| n° 03147 | Fiche technique | 26142 caractères | 26142Temps de lecture estimé : 16 mn | 16/11/01 corrigé 18/07/22 |
| Résumé: Une jeune femme à la rencontre de son fantasme | ||||
| Critères: fh inconnu intermast cunnilingu pénétratio ecriv_f | ||||
| Auteur : Shana (Jeune femme, 23 ans) | ||||
Le réveil sonna à huit heures, comme chaque matin. J’ouvris les yeux difficilement, arrêtai le réveil et m’étirai comme un chat, constatant une fois de plus que le lit était vide ; Steve n’est malheureusement pas du genre à s’éterniser, à rester pour partager le quotidien du matin.
Je sais ce que vous pourriez penser ; non, ce n’est pas un homme marié qui s’enfuirait juste après avoir baisé sa maîtresse. Steve est juste un de ces hommes qui préfèrent rester libres comme l’air, faire passer le travail avant tout et planifier sa vie.
Nos rencontres amoureuses, elles non plus, n’échappent pas à cette règle, et ce depuis presque deux ans.
Nos rencontres ont toujours lieu le mardi et le vendredi de chaque semaine, à la sortie du boulot, mais pas avant que Steve soit repassé par chez lui se doucher et se changer. Au début, je trouvais ça galant de sa part… Au moins, j’étais sûre de ne pas sortir avec un mec négligé et qui se foutrait de sentir la transpiration ou je ne sais quoi d’autre au moment fatidique. Mais son petit manège de mec bien propre de sa personne à ne jamais vouloir s’abandonner totalement commence à m’ennuyer. Côté sexe, ce n’est pas l’épanouissement total. Il n’empêche que malgré tout, j’y suis attachée. Il se montre gentil, protecteur avec moi, il me prouve à sa façon que je compte pour lui. Que demander de plus ? Moi aussi, j’ai ma vie professionnelle qui m’accapare beaucoup et qui me satisfait totalement, je suis agent immobilier. Je vends appartements et villas somptueuses à de très gros clients.
Je pense que nous nous convenons ; c’est vrai, nous ne nous aimons pas avec passion, mais en avons-nous vraiment besoin pour être heureux ? Vous pensez ?
Je consultai ma montre. Je risquais d’être en retard à mon rendez-vous de 9 h 30 si je continuais à divaguer ainsi. Je repoussai les couvertures, me levai du lit en posant le pied droit en premier à terre. Je me dis que ce serait avec un peu de chance une bonne journée en perspective. Et cette idée chassa les précédentes, les doutes et les questions.
J’étais en forme et quand je passai devant le miroir, je me surpris à me regarder. J’étais plutôt pas mal, ce que je ne croyais pas vraiment quand mes amies me le disaient. Rousse, les cheveux longs, les yeux noisette tirant sur le vert, j’étais assez grande, près d’un mètre soixante-douze pour cinquante-six kilos. Je me regardai plus attentivement ; mes jambes étaient assez jolies, j’avais les hanches légèrement rondes comme les hommes les aimaient et de beaux seins ronds logeant dans un 90 C. C’était mes seins que je préférais, et c’était l’une des parties de mon corps qui me faisait le plus chavirer quand un homme me faisait l’amour. J’aimais qu’il les touche, qu’il les soupèse, puis qu’il me titille les tétons en les prenant entre son pouce et son index. Mais ce que j’aimais par-dessus tout, c’était que mon amant les lèche, lentement surtout, en y appuyant une langue tantôt douce et légère, tantôt plus raide et plus experte. Mes yeux ne me voyaient plus dans le miroir ; ils étaient flous par le flot d’images érotiques survenu à mon esprit, des images où je me voyais me faire prendre par un homme, qui m’était inconnu.
Dans tous les cas, cet homme me sembla beau, les traits taillés au couteau, une musculature vive et sèche à la fois ; il m’apparut brun, la peau mate, les yeux bleus. Ses mains légèrement larges, mais délicates, étaient faites pour caresser, pour donner du plaisir, et à ce moment même, les yeux fermés devant mon miroir, il m’en donna. Je frémis et sentis mon intimité s’ouvrir au désir. Ma main qui agaçait jusqu’alors le téton de mon sein droit se mit à descendre lentement le long de mon ventre pour arriver à mon pubis. Je me caressai un instant le clitoris et un de mes doigts se mit à fouiller mon intimité ; j’étais toute humide.
