| n° 02091 | Fiche technique | 29291 caractères | 29291Temps de lecture estimé : 16 mn | 12/04/01 corrigé 07/11/22 |
| Résumé: Une histoire écrite pour évoquer avec mon amante les moments délicieux passés ensemble | ||||
| Critères: fh couple douche amour volupté intermast | ||||
| Auteur : El Wau (Un type sans problèmes) | ||||
Sa voix au téléphone avait été grave et suave.
Il avait dit cela avec un semblant d’autodérision, mais aussi par esprit pratique. Hélas pour lui, il avait eu la politesse naturelle de lui renvoyer la question, et elle s’était exclamée avec un enthousiasme malicieux :
Et lui, à l’autre bout du téléphone, levait les yeux au ciel, soupirait intérieurement en approuvant. Si cela pouvait lui faire plaisir. Après tout, le bonheur tient à peu de choses.
Ils se rencontraient le lendemain.
Ils s’étaient avancés l’un vers l’autre, dans un rythme que l’on sentait retenu, après une attente qui avait mué les secondes en heures, les battements de cœur en tremblements de terre. Ils s’étaient approchés pour un petit bisou, et elle avait reculé et l’avait considéré avec la fierté d’une mère juive :
Il ne répondait pas, souriant en coin.
Elle était merveilleuse.
Elle avait son visage allongé qu’il ne devait voir que tendu de traits souriants, ses yeux vifs et délicats, la larme figée sur sa joue d’un grain de beauté discret, comme la touche personnelle d’un tableau baroque. Et une fabuleuse aura de bonheur.
Il lui sourit encore en desserrant sa cravate, et l’invita à passer son bras autour du sien. Il portait une veste en cuir, elle un blouson, si bien que, lorsqu’ils marchaient, il y avait comme un crissement disgracieux qui rythmait leur allure. Ils quittèrent la place Monge, avec sa fontaine pittoresque et ses envolées de pigeons, ils marchèrent sur les pavés inégaux des vieilles rues du cinquième arrondissement. Ils croisaient souvent le regard, souvent pour se dire des banalités affligeantes, et elle passait sa main sur la chemise de son amant, comme pour tâter un cœur et voir s’il était en vie.
Ils montaient les escaliers d’un petit immeuble ; à chaque palier, les étreintes se faisaient de part et d’autre plus insistantes, les lèvres caressaient les cous pour chercher les lèvres, corps rapprochés et s’embrasant, sans pour autant atteindre leur but, peut-être par plaisir du désir. Haletant, il se détacha d’elle :
Il se rapprocha d’elle et la souleva par les épaules et les jambes, pour la porter devant son palier qu’il ouvrit tant bien que mal. Elle enlaçait son cou de ses bras, elle posait ses lèvres sur sa chemise, elle tremblait d’émotion d’être aussi proche de celui qu’elle désirait depuis tant. Elle fut déposée avec une certaine rudesse sur un canapé, et il soupira.
Son appartement consistait en une pièce d’une vingtaine de mètres carrés auquel se greffaient une petite cuisine et une salle de bain minuscule. Des larges fenêtres, on pouvait voir le soleil déclinant sur les mansardes voisines typiques de Paris. Il y avait un grand matelas jeté au milieu, surmonté de deux couettes, des lampes halogènes, une décoration sobre mais de mauvais goût. Elle dézippa son blouson et croisa les jambes sous sa jupe longue à fleurs. Fronçant les sourcils devant la posture fatiguée de son ami, qui récupérait son souffle, debout, les mains appuyées sur les cuisses, elle demanda :
Elle se leva avec sévérité. Lui, il ne riait pas du tout.
