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n° 02102Fiche technique23834 caractères23834
Temps de lecture estimé : 14 mn
14/04/01
corrigé 22/02/22
Résumé:  Découverte des choses de la vie au début du siècle passé
Critères:  fh voisins campagne amour intermast cunnilingu pénétratio init
Auteur : Saroumane            Envoi mini-message
Chronique du temps jadis

Le temps de l’insouciance était revenu. Nous vivions ce que plus tard les « historiens » appelèrent les années folles. La Grande Guerre était finie depuis presque sept ans, la grande crise n’avait pas encore commencé, ou du moins elle n’avait pas encore atteint notre petit village de campagne.


J’avais dix-huit ans et pourtant je n’imaginais pas l’avenir. Le progrès n’était, pour les paysans que nous étions tous, qu’un mot dans le gros dictionnaire qui trônait sur le pupitre du maître d’école. Le journal que nous recevions chaque jeudi parlait d’électricité, de trains, de paquebots gigantesques voguant vers les Amériques. Mais tous ces récits semblaient n’appartenir qu’au domaine de l’imaginaire et que jamais la tranquillité de notre campagne ne changerait de ce qu’elle était depuis des centaines d’années…


Juliette avait presque vingt ans et moi dix-sept et demi. Elle habitait deux maisons plus loin que la ferme de mes parents et nous nous côtoyons depuis l’enfance. J’avais été à l’école avec un de ses frères, nos parents s’aident mutuellement pour les travaux de champs, bref elle faisait partie de mon paysage, sans que je ne lui aie jamais porté une attention particulière. Un jour pourtant, alors qu’elle portait un gros panier de linge au lavoir municipal (en ce temps-là, les femmes faisaient la lessive toutes ensemble au lavoir sur la place du village), elle s’encoubla sur une pierre qui dépassait du chemin et tomba. Pendant sa chute, je vis sa jupe et ses multiples jupons se relever presque jusqu’au niveau de ses genoux. Mû par une intuition inattendue, je me suis précipité pour l’aider à se relever. Elle s’était tordu la cheville et ne pouvait plus marcher. Alors, je la pris dans mes bras, doucement. Pour assurer sa position, elle dut passer ses bras autour de mon cou. Alors que je tournais la tête vers elle et qu’elle essayait de se redresser un peu, mes lèvres ont par accident touché les siennes. Je ne sais ce qui m’est arrivé à ce moment, mais tout à coup, la voisine sans intérêt s’est métamorphosée en une magnifique jeune femme. Elle dut elle aussi ressentir le même genre trouble car ses joues se mirent à rosir et pudiquement, comme il seyait à une jeune fille honorable de cette époque, elle baissa les yeux.


Le temps nécessaire pour parcourir les deux cents mètres qui nous séparaient de chez elle est resté dans ma mémoire comme un des moments les plus doux de ma courte vie. Arrivé chez elle, je la déposai sur un banc devant l’étable. Je m’agenouillai devant elle, lui enlevai sa bottine, et lui pris la cheville. Je commençai alors un massage qui lui arrachait de légers gémissements dont je supposais qu’ils étaient dus à la douleur. Elle me demanda d’aller chercher son panier de linge pendant qu’elle allait rester là pour se remettre un peu de ses émotions. À partir de ce jour, je fus intimement convaincu qu’elle partagerait le reste de mon existence. Encore fallait-il que je réussisse à la convaincre de cette évidence.


À partir de ce jour, je saisis toutes les excuses plus ou moins plausibles pour la rencontrer. Il me fallait toujours un outil ou quelque chose que seule sa famille pouvait me fournir. Je ne loupais pas une occasion d’aller donner un coup de main pour s’occuper des bêtes ou porter du bois par exemple. Après presque un mois de ce manège suspect, je me résolus à lui demander de me rejoindre dans le petit bois derrière chez elle. Elle rougit et me dit doucement :



Plusieurs fois dans les jours qui suivirent je la relançais, mais chaque fois elle m’éconduisait avec le même argument.


La semaine suivante, alors qu’elle revenait du lavoir communal à nouveau avec un très gros panier de linge, elle déposa son fardeau devant chez nous, paraissant épuisée. Il ne me fallut que quelques secondes pour voler à son secours et m’emparer du panier. À haute voix, elle me remercia de l’aider, mais plus doucement et en regardant droit devant elle comme pour ne pas croiser mon regard, elle dit :



Si je suis toujours intéressé ? J’aurais donné mon âme et mes deux bras pour ce rendez-vous.


