| n° 02614 | Fiche technique | 13732 caractères | 13732 2396 Temps de lecture estimé : 10 mn |
09/08/01 corrigé 26/12/23 |
Résumé: La curiosité est un vilain défaut | ||||
Critères: #policier ffh fbi grossexe contrainte fellation cunnilingu pénétratio jeu | ||||
| Auteur : Rescue (Homme marié 35 ans voyeur) | ||||
Il fait nuit, et une brume épaisse enveloppe la colline. J’ai froid. L’humidité ambiante me glace jusqu’aux os. Encore quelques dizaines de mètres et le chemin s’arrêtera devant la grande grille en fer forgé. Le décor est lugubre. Les arbres projettent l’ombre fantomatique de la lune sur les buissons. Je n’ai qu’une hâte : payer ma dette et quitter cet endroit. J’irai me réfugier ensuite dans un bar pour siroter quelques verres de bourbon.
Je n’ai vraiment pas eu de chance. Perdre contre Scaffato, Etore Scaffato, le sénateur de notre bel état. Monsieur magouille en personne. Il m’a totalement lessivée. Pourtant, la soirée avait bien commencé. Mes 1000 dollars de départ (toute ma fortune) s’étaient assez vite transformés en 10 000 dollars. Après j’ai eu l’impression d’être sur les montagnes russes, jusqu’à cette dernière donne où il me sort une quinte flush. J’avais tout misé, j’avais tout perdu.
Je le revois encore hilare.
Tous ses gains de la soirée, cela représentait une sacrée somme. Avant de jeter l’éponge, les deux autres joueurs avaient laissé un beau magot sur la table.
Je n’ai jamais résisté à un défi, et pour moi ceci en était un.
Avec la certitude du looser, j’étais persuadée que la chance allait tourner. Malheureusement, c’est lui qui l’a encore eue.
J’aurais dû me méfier lorsque ses sbires sont venus me chercher. Il voulait jouer au poker avec moi. C’était sûr, il y avait quelques manigances là-dessous. J’ai beau plutôt bien me défendre à ce jeu de menteur, je ne suis pas exactement le genre à être invité à sa table. D’abord, il manquait quelques zéros à mon compte en banques (maintenant, il ne manque pas que des zéros, il manque tous les chiffres). Ensuite, ma série d’articles sur les magouilles Scaffato et ses relations avec la maffia ne m’octroyait pas le titre d’ami de la famille. Mais je m’étais dit qu’en fouillant par-ci par-là la soirée pouvait être instructive. Et maintenant, je me retrouvais coincée. Je n’avais plus qu’à exécuter son petit travail.
En fait, le lieu pas banal se trouvait être un cimetière. Le paquet était caché dans le cercueil de madame Elena Scaffato qui était décédée un mois plus tôt. Mort naturelle, d’après le docteur Andrew, l’éminent médecin de la famille. Il allait vraiment falloir des nerfs. Je m’étais donné le courage nécessaire avec une grande rasade de mon amant attitré : Jack Daniels. Je sais, ce n’est pas très féminin, mais on ne choisit pas ses amours.
Me voici donc à l’entrée de l’hôtel du dernier repos pour ouvrir la chambre d’une pensionnaire. Enfin, plus vite j’aurai récupéré le paquet dans le cercueil, plus vite je pourrai laisser libre cours à ma gentillesse envers Jack.
J’ouvre la grille qui pousse un cri à réveiller les morts. Je scrute les quelques stèles qui émergent du brouillard. Mais non, aucune ne donne des signes de réveil de son propriétaire. Je me dirige vite vers le caveau de la famille Scaffato. Normalement, il doit être déverrouillé. Heureusement, c’est le cas. J’ai la chair de poule, mes dents jouent des claquettes, et ce n’est pas seulement à cause du froid. Je tends l’oreille. À l’extérieur, j’entends les aboiements d’un chien dans le lointain, mais à l’intérieur, pas un bruit. Vous me direz que c’est normal, mais là, dans ma situation, je ne trouve pas cela très rassurant.
Je me décide à entrer. Je referme la porte derrière moi. J’allume ma lampe torche et descends les quelques marches qui me mènent devant une grille. Derrière se trouvent les stalles contenant presque toutes un cercueil. Celui de madame Scaffato est en bas à gauche. De toute façon, je l’aurais reconnu, il est encore quasiment intact… presque aucune trace d’humidité. J’ouvre la grille qui gémit comme un vieil harmonica.
