambes.


Je fis celle qui ne se rendait compte de rien, et les yeux fermés, je me laissais aller.



Ses mains remontaient vers mes fesses, mais avaient sagement repris un chemin extérieur. Elles se glissèrent sous le maillot. Je ne dis rien. Le pacte était signé. D’un commun accord tacite, il était normal que toute zone exposée au soleil soit recouverte de ce baume protecteur. Pourtant, le trouble avait gagné mes joues, et je me mettais à douter de mon intime état… Il se passait des choses en moi que je ne maîtrisais plus du tout.


Je sentis mes globes pétris doucement vers le haut. C’était délicieux, mais la honte me submergea car je sentais soudainement mon ventre se liquéfier. Il re-itéra plusieurs fois ce massage, empoignant mes deux globes sans vergogne. Je sentais le centre du maillot entrer dans la raie de mes fesses. Quand ses mains cessèrent d’être jumelles dans leurs mouvements, je sentis des vagues de caresses anarchiquement divines. Sa main droite se glissa complètement sous le tissu et vint rejoindre la gauche jusqu’à pétrir ma fesse devenue très souple. Je sentis le maillot suivre la course de sa main, se tendre élastiquement mais également s’écarter sur le côté.


Je laissai mes soupirs s’échapper. Abandon et encouragement.


Il devait certainement apercevoir une partie de mon intimité. Je devenais terriblement excitée. Impossible de faire demi-tour, de toute manière, je me sentais trempée. Proie prisonnière de ses mains et de mon désir, je décidai de continuer cette passivité consentante, en étouffant un léger gémissement et en remontant légèrement ma jambe gauche pour l’aider.


Il sembla bloquer l’élastique distendu du maillot, bien plus bas, dénudant entièrement mon sexe. Et le ballet de sa main droite repris, libéré de toute entrave. Sa paume empoignait ma fesse, et je sentais le bout de ses doigts dans ma raie. Ils effleurèrent mon anus. Je n’aurais imaginé à quel point c’était exquis d’offrir son cul. Ma respiration devient hachée. La course de sa main se termina au bord de mes lèvres, non sans les avoir étirés sournoisement, me soutirant également une plainte de plaisir, presque inaudible. Les effluves de mon désir vinrent jusqu’à mes narines, malgré la puissante senteur coco de l’huile.



Sa voix résonna, plus chaude… Un peu plus haletante aussi. Je retournais mon visage pour le voir. Son sourire était presque gommé par l’intensité du désir que je voyais dans ses yeux. Et surtout, sa verge se dressait à la verticale le long de son ventre. Le gland pointait le bout de sa tête rose sous la peau tendue. J’allais m’évanouir… Assure, je me disais ! Assure !


Oui… il fut plus hésitant que j’aurais voulu, mais je renforçai mon souhait en soulevant mon bassin vers lui pour l’aider. Je sentis rouler, ou plutôt glisser le tissu le long de mon corps. Je me tordis pour laisser passer les chevilles, et repris ma position sur le ventre. Seulement, pour montrer que je savais prendre les choses en main, quelle illusion, je pris un malin plaisir à rester les fesses en l’air, les jambes légèrement pliées, suffisamment écartées, lui offrant la totalité de ma vulve, ondulant légèrement. Je le laissais admirer mon visage de profil, les paupières closes, lèvres entrouvertes, frémissantes, toutes lèvres entrouvertes et frémissantes !!! Ce jour-là, je me suis senti vraiment femme pour la première fois.


Je faillis m’évanouir sous le choc, car je m’attendais à la reprise de caresses aux sages apparences. Il en avait décidé autrement. C’est une décharge électrique que je reçus quand sa langue se posa directement entre mes lèvres. Je m’écartai instinctivement sous l’effet de surprise, mais ramenai aussitôt mes fesses devant lui, échappant un râle d’approbation.


Sa langue m’ouvrit comme un fruit trop mûr. Elle découvrit la saveur de mon coquillage. Elle entama un ballet sur mon bourgeon enflammé comme jamais je n’aurais cru. Je ne sais plus si c’était la situation ou le talent de cet homme qui aurait pu être mon père, mais je poussais mes fesses sur son visage tant je le voulais. Il glissa un doigt en moi et caressa mon vagin là où, seule, je savais aller. Peut-être était-ce la souple caresse conjuguée de sa langue sur mon bouton affolé et de son doigt qui me fouillait ? Toujours est-il que des vagues de bonheur m’ont entraîné loin, très loin, dans un orgasme qui n’avait rien à voir avec mes petits plaisirs solitaires.