Le dimanche suivant, elle put enfin s’échapper de la surveillance familiale et communautaire. Nous nous étions donné rendez-vous à l’extérieur du village, en lisière de la forêt. J’étais déjà à l’attendre quand je la vis arriver, courant plus que marchant dans le chemin défoncé par les roues cerclées de fer des chariots. Dans ce soleil d’un après-midi de juillet, elle était absolument magnifique. Ses cheveux relevés en chignon sur sa nuque, elle portait une longue jupe grise la couvrant jusqu’aux chevilles. Sa taille fine était soulignée par une ceinture de velours noir et son corsage de dentelle blanche soulignait encore la blancheur de son teint. Qu’elle était belle ! Arrivée à ma hauteur, elle tomba entre mes bras. Sa course à travers champs l’avait un peu essoufflée et je pouvais sentir dans mon cou sa respiration saccadée. Elle mit quelques minutes à reprendre ses esprits. Ensuite presque sans bouger la tête, elle commença à déposer dans mon cou de petits bisous timides. Je la laissai faire quelques instants avant de moi aussi lui prodiguer quelques tendres caresses. Doucement, elle prit ma main et la plaça sur son sein gauche. Pour la première fois de ma vie (enfin de ma vie d’homme), je pus découvrir la douceur des courbes féminines. Et par la même occasion, je pouvais aussi sentir son cœur palpiter, trahissant par-là même son émotion. Petit à petit, comme un voyage que l’on fait par petites étapes, nos bouches se sont rapprochées l’une de l’autre pour fusionner dans un baiser passionné. Enfin, pour être plus honnête, ce premier baiser fut plus maladroit que passionné. Mais qu’importe, elle venait en quelque sorte de me signifier qu’elle accepterait des avances plus poussées.


Ma main droite, toujours posée sur son sein gauche, commença à bouger lentement pour explorer plus complètement cette partie de son anatomie. Sa poitrine était de taille modeste, presque une poitrine d’adolescente, mais très ferme et, à en juger par la réaction que je percevais sous mes doigts, particulièrement sensible. Ma main gauche commença, elle aussi, à explorer le corps de Juliette. À travers son corsage, je découvris l’arrondi d’une épaule, la protubérance légère d’une vertèbre derrière sa nuque, mais aussi les limites de ses dessous qui formaient une frontière à peine perceptible le long de ses flancs. Pendant de longues minutes, nous sommes restés ainsi à nous bécoter, nous caresser et nous découvrir.


Ensuite, appuyant mes mains sur ses épaules, je lui fis comprendre qu’elle devait s’allonger sur le lit de feuilles sèches. Je m’allongeai près d’elle, et comme je la voyais frissonner malgré la chaleur ambiante (et la chaleur dégagée de la situation), je murmurai à son oreille :



Je commençai par embrasser ses lèvres, puis son menton, puis son cou. Continuant mon chemin, ma bouche arriva à la hauteur de sa poitrine. Par jeu, je pris un de ses seins entre mes lèvres et soufflai doucement pour attiser la flamme qui commençait à brûler en elle. Je continuais à descendre le long de son corps et m’attardai quelques instants sur son ventre. Le contact de mes lèvres provoqua chez elles un sursaut qui la surprit autant que moi. Je tendis mes bras vers ses chevilles et agrippai sa jupe pour la relever. En dessous, elle portait un long jupon de dentelle blanche (que la mode était féminine en ce temps-là) que je relevai aussi ainsi que le bas de sa chemise (que la mode était compliquée en ce temps-là). Comme il faisait chaud, elle n’avait pas chaussé de bas. Je découvris alors un pantalon blanc, serré aux genoux. Ma main se posa alors sur son genou et remonta lentement le long de sa cuisse. Tout en essayant d’être le plus doux et le plus tendre possible, je me demandais comment j’allais pouvoir lui enlever cet oripeau. À cette époque, les sous-vêtements féminins étaient plus compliqués qu’aujourd’hui, du moins si j’en crois les magazines. Ma main était maintenant arrivée à la hauteur de l’aine et se déplaça pour atteindre le pubis. Quelle ne fut pas ma surprise (mais aussi mon soulagement) quand je sentis que son pantalon était fendu à l’entrejambe et me donnais ainsi accès à son intimité (les dessous féminins étaient encore pour moi un domaine largement inexploré). Ma bouche a rejoint ma main et je pus enfin voir cet endroit que Courbet appelait « l’origine du monde » et qui pourtant (du moins à cette époque) était un des secrets les plus inaccessibles pour un jeune homme de dix-sept ans.


