| n° 02544 | Fiche technique | 15134 caractères | 15134 2673 Temps de lecture estimé : 11 mn |
10/12/23 corrigé 10/12/23 |
Résumé: Plaisir et délicatesse d'un suçage. | ||||
Critères: fh volupté intermast fellation gifle | ||||
| Auteur : M H | ||||
L’odeur des oranges qui émane de la pièce, le temps d’une chandelle, Davidoff, petit bordeaux blanc, carton de crème pour cendrier, je me soûle de ses discours, de ses gestes à la chef d’orchestre et de ses petits rires provoqués par cette gêne de s’être un peu laissé emporter par la musique. Ses lèvres débordantes attirent mon attention en passant et repassant sous mes yeux. J’en apprends toujours un peu plus sur lui. L’autoroute de sa vie. Les accidents. Sa peine. Elle. Ainsi, d’aria en cantate, de canon en messe, de motet en requiem, je l’écoute, ne sachant plus où donner de l’oreille tant mon cœur bat la chamade de l’entendre me dire peut-être qu’il en souffre toujours. Un moment, il y a eu, dit-il, ce jaune d’avant coucher de soleil qui annonce la nuit, le vol silencieux d’un aigle, le corbeau qu’on nourrit sans même se soucier de ce qu’invoque sa nature profonde, et puis devant, ça été les charniers, les balles dans la tempe, les injures, les humiliations, la cruauté de la beauté retranchée derrière les murs de la folie. Toute la fraîcheur de la vie qui semblait coulée à jamais dans le silence d’une pierre tombale. Je ne sais pas au juste pourquoi je m’en fais pour lui. Rien à craindre, il ne fait que vider son trop-plein. Je lui veux du bien et c’est un plaisir de voir qu’il a encore le cœur à chanter. Comme un enfant, il s’étonne. Il s’étonne encore de la beauté de ces petits moments tout simples, sans complication, et de cette lueur qui danse dans ses yeux même s’il se sait fragile à cet instant derrière chez lui. Dans son jardin à flanc de montagne, un grand cœur rapiécé ne demande qu’à s’abandonner dans son désir de me faire cracher des étincelles, seulement… Et puis, non… Rien…
Je suis fatiguée, je crois, sans doute d’avoir marché longtemps sous un soleil ardent, une larme de vin en trop, je me laisse glisser à son pied tout en versant ma tête sur ses cuisses qui m’invitent au repos. Mine de rien, je fais comme si je ne m’en étais pas aperçue, ses mains farfouillent maintenant ma nuque sous ma chevelure, et dans un murmure presque inaudible il me dit…
Claque au cœur, source de son crie dans ma chair, mon sang s’échauffe, mes membres se ramollissent, son visage dans un brouillard, je balbutie ces quelques mots en retenant mon souffle :
J’expire.
Au même moment, comme un soleil qui devra bientôt se coucher, il allonge son coup et me baise les lèvres avec une admirable désinvolture. Assis devant moi, robe de nuit glissant de ses épaules, je suis incapable de détacher mon regard de son visage. La gêne n’y est pour rien. Tout est là, beauté princière, candeur, sensualité, assurance, calme et raffinement.
J’inspire.
Mes mains en prière se distendent, s’accrochent à la peau de ses genoux, déblayent en douceur le tissu de chaque côté de ses hanches et s’engagent à nouveau sur son cuir pour les ramener en prière sur son sexe. L’odeur qui en émane grise mes narines. Son corps devient mou, fond, coule sur sa chaise jusqu’au sol. Allongée entre ses cuisses, ma tête se vautre en silence au milieu de ce festin improvisé. Je le goûte comme je savoure un fruit juteux qui est prêt à éclater en pleine bouche, et les bouffées de chaleur de son sexe me rappellent celui que je viens de cueillir au soleil, laisse fondre sous mon palais. Je l’embouche d’une caresse enveloppante, chaude et humide, afin de mieux reconnaître chacune de ses formes qui le rendent, lui, mon unique. Le temps ne compte plus, la fatigue s’est dissipée, je ne me soucie plus du chrono dans la nuit. Jouir de ce calme parfait. Entendre le son de mon con humide qui frôle son genou, mes lèvres que j’humecte pour les faire briller comme je le fais à l’approche d’un mets qui me fait envie depuis si longtemps. Le contempler, l’examiner, l’entourer dans l’une de mes mains enduites de salive chaude pour que s’éveille ma paume endormie le long de sa verge et que glissent comme une caresse mon pouce et mon index au pourtour de son gland fragile et sensible. Cette main qui reproduit le mouvement de ses caresses à l’intérieur de mon con, ses frôlements, mes spasmes. Je le réchauffe. Mon autre main cavale un moment à l’intérieur de ses cuisses pour surgir sous ses testicules lourds et fermes. Ces mignonnes tombantes, les soutenir.