Ce fut alors que le téléphone se mit à sonner ; je ne réagis pas tout de suite, le temps de sortir de l’état d’excitation dans lequel j’avais plongé. Je fus soudainement honteuse, comme si j’avais été prise en flagrant délit de masturbation. Je courus jusqu’au téléphone et je reconnus la voix de Steve. Il perçut un certain trouble en moi :
Je lui dis que j’étais dans la salle de bains et que j’avais trébuché en me précipitant sur le téléphone. Il n’était pas le genre d’homme auquel sa petite amie pouvait avouer qu’elle était en train de fantasmer sur des gestes interdits accomplis par un autre homme, bien qu’imaginaire. Et pourtant, j’aurais aimé pouvoir lui parler de tout ça, lui faire part de mes désirs, de mes fantasmes. Notre intimité aurait été alors complète, sans tabou, créative et excitante. Je me résignai à me taire sur ce sujet et à chasser ces espoirs perdus. Je voulus pourtant l’exciter :
Il me répondit :
Il raccrocha, et moi, je restai l’oreille collée au téléphone, mon être et ma féminité tout entière en proie à la déception.
J’en avais assez de vivre selon le rythme de Monsieur, je n’avais pas à accepter cela. Énervée et de plus en retard, je me précipitai dans la salle de bains, pris une bonne douche qui me calma les nerfs.
J’eus envie de me faire belle, de me sentir sexy et désirable auprès de tous ces hommes qui allaient me croiser aujourd’hui. Je sortis de l’armoire les outils de séduction, les étalai sur le lit. Devant la glace, je débutai un long strip-tease à l’envers, comme l’actrice Angie Everheart dans la suite de « 9 semaines et 1/2 » ; j’enfilai un string brésilien noir, soulignant mes fesses tout en en cachant la partie la plus intéressante, je mis des bas noirs – dont la dentelle entoura le haut de mes cuisses – maintenus par un porte-jarretelles qui donna à la tenue tout son érotisme.
Ma jupe m’arrivait une dizaine de centimètres en dessous des fesses, donnant envie aux hommes que je me baisse un instant pour qu’ils puissent se rincer l’œil. La plupart du temps, je portais un soutien-gorge, mais aujourd’hui, je n’en eus pas envie. Un chemisier rouge, quelque peu transparent, fit parfaitement l’affaire. Je regardais avec plaisir le bout de mes seins pointer, comme s’ils avaient voulu jaillir du chemisier. Je supposai l’effet que cela ferait aux hommes. Après les talons aiguilles, il ne me restait plus qu’une touche de maquillage à mettre. Un rouge à lèvres rouge me fit une bouche pulpeuse, experte dans les jeux amoureux. Je regardai ma montre ; il était 9 h 15 et j’aurais déjà dû partir. Je dus m’arrêter un instant à l’agence pour récupérer les clefs de la maison que je devais faire visiter peu après. À peine eus-je poussé la porte que je sentis le regard de mes collègues se faire plus insistant qu’à l’accoutumée. Certains sifflèrent, d’autres restèrent bouche bée, chez quelques-uns je sentis le désir monter, leurs yeux faisant des va-et-vient constants entre mes jambes et mes seins, s’arrêtant par la même occasion sur mon cul.
Je souris, je rougis peut-être même, mais le plus important fut que j’adorai la sensation d’être « bandante ». Je pris les clefs dans mon bureau et je repartis, toujours sous le regard extasié de mes collaborateurs.
J’arrivai en dix minutes au lieu de rendez-vous ; je ne remarquai personne. Je n’aurais pu reconnaître l’homme qui avait pris rendez-vous avec moi, dans la mesure où nous ne nous étions parlé qu’au téléphone. J’entendis alors le bruit du moteur d’une voiture de sport, déboulant avec perte et fracas dans l’allée menant à la maison. Je fus frappée par la beauté chavirante de l’homme qui s’avança jusqu’à moi. Je pensai tout à coup à ma tenue plus ou moins aguicheuse et cela me gêna profondément. Nous fîmes les présentations ; je pus à loisir détailler le moindre de ses traits. Il était brun, la peau mate de par ses origines italiennes, les yeux d’un bleu profond, insondables. Il devait se savoir attirant ; on sentait l’homme qui avait vécu, avait aimé, avait souffert, mais qui par-dessus tout avait ce regard sur les femmes qui les faisait se sentir atrocement désirables. Je sentis venir le danger. Je ne sais pourquoi mais son visage me sembla familier. Nous rentrâmes dans la maison, je commençais mon speach de professionnelle, ne perdant pas de vue qu’il pouvait m’acheter cette maison, d’une valeur de dix millions de francs.