J’écartai les pans du pantalon pour admirer ce mystère dans son entier. Une touffe de poils châtain clair, de la même couleur que sa belle crinière ornait discrètement deux lèvres roses. Je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait faire mais je sentais confusément qu’il fallait que ma langue aille explorer ce domaine qu’aucun homme n’avait jamais souillé. Doucement, je commençais par déposer un léger baiser sur son sexe rose. Ma langue trouva d’instinct le chemin de son vagin. À l’aide de mes doigts, j’écartais son minou pour admirer en détail ce spectacle magnifique. Maladroitement, presque par hasard, je trouvai son clitoris que je pris entre mes lèvres et aspirai doucement. Au fur et à mesure de mes caresses, le sexe de Juliette s’humidifia. Ma méconnaissance de la sexualité féminine fit que je fus tout d’abord très surpris de cette senteur à la fois douce et épicée. Mais très vite, je me délectais de ce doux nectar. Avec obstination, je continuais d’embrasser et de lécher le minou de Juliette. Tout à coup, sans que je l’aie vraiment cherché, Juliette eut un orgasme qui semblait mesuré à l’aune de mon inexpérience, fabuleux et surprenant. Je découvrais qu’une femme pouvait aussi jouir.


Je remontais lentement vers son visage et elle commença à embrasser mon visage sur lequel luisaient encore les reliefs de son plaisir. Je comptais bien ne pas en rester là, malheureusement nous vîmes son frère approcher sur le même chemin qu’elle avait elle-même emprunté quelques instants auparavant. Nous nous sommes alors cachés derrière un buisson pour qu’il ne nous voie pas. Le clocher de l’église sonna alors cinq coups. Juliette, après un dernier baiser, décida qu’il était temps de rentrer pour aider sa mère à préparer le repas du soir. Un vague sentiment de frustration me saisit pendant quelques secondes, mais, voyant peut-être ma mine dépitée, Juliette se glissa contre mon oreille et me murmura :



Instantanément, mon cœur s’emballa. Je passai les minutes qui suivirent dans un tel état d’euphorie que je ne m’étais même pas rendu compte qu’elle s’en était déjà retournée chez elle. Pour ne pas éveiller les soupçons du voisinage, je retournais à la ferme familiale en faisant un grand détour. Il fallait aller traire les vaches et mon père allait sûrement m’attraper pour mon retard…


La semaine qui suivit me parut totalement irréelle. Chaque fois que je fermais les yeux, le doux visage de Juliette (enfin pas seulement le visage) apparaissait devant moi. Il fallait trouver une solution pour que la prochaine fois nous ne soyons pas dérangés. Le dimanche suivant, sur le parvis de l’église, je réussis à lui glisser :



Elle ne répondit pas, mais à ses yeux baissés et au léger rouge qui envahissait ses joues, je compris qu’elle acceptait.


Le repas familial et dominical me parut interminable. Je dus regarder au moins cent fois la grosse horloge qui trônait dans un coin de la cuisine. Si je n’avais pas vu le long balancier osciller régulièrement, je me serais sûrement levé pour m’assurer qu’elle n’était pas arrêtée. Après le repas, quand la vaisselle fut lavée et rangée, mon père et mes frères, comme tous les dimanches d’été, partirent jouer aux quilles au seul bistrot du village. En ce temps-là, loin des villes, sans autre moyen de transport qu’une carriole attelée, les loisirs étaient simples et peu nombreux. Ma mère et mes sœurs rejoignirent d’autres femmes du voisinage pour discuter en s’occupant de divers travaux d’ouvrage (c’est ainsi qu’on appelait à l’époque le ravaudage des habits).


Discrètement, je m’éclipsai derrière la maison. En passant par les vergers dans lesquels étaient plantés divers arbres fruitiers, je rejoignis un appentis adossé à la grange des parents de Juliette. En essayant de faire le moins de bruit possible, j’enjambai la barrière du parc à poules et escaladai un muret pour me retrouver sur le toit de l’appentis. Ensuite, il suffisait de se hisser par l’ouverture de la « fenêtre » pour me retrouver dans la grange. Les vaches de l’étable me regardèrent, indifférentes, tout en continuant de ruminer. Je grimpai l’échelle adossée au solier (cette espèce d’attique sur lequel on stockait le foin), je me cachai sur la meule de foin et attendis la venue de Juliette.