Je m’énerve un peu dans mes frissons qui s’affolent sous l’épiderme. Les mouvements ne sont que vagues, sac et ressac, tout va au ralenti. Tourbillon de la langue autour de son gland, je me fais saliver encore pour arroser mes lèvres. Venir l’appuyer en son centre ; le laper d’abord très doucement, puis plus intensément le long de son cordage qui gît sous sa bourse en attente ; le caresser aussi avec ma joue, mon menton, mon autre joue, ma tempe, mon front, mon nez et encore mes lèvres. Peu de contrôle dans mon ardeur. Ses valseuses, je veux les engloutir pour les bercer dans ma bouche avec ma langue, les rejeter au-dehors, les pourlécher, les ravaler si tendrement qu’il ne puisse même pas douter un instant que je sais qu’elles sont ce qu’il a de plus précieux. Tout est dans le regard. Chercher ses yeux pour guetter son impatience, son désir de se faire engluer, son besoin de se la faire engouffrer jusqu’au fond de ma gorge. Il sera sans miséricorde pour moi. Le coup d’œil qu’il porte vers moi en dit long, il est havre de paix, salon intime et buisson ardent.
Patience, oui, je le prépare. Mais c’est tout de même démentiel toute cette puissance du regard. Lui qui ne peut s’empêcher de soutenir le mien avec ce corps brûlant qui s’apprête à s’enfouir dans ma bouche, et moi qui ne peux supporter le sien. Ou alors, je le fixe longuement, comme lorsque je fixe un point quelconque. Et là seulement, il s’aperçoit que j’ai oublié pour un temps la ville, les murs, les gens comme des murs. Il guette mon désir et ne dit rien. De peur de m’effrayer. Je suis la grâce qui ferme les yeux et les ouvre comme si je m’indignais devant lui. À chaque battement de paupières, ce sont ses pupilles que je pénètre quand elles s’écarquillent, et lorsque mes cils atteignent mes joues comme pour les chatouiller, je baisse légèrement la tête, scrute en secret cette fine gouttelette scintillante qui a émergé de son méat, ce petit liquide au goût sublime qui déclenche en moi l’envie folle de le boire.
Tremper son gland. Encore, mais aussi pour lui rappeler qu’il n’est pas toujours facile de me pénétrer. Simuler son entrée à l’orée de l’une de mes ouvertures en déposant mes lèvres avec une légère pression. Je peux me permettre certaines fantaisies, c’est ma bouche après tout. Si c’est pareil, pourquoi me donnerais-je tant de mal… ? Mes lèvres, ma langue, mon palais, ma gorge ont des vertus autres que mon passage qui s’étend de ma vulve à mon utérus ou mon anus. Il aime ce confort douillet à l’intérieur, celui qui l’écrase, mais cette pompe buccale calfeutrée, il ne pourrait pas s’en passer. Je lui dois d’être une belle petite suceuse puisqu’il bande pour moi. Je le sais. Je connais la fragilité masculine et c’est justement ça qui me stimule, m’enivre, me rend complètement dingue. J’en aime la délicatesse, la vulnérabilité. Je le veux fébrile. Éternellement fébrile. C’est cette qualité-là même qui m’amène au dépassement. C’est ce qu’il veut. C’est ce que je vois et ressens, pressens et entends.