Bien qu’effacé, je sentais ses regards chargés de désir ; après une demi-heure, nous avions fini de visiter le rez-de-chaussée, nous montâmes à l’étage. Un malaise s’empara de moi lorsque je réalisai qu’il était derrière moi, dans les escaliers. Ma jupe ne devait pas cacher grand-chose. C’est alors que :
Je restai sans voix, ne sachant que dire, mon cœur se mit à battre à toute allure.
Il y avait en tout cinq chambres, une salle de bains attenante à chacune, donnant sur le superbe parc. Nous commençâmes à explorer le premier étage, moi partagée entre le désir que cette visite se finisse le plus vite possible et qu’elle ne prenne pas fin avant qu’il n’ait fait de moi quelque chose.
Nous étions dans une des salles de bains ; j’ouvris les grandes portes-fenêtres s’avançant sur le jardin, lorsqu’il se colla à moi. Je me rattrapai au lavabo. Il se pressa plus fort, colla son visage contre le mien, et son souffle se perdit dans mon oreille. Sa main remonta le long de ma jambe droite, les bas rendaient la caresse d’autant plus délicieuse. Je sentais au creux de mes reins son sexe légèrement durci et je n’eus plus le courage de résister à la tentation. Il me fit faire volte-face et nous nous retrouvâmes face au miroir. Je le vis qui me regardait sans gêne, sans aucune limite, cherchant au plus profond de moi le désir qui était prêt à exploser. D’un geste, il défit le bouton de ma veste, me l’enleva, et elle tomba par terre. Tout comme moi, il devait voir, à travers le tissu de mon chemisier, mes seins pointer. Il passa un bras au-dessus de mon épaule et sa main s’aventura sous le chemisier. Je frissonnai à cette caresse et voulus qu’elle se fasse plus précise, plus douloureuse. Il dut comprendre mon empressement mais n’y répondit pas avant un long moment. Sentant que je n’en pouvais plus, il fit descendre sa main sur mon sein droit, le caressant légèrement, l’effleurant davantage. C’était un véritable supplice, je soupirai.
L’émoi qu’il fit naître en moi me troubla d’autant plus que j’eus l’impression d’avoir déjà goûté à ses caresses, alors que je le rencontrais pour la première fois.
Ses doigts s’enroulèrent autour de mon téton, le serrèrent, le tirant vers l’avant. J’eus envie de voir ce qu’il me faisait, alors j’ouvris un peu plus mon chemisier, faisant apparaître mes seins lourds du désir qu’il avait éveillé. Il ne s’arrêta pas pour autant ; il s’occupa de mes seins l’un après l’autre, y revenant sans cesse. Mon cœur battait la chamade, jamais un homme ne m’avait donné autant de plaisir par le biais de cette caresse. J’étais certaine de mouiller. Il me fit pivoter et je lui fis face. Il s’empara de ma bouche en une fraction de seconde ; sa langue était douce, mais agile, jouant lentement puis avidement avec la mienne. Tout en m’embrassant, il continuait à me caresser les seins et sans que je le lui demande, prit l’un d’eux dans sa bouche. Il joua de sa langue merveilleusement bien, le lécha, le suça, se faisant tendre et passionné. Je suffoquais, j’en voulais encore plus. Une de mes mains attrapa la sienne que je dirigeai vers mon intimité. Je levai et écartai la jambe pour le guider ; il me donna de nouveau un long baiser tandis que sa main se frottait à mon sexe. Un de ses doigts glissa sous le bout de tissu et effleura ma chair à vif. De son pouce, il me caressa le clitoris et de son majeur fouilla mon intimité. Ce contact me fit perdre davantage les pédales, j’étais trempée.
Je le regardai faire un instant et fus alors frappée par une image qui me revint en mémoire. Il ressemblait à l’homme de mon fantasme du matin même ; ses traits physiques, sa musculature, ses gestes. Il était bel et bien réel. C’est comme si je l’avais fait sortir de mon rêve éveillé, pour qu’il puisse me baiser aussi bien qu’il le faisait dans mes pensées.
Cette prise de conscience accentua mon désir pour lui, mais surtout me dérouta à un tel point que j’associai cet homme à la gêne que j’avais éprouvée quand Steve m’avait téléphoné. Au fait, qu’est-ce que j’étais en train de faire ? Je n’avais pas pensé un seul instant à Steve, comme s’il n’avait jamais existé, comme si je n’étais pas avec lui. Je ne m’étais sentie aucunement fautive de ce que j’avais vécu jusqu’à présent.