Il retira sa veste et la jeta sur la chaîne hi-fi. S’approchant d’elle, il l’enlaça fort, en serrant ses mains autour de la taille de son amante, et approchant ses lèvres de son oreille, il murmura :
Mais sa douceur ne faisait aucun doute. Leurs lèvres se rencontrèrent. Ses mains caressaient son dos avec une passion ravageuse, et sa langue invitait un doux dialogue sensuel, caressant la sienne, et l’invitant par petits coups à venir visiter sa bouche. Il passait sa langue en fredonnant des gémissements de soulagement, qui se transmettaient par vibration tout le long des lèvres de sa partenaire. Assaillie par cette passion, elle eut un mouvement involontaire du bassin qui la plaqua contre celui de son amant, et elle l’enlaça de ses jambes. Il quitta ses lèvres et sa langue, haletant, pour plonger dans son cou, et le couvrir de petits baisers, sucer et mordiller tendrement des morceaux de chair, alors que sa main descendait plus bas pour masser le creux de ses reins, puis la ligne des reins à la taille, puis les fesses, toujours plus fermement, et d’un mouvement qui devenait mal assuré sous l’effet de l’excitation.
Soumise à ce traitement, elle ne voyait que des petites étoiles et fondait littéralement, si bien qu’il dut la retenir par la taille pour ne pas qu’elle s’effondre. Elle gémissait de plaisir, passait avec une passion incontrôlable la main sur le torse de son amant, dont elle avait réussi dans son trouble à dégrafer quelques boutons de chemise ; l’effet fut immédiat pour lui, et elle le sentait s’exprimer au travers de cette rigidité qui montait dans le sexe de son partenaire, qu’elle caressait au travers du jean.
Toujours debout, il la porta et l’invita à s’appuyer sur le mur. Elle lui donna un petit baiser, puis ôta son T-shirt avec rapidité, pour l’étreindre de nouveau ; il embrassait ses épaules nues en passant la main dans l’intérieur de ses cuisses, soulevant sa jambe gauche, et plaquant son bassin incontrôlable prisonnier contre le sien et le mur. Les caresses au travers du tissu étaient si sensuelles, ses gémissements grandissaient en intensité à mesure. Un feu brûlant tenaillait son bas-ventre, et son corps frémissait ; lui, il se faisait plus passionné, haletant, il partait presque en bataille dans un calcul froid.
Au-dessus de sa tête, elle pouvait voir dans le miroir sur le mur opposé son amant la caressant, et cette vision hâta son excitation, elle n’en tenait plus ; il glissa deux doigts dans son soutien-gorge pour en abaisser le balcon, et prenant son sein gauche délicatement, il en approcha ses lèvres. Il les referma sur son mamelon tremblant, pour sucer tranquillement tandis qu’il malaxait l’autre avec intensité ; il jouait avec le téton avec le bout dur de sa langue ; les mains descendaient sur ses hanches sur la jupe longue qu’il fit descendre au sol. À l’aveugle (elle fixait le miroir), elle dégrafa son jean et sortit son membre dur qu’elle massait doucement ; cela renforçait l’excitation du jeune homme à voir la ferveur avec laquelle il continua de lui sucer les seins.
Il posa un genou à terre, retira maladroitement la petite culotte de son amie et embrassa l’intérieur de ses cuisses, pour remonter doucement sur son entrejambe et son sexe suintant, pour le lécher alors qu’il enlevait lui-même sa chemise. Il passait sa langue tout le long de son sexe, pour remonter sur le clitoris qu’il aspirait et suçait avec douceur, et la pauvre fille qui n’en demandait pas tant, ondulait du bassin en criant de bonheur et appuyait avec force sur la tête du gars. Alors qu’elle sentait sa langue frétillante pénétrer en elle par les lèvres d’en bas, elle posait sa jambe sur son épaule, elle le vénérait de tous les noms d’amour qu’elle connaissait, et dans plusieurs langues ; il répondait à cet amour par des caresses orales toujours plus insistantes et osées, caressant ses jambes et ses fesses de ses paumes avec la fermeté qu’il faut aux caresses sensuelles. Elle lui fit comprendre qu’il était temps de rentrer au cœur de l’action, et il se releva, caressant le sexe humide avec son membre dur.