Pour un moment, je lâche prise. Son souffle profond, une brise légère qui guide mes lèvres et ma langue sur sa peau lisse comme de fines soieries. Mes lécheuses détrempées remontent par leurs caresses sur son aine qui tressaille ; tandis que son ventre se tend, son sternum se creuse et que ses poumons se gonflent. Arrêt sur son torse. Ses mamelons bandent au contact de l’eau qui gicle de ma bouche. Il tremble, sursaute, se contracte, se détend. Je poursuis le long parcours. Aller se nicher au creux de son aisselle et graviter langoureusement sur l’épaule jusque dans son cou. Un peu plus impatiente, frénétique, plus intensément, je mouille sa joue, j’enchâsse ses lèvres, me fraye un chemin jusqu’à ses dents, chemine de long en large sur ses gencives, me marie à sa langue molle, et encore à sa langue, lui bouffe à nouveau les lèvres, avale son menton, mes dents qui s’en mêlent mordent son cou, plonge derrière son oreille, remouille sa joue, effleure sa tempe, trempe les poils de son arcade sourcilière, son front, et redescends sur sa tempe, sa joue, sa gorge, son torse, ses côtes, sa taille, et avec mes mains qui suivent la traversée, j’empoigne ses hanches afin qu’il me présente son pli sous le potelé de sa fesse, sa raie, son rectum, mur à pénétrer jusqu’au fond, jusqu’où la cambrure de son cul permet à ma langue de l’engorger. J’insiste, puis me faufile à la naissance de son cordage, ma tête entre ses cuisses le fait basculer sur le dos. Mes fragiles poignets contre ses mollets, j’écarte ses jambes longues et massives pour en faire suivre l’une sous et sur son sac devenu fiévreux et glissant. L’autre, sur sa queue bien tendue pour qu’elle pointe vers ma bouche. Je « crachote » gentiment sur son gland qui dérape peu à peu entre mon palais et ma langue. Il plafonne entre deux poussées à la limite du détroit de ma gorge. Avec l’anneau de mes doigts, je remonte pour suivre la vague qu’il m’implique en me tenant les cheveux serrés dans sa main gauche pour cadencer ma tête et tout mon corps. Magnifique. Il me fait connaître son monde afin que je puisse y boire comme à une coupe nouvelle.
C’est sa foi, sa folie à laquelle je veux m’abreuver. Mordillant sa lèvre inférieure, il ouvre grand sa bouche, inspire à fond, serre ses dents, expire ses plaintes, grossit toujours, je suis le rythme de sa respiration haletante, de ses tremblements, de ses veines qui gonflent, de ses cuisses, de ses genoux, de ses mollets qui moulent ma taille toujours de plus en plus, de ses mains qui serrent la racine de ma crinière pour maintenir ma tête en position basse toujours plus près de cette fourrure. J’étouffe. Je le suce doucement s’il le veut, il n’est pas pressé. Faire comme bon lui semble, je ne sais plus. Peut-être, le sucer plus fermement, accélérer, saisir exactement quoi ne pas trop faire pour maîtriser avec lui les différents plateaux qui l’élèvent peu à peu vers l’orgasme. S’il savait ce qu’il se passe dans mon for intérieur. Je peux le lui décrire, mais comme moi seule peux le vivre, dans un lyrisme qui m’appartient et qui lui est offert. Il accueille mon désir comme authentique, sans aucune demi-mesure, sans prétention. Mon cou me tiraille, ma mâchoire se coince, mes biceps perdent de leur force, mes reins me font mal, mes cuisses perdent le contrôle dans un tremblement effréné, mes genoux ne supportent plus mon propre poids, mon cogneur bat si vite que je dois l’encourager à poursuivre l’harmonie du mouvement, mais à l’opposé, il se crée un phénomène euphorisant, allant jusqu’à la surexcitation de le voir si près du but. Ma respiration de plus en plus saccadée déclenche une forme d’asphyxie générale qui engourdit la douleur ressentie dans chacun de mes membres, poussée d’adrénaline si intense que je me crois sous l’effet d’une drogue, boa constricteur sur les muscles de tous mes organes vitaux. Ma vulve se gonfle, s’épanouit comme une fleur où la rosée du matin s’est déposée. Je serais prête à n’importe quoi pour une portion de ses caresses, de son fou-trrr-e. Ma peau, il peut la gifler, la taper, l’agripper aussi fort qu’il le veut. Mon seuil de tolérance n’a plus d’entendement. Ses mains, ses doigts qui m’ont fait rêver si longtemps. Il doit me sortir du rêve, me ramener à la réalité. Et puis non, le rêve, c’est mieux ! De petites fessées, il me fait gueuler d’un bruit sourd dans ma bouche remplie de sa bite pour que mon cul se cambre comme pour lui dire encore, pour que ma main droite perde patience, que je me tiraille entre deux rôles, celui de tenir son sexe et celui de lui demander de venir me limer pour atteindre l’orgasme en même temps que lui. Il aime par-dessus tout se faire saisir, caresser, palper, me caresse aussi. Il sait, je serai insatiable, égoïste, tant et aussi longtemps que je n’aurai pas joui.
