| n° 02056 | Fiche technique | 10908 caractères | 10908Temps de lecture estimé : 8 mn | 01/04/01 corrigé 09/10/23 |
Résumé: Elles sont parties en vacances en Bretagne, quatre copines de la fac... | ||||
Critères: ff jeunes rousseurs grosseins groscul lunettes vacances plage voir exhib -exhib -lieuxpubl | ||||
| Auteur : Mélanie (Mélanie, étudiante en lettre à Lille) | ||||
| DEBUT de la série | Série : Quatre étudiantes en vacances Chapitre 01 / 04 | Épisode suivant |
Béa, Corinne, Marie-So et moi…
Quelle équipe nous faisions cet été-là ! Heureuses d’avoir eu notre DEUG de Lettres, nous étions parties toutes les quatre, entre filles seulement, nous reposer en Bretagne. Nous en faisions le tour, nous arrêtant un jour, deux au plus, à chaque étape. Et si je vous raconte ça, vous vous en doutez, c’est pour les coquineries qui s’y sont produites… moi qui suis très sérieuse de ce point de vue, j’ai quelque peu déraillé pendant ces vacances pas comme les autres.
Bon, commençons par les présentations :
Marie-So est ma super cop, ma meilleure amie depuis… ouh là là, je ne sais même plus… On a fait presque toutes nos études ensemble. C’est une fille super sentimentale, très sérieuse, comme moi, côté sexe, mais elle a commencé plus tôt, dirons-nous : elle a eu son premier copain à 15 ans, et la concernant, ça n’est jamais pour des aventurettes. Quand elle met le grappin sur un garçon, elle met trois mois à se décider, et après c’est au minimum pour six mois. Depuis, je l’ai presque tout le temps connue avec des mecs. Assez mignonne, pas très grande, mais un joli petit corps de jeune femme, des cheveux noirs au carré toujours tenus par un bandeau, des taches de rousseur sous ses yeux bleus entourés de fines lunettes carrées. Toujours habillée hyper stricte, c’est la super intello de la bande.
Corinne, c’est notre top model. Au sens propre comme au figuré. Elle en est le stéréotype : très grande, une tête de plus que nous, très fine, elle n’a presque pas de seins et de fesses, et elle fait toujours très attention à elle, à son look, à ses crèmes de beauté… Blonde aux cheveux courts, yeux bleus. Forcément, beaucoup de garçons lui tournent autour. Moi je trouve qu’elle n’a rien de si particulier, un visage très banal. Elle s’est essayée pour être mannequin d’ailleurs, lors de concours… Elle nous a raconté une histoire qui s’est passée quand elle était au lycée : elle avait fait des photos pour une pub pour un supermarché où elle présentait des sous-vêtements. Quelqu’un l’a reconnue et la brochure a fait le tour du lycée… la honte pour elle. Pour tout vous dire, c’est le genre de fille que je n’aime pas. Je l’accepte uniquement, car elle fait partie de notre groupe.
Béatrice, c’est l’antithèse de Corinne : rondouillette de partout. Brune aux longs cheveux ondulés, yeux coquins, pas sportive pour un sou, mais elle a un sens de l’humour inouï, elle rit toujours et tout le monde la trouve super sympa. Et elle en profite bien pour assouvir son désir insatiable d’hommes ! Et oui, les hommes préfèrent les grosses, s’amuse-t-elle à dire. Bon, faut pas exagérer, elle n’est pas énorme, mais elle a des formes plantureuses, de gros seins qu’elle encadre souvent de décolletés, de grosses fesses qu’elle met en valeur uniquement dans des jupes moulantes. C’est le boute-en-train de notre bande.