Perdant la raison, elle le saisit et l’enfourna en elle, pas doucement du tout, ce qui effraya un peu son partenaire ; elle ondula circulairement du bassin comme pour trouver un soulagement, qui ne fit qu’augmenter un feu brûlant qui depuis longtemps rongeait son sexe et son ventre, dans un râle, il la plaqua contre le mur et commença à faire des mouvements de va-et-vient ; elle ne touchait plus terre, appuyée de son bassin sur le bassin de son amant qui la pilonnait ; son poids concentré sur son clitoris qui frottait l’abdomen de son amant. Elle l’enlaça autour du cou, elle croisa ses jambes graciles autour de ses hanches qui s’agitaient toujours plus vite.
Il allait de plus en plus vite, se retirant tout du long presque à chaque fois, et elle sentait en elle la chaleur de son sexe, qui a chaque cou semblait lui faire grimper un palier de plaisir où elle perdait un peu plus la conscience. Il disait n’importe quoi cet imbécile, avec ses halètements :
Et elle répondait en criant :
En fait, il essayait de garder le contrôle de son corps, de ne pas exploser tout de suite en elle, tant elle l’excitait, le chevauchant à l’horizontale, appuyée contre le mur, ondulant comme un serpent et caressant d’excitation sa propre poitrine au travers d’un soutien-gorge à moitié dégrafé ! Quand le plaisir de la jeune fille s’envola comme une exponentielle, que son corps se contracta depuis son vagin brûlant jusqu’à sa nuque trempée, elle l’enserra encore plus fort dans un orgasme muet qui se déclina en de multiples ondulations du bassin ; elle reprenait ses esprits, trempée et à bout de souffle, alors que son amant la pénétrait encore avec des coups plus réguliers et moins puissants, presque distraitement, un peu comme s’il était là en touriste ; elle sourit un remerciement.
Elle posa une jambe à terre et se cambra pour mieux s’offrir ; caressant aux bons endroits, malaxant ses testicules, elle sentait par ses contractions que son plaisir montait comme la rumeur d’une cascade que l’on approche. Se sentant joueuse, elle le retira d’elle et se mit à genoux, enserrant le sexe dressé et humide de ses propres fluides ; lui souriant, elle l’approcha de sa bouche, mais c’est à ce moment-là que dans un ultime soubresaut général le plaisir le saisit et qu’il éjacula dans un râle à petits jets depuis le sourcil jusque sur le nez de sa compagne. À lui maintenant de voir les petites étoiles, alors que le néant de l’inconscient gagnait la bataille dans son cerveau, à lui de tomber à genou malgré lui, et d’être rattrapé par son amante qui tremblait encore. Elle l’enlaça, s’essuyant le visage avec les mains, et l’embrassait sur son épaule.
Ils étaient trempés de sueur ; après quelques douces caresses, il se leva maladroitement et lui prit la main pour l’inviter sous la douche. Ils se déshabillèrent en entier.
Sans ses chaussures à talon, elle faisait quelques centimètres de moins que lui, et elle le regardait par en dessous avec des yeux tendres. Il l’invita dans le mètre carré de sa cabine de douche en lui prenant le bras.
Avec moins de fougue, avec une certaine intelligence malicieuse, ils découvraient par les yeux ce qu’ils avaient deviné par le toucher : leurs corps, pas exceptionnellement bien proportionnés, leur peau, rêche pour lui et souple pour l’autre. L’eau fut très froide au début, ce qui lui valut de pousser une inspiration de douleur ; avec la venue de l’eau chaude, ils se chamaillèrent gentiment pour avoir la caresse de la douche, qu’ils partagèrent finalement collés l’un à l’autre. Elle trempa bien ses cheveux, fermant ses paupières qu’il embrassa avec douceur, et commença à savonner son amant avec attention. Elle prenait chacun de ses membres des deux mains et passait plusieurs fois tout du long. Caressant ses avant-bras, elle constata avec une surprise amoureuse :
En guise de réponse, il grogna, ce qui en un sens était une confirmation en soi. Ils se caressèrent encore, de ces caresses exemptes de libido qui étaient au toucher ce qu’est la dégustation au goûter.