Quand enfin mon corps se calma, et que je redécouvris que ses mains avaient depuis longtemps abandonné mon sexe pour me caresser le dos, je me retournai et me glissai dans ses bras. Nous ne dîmes rien. Les mots étaient inutiles. Puis je le sentis contre moi. Cette barre souple… Enfin, pas si souple ! Je posai mes yeux dessus. Je la voyais de si près, il semblait que sous la peau elle mouillait. Je posai ma main dessus, l’empoignai et, doucement, la décalottai. Au fur et à mesure que ma main descendait, une longue goutte se dessinait sur son gland. Elle s’étala très lentement le long du prépuce, je remontai et recommençai, une deuxième perla. L’appel était trop fort…


Je me penchai, et ma langue partit rencontrer cette expression de son désir. Partant de sa base pour enrouler son prépuce. C’était un peu salé… J’avais oublié le goût. Le connaissais-je d’ailleurs ? Les hommes ont des parfums parfois différents. Je poursuivis mon ascension et, entrouvrant mes lèvres, je posai un baiser au sommet de sa verge.

Ma langue se remit à s’enrouler autour, instinctivement. Je l’entendais gémir, mais n’osais pas le regarder. J’écartai mes lèvres et essayai de l’engloutir… Il était si gros qu’il distendait ma bouche, mais j’aimais ça ! Je me fis à cette chose, et je l’aspirai vers ma gorge. Mes mains reprirent les automatismes instinctifs, branlèrent la colonne, caressèrent les bourses. Il était si excité que je ressens encore ce goût du désir dans ma bouche.


Il caressait ma nuque, mes épaules, mes cheveux. Il chuchotait de façon presque inaudible :



Et ces mots crus, sortant de cet homme si prévenant, m’électrisaient ! j’aurais presque pu jouir rien qu’en faisant cette fellation. Je me régalais à lui donner ce plaisir dans une pipe que je qualifierais de magistrale.


Je sentis sa respiration s’accélérer… Une sorte de locomotive à vapeur… Ma main s’accorda sur lui, masturbant la base de sa verge en le serrant de plus en plus fort. Ma langue jouait les derviches tourneurs autour du méat, et je m’appliquais à l’aspirer pour l’emprisonner dans des bruits de sussions.


J’hésitais… mais je le voulais, jusqu’au bout… Lui rendre hommage. Et quand il me prévint qu’il allait jouir, je fus pour la première fois la reine du bal, ma main l’agita frénétiquement, ma langue lui frotta le gland, désordonnée. J’étais l’inexorable qui l’aspirait. Il se cambra, projetant son bassin en avant, et un flot brûlant jaillit entre mes lèvres, dans ma bouche, accompagné d’un long gémissement.


J’avalai instinctivement le trop-plein, mais déjà une deuxième décharge arriva, je ne gérai plus du tout ! Je le dégageai de ma bouche pour ne pas tout prendre.

Le sperme me coulait sur la langue, sur le menton… Je veillais à toujours le branler, et toujours laisser ma langue sur son gland. Une giclée zébra ma joue, l’autre s’écrasa dans ma bouche sur mon palais. Le flot semblant se calmer, alors je le reconduisis entre mes lèvres, gémissant et fragile sous mes caresses. Il coula encore un peu… Moins épais, plus liquide et moins âpre.

Ce goût ne m’était pas désagréable, il avait tendance à faire fusionner sa nature épicée avec une envie qui me tenaillait le ventre.


Je le nettoyai avec attention, je lui souris, et reposant doucement sa queue un peu moins bandée sur son bas ventre, je courus piquer une tête dans la piscine. Il m’y rejoint, et on batifola comme des fous, deux dauphins joueurs… l’un qui s’ouvrait à la vie, et l’autre qui revenait l’accompagner.


Plus de vingt années nous séparaient, et je savais bien sûr que ce n’était qu’une aventure, un accident. Mais une passade voulue a souvent un avenir bien plus rose que bien des histoires d’amour aux lendemains prometteurs. Ce jour-là, j’appris qu’il y avait des histoires d’amour, des aventures sensuelles, et parfois la conjugaison des deux.


On se rhabilla dès que l’on fut secs. Je renfilai mon maillot, et lorsque Michel alla mettre le sien dans la chambre, je sus que même à ses yeux j’étais devenue une jeune femme.


Il n’eut jamais peur, ne regretta pas cette notion d’inceste, ce détournement d’une fille si familière. Le plus émouvant, c’est que l’on s’appréciait tellement, avec tant de respect, qu’on ne montra jamais quoi que ce soit et jamais qui que ce soit n’eut de doutes à notre sujet.


Je me souviens qu’un jour, peu de temps après, alors que je me recueillais sur la tombe de mon père, je me suis interrogée sur cet acte. Je doutais au plus profond de moi et alors que le temps virait à l’orage, une éclaircie lumineuse nous enveloppa.


Mon père savait vivre.


Michel et Patricia vivent toujours ensemble, couple heureux et harmonieux. Ma mère a quitté cette maison familiale, et s’est remariée. Ils se voient plus souvent car désormais tous retraités.


J’ai épousé Pascal il y a bien des années déjà. Nous avons deux enfants. Ma fille aînée s’appelle Laurie, elle va sur ses quinze ans, et nous sommes très proches l’une de l’autre. Elle vient de perdre sa virginité ; les mœurs changent et nous avec… Elle ne me l’a pas encore dit, mais je sais qu’elle s’apprête à le faire, ses silences me l’ont susurré.


On en parlera bien un jour…


De nos premières fois…