Je suis devant le cercueil. Je sors mon tournevis et m’attaque au couvercle. J’entends un bruit, mais je n’ai pas le temps de me retourner. Je sens une violente douleur sur ma nuque. Je vois des chandelles faire la farandole devant mes yeux, puis c’est le trou noir.
Lorsque je reprends conscience, je suis assise sur le sol, les mains attachées au-dessus de la tête. Des torches éclairent le caveau. Devant moi se tient un type sapé comme un croque-mort. Il a plus du gorille que de l’homme. Je lui en fais la remarque. Il m’assène une grande claque du revers de la main. Je suis sûre que le motif de sa chevalière est dessiné comme une décalcomanie sur ma joue. Je le regarde droit dans les yeux.
Et le voilà qui tranquillement enlève sa veste, vient ensuite le tour de sa cravate. Le sourire qui se dessine sur ses lèvres ne me dit rien de bon. Il déboutonne sa chemise. J’avais raison, c’est un singe. Une abondante toison recouvre des pectoraux à la Schwarzenegger. Elle descend, moins fournie sur ses abdominaux, pour se perdre derrière la ceinture du pantalon. Le voici torse nu à faire jouer ses muscles dans la lueur dansante des torches.
Il baisse son pantalon. Tu parles d’un clou ! Je reviens sur mes dires, ce n’est pas un singe, c’est un étalon. Je n’ai jamais vu ça. Il ne doit pas trouver tous les jours chaussure à son pied.
À peine les paroles prononcées, je me retrouve avec monsieur Muscle dans la bouche.
Je fais de mon mieux, mais le diamètre ne facilite pas les choses. Ma langue a du mal à trouver la place pour faire le tour. J’aspire plus que je ne suce. En tout cas, cela semble lui plaire.
Il entame des petits mouvements de va-et-vient. Je n’ose pas penser à la suite des évènements, lui y pense. Il ressort de ma bouche et me déshabille. Pour mon pantalon, pas de problème, mais pour mon sweat, il va devoir me détacher. Je regarde vers la volée de marche pour évaluer mes chances de m’échapper. C’est jouable, d’autant plus que courir avec le pantalon sur les chevilles ne va pas lui faciliter la tâche.
Mon espoir est de courte durée. Mon tortionnaire ne s’embarrasse pas de détails, il saisit mon sweater et le déchire pour me l’enlever. Me voici en slip devant lui. La taille modeste de ma poitrine me permet de me passer de soutien-gorge. Il tend ses mains vers mes seins et pince les tétons. Chez moi, c’est immédiat, cela provoque des ondes de désirs dans tout mon corps. Je coule très vite comme une fontaine. Je ne peux m’empêcher de gémir, et il ne s’y trompe pas, ce sont bien des gémissements de plaisir. Une de ses mains vient s’assurer de mon état en pénétrant en moi, je me tords de bonheur, elle revient luisante de mes sécrétions. Il me fait sucer chacun de ses doigts. J’adore le goût musqué de mon nectar. Mon bourreau est prêt, il me saisit la taille, m’écarte et me pénètre. Il est tellement gros, la douleur est un délice. Je ne peux résister à cette lente pénétration, je m’empale d’un seul coup, je pousse un cri de douleur et de plaisir mélangés. Il me pilonne violemment, c’est bon. Je hurle comme une chienne. Il va de plus en plus vite. Je laisse éclater ma jouissance. Je pleure de bonheur. Dans un râle, il libère des flots de sperme en moi. Il ressort et me repose au sol. Je suis épuisée. Je ferme quelques instants les yeux. Je l’entends qui s’habille.
Des pas résonnent sur les marches. Je rouvre les yeux, Scaffato fait son entrée. Il éclate de rire en me regardant.
Il se retourne vers les marches et je vois Elena Scaffato. Je vous arrête tout de suite. Non, ni le coup sur la nuque ni le traitement de Frederico ne m’ont détruit les neurones ! C’est bien Madame Scaffato. Mon étonnement doit se voir sur mon visage.
Je regarde Elena. Il est vrai que nous nous ressemblons : brunes, la trentaine, la même taille, la même silhouette, et surtout plus qu’un air de famille sur le visage. Pas des jumelles, mais des sœurs. D’un seul coup, j’ai peur de comprendre. Je la vois sortir d’un sac des vêtements que je reconnais. Ce sont ceux qu’elle portait sur les photos prises dans son cercueil. Dans quelque temps, au regard, il sera impossible de faire la différence.