Elle devait être aussi impatiente que moi, car mon attente fut de courte durée. J’entendis bientôt sa voix douce :



Elle emprunta elle aussi l’échelle et me rejoignit. Elle se jeta alors dans mes bras comme si nous ne nous étions pas vus depuis des siècles et m’embrassa fougueusement. Près d’une semaine que j’attendais ce moment, j’avais largement de calculer que cela faisait 168 heures, ou 10 080 minutes, ou plus de 600 000 secondes. Presque l’éternité quand on a 18 ans. Nous nous étendîmes alors sur le foin et continuâmes nos caresses là où nous les avions laissés la semaine précédente. Après quelques instants, je la repoussai lentement et lui dis :



Je sautai alors en bas du tas de foin, descendis l’échelle et allai prendre une couverture pour les chevaux que j’avais repérée en arrivant. Les câlins dans le foin, c’est peut-être poétique, mais ça pique horriblement les fesses. Je remontai, étendis la couverture sur le foin et d’un geste l’invitai à y prendre place. Je commençai alors à lui caresser la poitrine à travers son corsage. Existe-t-il quelque chose de plus doux sur cette terre que ces deux appâts quand ceux-ci appartiennent à la femme qu’on aime ? J’allais descendre ma main le long de ses cuisses pour remonter sa robe comme la dernière fois quand elle saisit fermement mon poignet tout en murmurant.



Je me laissais donc faire. Elle déboutonna alors ma braguette, glissa sa main dans mon pantalon et très vite trouva l’objet du délit. Elle n’eut pas de grands efforts à fournir pour avoir la certitude qu’elle ne me laissait pas indifférent. Elle commença alors à jouer avec mon pénis. Plusieurs fois, je dus lui dire d’arrêter car j’étais à la limite de l’explosion. Cependant, dans un moment de relâchement coupable, je ne pus l’avertir assez tôt et je lâchai alors un liquide blanchâtre qui vint souiller ma chemise, mais aussi son visage et ses cheveux. Elle leva alors les yeux vers moi avec une moue mi-désolée, mi-amusée. Manifestement, elle ne s’attendait pas à ce que le plaisir masculin se manifestât sous cette forme. Je pris mon mouchoir dans ma poche pour effacer autant que possible les traces de mon émoi.


Heureusement, à cet âge, on dispose de ressources apparemment inépuisables et presque immédiatement je retrouvai une forme olympique. Cependant pour calmer le jeu, je la pris par les épaules et l’attirai vers moi. Nous restâmes ainsi un moment, elle blottie contre ma poitrine et moi, flamberge au vent. Que ces moments étaient doux ! Elle reprit néanmoins la direction des opérations. Elle commença par quelques bisous mutins sur mes joues, ma bouche et mon cou. Elle ouvrit ma chemise et laissa errer ses lèvres sur mon torse. Elle releva subitement et commença à se trousser lentement. La coquine devait avoir prémédité ce qui allait se passer car, à ma grande surprise, je vis qu’elle n’avait pas de pantalon sous son jupon. Elle plaça alors ses jambes de chaque côté de mon bassin et tomba à genoux. Ensuite, lentement, elle s’abaissa et prit ma queue dans sa main pour la guider dans son intimité. Était-elle plus expérimentée que moi ? Reproduisait-elle ce qu’elle avait vu avec les animaux de la ferme ? Toujours était-il que son geste semblait très naturel. L’humidité de sa chatte aurait dû permettre une intromission sans à-coup. Malheureusement, j’étais tellement impressionné par cette femme magnifique qu’avant que je n’aie commencé de la pénétrer, déjà je ne pus me retenir et lâchai sur son sexe une deuxième salve de foutre. Décidément, il faudrait que j’apprenne à contrôler mes émotions. De plus, à l’époque, s’il était possible de s’inspirer des exemples donnés par les chiens, les vaches ou les chevaux pour la technique, nous n’avions aucune idée de ce que signifiait le mot « contraception ». À nouveau, je la serrai contre moi. Elle colla sa bouche contre mon oreille et j’entendis :