Je ne pouvais être comme toutes ces filles qu’on traite si facilement de salopes dès qu’elles se font plein de mecs ou qu’elles trompent le leur. Même si j’adorais ce qu’il était en train de me faire, je m’arrachai tout entière à son étreinte. Je rajustai ma jupe tandis qu’il restait planté devant moi sans rien dire, un léger sourire pour seule expression.
Je ne savais pas si je devais dire quelque chose, qui ne serait de toute façon que banalité :
Il n’y avait rien à dire ; il ne dit rien non plus jusqu’à ce qu’on se retrouve dans le hall d’entrée.
Il se dirigea vers sa voiture, sans chercher à savoir si nous allions nous revoir, comme si cet événement avait eu bien peu d’importance pour lui.
Une fois seule, je me mis à pleurer, faisant sortir la peine et la colère qui m’habitaient.
Il était pratiquement onze heures quand je retournai au bureau et y restai enfermée pour le reste de la journée.
Je fus contente de retrouver mon appartement ; je me demandais si Steve allait appeler ce soir. J’aurais aimé le sentir près de moi par la voix, mais je redoutais de devoir lui mentir. Il n’appela pas et je décidai de me coucher tôt.
Le lendemain matin, je fus au bureau de bonne heure pour rattraper le retard de la veille. J’essayai de joindre Steve à son travail dans le milieu d’après-midi, mais sa secrétaire me dit qu’il ne voulait pas être dérangé. Je me rappelai du rapport qu’il devait terminer le plus rapidement possible, mais je fus surprise car, même très occupé, il acceptait toujours de prendre l’appel. Sans le vouloir, les événements d’hier me revinrent en mémoire avec une netteté incroyable. Je m’en voulus d’y penser et surtout d’y penser avec autant d’envie ; les caresses de cet homme me firent encore frissonner et je sentis mon intimité s’ouvrir au désir.
Ça ne m’avançait à rien tout ça, je chassai ces idées érotiques de mon esprit. Lui non plus, n’avait pas donné de nouvelles. À mon avis, il n’achèterait pas la maison.
Je rentrai tard à la maison et constatai qu’il n’y avait pas de message sur le répondeur. Je décidai de rendre visite demain à Steve et, avec un peu de chance, il aurait un moment pour qu’on aille manger un bout. J’essayai de me convaincre que je n’avais rien fait de très compromettant et je voulais par-dessus tout effacer cet événement de ma vie, si je pouvais un jour oublier les caresses de cet homme.
J’arrivai à son bureau sur le coup de midi, faisant signe à sa secrétaire de ne pas le prévenir. J’ouvris la porte et je vis qu’il avait très mauvaise mine. Il me regarda franchir sa porte sans aucune joie de me voir.
Je lisais sur son visage autant de peine que de colère. Je ne compris pas tout de suite pourquoi il me tendait une enveloppe. Je lui demandai ce qu’elle contenait, il ne répondit pas. J’en sortis le contenu et fus anéantie. C’était des photos sur lesquelles j’apparaissais les seins nus, embrassant un homme, sa main sur mon sexe. Je ne comprenais rien. Steve prit la parole :
J’essayai de placer un mot, mais il ne m’en laissa pas le temps.
Il m’expliqua alors que c’était un collègue à lui il y a encore quelques mois, jusqu’à ce qu’on lui confia une grosse affaire qu’il fit foirer, et le patron donna alors l’affaire à Steve qui eut droit à une promotion.
Je devais lui dire, quitte à le perdre, toute la vérité.
Il prononça juste un mot :
Il me regarda droit dans les yeux et je vis ses yeux briller. Je m’approchai de lui, mais il fit un geste m’interdisant d’avancer davantage et me dit seulement :
Il n’aurait pas été bon d’insister.
Au moment où je fermai la porte, je sus que je l’avais perdu. Les jours et les semaines passèrent sans que je reçoive de ses nouvelles ; pour ne pas penser au chagrin que notre séparation me causait, je m’étais jetée à corps perdu dans le travail.
J’avais aussi médité sur ce qui s’était passé dans la maison ; peut-être n’avais-je été qu’une revanche pour cet homme, mais je restais persuadée qu’il m’avait malgré tout désiré. J’aurais préféré qu’il reste un fantasme, mais j’aurais surtout aimé que Steve me procure tout ce plaisir, plutôt que cet inconnu. Car je l’aimais, je le savais, mais je ne voulais plus vivre sans ce don de soi en amour.