Elle câlina un peu le sexe de son partenaire en le savonnant d’un air canaille, et celui-ci soupira en croisant les doigts dans son propre dos :
Mais c’était plus une attitude à relever un défi qu’une constatation. Il continuait à dire « vas-y, essaye, tu n’y arriveras pas », et elle approchait sa bouche de son oreille, lui murmurant des « je t’aime », passant ses doigts d’une subtile caresse sur ses testicules et ses reins. Évidemment, son métabolisme réagit rapidement, sa respiration se saccadant, et sa verge reprenant de la vigueur, de la chaleur, et une fermeté sans pareille.
Il se faisait caresser ainsi des deux mains et de l’eau tiède.
Il retourna sa partenaire pour la savonner à son tour, qui se laissa faire, dans un ravissement énergique. Il passa rapidement sur la gorge, s’attarda sur la poitrine qu’il caressa longuement sous l’eau alors que naissaient de nouveaux gémissements paresseux, puis descendit enfin sur son pubis où il passa énergiquement ses doigts, recouvrant sa toison de savon blanc.
La chaleur montait (ou descendait, en fait) en elle, et elle s’agrippait aux cuisses de son amour, crispée sous le plaisir de se sentir explorée par ces caresses tendres, sous la sensation de sentir ce sexe brûlant et dur qui faisait pression dans le creux de ses reins et le début du dos.
Quand l’excitation sembla atteindre en elle un point de non-retour, elle chercha dans son dos le sexe de son amant et le guida en elle ; la séance précédente de savonnage aidant, tout glissa avec une parfaite lubrification et douceur, et il n’y avait que le plaisir et la chaleur.
Il tourna le pommeau de douche et coupa l’eau froide. Il commença ses va-et-vient doux alors que des volutes de vapeur d’eau les enveloppèrent dans une atmosphère brûlante. Elle le sentait caresser son dos, le devinait s’agripper à ses hanches et pénétrer encore plus loin et plus fort qu’il y avait quelques minutes, la caresse de la vapeur et sa densité qui enveloppait son corps encore plus brûlant.
Il accéléra drastiquement ses basculements de bassin, et elle le sentit se déverser en elle, très au fond d’elle, une douce sensation qui l’approcha très près du septième ciel et des petites étoiles, qu’elle atteint rapidement dans un miaulement déchiré, alors qu’elle perdait le contrôle de son corps, tremblant et s’agitant, focalisé sur la sensation d’ultime plaisir que lui donnait son vagin chaud enveloppant un sexe qui devenait mou.
Ça donnait tellement de plaisir qu’elle entendait presque une musique, et se retournant elle enlaçait les yeux fermés son partenaire qui récupérait doucement et émergeait de nouveau dans la réalité.
Il lui donna une petite tape sur les fesses :
Ils s’essuyèrent mutuellement et s’habillèrent. Pendant qu’elle se séchait les cheveux, il faisait bouillir de l’eau et éminçait des poivrons, des tomates, des oignons et des pois gourmands.
Elle avait revêtu une robe qui lui arrivait aux genoux, et il avait repris les mêmes vêtements (quel ours, hein ?), et faisait la cuisine, debout, pieds nus en jetant de temps à autre des petits coups d’œil sur cette belle femme qui parcourait la bibliothèque près de la fenêtre.
Il jetait des tagliatelles dans l’eau ; elle revint passer ses bras autour de ses épaules.
Il se tapa sur le front.
Ils s’installèrent près l’un de l’autre, autour de la table ronde, et il lui donna ses pâtes.
L’appartement s’emplissait de flagrances pimentées et végétales. C’était très bon, ce qui la poussa à affirmer qu’il ferait un excellent vieux garçon. La nuit était tombée, et des artistes ambulants produisaient des airs mille fois joués dans les rues de Paris. Elle le dévorait des yeux, et lui dévorait ses pâtes.