J’enrage, toutes les preuves amassées contre cette enflure vont tomber entre ces mains. Et c’est clair que personne ne va s’inquiéter de mon départ, et surtout pas mon propriétaire que je paie toujours en retard. Pas de parents, pas d’amis, le crime parfait.
Scaffato fait un geste à Frederico. Il me détache et me demande de m’habiller.
Je bondis vers la sortie, mais il est plus rapide que moi. Il m’arrête et me ramène devant les Scaffato. Elena s’approche de moi, elle pose les mains sur mes hanches pour saisir ma culotte qui avait survécu au pilonnage de mon étalon. Elle la descend doucement, je sens la chaleur de ces mains le long de mon corps. Elle est accroupie devant moi. Son souffle est une caresse. Je baisse la tête. Nos regards se croisent, ses yeux brillent de désir. Elle me débarrasse complètement du triangle de dentelle. Je suis livrée sans défense à ses envies. Je ferme les yeux dans l’attente de sa bouche. Ses lèvres sont chaudes et douces. Elle aspire les premières gouttes témoins de mon excitation. Un frisson me parcourt le corps. Sa langue s’insinue lentement en moi. Mes seins sont tendus de plaisir.
Les deux hommes nous regardent, ils semblent apprécier le spectacle. Elena me mordille, je ne peux retenir un cri. Sa langue virevolte en moi, je plaque mes mains derrière sa tête et je la presse violemment contre moi. Elle aspire tout le liquide qui ruisselle le long de mon corps, je la relève, et nous échangeons un baiser torride, je savoure le goût de mon intimité sur sa langue. Je sens que l’on me pénètre. C’est Scaffato qui s’est mis derrière moi pour me prendre en levrette.
Devant nous, Elena a remonté sa robe. Elle ne porte pas de sous-vêtement, elle se masturbe en regardant son mari me baiser, Frederico en fait de même dans son coin. Je vois bien dans le regard qu’il jette à sa patronne qu’il prendrait bien la place de sa main. Elena me regarde dans les yeux. Elle ramène régulièrement ses doigts luisant de son foutre à sa bouche, elle les lèche avec délectation avant de reprendre ses caresses. Le spectacle m’excite énormément. Soudain, j’explose. Je m’écroule par terre, épuisée par l’intensité de la jouissance. Scaffato se met face à moi et me force à le sucer. Très vite, je sens le liquide chaud couler dans ma gorge. Il sort de ma bouche pour que les dernières giclées se répandent sur mon visage et mes seins.
Elena pousse des cris de bonheur. Des frissons d’orgasme la secouent. Son regard est voilé. Un sourire béat éclaire son visage. Plus loin, je vois Frederico remettre de l’ordre dans sa tenue.
La voix sèche de Scaffato me ramène à la réalité.
Il m’attrape. Je me débats comme une furie. King Kong, pour la seconde fois de la soirée, se sert de ma nuque comme punching-ball.
Je me réveille dans le noir complet. J’ai chaud. J’essaie de bouger les bras. Mes mains rencontrent du tissu soyeux sur le côté, en dessous et au-dessus. Je suis dans le cercueil. Je crie, je me débats, mais le couvercle est bien fermé. Je commence à respirer difficilement. Je vais mourir asphyxiée. Je crie de plus belle. J’ai du mal à réfléchir. Je n’ai plus la force de crier. Je pleure de désespoir. J’ai de plus en plus envie de dormir. Je ferme les yeux. Petit à petit, je perds conscience. Je vois danser devant moi un classeur. J’ai des hallucinations. Pourtant, ce classeur m’est familier. Je cherche dans ma semi-conscience. Je revois des bribes de ma vie… mon enfance heureuse avec mes parents, l’accident sur l’autoroute, la chambre d’hôpital où je me réveille. Je vois aussi la tête du docteur qui m’annonce la mort de mes parents, les longs mois de rééducation, les années d’orphelinat. Et toujours ce classeur qui apparaît en filigrane. Soudain, je sais : le dossier de mon prochain article avec les preuves que j’ai laissées au journal avant d’aller jouer avec Scaffato. Je souris, puis c’est le noir.