Un sourire fleurit alors sur son visage et elle se blottit à nouveau contre moi. Heureusement, il ne fallut pas longtemps pour que je reprenne des forces. Mais maintenant, j’étais bien décidé à garder le contrôle de la situation. Je la couchai sur le dos et, lentement, parsemant mon chemin de baisers que je voulais aussi tendres que possible, je descendis lentement vers son ventre. Ma main prit la direction de ses chevilles, agrippa le bas de sa robe et la remonta doucement. Pour la première fois, je vis la peau blanche de ses cuisses. Le fin duvet qui ornait mes joues me permettait de lui embrasser l’intérieur des cuisses sans risquer de l’irriter. Sous la peau douce et fine, on distinguait de minuscules veinules bleutées. Continuant ma progression, j’arrivai à son sexe. J’avais compris la semaine passée comment la rendre heureuse. Je répétais donc les gestes que j’avais découverts. Pour la première fois aussi, je pouvais voir son sexe en entier, sans être gêné par ses dessous. Une fine toison châtain clair, douce et soyeuse, surplombait deux lèvres roses et gonflées de désir. En haut de sa fente, un adorable bouton rose réclamait dans un cri silencieux des baisers enflammés. Comment résister à cet appel ? Je commençai donc à aspirer doucement le mutin clitoris. Avec ma langue, je tentais de l’envelopper, de le caresser. Juliette déjà échauffée par nos activités précédentes ne résista pas longtemps à ce traitement et explosa enfin dans un orgasme interminable. Mais ceci n’était qu’un début. Il était clair que tous deux voulions autre chose.


Je repoussai sa jupe sur son ventre. Prenant chacun de ses genoux avec d’infinies précautions, je lui écartai les jambes. Je défis mes bretelles et descendis mon pantalon sur mes genoux. Je me couchai sur elle, pris sa main pour la placer entre nous et lui demandai :



Elle me guida donc à nouveau dans son ventre. Je commençai par la pénétrer lentement. Je sentis très vite la résistance de sa virginité. N’ayant aucune idée de ce que cela pouvait être, j’allais me retirer. Elle agrippa alors ma queue tout en prononçant un « Non ! » plein de déception. Je rentrais alors encore une fois en elle et forçai avec toute la douceur dont j’étais capable cette barrière naturelle. Elle poussa un léger gémissement quand son hymen céda, mais immédiatement elle m’enjoignit de continuer. Je m’enfonçai donc aussi loin que je le pus et restai ainsi quelques secondes dans ce fourreau chaud et tendre.



Je commençai donc de lents mouvements avant-arrière comme me le dictait mon instinct. Dans le même temps, avec une de mes mains, je cherchai et trouvai son clitoris que je caressais doucement. Après quelques minutes de cette gymnastique, elle eut un nouvel orgasme. Les contractions de son vagin déclenchèrent mon plaisir et pour la troisième fois de l’après-midi, je sentis mon sperme couler au fond de sa chatte.


Je m’affalai sur elle, ma tête sur sa poitrine. Je pouvais entendre son cœur battre à toute vitesse et son souffle, tout d’abord court et désordonné, se calmer petit à petit. À nouveau, je passai mes bras autour de ses épaules, et déposai un baiser plein de tendresse sur son front. Je décidai dès cet instant que pour le reste de mon existence, toute ma force et mon énergie n’auraient d’autre but que de la rendre heureuse.


Pendant près de deux ans, nous poursuivîmes nos amours clandestines. Mais un jour arriva un merveilleux « petit accident » que nous avons prénommé Justine, et qui nous permit de convaincre nos parents de l’amour réciproque que nous éprouvions.


À l’heure où j’écris ces lignes, Juliette est là en face de moi. Elle somnole dans son fauteuil. Bien sûr, nous avons comme tout le monde eu notre lot de bonheurs et de chagrins. Bien sûr, comme tout le monde, nous avons traversé des moments difficiles. Bien sûr, toutes ces péripéties de la Vie avec un grand V ont laissé des traces sur nos corps et sur nos visages. Mais pendant ces presque trois quarts de siècle que nous avons passés ensemble, tous les matins je me réveille et je la regarde dormir. Elle est toujours restée à mes yeux la sublime jeune femme du temps de notre jeunesse (une bombe dirait les jeunes de nos jours), et je m’émerveille chaque jour d’avoir pu passer tout ce temps auprès d’elle.