Elle finit donc avant lui, et croisa sagement ses bras comme si elle boudait pendant qu’il finissait avec une lenteur qu’on croyait infinie son repas. Un peu jalouse des pâtes, en somme. Alors il racontait un peu comment était sa vie de tous les jours, que faisait-il le soir à cette heure-ci, et elle hochait doucement de la tête. Et quand au milieu d’une phrase il poussa son assiette, elle se jeta sur lui comme un animal fou, embrassant son cou comme si elle voulait le manger pour dessert.
Déjà, elle passait sa main sous sa chemise, caressant sa poitrine avec ses doigts graciles qu’elle étendait pour un maximum de contact, mais il tempéra ses ardeurs :
Alors ils descendirent dans les rues de Paris, bras dessus, bras dessous, s’envoyant des regards amoureux. Il y avait plein de réverbères qui lançaient une lumière faible, comme des petits points de lumière qui se battaient contre l’obscurité. Il y avait ces maisons et ces immeubles anciens et ces rues pavées.
Tous les trente mètres, elle le tirait dans un porche sombre pour l’enlacer et l’embrasser ; « encore » disait-elle à chaque fois, mais aussi, il la surprenait en l’embrassant sans prévenir à son tour. Dans la nuit, ils traversèrent la place des grands hommes, et l’imposant panthéon éclairé de bleu et d’or prenait d’autres dimensions quand il lui racontait les histoires qu’il avait imaginées ici.
Ils s’embrassaient et la tour Effeil prenait feu de tous ces petits flashs, surmontée par son phare tournoyant. Ils firent le tour du Jardin du Luxembourg, entre deux baisers admirant une exposition pour eux seuls, puisque les autres dormaient.
Il faisait froid, et ils remontaient leurs écharpes entre deux embrassades, mais derrière elles, ils devinaient leurs sourires.
Et même dans Paris, on distinguait une poignée d’étoiles rangées près de la lune, sous laquelle ils s’embrassèrent et se caressèrent jusqu’à atteindre une extase de l’amour.
Cette promenade donna dans leur relation tumultueuse une certaine plénitude et sérénité, et leurs étreintes furent plus pures quand ils rentrèrent chez lui.
Il installa deux couettes superposées sur le matelas tandis qu’elle se « préparait » dans la salle de bain. Et quand il revint de se laver les dents, elle l’attendait déjà nue sous les couettes.
Elle l’enlaça pour assouvir encore un besoin de sensualité, l’enlaça de ses jambes et de ses bras comme un lierre jusqu’à ce qu’il ne puisse plus bouger. L’halogène avait été réglé à puissance moyenne pour donner une atmosphère intime où ils pouvaient cependant profiter de la beauté de leurs corps respectifs. Il y avait aussi une musique douce, dans le style « Grand Bleu » à laquelle, de toute façon, ils n’avaient pas la tête à accorder de l’attention. Elle tremblait encore quand ses paumes larges passèrent sur son petit bedon, sur ses cuisses qui se relevaient sur ses hanches, sur ses omoplates qu’il venait réchauffer, et plus que tout sur ses seins si sensibles, et qui transmettaient des vagues de chaleur et de plaisir au travers de ses doigts.
Entre trois doigts, il agaçait les tétons, ce par quoi elle répondait par un frémissement du bassin qui était déjà humide. Elle le guidait pour qu’il lui donne encore plus de plaisir, lui montrant « sa » manière d’enserrer son sein et la pression idéale, mi-extatiques, mi-douloureuse, qu’il fallait lui appliquer.
Le sexe de son amant se faisait dur naturellement sous cette cascade de sensualité. Elle le plaqua dos contre le matelas, et se jucha sur lui. Elle saisit son sexe dur et le frotta sur les lèvres de son sexe, pour ouvrir naturellement son corps à lui, puis enfonça doucement le gland dans son vagin, puis l’ensemble du membre pour enfin s’asseoir sur lui. Ah, quelle exquise sensation, de le voir par en haut comme cela, le voir caresser sa poitrine avec une perfection délicieuse, et plus que tout, le sentir en elle, bien dur, et frémissant à chaque contraction !