Eh oui… faut bien que j’y passe aussi. Pas facile de se décrire, pourtant, je me connais mieux que quiconque, normalement… Bon le moins dur (quoiqu’il faudrait enlever les préjugés…), physiquement : pas très grande, des cheveux châtains mi-longs. Petites lunettes rondes sur des yeux en amande. Je trouve que je suis la fille la plus banale de la terre. Mal foutue : petits seins et gros cul, fesses trop rondes et trop rebondies à mon goût. Je trouve mon cul vulgaire, que je me regarde dans la glace ou sur des photos, je ne vois que ça. Quand je me balade dans la rue, je sens le regard des hommes sur mon arrière-train, l’horreur quand je monte un escalier et qu’un mec est derrière… Moralement, là, c’est pas évident, y a du boulot… je suis complètement coincée. Mes parents ne m’aident pas : fille unique, ils n’aspirent qu’à mon bonheur, traduire que je réussisse mes études le plus brillamment possible. Comme je n’ai aucune volonté pour me révolter, je subis. Je bosse comme une malade. Pour les folles soirées étudiantes, c’était souvent mes trois compères qui me les racontaient le lendemain, et pour les mecs, c’est à peu près le néant… mon air d’intello hyper sérieuse les refroidit sans doute. Y a que dans ma tête que je rêve du prince charmant. J’étais super étonnée que mes parents m’autorisent à partir en vacances seule… s’ils avaient su ce qu’il s’y passerait…
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Les vacances se passaient littéralement à merveille. C’est rare de voir que quatre filles s’entendent aussi bien et ne s’engueulent pour des histoires de chiffons. On déconnectait complètement. On se lâchait. Enfin libres…
Mais c’est là que je m’aperçus que je les connaissais surtout de la fac. Toutes les histoires qui s’étaient passées lors des soirées où je n’étais pas là, les rumeurs, le « qui baise qui » comme elles disaient, tout ressortait sans que j’y comprenne grand-chose. J’avais un peu de mal à rentrer dans leur intimité. Nous faisions du camping, je partageais une petite canadienne avec Marie-So, et les deux autres partageaient une tente igloo, plus grande, où nous nous retrouvions à quatre quand le ciel de Bretagne nous abreuvait de son crachin d’été. Marie et moi partagions toutes nos confidences. Super amies depuis toujours, même si nous ne nous voyons pas si souvent que ça, elle revenait toujours vers moi avec ses innombrables histoires de cœur. Je l’écoutais me raconter tous ses petits copains et moi je rêvais d’être à sa place, d’avoir des parents aussi permissifs par rapport aux miens. C’est fou quand même, déjà à quinze ans, elle avait un petit copain régulier qu’elle pouvait amener chez elle. Il pouvait y dormir, dans la même chambre. Ses parents avaient confiance en elle et ils pouvaient : elle n’est pas du genre coureuse. Rien de plus que ce qu’il fallait ne se passait (de chastes baisers au départ, de gentils câlins quelques années plus tard), car elle ne le voulait pas. Pour dire, ce n’est qu’il y a deux ans qu’elle est passée à l’acte lors d’un week-end à Londres avec son copain. À son retour, elle est venue dormir chez moi, et elle a passé la nuit à me raconter tout en détail. Je me suis endormie très tard, la tête pleine d’images et la chemise de nuit trempée…
Nous faisions de grandes balades au bord de la mer. Des soirées « feu de camp » dans des criques désertes où nous buvions du vin et fumions un peu. Tout le monde commençait à se détendre, et surtout, elles commençaient à me détendre. Les blagues parfois coquines de Béa, la superficialité de Corinne qui s’en allait avec le vent. Marie-Sophie, renommée pour l’occasion simplement « La Marie », qui se rapprochait à nouveau de moi, et avec, je retrouvais notre complicité d’avant la fac, et surtout, au fur et à mesure, les confidences entre filles qui arrivaient.