Pour un temps, il m’enveloppe de ses bras, me roule et me dépose sur le dos. Au-dessus de mon con, il m’offre un spectacle à faire rêver de l’infini. Sourire en coin, il me demande de me caresser, aussi. En duo, le violoncelle me braille dans les oreilles en passant par l’échine pour m’exploser dans le crâne. Mon corps se crispe. Bouillon dans les entrailles. Lui, sûrement la même chose. Tous les muscles de son bras et de son abdomen se contractent. Et cette gueule qui s’entrouvre nonchalante, les dents brillantes, ce regard suave qui me perd dans une nuée et me titille avec son gland imbibé à l’orée. Me tire quelques bons coups et se retire juste avant que je ne jouisse. Sans même se soucier s’il peut me vexer, me dit :
Un peu traître, mais il n’y a qu’un avantage pour lui, je deviens doublement gourmande. Assoiffée, je me mets à griffer un peu fort, oui, à vouloir prendre un contrôle qu’il ne m’a pas autorisé, mais il m’en gifle une petite sèche en plein visage, et je me calme. Il devine, tout à l’écoute de mon souffle. Que de gémissements ! Sa petite soie n’est pas encore assez sage, on dirait. Il me saisit donc la mâchoire fermement avec une main, et, avec l’autre, il enfonce ses doigts dans ma fente. Je serre mes cuisses comme pour emprisonner sa main. Il redouble, me serre plus fermement la gueule pour que je relâche ces cuisses, ramène ses doigts avec mon jus dans sa bouche en se le roulant sur ses gencives, ses dents et sa langue, me plante avec sa langue dans ma bouche, s’y soustrait et déclame qu’il m’a goûté et que c’est à mon tour maintenant de le goûter. J’écoute désormais, il peut faire ce qu’il veut avec moi et du coup je deviens sa vierge folle à laquelle il fait reprendre le suçage. Mes seins brûlants réchauffent ses cuisses, il chevrote sous ma peau. Le redessinant avec mes doigts, j’admire les différents coloris du grain de sa peau passant du blanchâtre au rose et pêche, le modelé de ses muscles, l’ombre de ses plis, la perspective de ses différents profils, la profondeur de son regard, les traits et le volume de tout cet ensemble. L’eau perle de son front à son cou, le duvet de sa peau illumine mes yeux. Une merveilleuse mare s’est accumulée sur son ventre. Docile, en extase, cela en est trop, je m’aventure de plus belle sur ce corps gonflé à bloc. Un doigt dans son anus, je perds le contrôle. Je le suce, je le bouffe, je le pompe jusqu’à ce qu’il m’ordonne de tirer la langue, jusqu’à ce qu’il jouisse du cul, du ventre, que son sang le mitraille d’un feu qui le tronçonne et dévale chacune de ses vertèbres avant de se propulser dans un dernier soulagement vers sa queue et qu’il m’éjacule son foutre en pleine gueule ! J’ai fermé les yeux très fort, j’en suis pleine. Son liquide perle sur mon visage, de partout. Je tire la langue à la commissure de mes lèvres pour me laver du trop-plein, enfouis mon con sur son sexe encore ferme, et avale, et resuce, et avale, et resuce…