Alors il se laissa faire. Elle remontait et redescendait, accroupie sur lui, s’empalant toujours plus fort pour le sentir tremblant en elle. Lui, il passait tranquillement les mains derrière la tête, comme pour faire un somme, et elle le réprimanda :
Il levait la tête et regardait son propre sexe disparaître en elle et ressortir presque entièrement ; elle faisait des petits bonds en criant, si bien que des fois elle devait réinsérer le sexe qui était sorti de la voie du plaisir. Quand le plaisir devint sérieux, elle s’abattit sur lui, ses avant-bras sous son cou, les yeux dans les yeux, le chevauchant avec une ardeur sans pareille et des soupirs de plaisir contenus. Il écarta les jambes au-delà des siennes, pour enlacer ses reins comme elle avait fait auparavant, inversant un peu la position de leur première fois.
Ou alors, il posait ses pieds sur le sol pour donner plus d’appui à ses propres coups de bassin, sexe en avant, pour la pénétrer plus profond que jamais, déclenchant une série de petits orgasmes en elle qui la faisait se tordre de plaisir, et ponctuer ses caresses par des « je t’aime » mal articulés, lui faisant sentir qu’elle perdait des morceaux de conscience à chaque fois.
Il se contracta une ultime fois pour se décharger de nouveau en elle, et de nouveau la sensation du liquide chaud en elle fut le point d’orgue de son excitation et dans un cri déchiré mais attendu, elle s’effondra sur lui en tremblements.
Lui, il restait sur le dos, les yeux fermés, les bras en croix, apparemment inconscient.
Au bout de quelques minutes, elle se releva sur lui, posée sur les genoux, et recommença à bouger du bassin alors qu’il était toujours en elle. Le plaisir montait de nouveau, très doucement. Il parlait sans ouvrir les yeux, et elle restait en admiration devant celui qui lui donnait tant de plaisir :
Elle lui fit un petit bisou et continua à bouger du bassin circulairement et linéairement, pour récupérer toutes les déclinaisons orgasmiques du précédent feu d’artifice. Elle se délecta jusqu’à en perdre elle aussi la conscience et s’endormit à son tour, la tête sur la poitrine de celui qu’elle aimait tant.
Dans la nuit, ils se détachèrent, et il trouva ses rêves allongés sur le ventre.
Elle restait éveillée et regardait la courbe de son dos, son visage endormi.
Elle lui donna un petit bisou sur la joue et ils se rendormirent.
Le lendemain, la conscience lui revint peu à peu… elle percevait une sorte de « gloria » doux qui venait de la chaîne hi-fi.
Elle sentait également une exquise et langoureuse sensation, un délice qui se mêla d’une excitation plus concrète quand elle réalisa que son amant avait la tête entre ses jambes et l’embrassait doucement. Il passait sa langue au rythme lent du gloria, tout le long de la fente de son sexe, sa langue se faisait aléatoirement molle ou dure, variant la pression dans une caresse qui remplissait d’extase.
Dans un long soupir, elle croisa paresseusement ses mollets sur le cou de son amour, écartant les jambes avec toute la souplesse dont elle pouvait faire preuve afin qu’il puisse lécher la plus grande surface de peau possible. Ses bras étaient trop courts pour lui rendre le bonheur que lui procurait le lèchement et la succion de son sexe trempé, elle ne pouvait que fouiller dans ses cheveux.
Elle sentait son long nez appuyer sur son clitoris quand il enfonçait sa langue plus profond en elle, et son bouc long lui caresser le contour de son sexe à mesure qu’il léchait avec attention. Elle posa le pied à plat sur son dos, au-dessus de son épaule et bascula le bassin une unique fois, quand l’orgasme la saisit comme une explosion de petits papillons qui venaient caresser l’intérieur de son cerveau pendant une minute ou deux.
Il remonta près d’elle et l’enlaça.
Et tous deux se réjouirent silencieusement de l’infini bonheur de se savoir aimé.