Un soir, je décidai de rentrer chez moi plus tôt que d’habitude ; je pris un bain chaud, tout en écoutant la musique du film « Moulin Rouge », puis me concoctai un succulent repas, que je prévoyais de manger devant un bon film. Vers 21 heures, on sonna à la porte ; je n’eus pas envie de répondre. Mais la personne insista, je me fis toute silencieuse, pieds nus, afin de ne pas faire grincer le parquet. Un coup d’œil à travers le judas et j’eus le vertige. J’ouvris la porte à l’homme qui me rendait visite. Il n’était pas aussi beau dans mon souvenir, ni aussi sexy. Il était vêtu d’un jean légèrement usé, d’un pull-over qui moulait parfaitement son buste musclé. Il avait une barbe datant certainement de plus de deux jours, et cela accrut son charme. Je fus très troublée de le revoir, après tout ce temps.
J’avais du mal à le reconnaître, pourtant c’était bien lui. Tourné vers moi, il ne décollait pas ses yeux de ma silhouette ; j’avais juste revêtu un léger kimono en soie beige, qui m’arrivait à mi-cuisses. Son regard me fit frissonner tant il était profond, aimant ; j’y lisais aussi beaucoup de désir.
Il s’approcha de moi, je voulus alors dire quelque chose, mais il posa son index sur ma bouche, m’empêchant de parler. Il posa sur mes lèvres un baiser tendre, ce contact fut délicieux.
Il se détacha un instant de moi, me regarda, entoura mon visage de ses mains et me donna à nouveau un baiser. Ses lèvres étaient merveilleusement douces ; de sa langue, il caressa mes lèvres gonflées par le désir. Sa langue s’immisça dans ma bouche et se mit à jouer avec la mienne. Je ne tenais pratiquement plus sur mes jambes. Son baiser se perdit dans mon cou, je laissai échapper un soupir. Je sentis le nœud de mon kimono se défaire et d’une main délicate il en écarta les pans. J’étais nue en dessous et je vis son désir gonfler sous son pantalon. Je me collai à lui et nous nous embrassâmes alors passionnément. Ses doigts couraient partout sur mon corps, me caressant les seins, les hanches. D’un geste, il fit tomber le tissu de ma peau. À peine eut-il enlevé son pull que je me mis à l’embrasser à mon tour dans le cou, faisant glisser ma langue le long de son torse. Je défis la ceinture qui le maintenait prisonnier ; son pantalon tomba sur ses chevilles. Il n’avait pas mis de sous-vêtement et j’en fus encore plus excitée. Son sexe était dressé vers moi comme s’il me donnait l’ordre de l’engloutir. Je le maintins d’une main et commençai à en lécher le gland, puis la totalité. Je le serrai dans ma bouche, puis l’en fit sortir, sans cesser de le lécher. Je n’avais jamais pris autant de plaisir à sucer.
J’accélérai le rythme, une de ses mains se posa sur ma tête m’encourageant à le sucer de plus en plus vite. Ses soupirs et ses râles m’excitaient, je mouillais, tant ce que je lui faisais me plaisait.
Il me fit m’arrêter, me releva ; nous nous approchâmes du canapé et je pris appui sur les mains. Toujours debout, il se colla derrière moi, me caressa les seins d’une main tandis que l’autre l’aidait à me pénétrer. Il n’eut aucun mal à cela, car j’étais trempée. Il me mit sa bite, puis la fit sortir immédiatement, répétant le geste plusieurs fois de suite. C’était trop bon.
Il se décida à l’y laisser et commença le va-et-vient ; toujours de sa main gauche, il me caressait les seins, les effleurait, les pinçait. Je me saisis de ses doigts, les lui léchai et les fis descendre jusqu’à mon clitoris ; ce geste sembla lui plaire. Je le fis se retirer de moi et lui dis de s’allonger sur le canapé. Je mis un instant ma chatte au-dessus de son visage et il commença à me la lécher. D’une langue agile, il agaça mon clitoris, y maintint une pression affolante, puis traça une quantité de cercles autour.
Je n’en pouvais plus mais je me mis à califourchon sur lui ; sa bite en moi suffit presque à me faire jouir. Je m’emparai de ses mains, les posai sur mes seins qu’il caressa énergiquement. Ses yeux étaient flous tant il s’abandonnait au plaisir, je le sentis prêt à exploser en moi, alors je me mis à bouger à un rythme effréné Tandis que le plaisir montait en moi, ses râles se firent de plus en plus explicites.
Ces mots me firent monter en même temps que lui au septième ciel.
Nous fîmes l’amour toute la nuit, il me prit dans toutes les positions et par tous les orifices. Il repoussa toutes les limites. Exténuée et heureuse, je m’endormis dans ses bras.
Le lendemain matin, à mon réveil, il était là, près de moi.