La première histoire à vous conter, cher petit lecteur vicieux qui se demande quand vont enfin arriver les premiers moments un peu intimes que vous attendez tant, est cet après-midi, sûrement la plus chaude (je parle du soleil) de ces vacances. Pour la première fois, il faisait vraiment beau. Nos promenades nous avaient emmenées dans une crique minuscule et quasi inaccessible. Avec bien du mal, nous étions en sueur. Il n’y avait personne. Nous nous sommes étendues sur le sable pour nous désaltérer un peu. Nous étions en sueur et la proximité de la mer apportait sa fraîcheur et nous faisait envie. Béa prenait déjà un bain de pied, elle marchait le long du bord, sa longue robe à fleurs remontée jusqu’aux cuisses. La marée était montée et ne nous laissait plus qu’une mince langue de sable. Je ne sais plus pour quel prétexte, mais nous avons commencé à nous chamailler en nous éclaboussant un peu.
Marie reçut le jus de raisin de Corinne sur son short et sur son polo blanc. Elle se précipita dans l’eau et nous fit le strip-tease le plus rapide du monde pour enlever short et polo et les nettoyer. En petite culotte et soutif de sport assorti, elle se précipita sur Corinne, et pour se venger, parut se souvenir de la seule prise de judo qu’elle ait appris dans sa vie. D’un superbe Wamashigeri, elle mit Corinne dans l’eau également. Un pugilat commença entre les deux filles entre le bord de l’eau et le sable fin. Elle se roulait dans tout ça à grand coup d’éclats de rire. Le résultat était prodigieux. Marie, à moitié nue, et Corinne, étaient trempées et recouvertes de sable mouillé de la tête aux pieds. Béa était évidemment morte de rire et se moquait d’elles largement. Elle ne manqua donc pas d’être poussée dans l’eau par les deux filles.
Puis tout se calma. Les filles étaient revenues près de moi qui n’avais pas bougé… assise, les jambes repliées sous mon menton. Béa ressemblait à une bohémienne avec ses cheveux et sa robe dégoulinants de flotte. Le corsaire devenu transparent de Corinne nous laissait deviner ses fesses musclées et le string qu’elle portait. Et la mieux de toutes, Marie, qui ne savait plus ou se cacher. Ses fins sous-vêtements blancs étaient aussi devenus transparents. « Bon ben, il n’y a plus qu’à laisser sécher tout ça ! » commença à dire Béa en se déshabillant. Elle portait aussi des sous-vêtements très sages, petite culotte en coton, un peu comme les miennes. C’est un peu bizarre, mais je me sentais rassurée…
Nous nous laissions réchauffer sous le soleil à son zénith. Puis, soudainement, Corinne a enlevé son débardeur. Elle ne portait pas de soutif et nous affichait ses deux petits seins arrogants. Nous avons toutes les trois été très étonnées sans n’oser rien dire… Comme si c’était naturel, comme ça, elle nous affichait sa beauté. Une grande blonde ne portant qu’un tout petit string sur une plage de sable fin sous le soleil, le cliché était parfait.
Quoique, remarquant son corps tout bronzé sans aucune marque de maillot, je l’imaginais bien se faire dorer la pilule à poil sur la terrasse de la grande maison bourgeoise de ses parents. Puis elle courut plonger dans l’eau fraîche. Béa la rejoignit.
Marie se leva pour les rejoindre. Elle avait l’air bizarre, troublée, regarda trois fois de chaque côté, évita soigneusement de me regarder, et enleva aussi son soutif timidement. Elle le plia soigneusement et courut aussi se cacher dans l’eau en croisant les bras autour de sa poitrine. Les trois filles batifolaient dans l’eau, et moi, j’étais restée comme une gourde sur le sable, la seule encore habillée. J’étais soufflée de l’attitude de Marie que je croyais hyper timide de ce côté-là. On avait dormi des dizaines de fois ensemble chez elle ou chez moi, et jamais on ne s’était vu autrement qu’en sous-vêtement tout au plus. Elles me criaient de venir les rejoindre, mais j’étais tétanisée à l’idée de devoir me mettre aussi nue, me déshabiller devant elles alors qu’elles regarderaient tous mes gestes.
À suivre…